France (Pas-de-Calais) Beugny (62124)

Conflits commémorés
  • 1914-18
  • 1939-45
  • Monument communal
informations déposées par Decomble Jean Luc et mises à jour par Casier Micheline, Choubard Alain dernière mise à jour le 16/08/2018

Description du monument

Caractéristiques

  • Structure
    • Pilier commémoratif
      • Piédestal
  • Représentations - Sculptures (de série)
    • Poilu - Sentinelle (Camus - Jacomet)
  • Décorations militaires
    • Croix de Guerre
  • Autres éléments
    • Entourages
      • Entourage Bornes/Chaînes ou barres
    • Plaques émaillées médaillons/portraits
Le modèle de "poilu au repos" du sculpteur Étienne Camus était proposé par les Ets Jacomet (Villedieu,Vaucluse)

Matériaux

Pierre de Soignies - poilu en fonte bronzée.

Economie

Prix

10 300 francs

Inscriptions présentes sur le monument

1914-1918
LA COMMUNE DE BEUGNY À SES ENFANTS
MORTS POUR LA FRANCE
Gravé sur un coté du monument :
MONUMENT ÉRIGÉ PAR SOUSCRIPTION PUBLIQUE
Mr GOUBET LOUIS ÉTANT MAIRE  24 AOUT 1924

Les morts

Gravé sur le coté du monument :
Le Sergent GUICHARD ET SES CAMARADES MORTS POUR LA DÉFENSE DE BEUGNY.
Gravé sur un autre coté du monument:
Victimes civiles : DEHON M. COUTANT A.
TABARY G.
DAVION A
LERICHE A.
PUCH L.
COMAITA C.
MAYEUX J.
DUPIN O.
HENNEBICQUE F.
BONIFACE O.
TABARY J.
LEJOSNE F.
GUILBERT V.
LEGRAND L.
COUTANT P.
CAUDROIT A.
GRAS C.
DUPIN M.
DEMIAUTTE J.
FESSIER A.
LECORNET J.
VERET J.
BENOIT J.
DAVION A.
DAVION G.
GAULET M.
HENNEBICQUE E.
LEGRAND A. F.P.I.

Historique du monument

  • 1921
  • Courriers divers 23/11/1921
  • 1922
  • Courriers divers 14/02/1922
    Source : Beugny-2-O-849-12
    Maire au Préfet

    rien n'est encore décidé pour le monument
  • Courriers divers 03/03/1922
    Source : Beugny-2-O-849-12

    Courrier au Préfet Le conseil adécidé de faire lui-même une sosucription communale pour l'érection d'un monument aux morts Cette sosucription commencera le dimanche 5 mars prochain ...

    Lire la suite
    Courriers divers 03/03/1922
    Courrier au Préfet

    Le conseil adécidé de faire lui-même une sosucription communale pour l'érection d'un monument aux morts
    Cette sosucription commencera le dimanche 5 mars prochain et sera close le 20 amrs
  • 1924
  • Devis 08/05/1924
  • Marché de gré à gré 12/05/1924
    Source : Beugny-2-O-849-12
    Entre le Maire et
    M. COULON Gustave, marbrier à Arleux

    5300 francs
  • Rapport Ponts-et-Chaussées 20/06/1924
    Source : Beugny-2-O-849-12
    emplacement ne donne lieu à aucune observation
  • Décret Approbation Préfecture 26/06/1924
  • Inauguration 24/08/1924
  • Inauguration - Presse 31/08/1924
    Source : Mémoires de Pierre

    Le journal Le Pas-de-Calais Hebdomadaire rapporte l’inauguration du monument aux morts de Beugny dans son édition du 31 août 1924 : Journée pieuse, triomphale, réconfortante ! C’est ...

    Lire la suite
    Inauguration - Presse 31/08/1924

    Le journal Le Pas-de-Calais Hebdomadaire rapporte l’inauguration du monument aux morts de Beugny dans son édition du 31 août 1924 :

