BLONDAT Max- Sculpteur

Biographie

Sculpteur - (1872-1925) ; né à Crain (Yonne) et installé à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).
Son père s'appelait Alexandre BLONDAT, il était âgé de 29 ans à la naissance de son fils et il exerçait la profession de tonnelier.
Sa mère s'appelait Philippine Lazarine HENRY, sans profession, âgée de 23 ans. Ses parents sont mariés.

Encouragé par l'instituteur du village qui reconnait ses dons pour le dessin et le modelage, il entre comme apprenti chez un sculpteur ornementaliste en 1886 et ne cessera plus de travailler la sculpture dans plusieurs domaines et différents matériaux.
Il arrive à Paris et commence par des études en 1889 à l'École Germain-Pilon.
En 1890, il expose au Salon des artistes français pour la première fois et présente un médaillon en plâtre, puis il se perfectionne dans l'atelier de Mathurin Moreau.
En 1892, il entre à l'École des beaux-arts de Paris, il signe ses premières réalisations sous le patronyme maternel Henry.

Il est mobilisé en 1914 et sert, avec d’autres artistes renommés, au Service du camouflage de l’Armée (surnommé «les Caméléons») qu'il quitte en 1917 pour diriger l’École des Beaux-Arts de Dijon jusqu'en 1919.
Le 04 novembre 1918, Max BLONDAT se marie avec Alice Marthe, Frédérica, Joséphine, Georgette GIRAUD à Paris, mairie du 8ème arrondissement. Ils auront trois filles.
Il est décoré de la Croix de Guerre 1914-1918 et il est fait Officier de la Légion d’honneur en 1925.
Il décède brutalement 17 novembre 1925 d'une septicémie foudroyante laissant une veuve et ses trois très jeunes filles. Il habitait le quartier du Parc des Princes à Boulogne-Billancourt, ville qui a donné son nom à une de ses rues. Une rue d'Auxerre porte également son nom. Max BLONDAT est enterré à Crain.
 

Œuvres

Il travaille le bois, la pierre, la terre, le verre, le bronze, et excelle dans les arts décoratifs avec la réduction de ses sculptures ou la création d’objets utilitaires de petite taille : bouchons de radiateur de voiture, heurtoirs, horloges, vide-poches, cendriers, salière-poivrière...
Ses bronzes sont édités par la fonderie Siot-Decauville et la fonderie Valsuani.
Il créa également des bijoux pour Chambon et Hermès.
En 1906, il est un des membres fondateurs de la Société des arts décoratifs français.
Il aime beaucoup représenter des enfants et des femmes.
Une partie de ses œuvres est exposée au musée départemental de l'Oise à Beauvais et au Musée des Années Trente à Boulogne-Billancourt.

Fontaine Jeunesse (1904), décor en bronze : trois enfants faisant face à trois grenouilles, elle connait une grande fortune et sera réutilisée en réduction pour divers objets décoratifs. Elle sera même reproduite en 1923 sur un billet de nécessité à Düsseldorf.
Monument pour le centenaire de l'École des arts et métiers (1906), à Châlons-en-Champagne. Les parties figuratives en bronze seront fondues sur ordre de l'occupant, seul la base et le médaillon en bronze subsisteront.
L'Enfant endormi (1913), décor de pendule et groupe décoratif.
Le Dieu Pinard (1917), un des deux thermes installé dans la gare de Châlons-sur-Marne pendant la Grande Guerre, exposé récemment au Centre Pompidou de Metz comme la précédente œuvre sous le thème "1917".
Le Bébé à la boule (1925), terre cuite et éditions en bronze.

Comme beaucoup d’artistes, Max BLONDAT s'attelle alors à la réalisation de monuments aux morts. Il en réalisera neuf :
En 1921, celui de Deauville (statue féminine représentant « Gallia »).
En 1922 celui de Val-de-Mercy (Yonne).
En 1922, celui de Crain (Yonne). L'oeuvre fut présentée à Paris, en 1922, au Salon de la Société des Artistes Français (n°3066 du catalogue)
En 1922, celui de Joinville (Haute-Marne). Statue féminine.
En 1922, celui de Clamecy (Nièvre). Statue d’un Poilu piétinant l’aigle germanique (détruite par l’occupant en juin 1940).
En 1923, celui de Mailly-le-Château (Yonne). Statue d’un bambin casqué portant un globe surmonté d’un coq.
En 1924, celui de Saint-Fargeau (Yonne).
En 1925 celui d’Auxerre, cénotaphe de 9,50m de haut sur le thème du «Partage des lauriers ».
Il a aussi réalisé un monument à Paris (Ministère de l'Intérieur).
 

Monuments dont il est l'un des auteurs (8)

France
Auxerre (89000)

Place

1914-18, 1939-45, Indochine (46-54), AFN-Algérie (54-62)

Monument , Femme = Victoire, Groupe de Poilus, Couronne de lauriers, Armes de la ville, Poilu

France
Clamecy (58500)

Place

1914-18, 1939-45, Indochine (46-54)

France
Crain (89480)

Rue/Route

1914-18, 1939-45

Stèle, Buste de Poilu, Feuille Laurier, Entourage Grilles

France
Deauville (14800)

Autre

1914-18, 1939-45, Indochine (46-54), AFN-Algérie (54-62)

Mausolée, Femme bras en croix, Casque, Croix de Guerre

France
Joinville (52300)

Place

1914-18, 1939-45

Monument , Femme avec palme, Palme(s), Épée

France
Joinville (52300)

Autre

1914-18

Piédestal, Personnalité(s)

France
Mailly-le-Château (89660)

Rue/Route

1914-18, 1939-45, AFN-Algérie (54-62)

Piédestal, Enfant(s), Coq(s), Croix, Feuille(s) Chêne et Feuille(s) Olivier

France
Saint-Fargeau (89170)

Place

1914-18, 1939-45

Mur, Poilu, Plaques/Pied monument, Angelot, Couronne mortuaire

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