MATTON Arsène- Sculpteur

Biographie

Sculpteur belge
  • Né à Harelbeke le 15 décembre 1873 et décédé à Bruxelles le 17 septembre 1953.
  • D’origine modeste, Matton connut des débuts difficiles.
  • De 1893 à 1898, il est inscrit à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles. Il suit le cours  de sculpture ornementale et devient l’élève de Charles  Van der Stappen.
  • Montré au Salon d’Anvers de 1898, son David – statue en bronze – fut acquise en 1903 par le Musée de Courtrai.
  • En 1906, l’artiste fit construire dans le nouveau quartier du Cinquantenaire au no 15 de la rue  Albert-Elisabeth, une maison avec atelier (architecte J.B.Dewin). Parmi les habitués des lieux se trouvaient James Ensor, Victor Rousseau, Thomas Vinçotte, …(maison remplacé dans l’entre-deux-guerres par un immeuble à appartements).
  • En 1911, Matton obtient la charge de professeur titulaire des cours de sculpture d’après l’antique à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles. Au grand mécontentement de ses élèves, le nouveau professeur ne put commencer ses cours qu’à son retour du Congo en décembre 1911.
  • Effectivement, il fut commissionné en 1911 par la Belgique pour étudier les peuples du Congo. Il en rapporta de nombreux bustes et une collection d’objets. Dans les caves du musée, quelques moules et statues en plâtre réalisés par le sculpteur Arsène Matton à la demande du ministère des Colonies, dans l’objectif d’exposer les diverses ‘races’ congolaises au Musée royal de l’Afrique centrale.
  • Matton partit en effet  pour le Congo en 1911 afin d’y réaliser les empreintes des têtes et des bustes de différents Congolais. Au cours d’une mission de quatre mois, il créa un atelier à Léopoldville. La capitale était, selon lui, l’endroit idéal pour la réalisation des divers moules car toutes les races y étaient représentées. Selon ses propres dires, il arrivait à temps : «  Dans quelques années, il ne sera plus possible de constituer une telle collection. Le mélange des races se généralise suite aux contacts qui se font plus intenses. »
  • Mais il était difficile de convaincre la population locale de collaborer au projet : « […] ils se sauvent dès qu’ils me voient arriver ». Les femmes, surtout, s’enfuyaient car elles ne voulaient pas se montrer nues. Certains pensaient que le plâtre sur leur visage allait les asphyxier. »
  • Matton réussit à prendre des dizaines d’empreintes sur le vif. Il recouvrait la personne d’une mince couche de plâtre qu’il retirait en deux parties après une quinzaine de minutes. Des fins moules ainsi obtenus, il coulait un premier exemplaire positif dont il réalisait ensuite un second moule, plus épais, destiné à la production en série.
  • Certaines de ses sculptures ornent l’entrée du musée du Musée royal de l’Afrique centrale à Tervuren ainsi que le Musée des Beaux-Arts de Tournai.

Œuvres

  • - Quatre statues figurant La Belgique apportant la Civilisation au Congo – Musée de Tervuren
  • - Plaque commémorative Lorenz Cliford au cimetière d’Ixelles
  • - Le Commerce Hôtel de Ville de Saint-Gilles
  • - Nombreuses statuettes de Congolais et Congolaises sur le marché de l’art.

Bibliographie

Dictionnaire biographique illustré des artistes en Belgique depuis 1830, Arto, 1987, p. 258

Monument dont il est l'un des auteurs (1)

Belgique
Harelbeke (8530)

Près de l'église

1914-18

Piédestal, Femme avec bouquet en mains, Femme agenouillée, Femme avec drapeau, Rose