Auchel

62260 (Pas-de-Calais)
Conflits commémorés
  • 1914-18
  • 1939-45
  • Indochine (46-54)
  • Monument communal

Description du monument

Caractéristiques

  • Structure
    • Monument
  • Représentations féminines
    • Femme(s)
      • Femme avec enfant
  • Représentations - Soldats
    • Soldats morts
      • Poilu mort
  • Autres représentations humaines
    • Famille
      • Famille de Mineurs
    • Représentations professionnelles
      • Mineur(s)
    • Enfant(s)

Le monument inséré dans un jardin public présente deux scènes.
La première symbolise "L'humanité en deuil" devant les horreurs de la guerre : ruines, soldats morts...
La seconde scène présente "La paix en pays noir " une famille de mineur se repose dans un jardin, le père cueille les fruits d'un arbre, un enfant dort et la mère s'occupe du petit dernier.

Le sculpteur proposa un projet original, intitulé Flétrir la guerre, Chanter la paix. L'oeuvre se compose de deux groupes distincts. Le premier, à l'avant du jardin prévu par l'artiste lui-même, représente L'Humanité en deuil : une femme, les yeux cachés par les mains, se lamente sur le sort des victimes qui gisent à ses pieds, recouverts par des amas de ruines. Derrière ce groupe, un mineur, entouré de sa famille, cueille un fruit. Cette scène illustre La Paix retrouvée dans le pays noir. Les deux groupes, peu surélevés, sont à la même hauteur que le public qui peut alors partager la peine ou le bonheur de l'un ou de l'autre. À travers ce monument, l'artiste a voulu représenter deux périodes totalement différentes : l'immédiate après-guerre avec les souffrances de la population et la désolation ; le début de la reconstruction d'une région dévastée, un monde où l'homme revient de son travail pour retrouver avec bonheur sa famille. Le geste est symbolique : cueillir un fruit en signe de reconnaissance.

Matériaux

sculpture : calcaire

Economie

Prix

120 000 francs

Inscriptions présentes sur le monument

Sur les plaques avec les noms des morts
LES ENFANTS D'AUCHEL
VICTIMES DE LA GUERRE

Les morts

1914
H. ABRASSART
E. BARON
L. BEAUCAMPS
J. BEAUGEOIS
L. BECHET
H. BECU
A. BLONDEL
L. BLONDEL
R. BOURGEOIS
C. BROUILLARD
F. CAMUS
G. CARDON
A. CEANE
V. CHEVALIER
E. CHEVRETTE
C. CLEMENT
J. COLIN
G. CORDONNIER
V. DANTIN
E. DEBOMY
B. DEGRUGILLIERS
R. DEGRUGILLIERS
J. DELAIRE
C. DELBREUF
L. DELEPINE
W. DELIGNY
E. DEPOILLY
J. DEQUIREZ
F. DERON
G. DERON
A. DESEILLE
A. DESEILE
M. DE WOOGHT
N. DOURNEL
M. DOYELLE
A. DUBOIS
E. DUBOIS
M. DUFLOS
T. DURAND
L. FERRAND
H. FLAMENT
E. FOURNIER
F. FREVILLE
I. GAMBERT
J.B. GODET
B. GOSSELIN
C. GUCHEZ
A. HALGRAIN
H. HANNEDOUCHE
C. HOUZET
V. HUMETZ
E. JOUGLET
C. KESTEL
F. LAGACHE
L. LAURENT
V. LECAT
J. LECOCQ
L. LECOCQ
A. LEFELLE
A. LEKIEFS
C. LHOIR
V. LUTUN
P. MAQUET
E. MASSENOT
C. MASSENOT
V. MONFAY
A. MOREL
A. MORTIER
J.B. PIGNON
M. PLEE
P. POLLET
L. QUELQUEJEU
L. RENE
L. RIMETZ
P. ROBART
E. ROGERRO
P. ROLLE
V. ROUSSEAU
C. SAINT LEGER
A. SERNICLAY
A. SGARD
A. SOMON
P. STAELEN
E. TANGREZ
L. TAVERNE
L. TOURNEL
P. TOURNEUR
V. TOURSEL
P. VOSPETTE
A. WAELKENS
E. WLAMYNCK
--
1915
J. ADRIEN
H. AROLD
H. ASQUIN
L. BACQUET
A. BAERT
L. BEAUCOURT
E. BERTHE
N. BESSON
N. BEE
V. BLANCHART
E. BOUILLIER
C. BOULET
P. BOUTON
L. BREART
B. BROQUET
A. CABOCHE
L. CALIME
F. CAPPE
L. CAREMIAUX
F. CARON
R. CAUFFRIER
A. CAVIGNAUX
P. CAVIGNAUX
F. CHARLES
A. CHOQUEL
C. CHOQUEL

