France (Pyrénées-Atlantiques) Hendaye (64700)

Conflits commémorés
  • 1914-18
  • 1939-45
  • Indochine (46-54)
  • AFN-Algérie (54-62)
  • Monument communal
informations déposées par Ghigliazza Pierre et mises à jour par Casier Micheline, Saget Philippe dernière mise à jour le 17/04/2020

Description du monument

Caractéristiques

  • Structure
    • Exèdre (demi-cercle)
  • Représentations - Soldats
    • Soldats blessés et mourants
      • Poilu mourant dans les bras d'une femme en deuil
  • Ornementation civile
    • Chaîne(s)
  • Ornementation militaire - Armes
    • Armes
      • Fusil
      • Grenade(s)
    • Équipement militaire
      • Casque
  • Ornementation végétale
    • Couronne
      • Couronne de lauriers/Ruban
Le groupe sculptural, devant un hémicycle architectural, représente la France, tenant sur ses genoux un poilu expirant. 

Matériaux

grès rose pour l'hémicycle et bronze pour les statues

Economie

Prix

50 503,83 francs (dont 25 000 de la statue)

Souscription

1 700 francs

Commentaires (économie)
Une souscription organisée par la ville frontalière espagnole d’Irun, voulant participer à l’édification du monument, a rapporté la somme de 1700 F
 

Commentaires

Un deuxième projet du sculpteur Paul DUCUING voit le jour.
Le Conseil Municipal sollicita le concours de M. Henry Martinet, architecte paysagiste, Conseiller Municipal, et celui de M. Louis Adamski, architecte de la Ville.
Les signatures des architectes n’apparaissent pas sur le monument

Inscriptions présentes sur le monument

1914 AUX HÉROS HANDAYAIS DE LA GRANDE GUERRE 1918
Sur la plaque en marbre sur la base du piédestal
AUX FUSILLÉS ET AUX VICTIMES / DE LA BARBARIE NAZIE
Sur l’urne
CENDRES
DE LA
DÉPORTATION
Sur les piliers entre les de l'exèdre :
1914
CHARLEROI
CRAONNE
VERDUN
REIMS
ARTOIS
ALSACE
1918
LA MARNE
L’YSER
LA SOMME
L’AISNE
ORIENT
ITALIE

Les morts

ABADIA Robert
AGUIRRE Joseph Marie
ALZATÉ Jean
ARGOÏTIA Martin
ARGOÏTIA Pierre
ARLAS Jean-Pierre
AYERZA Charles
BASCUÑANA Joseph
BERAZA Sébastien
BERCETCHE Jean
BERGARA Joseph
BERNATETS Pierre
BESSAC Antoine
BIDÉGARAY Dominique
BORDENAVE Jean Louis
BOUSQUET P. Maurice
BURGUET Dominique
COMBOT André Marie
CORRIHONS Marcel
COSSE Louis
CURUCHET Jean Baptiste
CURUTCHET Jean-Baptiste
DANTIN Lucien
DIBILDOX Joachim
DICHARRY Charles

-
DORNALETCHE Joseph
DUCASSE Pierre
DURAND Jean
DUSSAUBAT Jean-Baptiste
ECHEVERRIA François
EGUIMENDIA Ignace
ELISSALDE Martin
ELIZALDE Jean-Pierre
ERRANDONEA Jean
FAGET Pierre Bernardin
FÉVRIER Pierre Gratien
GAINZA André
GALLY Marcel
GARBISU Joseph Marie
GENUA Ignace
GENUA Joseph
GOYHENECHE Salvat
HABANS Georges
HAYET Jean-Baptiste
HIRIARTE Joseph
HIRIBARREN Joseph Louis
HIRIGOYEN Miguel
HUMBERT Louis
IBARRART Arnaud
IDIART Émile
-
IÑARGA François
IRAOLA Joseph
IRIARTE Joseph
KAMICAS André
LACAULE Étienne
LAFOSSE Antoine
LALANNE Eugène
LANDA Ignace
LARRAN Jean Michel
LARROQUE Augustin
LASALDE Joseph
LASSALLETTE Ernest
LASTIRI Jean-Baptiste
LAZCANOTEGUY Augustin
LÉPINE Pierre
LESCA Antoine
MAÏZ Jean-Baptiste
MARQUEBIELLE Robert
MARQUEBIELLE Armand
MARTINET Marcel
MIQUELESTORENA Isidore
MOLÈRÈS Pierre
MOLÈRÈS Jean-Pierre
-
MOLÈRÈS Jean
NACABAL Ambroise
OLPHE-GALLIARD P. Gabriel
OHACO Manuel
ORONOZ Paul
OSTIZ Ignace
PEYRESAUBES Jean
PICABEA Ignace
RECARTE Pierre
SAHUC Alphonse
SÉBÉDIO Martin
SORONDO Manuel
SORREGUIETA Bernard
SORREGUIETA Jean
SUERTEGARAY Martin
SUHAS Étienne
UGARTE Manuel
URCHUEGUIA Joseph
USTARIZ St-Martin
VAN LISSUM Félix
YRIARTE Pierre
YRIARTE Jean Baptiste
ZAPIAIN Vincent
ZAPIRAIN Louis

A. ETCHEVESTE
S. FRANCISCO
A. GONZALEZ
J. M. ALZA
P. CORTE
A. CHEMIN-DISCHINO
E. DENIS
J. IDIART
R. HARAMBOURE
F. HIRIBARREN
J. LALANNE
M. MARTINEZ
V. LAMBERT
R. LESPARRE
G. LOTHELAIN
S. MANCICIDOR

J. MARICHULARD
P. MINONDO
R. MIRANDA
R. MOREAU
P. MARTIN
L. PLANTE
J. ZABALA
J. P. PIGQUÉ - CASSOU
L. PEYRELONGUE
L. PICABEA
L. SALLAVERRIA
A. SUBSOL
A. SANDRES
-
Étrangers

J. ALDASORO
F. IGLESIAS
A. LIZARRALDE
A. MUJICA
P. ORBIZ
-----
Déportés
C. ARAMBERRY
J. ARTOLA
L. BERGERET
M. BROTEAU                 
R. COURREGES
J. DARBOUET
J. DONNEZ
J.FAGET
E. FEUILLADE
A. GALTIER
L. A. GARAYO
L. LANNEPOUQUET                                       
N. LASSAGUE
G. MAÏS
E. MILAGE
R. ORTHOUS
D. PEYRESAUBES    
E. SERRANO
P. SIMON
D. TESTAVIN
E. DELVAILLE
L. DELVAILLE
-
Étrangers
J. ALZURI
M. BUSTO

P. MAILLEBIAU
M. OLAZABAL
S. R. VERGEZ
J. R. ESPAGNO

C. LAFITTE

Historique du monument

  • 1919
  • Délibérations Conseil municipal 15/05/1919

    Dans une Séance extraordinaire du Conseil municipal de Hendaye, le 15 mai 1919, sous la présidence du maire, le docteur Ferdinand Camino*, le Conseil  a examiné “les plans d'un monument ...

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    Délibérations Conseil municipal 15/05/1919
    Dans une Séance extraordinaire du Conseil municipal de Hendaye, le 15 mai 1919, sous la présidence du maire, le docteur Ferdinand Camino*, le Conseil  a examinéles plans d'un monument à élever sur l'une des places publiques de Hendaye, en souvenir des enfants de la ville morts pour la Patrie et en commémoration de la grande victoire remportée par la France au nom du Droit, de la Justice et de la Liberté”, dressés par Edmond Durandeau*, architecte de la ville et le célèbre peintre espagnol Ignacio Zuloaga*.
     
