GARNIER Tony- Architecte

Biographie

Architecte - Lyon
  • né le 13 août 1869 à Lyon et mort le 19 janvier 1948 à Roquefort-la-Bédoule
  • Nombre de ses projets sont à l’origine d’avancées considérables dans la réflexion que menaient alors les architectes sur ce qu’ils considéraient être l’architecture et l'urbanisme moderne.
  • D'origine ouvrière, il se forme à l'école des beaux-arts de Lyon puis l'école des beaux-arts de Paris. Il est reçu au Prix de Rome en 1899 et, lors de son séjour à la Villa Médicis, il entame la réalisation d'un projet utopique de ville moderne qu'il nomme Cité industrielle. Avant-gardiste dans son utilisation du béton, dans sa volonté d'inscrire les outils de production dans sa réflexion et de créer une ville à taille humaine, il ne se revendique toutefois par comme urbaniste, et ne s'insère pas dans les débats de son temps.
  • De retour dans sa ville natale en 1904, il se lie avec le maire Édouard Herriot qui lui soumet dès 1905 de grands projets destinés à transformer Lyon. Sa première œuvre majeure sont les abattoirs de la Mouche, entamés dès 1906, puis l'hôpital de Grange-Blanche en 1909. Il travaille en même temps au projet de l'Exposition internationale de Lyon qui se tient en 1914, pour laquelle il entame la réalisation du Stade de Gerland. En 1917, il commence la réalisation ex nihilo du quartier des États-Unis. Tous ces projets sont menés de front sur plusieurs années ou décennies. Après la Première Guerre mondiale, il ne se lance plus dans de vastes réalisations ; mais marqué par le conflit, il travaille durant les années 1920 sur plusieurs monuments aux morts. Durant les années 1930, il termine ses chantiers principaux.
  • Il se retire de la vie active après la Seconde Guerre mondiale et décède en 1948. Après sa mort, sa mémoire est portée par un comité qui lui est dédié. Plusieurs expositions lui sont consacrées. Son influence se voit au travers des élèves qu'il a eu à l'école régionale d'architecture dans laquelle il a enseigné plusieurs décennies.
  • Tony Garnier meurt le 19 janvier 1948 à Roquefort-la-Bédoule. Son domaine situé aujourd'hui sur Carnoux-en-Provence comprend une bastide et un parc portant son nom depuis 2016.
  • Son corps est transféré à Lyon le 21 novembre 1949, au cimetière de la Croix-Rousse, où il est enterré dans le caveau familial.
  • Sa postérité est particulièrement importante à Lyon, mais aussi en Europe et, au-delà, jusqu'en Amérique du Norda.
  • La veuve de Tony Garnier donne au musée des Beaux-Arts de Lyon un ensemble d'œuvres de son époux. Ce legs est complété par un dépôt de l'État. Le musée consacre actuellement une salle permanente à Garnier où sont exposées une vingtaine de pièces.

Œuvres

- MONUMENT AUX MORTS
1898-1899 : monument aux enfants de l’arrondissement d’Albertville morts pour la patrie, place Commandant Bulle, Albertville
1920-1930 Ile aux Cygnes, - Parc Tête d’Or, Lyon 6ème
1924 : monument aux morts du quartier de Montplaisir, 8 rue Léo-et-Maurice-Trouilhet, Lyon 8e.

Bibliographie

DUFIEUX Philippe, "Le sculpteur et l’architecte, Larrivé et Garnier," in Sculpteurs et architectes à Lyon (1910-1960) de Tony Garnier à Louis Bertola (Le Coteau, 2007).

Monuments dont il est l'un des auteurs (3)

France
Albertville (73200)

Place

1870-71

Piédestal, 1870-Mobiles, Feuille(s) Laurier et Feuille(s) Chêne, Entourage Bornes/Chaînes ou barres

France
Lyon (69000) - 6ème

Autre

1914-18, 1939-45, Indochine (46-54), AFN-Algérie (54-62)

France
Lyon (69000) - 8ème Monplaisir

Près de l'église

1914-18

Mur