J. CHRETIEN
V. COPIN
A. COUSIN
L. DANNEL
E. DARRAS
H. DARRAS
L. DAUTRICHE
F. DEBOMY
P. DECROIX
E. DELATTRE
L. DELGERY
A. DELMER
A. DELORRAINE
H. DELPLANQUE
H. DEMAGNY
F. DEMARTHE
F. DERSY
G. DESWAELES
J. DHENNIN
M. DOLLET
G. DOUILLY
E. DUBAR
A. DUBEAUREPAIRE
H. DUBOIS
A. DULCHAIN
J. DUMORTIER
L. DURAND
C. DUVAL
A. DUWEZ
A. ELARD
L. ETIENNE
J. EVRARD
P. EVRARD
F. FACON
J. FERREZ
L. FLAMENT
A. FOCQUEU
M. FONTAINE
V. FOUCART
D. FOVEZ
F. FRANÇOIS
L. FREVILLE
J. GRASSET
E. GRESSIER
M. GUISELAIN
A. HALGRAIN
H. HANNARD
V. HANNEBIQUE
R. HANNOY
F. JOLY
F. JOSSIEN
J. LANCIAL
P. LANNOY
M. LAURENT
P. LAVERSIN
E. LEBOEUF
A. LENGLEMETZ
A. LEPRETRE
G. LEPRETRE
A. LESELLIEZ
M. LEQUEBIN
A. LHOIR
C. MABILLE
G. MABILLE
V. MACRELLE
A. MANTEL
F. MARIEL
L. MASSET
C. MAUROY
C. MERLIER
L. MEUNIER
A. MORTIER
H. NYS
E. OLIVIER
F. PAILLART
H. PAILLART
L. PERCHE
C. POHIER
G. POIRIER
O. PONCHEL
G. PRUDHOMME
H. PRUVOST
F. REGNIER
F. RIMETZ
R. RIVIERE
E. ROCHE
F. ROSSIGNOL
A. ROUSSEAU
E. ROUSSEL
E. ROUSSEL
A. SERNICLAY
N. STOREZ
A. TAILLENTER
L. THAREL
J. THELLIER
E. THUILLIER
X. TITRAN
A. TOURNEL
E. VENEL
G. VERRIER
A. VILLEZ
L. VASSEUR
--
1916
A. BARBIEUX
G. BARBIER
E. BARON
A. BEAUGEOIS
E. BECCU
E. BOGAERT
F. BOURDON
T. BOUREL
C. BOURGEOIS
A. BUCHE
F. CANESSON
H. CARON
L. CARETTE
A. CHAUVIN
A. COCU
M. COURCELLE
R. COURCELLE
C. CRETON
J. CUVELLIER
A. DANEL
J. DAUTRICHE
L. DECOSTER
A. DEFIEF
C. DEFURNE
G. DEFURNE
A. DELESTRAI
F. DELEPINE
L. DELVALLET
M. DENIS
P. DECOBERT
A. DHIEUX
M. DHOLLANDE
R. DIDIER
O. DIERS
O. DREZE
A. DUCATEZ
C. DUHAMEL
M. DUMUR
A. DUPONT
J.B. DURIEUX
F. FARDEL
H. FIL
L. FLAHAUT
F. FOUCART
L. FOUCART
P. FOURNIER
C. FREVILLE
C. GALLET
Y. GARBE
E. GAROT
C. GERVOIS
H. GRAVELINE
A. GRIPON
E. GUILBERT
F. HALLUIN
E. HECQUET
J. HENRI
E. HERMY
A. HOCHART
A. HOURSON
L. LANNOY
J. LATTEUX
E. LECOCQ
A. LEGRAND
C. LEGRAND
V. LEMAY
H. LEPRETRE
L. LEROY
P. LEROY
J. LESSCHAEVE
H. LESSENCE
H. LETOQUART
A. MANTEL
M. MANTEL
J. MAY
F .MERLIN
P. MOITEL
P. NAESSENS
H. NIPPERT
O. NIZART
F. OUTTIER
H. OUTTIER
A. PACAUX
E. RATEL
H. RICHEBE
C. ROBART
E. SACLEUX
A. THELLIER
A. TOURNEUR
M. TRAPELLE
F. TRIQUET
F. TROLET
J.B. VANQUELEF
H. VANSTEENE
G. VIGNACOURT
W. WATERLOT
F. WILLEMENT
E. TISON
--
Victime civile
R. BERQUEZ
--
1917
J. BAUDE
O. BERRIER
J. CANESSE
D. CAUDRON
E. CHRETIEN
E. COCU
J. COINTE
E. CRETON
M. DEBACKER
G. DEGUFFROY
H. DELAUDE
J. DELMER
G. DERUY
J. DOURLENS
G. DOYELLE
P. DUSSART
J. GALLET
N. GAROT
J. GERARD
G. GUIMARD
J. LANCIAL
P. LANCIAL
A. LEFEBVRE
I. LEFEBVRE
A. LEGRAND
M. LESSCHAEVE
A. LOLLIEUX
F. LOUCHART
C. NOEUVEGLISE
C. OLIVIER
J. PONCHANT
F. POTIER
J.B. PROVILLE
H. QUEVA
E. RANDOUX
L. RICOU
G. ROSE
J. RUFFIER
A. SERVAIS
L. SORRIAUX
G. TITECA
F. URBAIN
J. VROONE
M. WILLAUME
--
1918
A. AMIOT
E. BACQUET
H. BANNETZ
F. BEAUDELET
E. BON
G. BRANLY
M. CAMPAGNE
N. CHATELAIN
G. CLODORE
A. COQUIDET
A. DAGNEAUX
P. DEMANZE
G. DEMOULIN
F. DEMULLIER
A. DESSINAIS
E. DEPLANQUE
L. DHEDIN
E. DOYE
V. DUBOIS
I. DUEZ
J. DUFLOS
E. DUMORTIER
J. DUPLOUY
V. EDOUARD
G. ETIENNE
A. FRANÇOIS
V. FRANÇOIS
L. HIART
C. GALAMETZ
C. GOUILLART
L. GUILLEMENT
F. JOLY
F. JOURDAIN
P. LABITTE
A. LEBON
D. LEGRAND
E. LEROUX
J. LHERISSON
C. MARNEFFE
G. MERLEN
A. MILAN
C. MORDACQ
J. MOREAU
L. MOUCHON
J. OGUET
C. POUILLY
H. PRUVOST
L. RICHIR
V. RICHIR
M. ROUSSEL
A. SALOME
J.B. SORRIAUX
M. STOREZ
H. SURIRAY
M. TITRAN
J. VATOME
A. VIDELAINE P
. VILLERS
G.WALQUENART
--
Victimes civiles
T. DELLYS
A. DUBRULLE
-
1919
H. DENIS
L. GUYOLARD
C. HIART
P. LAMIAUX
L. LEJEUNE
H. PLACE
J. SCOTTE
L. VINCENT
--
1920
J. ADRIEN
F. DOLLET
--
1921
P. BESSON
F. PAILLARD
--
1923
V. BARROIS
R. COUPRY
A. DAVE
L. DOYELLE
H. LEJOSNE
--
1924
V. DELMER
G. LECOCQ
U. RIGAUT
--
1925
J. BULOT
G. BROQUET
D. CARON
L. DENDRAD
--
1927
A. BECOYE

