France (Pas-de-Calais) Épinoy (62860)

Conflits commémorés
  • 1914-18
  • 1939-45
  • Monument communal
informations déposées par Montécot Francis dernière mise à jour le 25/09/2016

Description du monument

Caractéristiques

  • Structure
    • Pilier commémoratif
      • Piédestal
  • Représentations - Sculptures (de série)
    • Poilu - La Victoire en Chantant (Richefeu)
  • Ornementation végétale
    • Couronne
      • Couronne mortuaire et palme(s) entremélées

Economie

Prix

655 000 francs

Commentaires (économie)

Financé en partie par les dommages de guerre de la commune.

Commentaires

Commande du monument en septembre 1954.

Inscriptions présentes sur le monument

LA COMMUNE D'ÉPINOY
À SES ENFANTS MORTS POUR LA PATRIE
1914-1918

Sur le pied de la statue, on peut lire la mention
LA VICTOIRE EN CHANTANT

Les morts

BOCQUET Julien
HERLIN François
DEFONTAINE Jules
LANTOINE Jules
BEZE Charles
HUBERT Georges
LAURENT Émile
GOSSELET Émile
CONVERT Jules
DINGHIN Eugène
BOULET Charles
DEBREMME Louis
THERON Célestin
DROCOURT Louis
BRANCQ Charles
BERNARD Augustin
HUBERT Jean-Baptiste
PLATEAU Albert
DEFONTAINE Aimable
GILLERON Angel
AUTRIQUE Eugène
--
Victime civile :
ROGER Antoine
PLATEAU André
FOULON Emmanuel
BRUSQUIN Jules
--
Victimes civiles :
MOLET Victor
VERRET Lucien
DUCHATELLE Euphémie
GILLERON Georges

Historique du monument

  • 1922
  • Inauguration 16/07/1922
  • Inauguration - Presse 19/07/1922
    Source : Le Courrier du Pas-de-Calais

    du mercredi 19 juillet 1922 (Mémoires de Pierre) L’inauguration du monument aux grands morts, fut dimanche dernier, l’occasion d’une belle cérémonie du souvenir dans la commune. ...

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    Inauguration - Presse 19/07/1922

    du mercredi 19 juillet 1922 (Mémoires de Pierre)

    L’inauguration du monument aux grands morts, fut dimanche dernier, l’occasion d’une belle cérémonie du souvenir dans la commune.
    A 11 heures, eut lieu, en l’église paroissiale, un service solennel suivi de la bénédiction solennelle du monument.
    Un imposant cortège formé d’une vingtaine de groupes, se rendit à 16 heures devant le monument, où plusieurs discours ont été prononcés par M. Rincheval, maire ; Verret, président des Poilus ; la capitaine Dumont, représentant l’autorité militaire qui a remis les médailles militaires et croix de guerre aux familles des morts, ainsi que le drapeau à l’association des anciens combattants.
    Plusieurs musiques se sont fait entendre ; des chœurs ont été exécutés.

    Voici le discours que M. Bernard de Francqueville, le très estimé conseiller d’arrondissement, a prononcé : Mesdames, messieurs L’hommage aux héros tombés sur le champ de bataille ne date pas d’aujourd’hui ; nos ancêtres dans l’antiquité le comprenaient aussi bien que nous. Vous connaissez l’épitaphe gravée sur la tombe d’un guerrier célèbre : « Sta, viator, heroem chalcas ! » Arrêtes-toi passant, ici repose le corps d’un héros ! Il y a dans cet hommage rendu aux grands morts, de nobles idées et de bienfaisantes pensées. Et d’abord le culte général que nous devons à tous les morts, le respect de cette minute solennelle qui nous fait sortir de la vie connue, pour entrer dans un monde nouveau. Méditation troublante que le passage devant un cimetière ou la rencontre d’un convoi funèbre devrait toujours susciter dans nos âmes. Pensée réconfortante aussi, car elle relie d’une chaîne mystique, la génération présente aux générations qui ont passé ; elle fait la tradition dans les familles, dans les cités, dans les nations. Il y a aussi la reconnaissance immortelle que nous devons à nos soldats de la grande guerre qui ont sacrifier leur vie pour nous donner la victoire. Sans eux que serait devenu cette terre et ce village d’Épinoy ? territoire soumis au joug de l’ennemi cruel que nous avons vu à l’œuvre, tes habitants sans aucun doute t’auraient déserté, tu serais devenu colonie allemande, tes valeureux enfants dont nous célébrons la mémoire t’ont sauvé de la ruine et du suprême outrage. Chers morts de nos villages, vous ne reposez pas tous dans nos cimetières, au milieu des vôtres dans une tombe souvent fleurie par les mains pieuses de vos proches et de vos amis. Beaucoup restent encore dans les cimetières du front, sous l’humble croix de bois, ou bien leurs corps mutilés conservent d’un entonnoir ou dans le sillon d’une tranchée éboulée, l’anonymat des disparus. Soldats, où que vous soyez, que vous reposiez parmi nos tombes ou que vous restiez perdus dans quelques coins des Flandres, de l’Artois, du Valois, de la Champagne, de l’Argonne, de la Marne ou des Vosges, nous vous devons les mêmes hommages et un égal tribut de reconnaissance immortelle. Cette fête est aussi celle de nos combattants qui ont souffert des mêmes angoisses, endurés les mêmes supplices, qui se sont exposés maintes fois au sacrifice suprême mais dont la mort n’a pas voulu, qu’elle a épargné pour les conserver à leur famille et à la patrie, et qui sont aujourd’hui autour de nous : plusieurs portent les traces de glorieuses blessures, parfois de graves mutilations, tous gardent l’empreinte ineffaçable du devoir noblement accompli. Nous leur devons au même titre que nos morts. Enfin, il y a dans l’inauguration de ce monument, une leçon de haute valeur et de bienfaisante portée. C’est en effet essentiellement le monument du souvenir que nous léguerons à nos successeurs, aux générations de l’avenir. il faut qu’en passant devant lui et en se découvrant pieusement, nos enfants aperçoivent le sens profond du geste auguste qui a été accompli par nos morts héroïques. Il faut que ce geste ressemble un peu au geste du semeur qui jette le bon grain dans le sillon : c’est dans le cœur que ce bon grain doit germer, et ce bon grain s’appelle le devoir, le courage et l’esprit de sacrifice…

  • 1954
  • Remplacement 09/1954

    reconstruit après la deuxième guerre mondiale

    Commande du monument en septembre 1954