    Ignacio Zuloaga, après deux voyages d'étude à Hendaye, a émis l'avis suivant :La grandeur du souvenir, la beauté du site, la piété de l'objet, s'harmoniseraient mal avec l'érection d'un groupe sculptural isolé, si patriotique ou triomphal qu'il fût. Le peuple basque, vivant au milieu de deux grandes perspectives, la montagne et la mer, s'est rencontré de toute antiquité avec les Grecs et les Romains pour rechercher, dans l'érection de petits sanctuaires appelés ermitas, la consécration de souvenirs de piété et de gloire de sa vie publique”.

    Fidèle à ses traditions, Ignacio Zuloaga a conseillé la construction d'un bâtiment imité des ermitas basques dans lequel serait placé un bas-relief en céramique, de sa composition, dont il s’offre à doter la ville de Hendaye au prix coûtant de sa facture. Ce bâtiment serait, dans la pensée du grand maître, la synthèse de deux grandes idées : la fréquentation du peuple dans le sanctuaire du souvenir.
     
    Edmond Durandeau s'est mis à l'oeuvre et après un voyage aux ermitas espagnoles de Biscaye, a soumis plans et devis à l'assemblée municipale.
     
    Qui plus est, Bernard Haramboure, l'un des plus importants entrepreneurs de la ville, démobilisé après cinq années de front en première ligne, présentait une offre en son nom et en celui d'un groupe d'ouvriers, tous poilus démobilisés, pour la construction amiable de ce monument aux prix et conditions du devis d’Edmond Durandeau.
     
    Le Conseil vota à l’unanimité la construction de ce Monument qui devait coûter environ 45 000 francs, et être financé par une souscription (22 000 frs), le reliquat des œuvres de guerre (7 000 frs) et les boni au ravitaillement (16 000 frs), et donc sans faire appel aux finances de la ville.
  • Projet(s) non retenu(s) 10/12/1919

    ... remise en cause après les élections municipales de décembre 1919 ...    Élu maire le 19 mai 1912, Ferdinand Camino est en fin de mandat. Les élections ...

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    Projet(s) non retenu(s) 10/12/1919
    ... remise en cause après les élections municipales de décembre 1919 ... 
     
    Élu maire le 19 mai 1912, Ferdinand Camino est en fin de mandat. Les élections de l’année 1919 verront s’installer un nouveau Conseil municipal qui élira Jean Choubac* maire de Hendaye, le 10 décembre 1919.
     
    Le dossier d’érection d’un Monument aux morts fut alors réouvert. On évoqua un premier projet de monument mesurant 36 mètres de long sur 14 mètres de large et comportant dans toute son étendue, au sous-sol, une salle de réunions publiques, qui n'avait pu être accepté par le Conseil Municipal nouveau, à cause de son étendue, de sa forme bizarre, et surtout de l'impossibilité de lui trouver un emplacement suffisant.
     
    Si un comité avait bien été formé pour rechercher les moyens d’aboutir par voie de souscriptions, dons, boni au ravitaillement ou fêtes, pour faire face à la dépense de 45 000 frs, il s’avéra que le vote de ce budget avait eu lieu indépendamment de toute décision de celui-ci sur l’emplacement, la forme du projet et le montant du devis. Par ailleurs, la hausse des matériaux et des salaires n’avait pas été anticipée.
     
    La nouvelle municipalité, “ne sachant pas exactement quel emplacement communal pouvait être réservé à ce projet de monument, mesurant 36 mètres de longueur sur 14 mètres de largeur et peu favorable à la pensée qui l'avait conçu, écarta ce projet bizarre, où le culte du souvenir de nos grands Morts se serait constamment heurté à des manifestations” .
     
    Accepté dans un premier temps, le projet d’Edmond Durandeau et d’Ignacio Zuloaga fut donc abandonné.
  • 1920
  • Financement 04/05/1920

    Une note de la Ville en date du 4 mai 1920 présente “les pièces comptables de ravitaillement remises le 9 février 1920 à la mairie par M. Duhart Victor avec ...

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    Financement 04/05/1920
    Une note de la Ville en date du 4 mai 1920 présente “les pièces comptables de ravitaillement remises le 9 février 1920 à la mairie par M. Duhart Victor avec un versement de 16.778 frs opéré à la caisse du Receveur Municipal le même jour, comme reliquat ou boni des opérations de ravitaillement de novembre 1918 à novembre 1919”.
     
    Des souscriptions publiques furent ouvertes, des dons de particuliers furent recueillis. Nos voisins d’Irun apportèrent une contribution financière particulièrement appréciée, comme en témoigne cette lettre du 27 octobre 1920, adressée par le maire d’Hendaye Jean Choubac à Léon Iruretagoyena*, négociant, ancien maire d’Irun :
     
    “Monsieur,
             Au nom du Comité du Monument et celui du Conseil Municipal de Hendaye, je vous remercie vivement du reliquat de 235 frs. que vous avez bien voulu me faire remettre par M. Lannepouquet, premier adjoint, et que avec les 1.700 frs. que vous m'avez déjà remis, forme la somme totale de 1.935 frs. que j'ai reçue de vous, au nom de la ville d'Irun.
    Je vous prie, de transmettre mes meilleurs remercîments à tous les généreux donateurs de cette ville, et d'agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments reconnaissants et très distingués.
             Le Maire
            Jean Choubac”
     
    Les divers éléments financiers contributifs du projet se mettaient progressivement en place, en particulier une souscription publique.
    Sur la base de propositions et d’hypothèses de recettes publiques, le Comité “affecta à l’érection du monument les sommes disponibles provenant :
        1°) 18.000 frs. environ du produit de souscriptions publiques, somme déposée entre les mains du Trésorier ;
        2°) 16.778 frs du produit du ravitaillement, versé au Trésor, et destiné par délibération du Conseil Municipal et du Comité, au même objet.
        3°) 1.800 frs. produit de dons particuliers”
  • Devis 30/07/1920

    Paul Ducuing s'engagea donc, le jour même, à céder ce groupe à la Commune, au prix le plus avantageux de 25.000 frs. rendu franco en gare de Hendaye. Le ...

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    Devis 30/07/1920
    Paul Ducuing s'engagea donc, le jour même, à céder ce groupe à la Commune, au prix le plus avantageux de 25.000 frs. rendu franco en gare de Hendaye.
    Le mois suivant, la mairie de Hendaye lui commanda officiellement la sculpture en lui faisant parvenir ce courrier :   
     
                                                   “23 août 1920
    À M. Ducuing Statuaire
    20 bis rue Pierre Nicole - Paris
    Monsieur,
    Le Comité de Hendaye, du monument commémoratif aux “Morts pour la France”, s’est réuni le 21 courant, et a décidé à l’unanimité de réaliser l’achat de votre groupe “La France tenant un poilu expirant”, en bronze, rendu en gare de Hendaye pour le prix forfaitaire de frs : 25.000, selon votre note du 30 juillet 1920.
    Au nom de ce Comité, j’ai l’honneur de vous notifier cette décision et de vous prier de bien vouloir faire procéder avec le plus grand soin à l’exécution de ce groupe.
    Comme bien vous le pensez, ce travail nous tiendra à cœur et nous serons heureux d’en connaître la marche.
    Veuillez agréer, Monsieur Ducuing, l’assurance de nos sentiments bien respectueux et très distingués.
    Le secrétaire du Comité                                      Le président du Comité
    Signé : L. Ithurria                                               Maire de Hendaye : J. Choubac
  • Emplacement 20/09/1920

    L’emplacement choisi   Le terrain communal où serait implanté le monument avait été soigneusement sélectionné. Le Comité avait approuvé à l’unanimité le lieu choisi. Ce serait sur l’emplacement ...