 

Soldats morts pour la France
P. BERLEMONT
P. BOULANGER
C. BOULIN
A. BREDAT
M. CARPENTIER
F. DEBRUGE
E. DELANNOY
P. DELERUE
P. DELPORTE
F. DESGRUGILLIER
A. DESWAERTE
M. DUCROCQ
P. DUPONT
H. DUPONT
L. FERLIN
P. FLAHAUT
J. FOURMAULT
F. GRASSET
E. HEDIN
H. HENNIART
A. LEGRAS
A. LEBON
D. LEFEBVRE
F. LELONG
G. LEMOINE
F. LEULIET
P. MAILLARD
G. MOREL
X. PATIGNIER
A. PRUVOST

M. OFFFROY
A. PAYELLE
P. POPMLNEN
J. QUIENOT
L. ROUSSEL
A. SAUTY
A. SLABBAERT
A. SOUPART
P. TAILLY
M. VANLANDEWICK
P. VIVIEN
J. DUPUICH
G. DUPONT
L. URBAIN
--
Internés Fusillés
G. ANTOINE
J. BERNARD
F. BERTRAND
S. CANDAS
P. CARON
A. DELLERUE
G. DELLERUE
J. DEMARTHE
L. MOISON
J. PARMENTIER
A. SUCHET
M. SUCHET
J. TREFIER
--
F.F.I. Fusillés
J. BOIDIN
J. BOUTOILLE
A. DEBARRE
G. DOHET
P. HOURDEQUIN
J. IMBRECHT
R. PETIT
V. PERLEIN
G. VAILLANT
P. VIEZ
H. VINCENT
--
F.F.I. Tués
F. BOUILLIEZ
J. BRUYEZ
D. GILMAN
A. JACQMART
B. PETTE
M. VISEUX
--
Civils Fusillés Tragédie de Saint-Pierre
R. BERTON
P. EVRARD
D. MOUSSET
P. PORIER
V. VASSEUR
F. VINCENT
--
Victimes de bombardement
A. CASTELAIN
M. MERLEN née CHATELAIN
L. DEBUISSION
S. DECROIX
J. DEGRAND
H. MEPLEN
H. NOREZ
J. POIRET
A. POIRIER PORET née L. POIRET
--
Victimes faits de guerre

