France (Indre) Saint-Chartier (36400)

Conflits commémorés
  • 1914-18
  • Monument paroissial
informations déposées par Dubant Didier dernière mise à jour le 22/08/2014

Description du monument

Caractéristiques

  • Structure
    • Stèle
  • Ornementation religieuse
    • Croix
      • Croix latine
  • Autres éléments
    • Entourages
      • Entourage Bornes/Chaînes ou barres
  • Ornementation végétale
    • Guirlande
  • Ornementation militaire - Armes
    • Équipement militaire
      • Casque
  • Ornementation associée
    • Épée et palme entrecroisées
  • Ornementation civile
    • Drapeau(x)
      • Drapeaux entrecroisés
  • Décorations militaires
    • Croix de Guerre

Le monument est constitué d’une stèle dominée par une croix latine. Sous la croix latine, sur la face antérieure une reproduction de Croix de guerre suspendue à son ruban est encadrée de feuillages et mise en valeur par deux drapeaux entrecroisés.

Sous les drapeaux, toujours sur la face antérieure, se trouve une plaque rectangulaire de teinte noire, avzec sommet à arc en plein cintre. Sur cette plaque en lettres d’or sont inscrits sous le titre : «Tombés pour la France », sur une colonne à gauche, dans l’ordre des dates de décès, les prénoms et les noms des 32 enfants de la commune morts pendant la première guerre mondiale. Cette liste est indiquée comme étant la «LISTE OFFICIELLE DE L’ETAT CIVIL ». Sur une colonne à droite également dans l’ordre des dates de décès sont figurés les 31 prénoms et noms constituant  la « LISTE COMPLEMtaire DU PRONE », des morts de 1914 à 1919.

 Figurent en bas à gauche «NERET » et en bas à droite «CHATEAUROUX », ce qui permet d’identifier l’auteur de la plaque.

Les faces latérales du monument sont ornées d’une guirlande verticale en cinq éléments.

 Le socle de la stèle sur sa face antérieure est orné d’un décor en léger relief : un casque de type Adrian, tourné vers la droite, posé sur une épée de «Style Empire » et  une palme. La poignée de l’épée et la queue de la palme se trouvent toutes les deux du côté gauche.

Le monument est protégé sur trois côtés, par une grille métallique basse.

Les morts

A gauche après «LISTE OFFICIELLE DE L’ETAT CIVIL » :
- 1914 - Marcel Péru, Emile Ducrot, Ca(por)al Emile Billaud, André Gérôme ;
- 1915 - Henri Blin, S(er)G(en)T Armand Malot, Alfred Aubard, Félix Prot, Julien Pétoin,
COMMANDANT A. Naud, Ernest Découchant, Eugène Duplaix ;
- 1916 - CA(pora)L Emile Gérodolle, Emile Pilard, Silvain Lavaud, François Grazon, René Bonamy, Jean Blanchard, CA(pora)L Anatole Péaron, Lucien Viaud ;
- 1917 - Lucien Péaron, Henri Bernardet ;
- 1918 - Jean Bonnin, Charles Tourny, M(aréchal). D(es). L(o)gis Paul Péaron, Emile Delaume, Maurice Chaussé, Emile Lamy, Jules Caillaud, M(aréchal). D(es). L(o)gis H. Jouhanneau, Gabriel Fleuret, Martin Nouat.
A droite après «LISTE COMPLEMtaire DU PRONE »
(pour mémoire le prône dans l’ancienne liturgie chrétienne était la liturgie dominicale formulée par le prêtre paroissial. Cette dernière était généralement suivi de consignes, d’avis et d’annonces. Les noms de ces défunts Morts pour la France y furent donc très certainement prononcés) :
- 1914 – Henri Viaud, Paul Lacaud, Louis Bonin, Paul Chenevat, L(ieutenan)t. Edmond Rochet, S(ous). L(ieutenan)t Marcel Simon, Denis Viaux ;
- 1915 – Armand Descoux, Emile Bonin, Maurice Descoux, Paul Charbonnier, Joseph Décogné, Henri Descoux, Louis Giraud, Jean Jamet, Jean Rangly, C(apor)al Jean Bordeau ;
- 1916 - Jean lemoine, Pierre Gourichon ;
- 1917 – Eugène Chéramy, Eugène Boursault ;
- 1918 – Henri Bigot, Alexandre Bigot, Henri Delmont, C(apor)al J. B. Breuillaud, C(apor)al Joseph Lafont, Silvain Chassaigne, Raoul Robert, Ferdinand Noé, Gustave Ségelle
- 1919 – Jean Bruneau.

Historique du monument

  • À propos...
    Source : DUBANT Didier

    * A signaler la présence à l’intérieur de la chapelle, mais dans le mur oriental d’un vitrail à encadrement végétal, ...

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    À propos...

    * A signaler la présence à l’intérieur de la chapelle, mais dans le mur oriental d’un vitrail à encadrement végétal, portant au centre de la partie inférieure de cet encadrement un rondel avec à l’intérieur sur 8 lignes en lettres blanches l’inscription : «OFFERT PAR LA FAMILLE DU COMMANDANT A. NAUD NE A ST CHARTIER LE 13 JUIN 1870 ET TOMBE A BAURAINS LE 25 SEPTEMBRE 1915 ».