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    Emplacement 20/09/1920
    L’emplacement choisi
     
    Le terrain communal où serait implanté le monument avait été soigneusement sélectionné. Le Comité avait approuvé à l’unanimité le lieu choisi. Ce serait sur l’emplacement du Vieux Fort, entre la baie et le boulevard de la Plage, l’actuel boulevard du général de Gaulle. Le plan ci-dessous, dessiné le 20 septembre 1920, en atteste.
  • Devis 23/09/1920

    L’autre volet du Monument concernait la partie architecturale qui nécessitait l’appel à différents corps de métiers. On avait très tôt “estimé que son coût atteindrait sans doute le chiffre de ...

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    Devis 23/09/1920
    L’autre volet du Monument concernait la partie architecturale qui nécessitait l’appel à différents corps de métiers. On avait très tôt “estimé que son coût atteindrait sans doute le chiffre de 20.000 frs”. C’est Louis Adamski qui fut chargé de dresser rapidement un devis estimatif.
     
    Le devis approximatif pour la construction du Monument aux morts de la Grande Guerre, dressé le 23 septembre 1920 par l’architecte Louis Adamski, fait état d’un montant de 25.503,83 Frs.  Il détaille de manière très précise les coûts attendus relatifs aux fouilles, au béton, à la maçonnerie ordinaire, aux pierres de taille, au dallage et aux inscriptions. Il rappelle également qu’il conviendra d’ajouter les 25.000 Frs du groupe sculptural pour atteindre un total de 50.503,83 Frs. 
  • Délibérations Conseil municipal 13/10/1920

    … et un nouveau projet lancé en 1920 qui aboutira   Le monument, élevé à la Mémoire des enfants de Hendaye, devait avoir un cachet vraiment français, ...

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    Délibérations Conseil municipal 13/10/1920
    … et un nouveau projet lancé en 1920 qui aboutira
     
    Le monument, élevé à la Mémoire des enfants de Hendaye, devait avoir un cachet vraiment français, et être financé par les seules ressources du pays. C’est pourquoi, le Conseil Municipal sollicita le concours de M. Henry Martinet*, architecte paysagiste, Conseiller Municipal, et celui de M. Louis Adamski*, architecte de la Ville.

    Ils soumirent au Comité un projet comprenant “une partie sculpturale et une partie architecturale : une œuvre en bronze du sculpteur bien connu M. Paul Ducuing*, représentant la France très dignement assise, tenant sur ses genoux un poilu expirant, entouré d’un ensemble hémicycloïdal en granit rose de Biriatou, supportant les inscriptions des noms et prénoms de tous les soldats morts ou disparus pour la France. Et au-dessus, en grandes lettres, cette épitaphe “Aux enfants de Hendaye, morts pour la Patrie”. Le monument, disposé sur un tertre de 0m60 environ, au-dessus de la haute falaise du Vieux Fort, devait mesurer 6 mètres de long, sur 4 mètres de hauteur”.
     
    Le 13 octobre 1920, le Comité approuva à l'unanimité l'emplacement choisi, le projet de Monument qui lui était soumis et affecta à son érection les sommes disponibles.
  • Courriers divers 08/11/1920

    Vers la fin de l’année 1920, Henry Martinet se préoccupa de la préparation des détails à graver sur le Monument aux morts. C’est ce que révèle un courrier en date ...

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    Courriers divers 08/11/1920
    Vers la fin de l’année 1920, Henry Martinet se préoccupa de la préparation des détails à graver sur le Monument aux morts. C’est ce que révèle un courrier en date du 8 novembre 1920 qu’il adresse à Monsieur Choubac, maire de Hendaye et dans lequel on peut lire : “… Je m’occupe de la préparation de tous les détails à graver pour le tailleur de pierre du Monument aux morts ; à cet effet, et pour éviter toutes fausses manœuvres, je viens vous prier de vouloir bien apporter avec vous en venant à Paris, la liste complète des morts dont les noms seront insérés sur le monument. Voulez-vous également demander aux combattants quels sont les noms de batailles ou de régions, qui devront être rappelés sur les deux pilastres qui encadrent le monument. Il s’agit de choisir, parmi tant de noms devenus célèbres, ceux des lieux où les troupes de la région du Sud-Ouest se sont le plus signalées…”. 
  • 1921
  • Courriers divers 06/02/1921

    Les entreprises impliquées dans cette construction furent pendant cette période plus ou moins pressantes auprès de la municipalité de Hendaye pour couvrir leurs frais. Ce fut par exemple le ...

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    Courriers divers 06/02/1921
    Les entreprises impliquées dans cette construction furent pendant cette période plus ou moins pressantes auprès de la municipalité de Hendaye pour couvrir leurs frais.
    Ce fut par exemple le cas de Paul Ducuing qui avait pris, pour la réalisation de sa sculpture, des engagements vis-à-vis de son fondeur, comme en témoignent ses deux courriers au maire du 6 février 1921  :

    “Paris, le 6 Février 1921
    Monsieur le Maire,
    Ayant eu à verser au fondeur dix mille francs pour confirmer la commande de l'exécution du groupe en bronze destiné aux Enfants Morts pour la Patrie de votre Ville, j'avais prié Monsieur Martinet de vous demander de me couvrir de ces frais.
    Je sais combien Monsieur Martinet est occupé, et il n'a certainement plus pensé à vous en dire mon mot. Le monument étant très avancé le fondeur me prie de lui verser une deuxième somme conformément à mon accord ce que je vais faire.
    J'espère pouvoir faire l'expédition du groupe le 20 Mars pour Hendaye.
    Veuillez croire, Monsieur le Président, à l'expression de ma haute considération.
                                        Signé : P. Ducuing”
  • Courriers divers 22/03/1921

    De Paris, Paul Ducuing se maintint régulièrement en contact avec la municipalité, pour informer sur les délais de fabrication de sa sculpture en bronze et s’inquiéter des conditions de sa ...

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    Courriers divers 22/03/1921
    De Paris, Paul Ducuing se maintint régulièrement en contact avec la municipalité, pour informer sur les délais de fabrication de sa sculpture en bronze et s’inquiéter des conditions de sa livraison à Hendaye.
    Le 22 mars 1921, il adresse un courrier annonçant pour le lendemain l’expédition en train du groupe en bronze et mentionne son intention d’assister, le moment venu, à sa mise en place :

    “Paris, le 22 Mars 1921
    Monsieur le Maire,
    Le groupe en bronze sera expédié demain après-midi pour Hendaye (franco). J'ai donné les ordres plus précis à la maison Barbedienne pour que l'emballage soit particulièrement soigné pour qu'il ne subisse aucune avarie.
    En gare d'Hendaye, après avoir constaté le bon état de l'envoi, je vous engage vivement à le laisser emballé jusqu'au moment de la mise en place sur le socle.
    Veuillez me croire, Monsieur le Maire, votre bien dévoué.
    P. Ducuing
    P.S. : au moment de la mise en place, je vous prierai de m'en prévenir, j'irai moi-même y assister”.
  • Délibérations Conseil municipal 08/04/1921

    Les travaux se poursuivirent tout au long de l’année 1921, après le choix d’un entrepreneur de la localité. Un extrait du registre aux délibérations du  Conseil municipal de Hendaye délivre ce ...