B. DASSONVAL
L. BAUDAILLIER
M. SENCE
--
Prisonniers de guerre décédés
J. ANQUEZ
P. BARBIER
F. DELIGNY
H. DEMADRILLE
E. DUBARRE
L. DUPONT
G. DUBRULLE
H. GODART
L. GIGOT
P. POIRET
C. SOTY
J. VANLANDEWICK
L. CHAUSSOY
 

DELEPINE André (sergent)
LACHERY Elie-Camille (sergent)

Sources / Bibliographies / Sites Internet

http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?insee=62048&dpt=62&idsource=53949&table=bp08

http://memoiresdepierre.pagesperso-orange.fr/alphabetnew/a/auchel.html

GRAILLES Bénédicte, Mémoire de pierre : les monuments aux morts de la première guerre mondiale dans le Pas-de-Calais, Archives départementales du Pas-de-Calais, 1992

BREYE Vincent, Le Nord-Pas-de-Calais à travers cent statues, Voix du Nord, 2000, p. 90

http://jc-auchel.over-blog.com/article-le-monument-aux-morts-d-auchel-ses-symboles-81042394.html

Historique du monument

  • 1924
  • Délibérations Conseil municipal 23/06/1924

    Le comité d'érection s’est réuni le 23 juin. Dès l’ouverture de la séance, M. J. Chrétien, remplissant les fonctions de maire, expose à l’assemblée toutes les difficultés ...

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    Délibérations Conseil municipal 23/06/1924

    Le comité d'érection s’est réuni le 23 juin.

    Dès l’ouverture de la séance, M. J. Chrétien, remplissant les fonctions de maire, expose à l’assemblée toutes les difficultés rencontrées au sein du conseil municipal pour arriver à faire adopter le projet en question.

    Il constate avec satisfaction la bonne volonté manifestée par l’union des mutilés qui a accepté, sans hésitation, d’unir ses efforts à ceux du Conseil, pour le succès de l’œuvre entreprise.

    Il donne ensuite lecture du règlement et l’on procède à la formation du bureau : M. le maire remplira les fonctions de président ; Richir Pierre, conseiller municipal, celles de secrétaire ; Buche Fernand, de l’union des mutilés, secrétaire-adjoint ; Vaast Charles, de l’union des mutilés, trésorier ; Lenfant Alcide, adjoint au maire, trésorier-adjoint. Il est ensuite décidé de convoquer tous les présidents des sociétés locales, ainsi que les directeurs et directrices d’écoles, pour le jeudi 3 juillet, à 7 heures du soir, à l’effet de les inviter à associer leurs efforts à ceux du comité et connaître dans quelle mesure chaque société pourrait apporter son appui moral et financier.

  • Presse 27/06/1924
    Source : Le Réveil du Nord
    du 27 juin 1924, annonce la constitution du comité d'érection : Comité d’érection d’un monument aux victimes de la guerre.
  • 1925
  • Marché de gré à gré 28/03/1925
    Source : AdPdC-Auchel-2O-437-14

    Entre M. Justin Chrétien, maire et
    Félix DESRUELLES, statuaire demeurant à Paris Villa Dupont

    110 000 francs

  • Devis 03/06/1925
    Source : Ad¨dC-Auchel-2O-437-14

    Devis estimatif
    Courrier signé F. Desruelles

    Forfait de 110 000 francs

     

  • Courriers divers 13/06/1925
    Source : AdPdC-Auchel-2O-437-14

    Au Sous-Préfet de Béthune

     

  • Courriers divers 26/06/1925
    Source : AdPdC-Auchel-2O-437-14

    Mairie d'Auchel au sous-Préfet

    Envoi dossier du monument

  • Courriers divers 30/06/1925
    Source : AdPdC-Auchel-2O-437-14

    Société des Artistes français à F. Desruelles J'ai bien reçu votre lettre du 28 juin et m"mpresse vous exprimer mon étonnement de la prétention de Monsieur ...

