COUTHEILLAS Henri François- Sculpteur

Biographie

Sculpteur - (1862-1927) né à Limoges (Haute-Vienne) et installé à Paris.
Né à Limoges le 16 décembre 1862. Il étude à l'École nationale d'arts décoratifs de Paris, puis l'École des beaux-arts dans les ateliers de Cavelier, Barrias et Coutan. En 1889, l'Exposition universelle parisienne lui ouvre les portes des salons parisiens. En 1900, l'Exposition universelle consacre son talent pour son marbre remarquable Le Chêne et le Roseau, acquis par la ville de Limoges.

Œuvres

Les commandes privées et publiques se multiplient dans la première décennie du XXe siècle : Le Baiser à la source (1908) orne les jardins du palais de l'Élysée à Paris, sa République les salons de la Préfecture de Limoges, Le Berger limousin la préfecture de la Seine, sans oublier des médaillons commémoratifs de particuliers dans plusieurs cimetières limousins, ou celui qu'il propose à la vilel de Saint-Junien en 1904 en hommage au peintre Corot qui séjourna régulièrement au bord de la Glane.
Il est considéré dès les années 1900 comme le "vrai maître" de la sculpture limousine.
À côté de ses nus de salon comme Fin de la Cigale (Salon des Artistes français, 1901) il déveoloppe une veine naturaliste dans Le Débardeur (Salon des Artistes français, 1901, puis présenté à l'Exposition de Limoges en 1903). En effet, le sculpteur "s'attache à fixer des moments simples et doux de la vie journalière des ouvriers de la banlieue limogeoise" souligne le magazine Limoges illustré en 1907.
En 1908, il participe au premier Salon artistique de L'Éclectique organisé par son fondateur, le peintre écrivain Pierre Calmette avec entre autres Frantz Jourdain, Roger Marx, Yvanhoé Rambosson et présidé par Anatole France. Il présente alors cinq statuettes : Le Berger, Le Débardeur, Naïveté, Le Roseau et Dans la colline.
Le Repos du soir, présenté au Salon de 1907, "inspirée de nos vieilles gens de campagne", Dans la colline, Ascension vers la cime, Premier Laurier en 1909 ou Aux Champs, présentée au Salon des Artistes français en 1914, sont des sculptures apparternant à sa veine naturaliste qu'il développe jusqu'au déclenchement de la guerre.
Âgé de plus de 50 ans, Henri Coutheillas est non mobilisable.
À l'issue du conflit il est retenu en Limousin pour de nombreux monuments aux morts dont il réalise les figures féminines tant à Guéret en Creuse, avec Paysanne, qu'à Bellac, Châlus ou Saint-Léonard-de-Noblat en Haute-Vienne.
Guéret - Monument aux morts :  le modèle en plâtre de la sculpture est conservé au musée de la ville.
Ce bronze fut présenté au Salon de la Société des Artistes Français en 1923 (n° 3095 du catalogue).

Monuments dont il est l'un des auteurs (6)

France
Bellac (87300)

Place

1914-18, 1939-45, Indochine (46-54), AFN-Algérie (54-62)

Mur, Femme assise, Casque, Palme(s), Couronne mortuaire et palme(s) entremélées

France
Châlus (87230)

Place

1914-18, 1939-45

Obélisque sur socle, Femme debout devant une tombe, Croix/Tombe de Poilu/Casque, Feuille(s) Laurier et Feuille(s) Chêne, Couronne mortuaire, Palme(s)

France
Confolens (16500)

Autre

1914-18, 1939-45, Indochine (46-54), AFN-Algérie (54-62)

Piédestal, Femme en deuil avec enfant, Obélisque

France
Guéret (23000)

Autre

1914-18, 1939-45, Indochine (46-54), AFN-Algérie (54-62), Autres, Autres

Exèdre (demi-cercle), Femme assise, Femme = Douleur, Urne avec flambeau

France
Le-Dorat (87210)

Près de l'église

1914-18, 1939-45, Indochine (46-54)

Lanterne des morts, Femme = Victoire ailée, Casque

France
Saint-Léonard-de-Noblat (87400)

Cimetière communal

1914-18, 1939-45, AFN-Algérie (54-62)

Monument , Femme en deuil, Tombe - Croix, Casque, Épi(s) de blé, Croix de Guerre