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    Délibérations Conseil municipal 08/04/1921
    Les travaux se poursuivirent tout au long de l’année 1921, après le choix d’un entrepreneur de la localité. Un extrait du registre aux délibérations du  Conseil municipal de Hendaye délivre ce choix qui fut entériné dans une séance ordinaire du 8 avril 1921 : “En vue de l'exécution des travaux de terrassement, de maçonnerie et de pose de la pierre de taille du monument aux morts pour la France, M. le Maire, conformément à la délibération du Conseil Municipal en date du 9 Mars 1921, a fait remettre une copie du devis estimatif et du cahier des charges des dits travaux, à 7 entrepreneurs de la localité, les invitant à présenter leurs propositions d'adjudication. Un seul a répondu à cette invitation : c'est M. Haramboure, Bernard, entrepreneur de travaux publics à Hendaye, qui a proposé l'exécution des dits travaux moyennant un rabais de deux pour cent (2%) sur un devis de Frs: 7.754,80.
             En conséquence, la Commission municipale du monument a déclaré M. Haramboure, adjudicataire de ces travaux”.
  • Courriers divers 19/04/1921

    Un mois plus tard, n’ayant pas de nouvelles, il s’inquiète toujours par courrier du bon état de livraison de sa statue :   “Paris, le 19 Avril 1921 Monsieur ...

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    Courriers divers 19/04/1921
    Un mois plus tard, n’ayant pas de nouvelles, il s’inquiète toujours par courrier du bon état de livraison de sa statue :
     
    “Paris, le 19 Avril 1921
    Monsieur le Maire,
    N'ayant plus de nouvelles du groupe en bronze que je vous ai fait adresser depuis bientôt un mois, je vous serais bien obligé de me dire si la gare en a fait la livraison et s'il n'y a pas eu d'accident de route.
    Je vous prie, Monsieur le Maire, de me dire ce qui en est et veuillez croire à mon entier dévouement.
    P. Ducuing”
  • Courriers divers 25/04/1921

    Les entreprises impliquées dans cette construction furent pendant cette période plus ou moins pressantes auprès de la municipalité de Hendaye pour couvrir leurs frais. Ce fut par exemple le ...

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    Courriers divers 25/04/1921
    Les entreprises impliquées dans cette construction furent pendant cette période plus ou moins pressantes auprès de la municipalité de Hendaye pour couvrir leurs frais.
    Ce fut par exemple le cas de Paul Ducuing qui avait pris, pour la réalisation de sa sculpture, des engagements vis-à-vis de son fondeur, comme en témoignent ses deux courriers au maire du 6 février 1921 et du 25 avril 1921

    “Paris, le 25 Avril 1921
    Monsieur le Maire,
    Je suis navré Monsieur le Maire que votre silence ait eu pour cause le décès de vos parents. Je vous prie d'agréer mes condoléances bien sincères.
    N'ayant reçu aucune nouvelle de l'expédition du groupe, je craignais qu'il se soit égaré.
    Au sujet du paiement vous avez établi vous-mêmes, Monsieur le Maire, les conditions du contrat, puisque vous avez pris livraison du groupe, de mon côté les conditions sont remplies.
    Je vous prie donc de me faire parvenir un acompte de quinze mille francs et le solde sous peu. J'ai pris des engagements avec mon fondeur et je suis obligé de les tenir ou de lui payer des intérêts.
    Veuillez croire, Monsieur le Maire, à mon entier dévouement.
                                        Signé : P. Ducuing”
  • Délibérations Conseil municipal 03/05/1921

    Le 3 mai 1921, lors d’une nouvelle séance ordinaire, le Conseil municipal ouvrait au budget supplémentaire de 1921 la somme destinée à couvrir l’ensemble des dépenses pour l’érection du Monument ...

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    Délibérations Conseil municipal 03/05/1921
    Le 3 mai 1921, lors d’une nouvelle séance ordinaire, le Conseil municipal ouvrait au budget supplémentaire de 1921 la somme destinée à couvrir l’ensemble des dépenses pour l’érection du Monument aux morts :
     
    “Le Conseil :
    Vu sa délibération en date du 13 octobre 1920 ;
    Considérant que les travaux d'érection d'un monument aux morts pour la France sont en voie d'exécution et seront très prochainement achevés ;
    Qu'il y a lieu d'acquitter sans retard les dépenses engagées ;
    Délibère :
    1°) Confirme son vote de la délibération sus-visée, approuvant les dépenses de travaux et fournitures s'élevant à Frs : 50.503,83, dont 25.000 à M. Ducuing, auteur du groupe en bronze : "La France tenant sur ses genoux un poilu expirant".
    2°) Dit ouvrir au budget supplémentaire de 1921 un crédit de pareille somme de Frs : 50.503,83, destiné à couvrir ces dépenses.
    3°) Vu l'urgence, demande à M. le Préfet l'autorisation d'acquitter ces dépenses avant l'approbation du dit budget supplémentaire de 1921”.
  • Courriers divers 26/07/1921

    Malheureusement, Ducuing ne pourra pas, comme il l’avait prévu, être présent pour l’inauguration du monument. Les travaux ont pris du retard et Paul Ducuing va être envoyé en mission en ...

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    Courriers divers 26/07/1921
    Malheureusement, Ducuing ne pourra pas, comme il l’avait prévu, être présent pour l’inauguration du monument. Les travaux ont pris du retard et Paul Ducuing va être envoyé en mission en Indochine par le Gouvernement pour réaliser des bustes de personnalités. C’est ce qu’il écrit au maire de Hendaye le 26 juillet 1921, dans un courrier où il décrit par le menu les modalités pratiques de la mise en place du groupe sculptural, qu’il faudra respecter en son absence :
     
    “Sèvres*, le 26 juillet 1921
    Monsieur le Maire,
    Je pensais pouvoir assister à l’inauguration de votre monument mais le retard apporté à l’inauguration m’empêchera malgré mon vif désir d’être présent.
    Je suis envoyé par le Gouvernement en mission en Indo-Chine pour faire les bustes du roi du Cambodge, de l’empereur d’Annam, de Monsieur Long Gouverneur général et d’autres personnages qui doivent figurer au Musée Colonial de l’Exposition d’Indo-Chine de Marseille, l’année prochaine.
    Comme vous le pensez, Monsieur le Maire, mon absence sera de 4 ou 5 mois et je pense bien que l’inauguration sera certainement faite à mon retour.
    Pour mettre le groupe en place le charpentier va le mettre sur son socle ; il suffit une fois amené près de l’endroit qu’il doit occuper d’enlever l’emballage et de le faire glisser avec soin sur sa base. S’il y a de la poussière le faire laver à grande eau avec une éponge simplement.
    Le bronze se fixe sur sa base par deux ou trois gougeons en bronze que vous trouverez dans l’emballage qui se vissent dans la partie inférieure du groupe. Il suffira de faire des trous à la demande de la place de ces gougeons, de les remplir de ciment liquide et de laisser retomber le groupe. Le ciment se bloquera en faisant sa prise autour des gougeons et le groupe sera ainsi fixé sur son socle.
    Voilà, Monsieur le Maire, les quelques explications utiles pour ce travail et si l’inauguration avait eu lieu avant mon départ j’aurais eu du plaisir à vous éviter ces ennuis.
    Avec tous mes regrets, Monsieur le Maire, de ne pouvoir assister à votre inauguration qui sera des plus brillantes et aussi mes regrets de manquer cette occasion de vous retrouver.
    Croyez Monsieur le Maire à mon entier dévouement.
    P. Ducuing”
  • Inauguration 18/12/1921

    Le dimanche 18 décembre 1921 eut lieu l’inauguration du Monument aux morts. A la cérémonie religieuse dans l’église paroissiale, succéda un long cortège qui, formé sur la place de la ...