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    Courriers divers 30/06/1925

    Société des Artistes français
    à F. Desruelles

    J'ai bien reçu votre lettre du 28 juin et m"mpresse vous exprimer mon étonnement de la prétention de Monsieur le sous-préfet de Béthune.
    Depuis la fin des hostilités, nous avons eu à nous occuper d'innombrables questions de monuments aux Morts, et jamais nous n'avons vu qu'une Municipalité ait refusé de verser un acompte à l'Artiste avant l'achèvement de son oeuvre.
    Nos statuaires en effet exécutent des oeuvres de leur propre production, de leur propre création, ce ne sont ni des commerçants, ni des industriels, ce ne sont surtout pas des financiers possédant un fond de roulement leur permettant de terminer une oeuvre, et d'en attendre patiemment le paiement.
    D'ailleurs, dans tous les marchés de l'État et de la ville de Paris, il est d'usage constant que l'artiste reçoive 1/3 à la commande, 1/3 après exécution de son modèle-plâtre, et 1/3 à la livraison
    Je n'hésite pas à affirmer que bien peu de monuments eussent pu être exécutés si on avait exigé des artistes qu'ils attendent leur terminaison, voire même, leur inauguration pour être réglés.
    J'ose espérer qu'après un nouvel examen de la question, Monsieur le sous-préfet de Béthune, ne manquera pas de vous accorder satisfaction.

  • Note 09/07/1925
    Source : AdPdC-Auchel-2O-437-14

    Note de la Recette Particulière

     

  • Note 10/07/1925
    Source : AdPdC-Auchel-2O-437-14

    Ministère des Finances
    Dépt du Pas-de-Calais

    Le Trésorier Payeur Général à Monsieur le Préfet

  • Courriers divers 14/10/1925
  • Presse 18/10/1925
    Source : Le Petit Béthunois

    Le Petit Béthunois, du 18 octobre 1925, le conflit latent entre la municipalité communiste et la compagnie des mines de Marles qui s'exprime également à l'occasion de l'érection du monument : ...

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    Presse 18/10/1925

    Le Petit Béthunois, du 18 octobre 1925, le conflit latent entre la municipalité communiste et la compagnie des mines de Marles qui s'exprime également à l'occasion de l'érection du monument :

    Réunion du comité d’érection d’un monument aux enfants d’Auchel victimes de la guerre.

    Le vendredi 9 octobre dernier, les membres du comité d’érection du monument se sont réunis sous la présidence de M. Chrétien, maire d’Auchel.

    Présents : MM. Richir, secrétaire ; Vaast, trésorier ; Lenfant, trésorier-adjoint ; Boez, Descamps, Duhamel, Vanquelef, Hugues, Delgrange, Blondel, Guchez, Broutin, Deleplanque, Becquoy, Macke, Lubin et Feuillet.

    Absents : MM. Braure, Mouchon, Gourlet, Bécu et Décobert.

    M. le président expose à l’assemblée que la délégation nommée lors de la réunion du 7 octobre en vue de s’entretenir avec le directeur des mines de Marles pour l’achat du terrain destiné à l’installation du monument a essayé de remplir sa mission, mais qu’un fâcheux incident l’en a en partie empêché parce que M. le directeur n’avait pas consenti à recevoir M. Richir, pour des raisons complètement étrangères à celles qui nous préoccupent. Néanmoins nous avons rempli notre devoir de solidarité envers un collègue du conseil municipal et seuls se sont présentés devant la direction des mines MM. Deleplanque et Vaast qui ont été invités à nous rendre compte du résultat de leur entretien.

    M. Deleplanque déclare alors que la compagnie accepte la vente du terrain à raison de 2 francs le mètre carré, mais, étant donné que la lecture de certaines conditions imposées pour cet achat a soulevé quelques objections, il est décidé que M. Delplanque se rendra à nouveau auprès du directeur pour lui demander la cession du terrain dans les mêmes conditions que celles consenties pour la caisse de secours en vue de l’édification d’une pharmacie mutualiste et qu’une réunion aura lieu à bref délai pour connaître la réponse de la compagnie de Marles.

  • Courriers divers 27/10/1925
    Source : AdPdC-Auchel-2O-437-14

    de Félix Desruelles au Maire En réponse à votre lettre du 21 octobre, j'ai l'honneur de vous informer que je prends à ma charge les tablettes et ...

