France (Morbihan) Belz (56550)

Conflits commémorés
  • 1914-18
  • 1939-45
  • Indochine (46-54)
  • Monument communal
informations déposées par Hermellin Christophe et mises à jour par Choubard Alain, Le Neve Yannick, Conquer Stéphane, Bénédicte Piveteau dernière mise à jour le 05/07/2023

Description du monument

Caractéristiques

  • Structure
    • Pilier commémoratif
      • Obélisque
  • Statuaires - Soldats
    • Divers Types de Soldats
      • Marin(s)
  • Ornementation végétale
    • Palme(s)
  • Ornementation religieuse
    • Croix
      • Croix latine
  • Décorations militaires
    • Croix de Guerre
Devant un obélisque, se tient debout sur le fut d'un canon un marin peint agitant de sa main gauche une branche d'olivier. Il tient dans sa main droite le bout du canon de son fusil. C'est un marin "victorieux".
Placé sur la place de la mairie de Belz, ce monument en granit gris a été réalisé par l’architecte Pierre JAMET. 
Ce pilier commémoratif est un obélisque sur socle carré. La tradition des obélisques remonte aux temps les plus anciens et semble être un symbole universel : signe de fécondité mais aussi fixateur d'esprit. Les obélisques sont sans doute les monuments les plus représentatifs et les plus représentés. Plus d'un tiers des monuments érigés dans les villages sont des obélisques. Plusieurs raisons à ce phénomène. . Il est certain que malgré toute la gratitude envers les soldats de la Patrie, un certain nombre de communes n'avaient sûrement pas les moyens financiers d'assurer l'élévation d'un monument grandiose. Le prix modique explique sa fréquence de plus, ses quatre faces se prêtent admirablement aux longues énumérations nominatives des morts. Sa verticalité et sa configuration qui rappellent celle de la borne, sont par ailleurs tout à fait adaptées au rôle de signal spatial qui lui est la plupart du temps assigné.
Cet obélisque est en trois parties séparées par un balcon à rambarde.
La base est posée sur un emmarchement de deux marches. Sa partie basse est biseautée et sur sa partie haute se trouve sur chaque face des plaques de granite noir avec les noms des morts gravé et peint en doré. Sur trois faces, deux plaques avec les noms des 133 poilus tombés sur les champs de batailles de la 1ere Guerre Mondiale. A l’arrière, une plaque avec les noms des 29 morts de la 2nd Guerre mondiale et des 3 soldats mort en Indochine et une plaque avec le nom des 5 enfants victimes innocentes de la guerre 39/45, tués d’une mine anti-char le 27 septembre 1945.
La partie inférieure est en pierre de taille brute avec une basse moulurée et la supérieure est composée de blocs lisses. L'obélisque se termine, non pas par les quatre faces qui se rejoignent, ce qui donnerait une pointe trop fragile, mais par une pierre rectangulaire biseautée sur une face. Sur cette même face une croix latine est taillée en relief. La croix latine symbole religieux (croix du Christ), elle rappelle aussi les croix marquant les tombes sur les champs de bataille.
L’ensemble rappelle la composition d’un phare.
