DEJEAN Louis- Sculpteur

Biographie

Sculpteur - Paris
  • Louis Dejean, né le 9 juin 1872 dans le 17e arrondissement de Paris, ville où il est mort le 6 janvier 1953 dans le 15e arrondissement, est un sculpteur et médailleur français
  • Louis Dejean est professeur de sculpture à l'Académie scandinave au n°6 rue Jules-Chaplain à Paris. Il est l'un des membres de la bande à Schnegg. D'abord élève à l'école des Arts décoratifs, il intègre ensuite comme praticien les ateliers d'Antonin Carlès puis d'Auguste Rodin.
  • Il réalise durant sa carrière plusieurs sculptures décoratives pour des bâtiments publics (mairies et préfectures) et reçoit commande de plusieurs monuments aux morts au lendemain de la Grande Guerre : le monument aux morts de Saint-Quentin, celui de Monteux (Vaucluse) en 1921, de Saint-Ouen en 1922, et de Villers-Cotterêts en 1923.
  • Il expose en 1928 au Salon d'automne un groupe de plâtre nommé Relevailles4 et réalise en 1935 une grande statue de la Paix en bronze (Farmingdale, Pinelawn Memorial Park) pour la grande salle à manger du paquebot Normandie. En 1937, il participe aux nombreux décors sculptés à l'occasion de l'Exposition des Arts et techniques de la vie moderne, à Paris : il sculpte notamment une figure féminine couchée pour le parvis du Palais de Tokyo.

Œuvres

Il ne limite pourtant pas son travail à ses Tanagras modernes. Il va revenir à une sculpture plus monumentale qu’il réalise dans son grand atelier à Neuilly. La Maternité (1910) indique une évolution vers un art plus large qui rejette le pittoresque pour mieux rechercher la plénitude de la forme.
Cette tendance se marque encore davantage dans les œuvres suivantes : Boxeur au repos, Femme assise, Narcisse, Jeune Lutteur, et diverses autres figures dont le torse de femme exposé au Salon des Tuileries de 1926. Ainsi, de l’art nerveux et coloré des statuettes du début, Dejean aboutit à un style large préoccupé uniquement de réalisations sculpturales, notamment illustré par le Monument aux morts de Saint-Ouen (1914-1918).
Il reçoit une commande en 1933, de la Paix, rebaptisée l’Accueil, grande figure en bronze érigée pour la salle à manger des premières classes du paquebot Normandie. En 1937, il réalise pour le Palais de Tokyo à Paris une des quatre Nymphes couchées qui entourent le bassin. Il affirme là son goût pour la beauté des corps, bustes et nus en particulier. La mairie du Ve arrondissement à Paris abrite le Marteleur et nombre de musées conservent des œuvres de Dejean : au Musée de Cambrai, Phrynée, commande de l’État en 1932 ; au Musée de Nantes, le Buste de Laurens ; au Musée de Sainte-Croix de Poitiers, Jeune fille se coiffant ; au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, Eve (marbre), Orphée (pierre) ; à Roubaix, Jeune femme à genoux (pierre).

Monuments dont il est l'un des auteurs (3)

France
Monteux (84170)

Place

1914-18, Indochine (46-54), AFN-Algérie (54-62)

Stèle, Bas-relief, Femme = Victoire ailée

France
Saint-Ouen (93400)

Place

1914-18

Piédestal, Poilu mort, Femme avec enfant, Entourage Bornes/Chaînes ou barres

France
Villers-Cotterêts (02600)

Place

1914-18, 1939-45, Indochine (46-54), AFN-Algérie (54-62)

Piédestal, Femme debout, manteau ouvert, Poilu, Ornementation végétale, Fougère(s), Feuille Laurier, Armes de la ville, Croix de Guerre, Entourage Grilles