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    Courriers divers 27/10/1925

    de Félix Desruelles au Maire

    En réponse à votre lettre du 21 octobre, j'ai l'honneur de vous informer que je prends à ma charge les tablettes et la gravure des noms des Morts d'Auchel.
    Ces tablettes seront simplement posées devant le groupe de la guerre et encadrées d'une bordure de buis.
    Quant à l'appréciation de Monsieur le sous-préfet de Béthune concernant le prix élevé dit-il de 110000 francs, j'aime à croire qu'ila aurait vite changé d'avis s'il avait connaissance des frais énormes et du travail nécessités par la réalisation de 2 groupes aussi importants

    Je viens de consacrer une année à modeler le groupe de la Paix au Pays Noir et le modèle n'est pas encore complètement terminé. Je ne parle que de mon temps passé sans compter les frais d'ateliers, séances de modèles, moulages, etc... Le bloc dans lequel sera taillé ce groupe va arriver prochainement et ne pésera pas moins de 25.000 kilos, Monsieur le sous-préfet a-t-il jamais pensé aux difficultés matérielles occasionnées par le transport dans Paris et l'entrée dans un atelier d'un bloc de telles proportions.

    Il devra après être façonné trois ouvriers (metteurs au point et praticien) y seront occupés au moins pendant 8 mois. Pareil travail devra être fait pour le 2e groupe.

    Quant les 2 seront terminés il faudra et toujours à mes frais les emballer, les expédier et les mettre en place

    Je crois nécessaire vous donner ces précision pour aplanir enfin toutes les difficultés avec la sous-préfecture.

    PS Je pense Monsieur le Maire que vous allez pouvoir me faire ordonnancer le premier acompte, j'en ai besoin pour payer les pierres

  • Décret Approbation 12/11/1925
  • 1927
  • Presse 26/04/1927
    Source : Le Réveil du Nord

    Le Réveil du Nord, du 26 avril 1927 (le même article est paru dans le Petit Béthunois du 27 avril 1927)  : Pour le monument aux morts. ...

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    Presse 26/04/1927

    Le Réveil du Nord, du 26 avril 1927 (le même article est paru dans le Petit Béthunois du 27 avril 1927)  :

    Pour le monument aux morts.

    L’actif groupement des commerçants et industriels d’Auchel et environs, présidé par M. Finet, vient d’effectuer un important versement au trésorier du comité d’érection ; il s’agit du produit de la grande tombola organisée par ce groupement en 1926, produit qui s’élève à la coquette somme de 31433 francs 45, intérêts compris. Dans sa dernière séance le comité d’érection, par la voix de son président M. Chrétien, maire d’Auchel, parlant au président de l’union commerciale, a adressé à tous les commerçants de la ville et en particulier au bureau de leur groupement les plus vifs remerciements pour l’apport de ce don, dont la valeur n’a été atteinte jusqu’à présent par aucune autre société de la ville. Le comité d’érection est heureux d’attirer l’attention de la population auchelloise sur le gros effort fourni par le conseil d’administration de ce groupement en faveur du monument ; il lui renouvelle publiquement ses éloges pour le dévouement de chacun de ses membres, ainsi que ses félicitations pour le résultat obtenu qui dépasse toute espérance et contribuera à perpétuer dignement dans notre cité le souvenir de nos glorieux morts.

    Nous pouvons voir dès à présent se dresser, à l’intersection de la Grande Rue et de la rue de la Gare, près de la place Emile Raimbeaux, un emplacement de premier choix. A cet égard nous devons aussi rendre hommage à la compagnie des mines de Marles pour sa générosité et pour le désintéressement manifesté en la circonstance. Il faut surtout se rendre compte de la façon dont cette œuvre d’art va être mise en relief. Les deux maisons démolies et le monument boulevard qui passe derrière le monument dégage celui-ci de manière incomparable et contribue puissamment à améliorer son emplacement déjà magnifique. Nous devons tout cela à la compagnie des mines de Marles et en particulier à son éminent directeur M. Laurent. Nous sommes d’ailleurs persuadés que la compagnie voudra bien continuer à seconder nos efforts et nous aidera à nouveau pécuniairement pour l’inauguration du monument. Grâce à toutes ces généreuses initiatives, grâce aux sommes votées par la municipalité qui a à cœur de mener à bien l’œuvre entreprise, grâce aussi au dévouement de toutes les sociétés et en particulier à l’union des mutilés et combattants qui apporte un concours si apprécié, grâce également à l’habilité du sculpteur qui tente de réaliser le plus beau chef d’œuvre de sa vie, la ville d’Auchel pourra se vanter de posséder un des plus admirables et des plus artistiques monument du département et peut-être de France.

    Signé : le trésorier du comité, C. Vaast

  • Presse 04/12/1927
    Source : (Mémoires de pierre)

    Le Journal de Lens, édition du 4 décembre 1927, publie une tribune libre d’Alcide Deleplanque, Chevalier de la Légion d’honneur, membre démissionnaire du comité d’érection du monument aux morts d’Auchel ...