Sur la partie supérieure est fixée une palme en bronze peinte en vert. La palme est considérée comme symbole de vitalité, donc de victoire. Les Chrétiens se sont saisis de ce symbole glorieux pour évoquer la glorification de leurs martyrs et on les plaçait sur les cercueils. La palme traverse une bouée d’où est accrochée une croix de guerre peinte en blanc. La croix de guerre 1914-1918 est une décoration militaire attribuée aux soldats méritants pour récompenser l'octroi d'une citation par le commandement militaire pour conduite exceptionnelle au cours de la Première Guerre mondiale. Elle représente une croix pattée à quatre branches avec deux épées croisées. Elle symbolise le patriotisme et la bravoure des hommes morts aux combats.
A l’avant de l’obélisque, un piédestal se décroche. Sur sa face avant, une plaque de granit gris y est fixée. Elle est gravée en doré : LA COMMUNE DE BELZ À SES ENFANTS MORTS POUR LA PATRIE.
            Ce socle est surmonté d’une statue d’un fusilier marin pour remplacer le poilu. Ce choix est peu commun dans le Morbihan. Il marque l’ancrage de la commune à la mer et un hommage aux nombreux marins belzois disparu. Cette statue est réalisée en fonte de fer bronzée peint par le sculpteur de Saint-Brieuc Élie LE GOFF (1858-1938) et par la fonderie Emile CHAPAL à Auray (Morbihan).
            A l’instar du poilu triomphant, cette statue représente un fusilier marin "victorieux debout sur le fut d'un canon, une branche de laurier et une branche de pommier. Il agite de sa main gauche une branche d'olivier. Il tient dans sa main droite le bout du canon de son fusil dont la crosse est plantée dans un casque allemand. Il porte sur sa veste une croix de guerre.
Le fusilier marin, enfin libéré, s'en va rejoindre son village et tous ceux qui lui sont chers. Le bras droit levé bien haut dans le ciel semble vouloir saluer les proches du haut de la colline qui surplombe son village. Le fusilier marin a le sourire aux lèvres. Est-ce parce qu'il va revoir sa famille ou est-ce parce qu'il a pu échapper à la boucherie ? Sans doute les deux. Cette attitude figée dans l'éternité a fort bien pu se répéter à chaque permission. Ce poilu symbolise la bravoure des soldats et représente parfois un épisode de la guerre.
Le rameau de laurier, ou palme de victoire, bien que la palme de lauriers puisse faire référence à l'histoire religieuse (entrée de Jésus dans Jérusalem), il est permis de penser qu'ici, la palme fait référence au triomphe républicain. Elle rappelle le goût pour l'antique de cette époque. Elle est aussi le symbole de la victoire, du sacrifice, de la résurrection et de l'immortalité acquise par la victoire. Elle représente les vertus militaires et l’héroïsme.
La branche de pommier se trouve au centre de plusieurs croyances, dont celles de procurer la sagesse, d'améliorer les connaissances et d'acquérir l'immortalité.
Le rameau d'olivier est le symbole de paix et de gloire. Dans l'antiquité, il était un emblème de fécondité. Il est souvent associé à une colombe.
            Pendant la 2nd guerre Mondiale, des soldats allemands ont constatés que la crosse du fusil était plantée dans un casque allemand, pouvant être interprété comme un signe de soumission, de victoire. Furieux, ils ont en vain tenté de le détruire. Le casque en garde des séquelles.
            De chaque côté à l’arrière du monument, se trouve deux mâts pour la montée des drapeaux lors des cérémonies du souvenir. Le drapeau est un emblème militariste et guerrier, mais également un symbole de patriotisme, il est présent lors de toutes les commémorations.

