France (Rhône-Métropole Lyon) Sainte-Colombe (69560)

Conflits commémorés
  • 1914-18
  • Monument communal
informations déposées par Bertholet Daniel et mises à jour par Savay-guerraz Hugues, Choubard Alain, dernière mise à jour le 28/01/2018

Description du monument

Caractéristiques

  • Structure
    • Exèdre (demi-cercle)
  • Représentations féminines
    • Femme(s)
      • Femme debout
  • Représentations animalières
    • Oiseaux
      • Colombe
  • Ornementation végétale
    • Guirlande
    • Feuille(s)
      • Feuille(s) Laurier
  • Décorations militaires
    • Croix de Guerre

Statue en pied au centre d'une exèdre qui porte en bas-relief les noms des 43 morts de la commune : la statue incarne une Victoire, portant des guirlandes de laurier. 

Matériaux

Calcaire de Saint-Martin de Senozan (Saône et Loire) et calcaire de Villebois-Montalieu pour le socle.

Economie

Prix

15 002,61 Frs

Souscription

11 103,85 Frs

Subvention commune

4000 Frs

Subvention Etat

451 Frs

Dons entreprises

100 Frs des Charbonnages de France

Les morts

Sur le mur droit de l'exèdre, plaque en marbre noir :
EN HOMMAGE AU
299E RÉGIMENT D'INFANTERIE
MOBILISÉ À SAINTE-COLOMBE
DU 3 AU 7 AOÛT 1914
ET À LA MÉMOIRE
DES LYONNAIS ET DAUPHINOIS
DE CE GLORIEUX RÉGIMENT
MORTS AU CHAMP D'HONNEUR
PENDANT LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE
Amicale Royal Deux-Ponts/ 99e et 299e RI                 15.09.2007
 

1914
MEZIEUX Louis Eugène
BURICHAT Henri François
GACHON Louis Jean Isaac
GUIENNET Anthelme
DEBORDE Albert Joseph
FAVA DONNA Léon
BOUCHON Louis
MEFFRE Jean Ludovic
DOCHER Clément Henri
VIENNE Auguste Laurent
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1915
JOURDAN Joseph Prosper

MONTREYNAUD Joseph Alexis
JOFFLOZ Jean Émile
MAZET François
PARET Antoine Émile
RAVIT François
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1916
MOUSSIER Louis
LAURENT Julien
ROUX Félix Louis Auguste
NANTILLON Marius
JANERIAT Maurice Joseph
BRUNOD Marius Antonin
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1917
SALTEL Ferdinand Joannes
GANNIER Louis Auguste
FAVRE Louis
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1918
PILLAFORT Philemon
MANTEL Eugène François
MONTPEROUX Jean Louis
BELLE Joseph
GRANGE Albert Gabriel
COSTE Raymond
BAIBOZ Alexandre
MANTELIN Louis
RODDE Auguste
DESMOULONS-BARON Francisque
BARDIN François
ARGOUD Louis Lucien
PERRET Louis Maxime
GUICHARD Louis
GIRY Claudius
BOISSONNET Antoine
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1919
CLEMENCIN Philibert
PELLET Joseph J. Baptiste

Sources / Bibliographies / Sites Internet

Historique du monument

  • 1920
  • Projet(s) 19/01/1920
    Source : AC

    Délibération du CM proposant d'ériger un monument aux 43 morts de la commune.

  • Devis 25/01/1920
    Source : AC

    Devis daté de Paris, de Claude GRANGE, sculpteur viennois, grand prix de Rome, pour un montant de 15 002,61 Frs.

  • Projet(s) 15/02/1920
    Source : AC

    Délibération du CM  : projet de monument aux morts

  • 1921
  • Subvention 23/05/1921
    Source : AC

    Décret d'approbation par la prefet du projet de construction d'un monument aux morts.

  • 1922
  • Procès-verbal de Réception 27/09/1922
  • Inauguration 08/10/1922
  • Inauguration - Presse 09/10/1922
    Source : ADRML 64 J 114

    L'article du Nouvelliste du 9/10/1922 relatant la cérémonie d'inauguration du dimanche 8/10/1922 C'est par un temps d'automne maussade et incertain que s'est déroulée la cérémonie du souvenir ...

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    Inauguration - Presse 09/10/1922

    L'article du Nouvelliste du 9/10/1922 relatant la cérémonie d'inauguration du dimanche 8/10/1922

    C'est par un temps d'automne maussade et incertain que s'est déroulée la cérémonie du souvenir appelée à grouper dans une véritable union sacrée la patriotique population de notre commune.