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    Presse 04/12/1927

    Le Journal de Lens, édition du 4 décembre 1927, publie une tribune libre d’Alcide Deleplanque, Chevalier de la Légion d’honneur, membre démissionnaire du comité d’érection du monument aux morts d’Auchel :

    Je suis retourné avec mes camarades au comité d’érection du monument aux morts parce qu’on m’avait dit que beaucoup de conseillers municipaux, constatant leur impuissance, regrettaient le départ des mutilés. J’étais donc mardi soir à la réunion du comité. Le président de séance, M. Lenfant, rendit compte d’une visite faite la semaine dernière en compagnie de M. Vaast et de moi-même à M. Laurent, directeur des mines de Marles. Il dit le bon accueil reçu, la promesse formelle de l’aide matérielle et pécuniaire qui serait donnée à condition que la fête d’inauguration ne soit point une fête politique. Il semblait donc que tout était raccommodé, mais on put constater bientôt que M. Décobert avait de nouveau torpillé la réunion par ses manœuvres sournoises. C’est si facile de critiquer ; élaborer un programme et le mettre sur pied, c’est une autre affaire. Donc, M. Décobert nous répéta une douzaine de fois les deux ou trois phrases que nous ne cessons d’entendre à chaque réunion. Lui seul ferait tout bien mais il ne veut pas franchir le seuil des bureaux de la compagnie des mines de Marles. Il ne néglige pourtant point décrire pour ses petites affaires personnelles. Mais les intérêts de la ville d’Auchel, le respect dû aux morts ne lui feront point faire une démarche. Donc, M. Décobert pérora comme d’habitude, certains opinèrent du bonnet, car ils ont besoin de son appui pour les secours, la majorité se tût par peur de prendre parti. On passa ainsi trois quarts d’heure. Enfin, pour faire quelques choses, le comité renia ses précédents votes et désavoua la parole et les promesses de son président M. Chrétien, malheureusement absent. On avait voté l’inauguration pour le jour de Pâques parce que c’était le lendemain d’une quinzaine, qu’il y avait deux jours de fête et qu’on était encore loin des élections. On revota, et cette fois on choisit le 29 avril, le dimanche avant les élections des députés. On avait accepté le principe de la majoration de 20000 francs demandée par M. Desruelles, le sculpteur de notre beau monument, pour le couvrir d’une partie des augmentations subies par suite de la chute du franc, une moitié de cette majoration a d’ailleurs été versée il y a plus de six mois, et par conséquent l’autre est due à moins de mauvaise foi. On revota et on décide de ne point donner son dû à l’article. M. Décobert avait bien distillé son fiel ; il savait que le maire est fier de ce monument, qu’il aime M. Desruelles et qu’il lui a promis de lui donner satisfaction ; M. le maire est très malade mais M. Décobert, très brave, le poursuit de sa haine et de sa méchanceté. Que la population soit donc juge !

    Le monument aux morts d’Auchel est un des plus beaux de toute la France ; il coûte environ deux fois moins cher que celui de Bruay, trois ou quatre fois moins cher que celui de Lens. Le comité d’érection a de l’argent. Il y a 24500 francs à la banque Adam, il y a 10000 francs à la recette municipale et la compagnie des mines de Marles a promis 10000 francs. Le comité d’érection peut donc disposer encore aujourd’hui de 44500 francs et ne veut point payer les 10000 francs dus à l’artiste qui a conçu le monument. C’est une honte de voir une municipalité ouvrière ne point vouloir payer un ouvrier, car le sculpteur travaille avec ses mains en même temps qu’avec son cerveau. Tout le monde à Auchel est content du monument, seul l’artiste ne sera point satisfait, car on ne veut point le payer. C’est une saleté. J’ai donc de nouveau retiré ma collaboration du comité. Je suis indigné et surtout plein de tristesse de constater qu’avec beaucoup d’argent et des concours précieux, il ne sera point possible d’inaugurer convenablement notre beau monument. On met tout son cœur quand il s’agit des morts glorieux de la guerre, on ne bavarde point, M. Décobert, surtout quand on n’a rien dans le ventre ni dans la tête. Poursuivez vos rancunes, M. Décobert, je vous souhaite ainsi qu’à vos camarades, ceux qui ont peur, de n’avoir jamais de remords lorsque vous penserez aux vieilles mamans, aux pères, aux veuves inconsolées, aux orphelins.

  • 1928
  • Délibérations Conseil municipal 28/04/1928
  • Courriers divers 05/05/1928
    Source : AdPdC-Auchel-2O-437-14

    Au Sous-Préfet

     

  • Inauguration 13/05/1928
  • Inauguration - Presse 20/05/1928
    Source : La Croix du Pas-de-Calais

    édition du 20 mai 1928 (Mémoires de pierre) Œuvre du statuaire Desruelles, cet enfant de Valenciennes, le monument a été inauguré hier. Le temps incertain a boudé toute ...