    Journée pieuse, triomphale, réconfortante ! C’est ainsi que M. le chanoine Vitel qualifiait la journée du 24 août 1924, celle de l’inauguration du monument élevé par les habitants de Beugny aux enfants de la commune morts pour la France. En effet, le beau spectacle offert ce jour par la gentille localité, théâtre des glorieux combats d’août et septembre 1914, est vraiment réconfortante à un moment où des idées déprimantes veulent prendre la place de celles de Patrie, d’honneur et de religion. Le matin du 24 août, les rues du village présentaient le plus bel aspect. Les drapeaux flottaient partout, des guirlandes multicolores, des arcs de triomphe, dressés avec goût, barraient les rues ; on achevait les préparatifs pour accueillir dignement les autorités et les sociétés.
    *  *
    Le monument
    Le monument est placé au centre du village, sur la route nationale, dans le cimetière désaffecté et par une pieuse pensée on l’a élevé sur l’ossuaire des héros tombés pour la défense du pays. Sur le piédestal sont inscrits les 24 noms glorieux du sous-lieutenant G. Tabary, du maréchal des logis V. Davion, du sergent Leriche, des caporaux Pueh et Comaiti, de Mayeux O., Dupin, Hennebicque, Boniface, J. Tabary, Lejosne, Guilbert, Legrand, P. Coutant, Caudroit, Gros, A. Dupin, J. Demiautte, Fessier, Lecornet, J. Véret, J. Benoît, A. Davion, G. Davion. On y a ajouté les noms des victimes civiles : M. Dehon, F. Coutant, et enfin, on a voulu honorer la mémoire du sergent Guichard et de ses camarades tombés en 1914 pour la défense de Beugny.
    Sur le socle, un poilu en tenue de campagne monte la garde et semble dire à l’ennemi futur : On ne passe pas !
    *  *
    La cérémonie religieuse
    A 10 heures du matin, une messe solennelle fut chantée pour les victimes de la guerre. L’église était magnifiquement décorée et l’assistance fut telle que beaucoup de fidèle durent rester hors de l’église.
    Après l’évangile, M. la chanoine Fournier, aumônier de l’institution des aveugles et souds-muets d’Arras, remplaçant M. l’archiprêtre, empêché, rappela la vaillance des héros tombés pour la patrie, exalte leur sacrifice et engage vivement les assistants à garder leur souvenir, à ne pas oublier la grande leçon de la guerre. Il s’éleva contre les idées de pacifisme à outrance et d’abandon, qui sont une suprême injure à la mémoire des héros. Des chants très bien exécutés par le chœur, firent impression sur l’assistance, surtout le beau cantique à la Vierge des Douleurs.
    A l’issue de la messe, sous une pluie battante, M. le chanoine Fournier bénit le monument, puis après le De Profundis et une nouvelle audition du cantique, une palme fut déposée au pied du socle, et une autre au cimetière anglais.
    *  *
    L’inauguration
    A 14 heures, M. Goubet, le sympathique maire ; M. Rolas, le distingué président des anciens combattants, un brave capitaine de la grande guerre ; le conseil municipal et le comité d’organisation du monument reçurent au foyer les sociétés auxquelles un vin d’honneur fut offert. A 15 heures on reçut les autorités, cependant que la pluie faisant rage menaçait la formation du cortège pour le défilé.
    Heureusement, un peu avant 16 heures, un rayon de soleil paru et le cortège put s’organiser dans la rue de la gare. Puis le défilé des sociétés eut lieu devant une foule émerveillée que le mauvais temps n’avait pas pu empêcher d’honorer les morts de la grande guerre. On put acclamer au passage l’excellente musique de Bapaume, les sapeurs-pompiers de Bapaume, Barastre, Beaumetz-les-Cambrai, Vaulx-Vraucourt, Lagnicourt, Morchies, Beugny, les anciens combattants de Bapaume, Achiet, Bancour, Beaumetz, Boursies, Doignies, Ecoust-Saint-Mein, Frémicourt, Le Transloy, Vaulx-Vraucourt, Ligny-Thilloy, Haplincourt, Noreuil, Villers-au-Flos, Saint-Léger, Vélu, Favreuil, Bertincourt, Lebucquière, Mory et Beugny, les enfants des écoles et les autorités.
    Vers 16 h 45, les autorités prirent place sur l’estrade, en face du monument. M. Philitt, conseiller de préfecture, remplaçant M. Bertin-Ledoux, retenu à Arras par la visite de M. Godart, ministre. M. Bachelet, sénateur ; MM. Goubert et Versmée, conseillers généraux ; Stenne et Godin, conseillers d’arrondissement ; M. le curé de Beugny ; M. le chanoine Vitel ; M. Delecroix, président des anciens combattants de Bapaume ; M. O. Rohas, d’Arras, délégué de la fédération départementale des anciens combattants, M. Durieux, maire de Bertincourt, etc.
    Les trompettes ouvrent le ban, la musique exécute la Marseillaise, les enfants des écoles, forts bien dirigés par leurs excellents maîtres, M. Carlier et Melle Malvoisin, chantent les strophes de Victor Hugo, puis a lieu au milieu d’un silence impressionnant, l’appel des morts.
    M. le maire remet le monument à la commune, exalte le souvenir des héros disparus, remercie tous ceux qui ont coopéré au succès de la fête et termine par un suprême hommage aux morts de la guerre, qui ont déjà reçu leur récompense dans un monde meilleur. M. Rohas, de Beugny, retrace les souffrances des poilus, leur glorieuse mort, et adjure les vivants de garder fidèlement leur mémoire.
    M. Delcroix, puis M. Rohas, après avoir honoré les morts, engagent vivement les anciens combattants à rester unis comme au front, à rester fidèles au drapeau et aussi à défendre leurs droits, pendant la paix, comme ils ont défendu la patrie au prix de leur sang pendant la guerre. M. Delcroix, très applaudi, fait entendre une véhémente protestation contre une amnistie trop large pour les déserteurs et les traîtres.

     

  • 2008
Soumettre de nouvelles informations

Localisation

Près de l'église
Le monument a été élevé dans l'ancien cimetière désaffecté de la commune près de l'église, sur l'emplacement de l'ossuaire des morts de la commune