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    Inauguration 18/12/1921
    Le dimanche 18 décembre 1921 eut lieu l’inauguration du Monument aux morts. A la cérémonie religieuse dans l’église paroissiale, succéda un long cortège qui, formé sur la place de la République, se rendit par la rue du Port et le boulevard de la Plage pour se présenter au pied du monument, face à la baie de Txingudi.

     De nombreuses gerbes et couronnes de fleurs furent déposées et plusieurs personnalités prononcèrent de vibrants discours.
  • Inauguration - Presse 19/12/1921

    L’article de la Dépêche, paru dans la semaine du 19 décembre 1921, met l’accent sur l’originalité de la structure du monument et vante le cadre de son emplacement. Une description très ...

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    Inauguration - Presse 19/12/1921
    L’article de la Dépêche, paru dans la semaine du 19 décembre 1921, met l’accent sur l’originalité de la structure du monument et vante le cadre de son emplacement. Une description très détaillée du cortège et de l’assistance précède les extraits des discours d’un grand mutilé de guerre, du maire de Hendaye, du président des Vétérans de 1870 et du sous-préfet de Bayonne :

    “HENDAYE. - Inauguration du monument aux morts pour la France
    Au milieu d'un grand concours de population a eu lieu, dimanche 18 décembre, l'inauguration du monument élevé à la mémoire des enfants de Hendaye morts pour la France.
    Le monument, qui se distingue surtout par son originalité, n'ayant rien de commun avec les monuments élevés dans la région, est formé d'un hémicycle semi-circulaire, concave, en pierre rouge du pays. Au-devant de l'hémicycle, auquel on accède par trois marches, est posé, sur un socle de même pierre, un bronze représentant "la France poétisée par une femme en deuil soutenant un soldat mourant". L'œuvre, primée du dernier Salon, est du sculpteur M. Ducuing. Le plan d'ensemble, architecture, décors, etc., sont le travail de MM. Martinet-Adamski, architectes paysagistes.
    Il fallait à cet ensemble architectural, un fond de verdure, un site tranquille, beau et majestueux en même temps, qui prêtât au recueillement dans l'avenir, à l'évocation de pieux souvenirs, douloureux et réconfortants tout à la fois, réconfortants en songeant que, malgré tout, le sacrifice des 98 Hendayais inscrits sur les tablettes de l'hémicycle n'aura pas été vain.
    Ce fond de verdure est un des coins de la villa "Apollonie", sur l'esplanade du Vieux Fort, l'endroit à coup sûr le plus pittoresque de Hendaye.
    Trois larges allées sablées conduisent au "monument", entouré de cyprès et autres plantes. Sur la droite, un vaste horizon sans fin, la mer, au-devant de cet horizon la "Bidassoa", séparée de la mer par la pointe de sable s'avançant vers Fontarabie, en éperon, surmontée de belles villas, aux murs blanchis, aux toits rouges, dont le style basque s'harmonise très heureusement avec celui des belles maisons bourgeoises du quartier de la "Madeleine", quartier qui n'est que le prolongement vers la mer du vieux Fontarabie.
    Un beau ciel, comme on en voit seulement au pays de "Ramuntcho", tel est le superbe décor du "monument aux morts hendayais".
    Heureuse, l'idée du monument! Heureuse l'idée de l'emplacement, éloigné des bruits assourdissants et des bacchanales d'une place publique! Entourons nos morts d'un souvenir aussi silencieux que l'a été leur sublime sacrifice.
    Après la cérémonie religieuse, le cortège civil s'est formé sur la place de la République. Par la rue du Port et le boulevard de la Plage, le cortège s'est rendu à l'emplacement du "monument". En tête du cortège, ouvrant la marche, les enfants du sanatorium de la ville de Paris, du nid "Marin", les élèves des écoles libres, des écoles laïques, les bras chargés de gerbes de fleurs, le groupe des Vétérans de 70, précédés de leur bannière, groupe des combattants, celui des Mutilés et sa bannière, l'Harmonie municipale exécutant la "Marche de Chopin", les veuves, orphelins de la guerre, parents des disparus et Union des Femmes de France, encadrés d'une garde d'honneur du "Grondeur"; la gendarmerie fermant la marche puis le groupe des personnalités officielles, M. le maire de Hendaye, M. Fauconnier, sous-préfet de Bayonne, M. le colonel du 49e d'infanterie, M. le consul d'Espagne à Hendaye, M. Frappart, doyen, M. le capitaine de gendarmerie.
    Au deuxième rang: M. Lannepouquet, premier adjoint, MM. les maires de Fontarabie et d'Irun, M. Estomba, vice-consul d'Espagne, M. Léon Iruretagoyena, ancien maire d'Irun, décoré de la légion d'honneur.
    Au troisième rang: le conseil municipal, suivi des chefs de service; M. Bru, directeur du Sanatorium; M. Dartige, receveur des postes; M. l'inspecteur des douanes; M. Fédoux, chef de gare; M. Grammont, lieutenant des douanes; M. Véron, commissaire spécial de police; puis, faisant suite au groupe officiel, les douanes actives en tenue, le groupe des hommes et, fermant la marche, le groupe des femmes.
    Devant le monument se place le groupe des officiels, les deux allées latérales sont réservées aux enfants de l'assistance et des écoles, les divers groupes, Vétérans, combattants, Mutilés, veuves, orphelins, parents des disparus sont en face du monument. Des deux côtés extérieurs de l'allée du milieu et sur les pelouses se placent les assistants.
    Ces deux pelouses sont en plan incliné vers le monument et se prêtent merveilleusement aux circonstances. La garde d'honneur des marins du "Grondeur" et les douanes actives en tenue, la gendarmerie tiennent l'allée centrale. L'Harmonie est à la droite du bronze avec les drapeaux. Des mâts surmontés d'oriflammes aux couleurs françaises  complètent une décoration sobre, mais de bon goût.
    L'Harmonie exécute une marche funèbre; puis M. Chaubac, maire, fait la remise du monument.
    Un mutilé appelle les noms des disparus, deux autres mutilés répondent : "Mort pour la France".