Matériaux

sculpture : fonte de fer bronzée

Economie

Prix

25 399 francs

Subvention commune

18 000 francs + 4 729,50 francs

Subvention Etat

1 260 francs

Dons autres

Conseil départemental 1 300 francs

Les morts

ALLANIC Jean-Vincent
ALALNIC Louis
ALLEHAUX Joseph
AUFFRET François
BERTIC François
BIDEAU Aimé
BIHAN Julien
BRUZAC Georges
BURGUIN Jean-Marie
-
BURGUIN Louis
BOUILLY Théodore
BOUILLY Théodore
BOUILLY Pierre-Marie
BOULER Joseph
BOZEC Jean-Vincent
BOZEC Pierre
BOZEC Constant
CAILLOCE Louis
-
COCHER Louis
COLLET Joseph
COLLET Théophile
COLLET Frédéric
CORITON Jean-Marie
CORLAY Augustin
COUILLEROUX Léon
DANO Eugène
DAVID Joseph
----
DELETER Louis
DREAN Ferdinand
ERDEVEN Jean
EVANNO Joachim
EZANNO Jean-François
FORMAL Joseph
FRANGER Alfred
GODEL Pascal
GROUHEL Joseph
-
GROUHEL Jean-J.
GROUHEL Jean-V.
GROUHEL Louis
GUILLAS Désiré
GUÉHENEUF Albert
GUÉHENEUF François
GUHEL Pierre-M.
GUILLEVIC Joseph
GUILLEVIC Armand
-
GUILLEVIC Germain
GUILLEVIC Louis-M.
GUYONVARCH Joseph-M.
GUYONVARCH Louis
HERVÉ Théodore
HUISTEL Louis
HURTAUD Henri
HURTAUD Désiré
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HURTAUD Jean-Emmanuel
JOLLIVET Léon
JOLLIVET Pierre
KERMORVAN Marcel
KERZERHO Jean-Vincent
LE BAIL Joseph-Marie
LE BERTHE Pierre-Marie
LE BIDEAU Étienne
-
LE BIDEAU Jean-Marie
LE BOZEC Alfred
LE CHAPELAIN François
LE CHIR Pierre-Marie
LE DANTEC Joseph
LE DANTEC Georges
LE DÉORÉ Jean-marie
LE DRAPPER Théophile
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LE FLOCH Louis
LE FRAPPER Joseph
LE GLOAHEC Jean-Marie
LE GOURIADEC Albin
LE GRAS Théodore
LE GRAS Jean-Marie
LE GUEN Louis
LE GUEN Jean-Marie
-
LE LAMER Victor
LE LAMER Jean-François
LE LAMER Alexandre
LE LOUER Joseph
LE MAUX Émile-Marie
LE MAUX Jean-Marie
LE MAUX Jean-Marie
LE MAUX Pierre-Marie
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LE MESTRE Pierre-Marie
LE MIGNANT Alexis
LE MIGNANT Désiré
LE MIGNANT François
LE NÉZET Augustin
LE NÉZET Jean
LE PEN Jean-François
LE PORT Pierre-Marie
LE PORT François
LE PORT Armand
LE PERSON Eugène
LE QUER Henri
LE ROLLE Vincent
LE ROUX Jean-Marie
LE RUNIGO Louis
LE RUNIGO Louis
LE SAUCE Arthur
LE VISAGE Jean-Marie
LE VISAGE Joseph-Marie
LAURENT Jean-Louis
LESQUER Théodore
L'OFFICIAL Armel
L'OFFICIAL Arthur
L'OFFICIAL Eugène
L'OFFICIAL Joseph
MAGADUR Alexandre
MADEC Jean-François
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MALLET Désiré
MAX Raymond
MORON Jean-François
MORGANT Jean-Marie
PERSONNIC Émile
PERSONNIC François-Marie
PERSONNIC Joseph
PERSONNIC Jean-marie
PERSONNIC Pierre-Marie
-
PERSONNIC Joseph
PERSONNIC Jean-Marie
PERRON Henri
PHILIPPE André
PLUMER Jules
RIO Jean-Joseph
RIUS Jean
RIUS Jean-Vincent
SONNIC Julien
-
STEPHANT Alexandre
STEPHANT Louis
BONNEC Jean-Marie
EVENO Marcel
EZANNO Théophile
GUILLET Félix
GUILLEVIC Joseph
GUILLEVIC Joseph
GUILLEVIC Raymond
HUBERT Germaine
-
LE BOULER Jean-Vincent
LE CORFF Jean-Marie
LE MOULLEC Léon
LE MEAUX Rémy
LE RUNIGO Léon
LE ROUZIC Étienne
LE PORT Jean-Marie
L'OFFICIAL Joseph
-
CAILLOSSE Casimir
LUCAS Joseph
MALLET Emmanuel
RIUS Alfred
TUAL Armand
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Enfants victimes innocentes de la guerre 39-45 de 5 à 10 ans, d'une mine anti-char le 27 septembre 1945
Joseph & René LE SQUER
Claude & Jean-Paul DRÉAN
Jean-Baptiste & Maurice L'OFFICIAL
1953
RIO Eugène
GOASMAT Eugène

Historique du monument