    La famille à laquelle appartient le Commandant Alexandre Naud possédait depuis 1858 le Château de Saint-Chartier (George Sand avait par ailleurs déjà évoqué le château dans son Roman «Les Maîtres sonneurs» publié en 1853) et Beaurains est une commune du département du Pas-de-Calais, située au sud d’Arras.

    Le vitrail représente un ange, avec ses deux ailes déployées, sous une croix rayonnante, se préparant à déposer une palme sur le corps d’un officier vêtu d’un uniforme bleu horizon, portant bandes molletières, brodequins et l’étui de son revolver fixé à son ceinturon. L’homme est représenté gisant sur un champ de bataille matérialisé par des pièces de bois plus ou moins verticales liées entre elles par des fils de fer barbelés ; par des gabions renversés, c'est-à-dire des panniers de forme cylindrique constitués de branchages tressées enroulés autours de piquets et remplis de terres et de cailloux et au premier plan par l’extrémité arrière d’un obus. Un casque de type Adrian est figuré partiellement basculé sur le sol est près de la main gauche de l’officier (voir GENESTE Olivier - Vitraux du XXe siècle dans l’Indre. Le choix de la modernité. Centre. Série Image du patrimoine n° 274 Inventaire général du patrimoine culturel  2012 :  le vitrail de Saint Chartier est signalé page 38  et 39).

     

    Ce vitrail serait attribué au peintre-verrier tourangeau Lucien Ernest Fournier (dit Lux Fournier 1868 - 1962), le fils de Julien Fournier qui avait un atelier au 3 bis rue des Ursulines à Tours dans le département d’Indre-et-Loire (http://www.photo-patrimoine-vgc.fr/th%C3%A9matiques/vitraux/verriers/).

    Un vitrail très similaire, avec la croix rayonnant, l’ange déposant la palme, l’officier au sol avec un casque de type Adrian près de sa main, existe dans l’église Saint-Georges à Ciron dans le département de l’Indre. L’œuvre est également attribuée au peintre-verrier Lux Fournier (http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=AUTR&VALUE_98=Fournier%20Lux%20&NUMBER=21&GRP=0&REQ=%28%28Fournier%20Lux%29%20%3aAUTR%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=3&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=200&MAX3=200&DOM=Tous).

     

    Les deux fiches individuelles concernant Alexandre Naud sur le site internet Mémoire des hommes précisent : Naud Alexandre Joseph Stanislas. Né le 13 juin 1870 à Saint-Chartier, Commandant, Chef de Bataillon au 11e Régiment d’Infanterie, n° de matricule 378 au Corps. Classe 1890 au recrutement de Châteauroux. Tué à l’ennemi le 25 septembre 1915 au combat d’Arras dans le département du Pas-de-Calais. Transcrit le 28 mars 1916 à Tours dans le département de l’Indre-et-Loire. 

    L’historique du du 11e Régiment d’Infanterie parti le 5 août 1915 de Montauban précise pour septembre 1915 :  «jusqu’à fin septembre, le régiment occupe au sud-est d’Arras, le front Blangy - Saint-Sauveur. Ses relèves régulières permettent aux bataillons d’aller à tours de rôle cantonner à Dainville et Berneville. Profitant de cette période de repos relatif, sous les ordres du Colonel Lagarrue le régiment, sans préjudice de l’amélioration du secteur et des opérations de détail, répare des pertes et refait sa cohésion, de façon à pouvoir fournir une nouvelle série d’efforts.

    L’occasion ne tarde pas. Le 25 septembre (1915), la Xe Armée appuie par un ensemble d’opération la grande offensive de Champagne. Le Régiment marche sur Beaurains (Pas-de-Calais). A 12 heures 25, les troupes d’assaut sortent de leurs tranchées pour se porter sur les tranchées allemandes, sous un bombardement excessivement violent qui durait depuis plusieurs heures. On ne peut mieux résumer cette attaque que par la copie des citations de 2 chefs de bataillons engagés :

    Chef de Bataillon NAUD, commandant le 1er bataillon : «Le 25 septembre, sous un feu d’artillerie des plus violents s’est porté dans le parallèle de départ à l’heure de l’attaque pour commander lui-même le débouché de son bataillon où de l’attitude, de la voix et du geste il exaltait magnifiquement l’élan de tous et faisant précipiter l’allure de la seconde vague. Plein d’enthousiasme, il s’écriait : « comme il est beau mon bataillon » et prenait part lui-même au corps à corps au milieu des soldats les plus avancés dans la 2e tranchée allemande en se frayant une trouvée à coups de revolvers. Est tombé mortellement frappé d’une balle au cœur ».

    Chef de bataillon PERROCHAT, commandant le 2e bataillon : «le 25 septembre 1915, sous un feu très violent d’artillerie a enlevé magnifiquement son bataillon pour le porter à l’attaque de la Briquetterie. Arrêté par des réseaux de fil de fer intacts derrière un talus, a maintenu toute le monde en place, faisant creuser des tranchées malgré le feu des mitrailleuses ennemies » (Historique du 11e Régiment d’Infanterie pendant 14/18. Imprimeur Edouard Julien Albi - Tarn).

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Localisation

Dans l'église

Le monument se trouve à l’intérieur de l’église paroissiale de Saint-Chartier, contre le mur nord de la chapelle septentrionale. Le vitrail concernant le Commandant Alexandre Naud se trouve lui à l’intérieur d’une ouverture située dans le mur oriental de la même chapelle septentrionale.