    Cette température et ce ciel de grisaille s'harmonisait d'ailleurs avec la commémoration grave et solennelle de nos héros de la grande guerre.

    À 9 heures, un service religieux est célébré dans l'église paroissiale. Une foule de fidèles emplit le sanctuaire, venant là, affirmer non par des déclarations vides et puériles, mais par des prières sincères et ferventes, l'union véritable avec ceux qui sont glorieusement tombés.

    Aux premiers rangs de la nombreuse assistance se tiennent MM. Les capitaines Cristiani, du 13e régiment de chasseurs, et Pépin de l'IP de Vienne ; M. Chaumartin, adjoint au maire ; M. Desbordes, conseiller municipal ; M. Côte, président du comité du monument et plusieurs membres : M. Bullion, le président de la section de l'UNC fondée récemment, etc.

    La vieille et coquette église a sa parure de deuil et, au centre de la nef se trouve un catafalque entouré de drapeaux et recouvert d'un drap tricolore.
    M. l'abbé Chaumartin, prêtre-missionnaire, soldat de la grande épopée et enfant de la commune, célèbre la messe de Requiem.
    À l'Évangile, M. l'abbé Robert, le dévoué pasteur de la paroisse, monte en chaire. Avec sa foi comunicative, il commente la maxime célèbre : Honneur aux morts immortels, conseillers des vivants. Quelle plus belle leçon à donner en cette cérémonie du souvenir que ces enseignements puisés à la source de ceux qui ont tout sacrifié ! En face des mesquineries de la vie ordinaire quel réconfort de s'inspirer des graves exemples d'union sincère que nos héros nous ont légués. Puissent tous les Français ne jamais l'oublier tout à fait.
    Les chorsites chantèrent ensuite la sublime Prière écrite pour le fils du général de Castelnau et la pieuse cérémonie s'acheva par une absoute solennelle.

    À 10 heures 45 les fidèles, et ceux qui n'ont pas cru devoir s'associer à cette efficace pensée pour nos morts, se réunissent place de l'Église.
    Le cortège, précédé des enfants des écoles, de la vibrante et dévouée "clique" de l'UNC de Vienne, se met en marche pour le défilé. Les membres de la Mutuelle des mutilés de Vienne avec son président M. Albrand ; de l'UNC de Vienne avec MM. Domenach et Rambaud ; des Anciens combattants de Saint-Romain-en-Gall avec M. Champin, suivent leurs étendards et encadrent la nouvelle section de l'UNC de Sainte-Colombe. Viennent ensuite M. Coite, maire, entouré de son conseil municipal, et toutes les notabilités de la commune.

    On défile suivant l'itinéraire que nous avons indiqué et le cortège fait halte place de la Mairie, devant le Monument que l'on va inaugurer.

    Nos lecteurs ont eu hier dans une photo que nous avons reproduite, tous les détails de ce monument qui est aujourd'hui fleuri et paré avec goût par M. Mézieux, horticulteur à VIenne.

    Oeuvre du grand sculpteur viennois Claude Grange, il représente la France laissant échapper de ses deux mains pendantes des couronnes et des palmes. Le masque est au premier abord un peu froid, mais l'éminent artiste a voulu sans doute faire passer dans cette figure impassible et un peu lassée toute la gravité d'une victoire chèrement achetée.
    Cette statue imposante ainsiq ue la galerie en demi-cercle qui porte en bas-reliefs les noms des 43 enfants de Sainte-Colombe morts au champ d'honneur, sont en belle peirre de Saint-Martin.

    Une foule respectueuse entoure le monument mais la cérémonie subit un temps d'arrêt. Les automobiles qui doivent amener les autorités lyonnaises sont en retard. Panne sans doute. Un léger brouillard commence à tomber et menace de compromettre la cérémonie. Les parapluies s'ouvrent et la fouel attend stoïquement dans la boue. Enfin deux autos sont signalées, desquelles descendent les personnages attendus. Après l'émouvant appel des morts par M. Bouvard, médaillé militaire, auquel répond M. Valette, M. Cote, notaire, qui fut la cheville ouvrière du omité du Monument, remet en termes excellents à la municipalité l'oeuvre de CLaude Grange, destinée à perpétuer le souvenir des morts.
    M. Coste, maire et conseiller d'arrondissement, salue les invités et remercie tous ceux qui à un titre quelconque se sont associés aux efforts du comité. Il adresse un souvenir ému aux enfants de Sainte-Colombe morts pour la Patrie.