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    Inauguration - Presse 20/05/1928
    édition du 20 mai 1928 (Mémoires de pierre) Œuvre du statuaire Desruelles, cet enfant de Valenciennes, le monument a été inauguré hier. Le temps incertain a boudé toute la journée. La population elle-même n’était pas pleinement satisfaite, trop de discussions, trop de mesquines querelles avaient présidé à l’œuvre commémorative des grands morts. On regrettait l’intransigeance de la municipalité qui, sur un tel sujet, n’avait pas su faire l’union ou ne l’avait pas voulu, obéissant à des raisons qui ne sont plus de ce temps. Et cependant, en d’autres cités minières de ce populeux secteur l’union de tous avait pu être réalisée. Les mutilés et combattants d’Auchel, à plusieurs reprises, avaient manifesté un mécontentement que partagèrent d’ailleurs de nombreuses sociétés locales. Néanmoins, hier, grâce à un accord in extremis, une foule considérable a assisté à l’inauguration du mausolée. La mémoire des morts glorieux a été honorée par la présence de ceux qui, dans la boue des tranchées, face à l’ennemi, avaient connu les mêmes souffrances. Les poilus d’autrefois se sont ressaisis ; ils ont, dans un appel en dernière heure, décidé d’oublier les amères discussions. « Un ultime souffle d’union, ont-ils dit, doit balayer nos petites querelles et même nos discordes. Unis en ce 13 mai, comme ils l’avaient été dans la cagna, perdus dans les barbelés, ils ont fait tout leur devoir. Groupés en rang serré, nous ouvrirons le cortège » avaient-ils décidé. Et ce fut ainsi. Au-dessus de tout il y avait les morts de la Grande Guerre ; les vivants et les rescapés virent nombreux apportés au pied du monument l’expression de leur reconnaissance et de leur vénération. Nous les applaudissons sans réserve pour la haute leçon morale et l’exemple qu’ils viennent de donner à ceux qui président aux destinées de la ville d’Auchel. Samedi soir, une grande retraite aux flambeaux à laquelle assistaient plusieurs sociétés locales, parcourut les rues de la cité. Dimanche à midi, à l’hôtel de ville, eut lieu la réception des autorités : M. Teillier, député, Richard, député d’Eure-et-Loir, M. Daman, secrétaire générale de la sous-préfecture de Béthune, représentant la préfet empêché. M. Chrétien, maire d’Auchel leur souhaita la bienvenue au nom du conseil municipal et de la population. M. Richard, député, représentant M. Paul Boncour, empêché, remercia. Puis à 13 heures, à L’Eldorado, ce fut un banquet d’environ 160 couverts. M. Chrétien présidait, entouré de MM. Tellier, Cadot, Richard, députés, Daman, Decroix, conseillers d’arrondissement et de plusieurs maires des communes environnantes. Au dessert, des discours furent prononcés par MM. Chrétien, Daman, Cadot, Richard et Tellier. À 15 heures commença la réception des 56 sociétés assistant à la fête d’inauguration. À 16 heures 30 ce fut sur la place publique la revue des sociétés, puis le cortège défila dans les rues d’Auchel. De nombreux étrangers étaient venus assister à la cérémonie. La foule trouva difficilement place autour du monument ; les rues avoisinantes étaient noires de monde. Il fut procédé à l’enlèvement du voile recouvrant le monument et la Marseillaise fut exécutée par toutes les sociétés musicales présentes. Après qu’eut lieu la remise du monument par M. Richir, secrétaire du comité à M. Chrétien, maire d’Auchel, M. Loyer, ancien combattant, fit l’appel des morts de la Grande Guerre. Prirent ensuite la parole MM. Cadot, au nom du Syndicat, et M. Richard, député, au nom de M. Paul Boncour. Cette fête inaugurale tombant le jour de la fête nationale de Jeanne d’Arc profita des pavoisements habituels. L’unanimité de la population fut loin d’être complète. Rien dans les décorations ne rappela le souvenir de nos morts. Un arc de triomphe aux abords de l’hôtel de ville évoquait le souvenir de Jaurès dont la photographie avait été posée au milieu du décor. Cette invocation intempestive n’eut pas le succès qu’en attendait la municipalité.
  • Courriers divers 28/09/1928
    Source : AdPdC-Auchel-2O-437-14

    À Monsieur Stirn soius-préfet de Béthune

  • 2009
  • Protection MH 18/12/2009