    M. Joseph Arramberri, grand mutilé de guerre, prononce, au nom des mutilés et des combattants, un discours, précis, concis, d'une haute portée morale, dont voici certains passages:
    "Je viens à mon tour avec une émotion profonde, déposer devant ce monument qui doit perpétuer, avec le souvenir de nos deuils et de nos souffrances, la légitime fierté que nous inspire l'héroïsme de ceux que la guerre nous a pris, l'hommage de notre respect, de notre admiration et aussi, hélas, de notre regret.
    Quel est celui qui abdiquerait avec indifférence une part de gloire, d'honneurs, de pureté morale si chèrement achetée.
    Ceux qui ont vécu la guerre et souffert par la guerre n'oublieront certainement jamais.
    Il y a quelque chose de plus précieux que la vie puisque des hommes en ont fait le sacrifice volontaire.
    Et si tout Hendayais s'incline ici avec ferveur pour songer, ne fut-ce que quelques secondes
    Que s'il vit sans nul remords
    C'est parce que ses aînés sont morts et morts vraiment en hommes,
    On pourra dire qu'un immense sacrifice ne s'est pas accompli en vain."
    M. le maire prend la parole en termes émus, d'autant plus émus que M. Chaubac, ancien directeur des écoles, éleva la presque totalité des disparus. Voici en substance ce que dit l'ancien et excellent maître:
    " J'ai aujourd'hui l'insigne honneur de remettre aux habitants de Hendaye ce monument destiné à commémorer bien avant dans la suite des temps le souvenir des héros Hendayais morts pour la France durant la plus terrible guerre qu'ait supportée l'humanité.
    J'ai hâte d'adresser mes plus vifs remerciements à tous ceux qui, riches et pauvres, ont généreusement apporté leur part aux importantes sommes recueillies par souscriptions ou dons volontaires.
    C'est ici que, désormais, les âmes de nos morts se sont donné rendez-vous."
    L'orateur retrace la vie du poilu pendant la guerre, ses souffrances, ses espérances :
    " Tous sont morts pour la France, Mères et veuves éplorées, vaillantes femmes de la ville et de la campagne, séchez vos larmes et haut les cœurs."
    S'adressant aux combattants, aux mutilés :
    "Je ne puis m'empêcher de vous honorer avec les morts, et de ne point séparer votre âme de la leur : ensemble elles furent à la peine, ensemble elles sont à l'honneur.
    Morts glorieux de Hendaye, vous avez bien mérité de la Patrie."
    M. Arthur Ramillon, président des Vétérans 1870-1871, fait déposer contre le socle de la statue une superbe couronne portée par une pupille de la nation ; en termes vibrants le vieux vétéran dit pourquoi la société s'est créée, non pas pour une question de retraite, mais uniquement pour perpétuer ce mot du grand tribun , Gambetta: "Pour l'Alsace et la lorraine, n'oubliez jamais." Aujourd'hui le vétéran est satisfait, l'immanente justice, par le courage et le sacrifice des poilus de 1914-1920, a fait son œuvre en réparant les effets funestes d'une attaque aussi brutale qu'injustifiée.
    Au nom du gouvernement, M. Fauconnier, sous-préfet de Bayonne, prend la parole :
    " L'hommage que je viens rendre au nom du gouvernement, aux grands morts de Hendaye se double d'une impression personnelle d'admiration que mon séjour en cette région, pendant la guerre, me permet aujourd'hui de ressentir et d'exprimer.
    C'est ici peut-être que le sacrifice a été le plus lourd et la pure beauté de sa valeur morale suffit à la magnifier.
    L'ancien maître aimé et respecté de tous a traduit, au pied de ce monument, dans un langage si plein de cœur et de douloureuse fierté, l'émotion de la municipalité qu'il préside et de la population qu'il représente.
    Il a connu ces hommes devenus les martyrs glorieux d'une époque sanglante, son enseignement n'a pas été perdu. Et pourtant, s'il était un pays où l'on sentait la douceur de vivre, n'était-ce pas cette région privilégiée de la nature.
    Ce n'était pas tout encore. Quatre années durant, les bruits de la tourmente vinrent expirer au bord de la Bidassoa, jusqu'au fond, en sortant de son apparente torpeur l'eau limpide de la baie se réveilla pour frissonner au vent de la victoire.
    Aux plus sombres jours de la guerre, le deuil des cœurs n'empêchait pas de sentir ici l'avant-goût de l'atmosphère de paix.
    Tout cela, les combattants mobilisés de Hendaye ne l'ignoraient pas. Quittant sans amertume et sans hésitation, pour un destin qu'ils savaient cruel, ce qui pouvait les retenir, ils allaient s'opposer à l'invasion dans le seul souci de bien tenir leur place et de répondre à l'appel de la patrie en danger.
    Combien de ces soldats de la République sont restés sur les champs de bataille. Nous n'honorerons jamais assez ces morts, qui ont écrit la plus belle page de votre histoire locale.
    L'œuvre que voici rappellera leur gloire. Pour nous-mêmes, l'image est de nature à nous unir, à nous réconforter.    
    Telle est la leçon qui se dégage d'une cérémonie comme celle-ci : leçon vraiment humaine et qui justifie bien la parole de M. le ministre de l'instruction publique de l'Université de Bordeaux:
    "Exalter la mémoire de nos morts et prolonger le souvenir de nos souffrances, ce n'est pas arrêter l'histoire à la page de la haine, c'est honorer l'humanité dans la cause de la France et la justice dans sa victoire."
    M. le colonel de Gallé, du 49e d'infanterie de Bayonne, glorifia les morts locaux et apporta le salut de l'armée.
    Les enfants de l'école laïque, sous l'habile direction de M. Labarrère, directeur des écoles, exécutèrent un cœur à quatre voix: "Ceux qui pieusement sont morts pour la France..."
    L'Harmonie, dirigée par M. Caumille, joue la "Marseillaise". La manifestation, grandiose dans sa simplicité, est terminée. Le défilé des différentes délégations a lieu devant le monument; en passant, les enfants jettent des fleurs. La dislocation se poursuit dans le plus grand ordre, grâce aux dévoués commissaires.
    Hendaye a glorifié ses morts avec une majestueuse simplicité, digne d'eux. –
    J. Faget*”              
  • Inauguration - Presse 20/12/1921