    M. Kuentzé, conseiller de préfecture, représentant le préfet du Rhône empêché, prend ensuite la parole. Dans un discours parfait de forme et de fond il retrace l'héroïsme de ceux qui en 1914 sont partis "pour une mission quasi-divine". Défendant leur pays lâchement attaqué, ils ont enduré des souffrances auprès desquelles ne pèsent aucune de nos difficultés actuelles. "Les morts se continuent dans les vivants", dit fortement M. le conseiller Kuentzé, "et nous devons nous montrer dignes de ceux qui ont assuré notre sécurité".

    Longuement applaudi, le représentant du préfet de Lyon, cède la place à M. Bender, président du  Conseil général du Rhône. Ce dernier magnifie l'héroïsme du soldat français et fait justice une fois de plus des responsabilités de la guerre. "La France pacifique, qui ne menace personne relèvera dans le travail ses épouventables ruines".
    Deux écoliers se succèdent devant le monumnet. Le garçonnet Pierre Borry, devant une palme qui va être déposée, fait une déclaration digne de ses aînés. La jeune Raymonde Bourgeat récite ensuite une pièce de vers célébrant la paix après la victoire. Ces deux petits orateurs ont eu un vif succès.

    Il est midi. On se rend à l'hôtel Bouihol où doit avoir lieu le déjeuner qui réunira les organisateurs de cette journée et leurs invités
    Auparavant, un vin d'honneur est servi à la Mairie et au cours de cette réunion M. Bender remis au nom de M. Mas, en mission au Maroc, les palmes académiques à M. Flachy, maire de Loire depuis 30 ans.

    Le banquet, excellemement servi par l'hôtel Bouihol, est présidé par M. Bender. Ce dernier est entouré de M. le conseiller Kuentzé, délégué du gouvernement militaire de Lyon et représentant le préfet ; MM. Coste ; Vermare, Voillot, conseillers généraux ; capitaine Cristiani, du 13e chasseurs, délégué du commandant d'armes de VIenne ; Pajot, maire de VIenne ; Perron inspecteur d'académie ; Cote, président du Comité ; Chaumartin, adjoint ; Laforet, chef du secrétariat du Conseil général ; Lauchard adjudant de gendarmerie ; Clouzet secrétaire de M. Mas : MM. Vaganay, maire de C. ; Carillant, maire de Saint-Romain-en-Gal ; Flachy maire de Loire ; Gerin maire d'Ampuis ; Grenouillet maire des Haies ; Gerin maire de Saint-Cy-sur-Rhône ; Bret maire de Lognes ; Fassion agent voyer ; Montant vétéran du Conseil municipal de Saint-Cyr (52 ans d'édilité).

    Au dessert, M. Coste présente les excuses de M. Mas, de M. l'abbé Robert, curé de M. Mascle sous-préfet de Vienne. Il a ensuite un mot aimable pour chaque notabilité et spécialement pour M. Pajot maire de Vienne son ami de 50 ans. Il félicite l'INC de sa récente formation sous l'égide de la section viennoise, et forme des voeux pour le travail fécond dans la paix et la concorde.

    M. Kuentzé, au nom du préfet, renouvelle son hommage aux morts et invite tous les Français à éviter ce qui divise et à s'unir étroitement. 3Nos héros nous ont montré le chemin : la France, terre d'idéalisme, a résisté à toutes les violences et doit rester l'adminration de tous les autres peuples". Beau discours, plein de pensées généreuses et de vérités.

    M. Voillot voit l'avenir de la paix dan sla Société des Nations et donde tous ses espoirs sur les relations entre nations toujours régies par le bon droit en plein accord avec les peuples.
    M. Bender clot la série des toasts : il souligne les pensées émises par les précédents orateurs, affirme que l'avenir doit être envisagé avec confiance et salue avec joie le retour de l'Alsace-Lorraine qui s'était donnée librement à la France depuis plusieurs siècles. Notre beau pays sauvé par ses héros est résolument pacifique.
    Ainsi s'est terminée une journée du souvenir où d'une façon générale, tous les coeurs ont battu à l'unisson à la mémoire des vaillants martyrs du Droit.

  • 1997
  • Déplacement 11/11/1997
    Source : BMO

    Inauguration du nouvel emplacement, place des anciens combattants (ex place Aristide Briand) ; le monument a été restauré à cette occasion.

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Localisation

Place

A. Briand, au bord du Rhône, au cours des dernières années du XXe siècle.
Le monument était placé à l'origine dans le centre du bourg, devant la Mairie.