La DRAC publie un portfolio

mardi 28 mai 2019

La DRAC publie un portfolio des 40 monuments aux morts de la première Guerre mondiale récemment protégés au titre des monuments historiques en Auvergne-Rhône-Alpes.

Dans le cadre des commémorations nationales liées au centenaire de l’armistice mettant fin à la « Grande Guerre », la Direction régionale des affaires culturelles Auvergne-Rhône-Alpes, particulièrement engagée dans les questions mémorielles, a réalisé un bilan des monuments aux morts protégés au titre des monuments historiques. Seuls cinq d’entre eux étant déjà protégés, un travail de recensement et de protection s’est avéré nécessaire.

La protection des monuments aux morts en Auvergne-Rhône-Alpes

Dans la région, les premiers monuments ont été érigés à partir de 1917. Mais, c’est la loi du 25 octobre 1919 qui a impulsé ce phénomène de construction de masse en ouvrant droit à subvention, la conformité patriotique et la valeur artistique étant jugées par une commission départementale, dont les archives sont inégalement conservées selon les départements. Le corpus est très étendu puisque chaque commune de la région comporte au moins un monument public.

Une thématique raisonnée présentée en Commission régionale du patrimoine et de l’architecture

Le 11 décembre 2018, la Conservation régionale des monuments historiques (CRMH) a présenté un corpus incluant les monuments dans les espaces publics, y compris les cimetières, en excluant les églises et les lieux d’enseignement ou les autres lieux « non publics ».

Les critères de sélection bannissent les monuments en série et croisent des problématiques d’espaces publics, d’originalité (dont des particularismes régionaux), mais aussi de représentativité des sensibilités, des modes d’expression, des courants artistiques.

Les monuments ont été présentés selon quatre grandes thématiques, les monuments « architecturés », les allégories, le soldat et les monuments « humanistes ».

L'ensemble des monuments présentés sont désormais protégés au titre des monuments historiques.

Télécharger le portfolio :

 

Ce travail a été supervisé et mené à la Conservation régionale des monuments historiques par Catherine Guillot, conservatrice du patrimoine, en collaboration avec Pierre-Olivier Benech et Pierre Taillefer, conservateurs du patrimoine, Claire Raflin et Jacques Raflin, chargés d’études documentaires et Vitalie Arcq, stagiaire.