    L’article de la Petite Gironde, daté du mardi 20 décembre 1921, s’attarde sur la cérémonie religieuse, puis décrit le monument et le groupe en bronze. La présentation du cortège et ...

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    Inauguration - Presse 20/12/1921
    L’article de la Petite Gironde, daté du mardi 20 décembre 1921, s’attarde sur la cérémonie religieuse, puis décrit le monument et le groupe en bronze. La présentation du cortège et des discours s’accompagne d’une énumération très large de noms de personnes présentes aux côtés des personnalités officielles et de félicitations aux concepteurs de l’œuvre et aux membres du Comité :

    “HENDAYE - Inauguration du monument aux morts
    Inoubliable journée que celle du 18 décembre, où toute la population de Hendaye glorifia avec un recueillement impressionnant quatre-vingt dix huit de ses enfants morts pour la France. La pluie, tombée pendant la matinée, fit néanmoins trêve pendant la majeure partie de la cérémonie. Pas un vide à l'église pendant la messe; remarqués aux places réservées : MM, Choubac, maire; Fauconnier, sous-préfet de Bayonne; le colonel du 49e; V. Palacio et N. Estomba, consul et vice-consul d'Espagne; Homsy, commandant du "Grondeur"; Zaragueta et D. Martinez, maire d'Irun et de Fontarabie; capitaine de gendarmerie, chef de gare, inspecteur des douanes, receveur des postes et des contributions indirectes, commissaire spécial de police, Brastegui, conseiller municipal d'Irun.
    A l'offertoire Mme E. Guillot fit entendre sa belle voix de mezzo soprano dans "Ils sont tombés", qu'un groupe de jeunes filles reprit en chœur.
    Un enfant de Hendaye, ancien combattant, M. l'abbé Frapart, curé de la paroisse, monta en chaire et exalta en termes élevés les mérites de ses concitoyens tombés pour la défense du sol sacré de notre belle France. L'absoute est ensuite donnée et le cortège se forme aussitôt sur la place de la République; dans un ordre parfait on se dirige vers Castel-Zahar, où est érigé le monument aux sons de la marche funèbre de Chopin, exécutée par l'Harmonie municipale.
    Des drapeaux flottent aux fenêtres, les magasins sont fermés et tous les yeux se mouillent au passage des pupilles de la nation, des veuves de guerre et des pères et mères de ceux dont on commémore le souvenir; la foule est telle que l'on avance avec lenteur.. Les personnages officiels cités plus haut, auxquels se sont joints M. l'abbé Frapart et tous les conseillers municipaux de Hendaye, MM. Irurétagoyéna, Biénabe, Lopétégui, Urtizbéréa, conseillers municipaux d'Irun; Labourdette, Dayries, membres du Comité; Uthurria Bru, directeur du Sanatorium, pénètrent dans l'allée principale jusqu'au pied du monument, dont la remise à la population est faite avec émotion par le maire.
    Adossé à un nid de verdure, et dans le cadre incomparable où s'harmonisent la baie de Chingoudy, Ondarraitz et le cap Figuier, notre monument en granit rouge de Biriatou échappe à la banalité des obélisques et colonnes qui s'élèvent un peu partout; il est très heureusement complété par un groupe de bronze représentant une femme française coiffée du casque du poilu, tenant dans ses bras un soldat expirant. Il porte au sommet l'inscription suivante: "aux héros hendayais de la Grande Guerre"; puis sur les côtés, 1914-1918 et les noms des théâtres de la guerre où sont tombés nos concitoyens; leurs noms à eux sont gravés au centre en lettres d'or. L'appel aux morts, toujours impressionnant est fait par un grand blessé, M. J. Aramberri, président de l'U.N.C; y répondent deux braves mutilés, J.B. Murat et A. Délétoille. Un piquet de marins du "Grondeur" présentent les armes.
    Prennent successivement la parole: le président de l'U.N.C, le maire, le sous-préfet, le président des Vétérans et le colonel du 49e. "L'Hymne à Victor Hugo" est chanté avec beaucoup de justesse par les voix fraîches et disciplinées des garçons de l'école laïque, sous l'habile direction de leur directeur, M. Labarrère. A son tour, l'Harmonie interprète avec ampleur un "andante" puis termine cette cérémonie par l'exécution de notre immortelle "Marseillaise".
    Hendaye a bien glorifié ses morts. Les enfants du Nid Marin, du sanatorium, du pensionnat Suertégaray, du patronage des écoles laïques défilent, en se retirant, devant le monument aux morts qu'ils couvrent de fleurs; les Vétérans, les Mutilés, l'U.N.C., les Dames de France, le Pupilles de la Nation, etc., font de même.
    La dislocation du cortège se fait sur le Boulevard de la Plage. Très nombreuses et très belles sont les couronnes dont les plus remarquables ont été offertes par la ville de Hendaye, la ville d'Irun, l'U.N.C., les Mutilés, les Vétérans, les Sociétés Françaises de Saint Sébastien, l'U. des Dames de France, le pensionnat Suertégaray, les écoles libres, l'Amicale laïque des jeunes filles, le Nid Marin, etc. que M. Rémy, le fleuriste si apprécié, dispose avec un goût exquis.
    Nous adressons, en premier lieu, nos plus cordiales félicitations à MM. Ducuing, le talentueux statuaire bigourdan, et à M. H. Martinet, architecte paysagiste, conseiller municipal, qui en a conçu les plans, pour l'œuvre de goût qu'ils nous ont donnée en collaboration. Tous nos remerciements vont ensuite à un modeste parmi les modestes, M. L. Adamski, architecte municipal, dont le dévouement désintéressé n'a pas faibli un seul instant pendant toute la durée des travaux. Nous n'aurons garde d'oublier les membres du comité, qui ont également payé de leur personne, ainsi que les commissaires, anciens combattants, MM. Nury, Mortet, Bonnin , C. Imatz, Hablans et Laurent Pardo, qui furent des ordonnateurs parfaits”.
  • Inauguration - Presse 20/12/1921

    L’article du Courrier de Bayonne et du Pays Basque, daté du mardi 20 décembre 1921, plus concis que les précédents, s’attache surtout à citer les personnalités et un rapide aperçu ...

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    Inauguration - Presse 20/12/1921
    L’article du Courrier de Bayonne et du Pays Basque, daté du mardi 20 décembre 1921, plus concis que les précédents, s’attache surtout à citer les personnalités et un rapide aperçu de leurs discours et met en exergue la couronne offerte par la municipalité de Fontarrabie, comme symbole de la sympathie témoignée par nos voisins espagnols :  

    “HENDAYE - MONUMENT DES MORTS
    Dimanche dernier a eu lieu la fête de l’inauguration du monument consacré aux morts de la Guerre. Un service solennel célébré à 9h.1/2 réunissait tout d’abord une foule immense et recueillie. Madame Guillot y fit entendre un « Pie Jesu » d’une piété touchante et remarquablement exécuté.
    A la sortie de l’église le cortège se formait devant la mairie. C’était en premier lieu un défilé interminable d’enfants appartenant au Sanatorium, au « Nid Marin », à l’école Suertegaray, à l’école paroissiale et aux écoles publiques de la ville. Puis venaient les Vétérans, l’Union des Combattants, la Société des mutilés, les familles des morts encadrées d’un piquet de marins, enfin les autorités parmi lesquelles on voyait M. le sous-préfet de Bayonne, le colonel du 49e, le commandant du « Grondeur », les consul et vice consul d’Espagne, le maire de Fontarabie, les adjoints au maire d’Irun, la municipalité de Hendaye. De nombreuses gerbes ou couronnes s’intercalaient dans le cortège, offertes par les diverses écoles ou sociétés. La couronne offerte par la municipalité de Fontarabie était particulièrement belle et significative de la sympathie que nous témoignèrent toujours nos voisins d’Espagne.
    Au pied du monument, M. le maire de Hendaye en fait la présentation à la population. Il remercie tous ceux qui y ont apporté leur souscription et aussi tous ceux « qui ont consacré leur talent et leur temps » à l’érection de cette œuvre d’art.  La musique joue le Largo de Haendel, avec goût et finesse. M. Aramberri, mutilé de guerre fait l’appel des morts et la lugubre litanie « Mort pour la France » se répète cent fois aux oreilles émues des assistants. Au nom des mutilés, M. Aramberri prononce un discours d’une rare éloquence et tire la leçon de sacrifice et de devoir qui se dégage de l’héroïsme de nos morts. M. le Maire retrace ensuite la vaillante conduite de ceux que nous pleurons et les assure au nom de la population d’un souvenir reconnaissant et éternel, M. Ramillon se lève au nom des Vétérans et adresse aux morts les remerciements de l’ancienne génération meurtrie par la défaite et les humiliations imposées par la violence et salue avec joie l’heureuse restauration de la justice et du droit. M. le sous-préfet apporte ensuite le salut du gouvernement et recommande l’union dans le travail, seule source de régénération et de prospérité pour la France de demain. M. le colonel du 49e exprime les hommages de l’armée dont les morts sont la gloire et l’encouragement. Après les discours, les enfants des écoles chantent un hymne à l’honneur des héros et leurs voix pures et bien exercées firent belle impression. La musique clôture cette belle cérémonie par l’hymne de « la Marseillaise » pendant lequel les enfants défilent devant le monument en le couvrant des fleurs qu’ils avaient apportées.
    En somme, excellente journée dont chacun conservera le plus vivant souvenir et un amour plus grand pour nos morts qui se sont immolés et pour la France dont nous leur devons le salut et la victoire”.
  • Courriers divers 20/12/1921

    Après l’inauguration du Monument    Oubliant la polémique née de la non inscription des signatures des architectes, le maire Jean Choubac adressa dès le 20 décembre 1921 une ...

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    Courriers divers 20/12/1921
    Après l’inauguration du Monument 
     
    Oubliant la polémique née de la non inscription des signatures des architectes, le maire Jean Choubac adressa dès le 20 décembre 1921 une lettre de remerciements et de félicitations à Henry Martinet :
     
    “Hendaye, le 20 décembre 1921
    Le Maire de Hendaye
    à Monsieur H. Martinet
    129 rue du Faubourg St-Honoré
    Paris
    Monsieur,
    Cest dimanche dernier, 18 courant qu’a eu lieu la cérémonie d’inauguration du monument aux Morts pour la Patrie. Je vous ai aperçu dans la foule ; je pensais bien, en effet, que vous ne seriez pas resté loin de nous ce jour là, parce que votre cœur bat à l’unisson du nôtre.
    Comme moi vous avez pu recueillir les réflexions admiratives suggérées par la beauté du Monument. Elles s’adressent à vous, auteur du Monument et à tous vos collaborateurs dans l’œuvre.
    J’ai le devoir personnel, et je m’en acquitte volontiers, de vous adresser mes plus vives félicitations et mes meilleurs remerciements pour la belle œuvre que vous avez conçue et qui se dresse à jamais sur l’un des plus beaux sites de notre France, en hommage éternel à nos braves héros de la grande guerre, votre bien aimé fils y compris.
    Je vous prie d’agréer, Monsieur Martinet, l’expression de mes sentiments reconnaissants et dévoués.
    Le Maire”
     
    Sans omettre de féliciter également Louis Adamski :
     
    “Hendaye, le 20 décembre 1921
    Le Maire de Hendaye
    à Monsieur Adamski
    Monsieur,
    Vous avez pris une part très active et très désintéressée à l’érection du monument aux Morts pour la France.
    J’ai le devoir personnel, et je m’en acquitte volontiers, de vous adresser mes plus vives félicitations et mes meilleurs remerciements pour la mise en parfait état de notre monument et de ses abords en vue de la cérémonie d’inauguration.
    Veuillez agréer, Monsieur Adamski, l’expression de mes sentiments bien reconnaissants et dévoués.
    Le Maire”
  • Inauguration - Presse 25/12/1921

    L’article de El Bidasoa, hebdomadaire d’Irun, daté du dimanche 25 décembre 1921, décrit la messe solennelle, puis l’aspect du monument et mentionne la couronne dédiée par le peuple d’Irun (Traduction assurée ...

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    Inauguration - Presse 25/12/1921
    L’article de El Bidasoa, hebdomadaire d’Irun, daté du dimanche 25 décembre 1921, décrit la messe solennelle, puis l’aspect du monument et mentionne la couronne dédiée par le peuple d’Irun (Traduction assurée par Pedro Sanchez Blanco) :

    “À Hendaye - Hommage aux morts de la Grande Guerre
    Dimanche dernier on a célébré dans la Ville voisine de Hendaye l’acte d’inauguration du monument dédié aux 98 hendayais morts sur les champs de bataille.
    Ce fut un jour inoubliable pour nos voisins hendayais et on peut affirmer que toute la population a adhéré à cet hommage en y participant avec un recueillement saisissant.
    À 10 heures fut officiée une messe solennelle dans une Église paroissiale comble. Etaient présentes les autorités avec son Maire M. Choubac, le sous-préfet de Bayonne M. Fauconnier, MM. Palacio et Estomba Consul et vice-consul d’Espagne, le colonel de la 49ème de ligne, don Serapio Zaragüeta et don José M. Barastegui Maire et adjoint au Maire d’Irun, don Daniel Martinez Maire de Fontarrabie, le Commandant du Grondeur, capitaines de gendarmerie et douaniers, commissaire de police et autres autorités.
    Durant l’office les chœurs d’enfants dirigés par Mme. E. Guillot entonnèrent “Ils sont tombés”.
    La cérémonie religieuse terminée se forma un imposant cortège dont on peut assurer qu’il rassemblait tout Hendaye, se dirigeant vers Castel-Zahar, précédé par la fanfare municipale qui joua l’émouvante marche funèbre de Chopin.
    Face à la baie de Txingudi, devant ce beau cadre dressé par la nature eut lieu l’inauguration du Monument que la Ville de Hendaye dédie à ses enfants morts pour la France.
    Il représente une femme française couverte d’un casque de poilu, soutenant dans ses bras un soldat mort, ce groupe sculpté est entouré d’un mur en granit rouge formant un arc de cercle qui porte sur son sommet l’inscription “Aux héros hendayais de la Grande Guerre”. Sur le mur apparaissent les noms des morts et des batailles où ils perdirent la vie pour leur Patrie.
    Un peloton de marins de la canonnière “Grondeur” rendit les honneurs.
    M. S. Aramberri Président de l’Union des Combattants, un des premiers blessés dans la guerre, prit le premier la parole, suivi de celle de ses compagnons J. B. Murat et A. Deletoile.
    Parlèrent ensuite le Maire de Hendaye, le sous-préfet de Bayonne et d’autres personnalités.
    Une fois déposées diverses couronnes, celle que dédia le peuple d’Irun attirant l’attention entre toutes les autres, un défilé eut lieu le long du Boulevard de la Plage.
    La cérémonie se termina par l’interprétation de la Marseillaise.
    C’est de cette manière que la population de Hendaye honora ses héros”.
  • 1922
  • Délibérations Conseil municipal 04/10/1922

    Pour mettre mieux en évidence le groupe sculptural en bronze, il fut décidé, en octobre 1922, la pose d’une pierre de taille en grès rouge, pour surélever le socle :   ...

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    Délibérations Conseil municipal 04/10/1922
    Pour mettre mieux en évidence le groupe sculptural en bronze, il fut décidé, en octobre 1922, la pose d’une pierre de taille en grès rouge, pour surélever le socle :  
     
    “Ville de Hendaye
    Monument aux morts
    Surélévation du socle supportant le groupe en bronze
    Fourniture, taille, pose de pierre de taille, grès rouge de ASCARAT, compris déplacement du groupe en bronze et remise en place, le dit socle ayant 1,96m de long, 1,26m de large, et 0,22 de hauteur, toutes plus-values comprises : 700,00 frs.
    Dressé par l’architecte soussigné
    Hendaye, le 4 octobre 1922
    Adamski"
  • 1923
  • Ajout d'une grille 10/08/1923

    Puis, en août 1923, on se préoccupa de dresser une clôture du monument :   “VILLE DE HENDAYE Clôture du Monument aux Morts pour la France ...

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    Ajout d'une grille 10/08/1923
    Puis, en août 1923, on se préoccupa de dresser une clôture du monument :  

    “VILLE DE HENDAYE
    Clôture du Monument aux Morts pour la France
    TRAITÉ DE GRÉ A GRÉ
    Entre les soussignés:
    M. CHOUBAC, Maire de Hendaye à ce autorisé par délibération du Conseil Municipal, en date du 23 juin 1923, approuvée par M. le Préfet, le 6 juillet 1923, d'une part ;
    Et M. ALZATE, entrepreneur demeurant à Hendaye  d'autre part ;
    A ETE DIT ET CONVENU CE QUI SUIT :
    M. Alzate s'engage à fournir à pied d'œuvre et taillée, la pierre d'Ascarat, destinée à former la clôture du Monument aux Militaires morts pour la France, pour la somme de MILLE CINQ CENT SIX FRANCS CINQUANTE CENTIMES (1.506,50), savoir :
    17 mètres de bordure au prix de 34Frs le mètre linéaire ;
    5 pilastres au prix de 120 Frs l'un ;
    9 socles  au prix  de 36,00 Frs l'un.
    M. CHOUBAC, au nom de la commune, s'engage à acquitter à M. Alzate la somme de 1.506f50, après l'approbation du présent  traité par M. le Préfet.
    Les frais de timbre et d'enregistrement du présent marché, sont à la charge de l'entrepreneur.
                                                               Fait à Hendaye, le 2 août 1923
    L'entrepreneur                                                                                  Le Maire
    Alzaté                                                                                                Choubac
     
    Vu et approuvé
    Pau, le 10 août 1923
    Le Préfet”
  • 2014
  • Protection MH 21/10/2014
  • 2018