France (Pas-de-Calais) Ablain-Saint-Nazaire (62153)

Conflits commémorés
  • 1914-18
  • Monument militaire - Carré militaire
informations déposées par Bruno Devillers et mises à jour par dernière mise à jour le 12/09/2016

Description du monument

Caractéristiques

  • Structure
    • Pilier commémoratif
      • Lanterne des morts
    • Sépultures
      • Tombe(s) individuelle(s)
    • Chapelle

Dès 1920, on décide de l'installation d'une nécropole nationale à laquelle il est donné le nom de Notre-Dame de Lorette.
Dans le même temps, les personnalités de la région (dont Monseigneur Julien, évêque d'Arras, M. Jonnart, président du conseil général, et le général Maistre) décide d'y élever une Tour-lanterne avec son ossuaire et une chapelle-basilique dont la réalisation est confiée à Louis CORDONNIER, architecte de la région, membre de l'Institut (auteur du palais de la Paix à La Haye et de la basilique de Lisieux).

La colline de Lorette doit son nom à la chapelle édifiée en 1727 par le peintre Florent Guilbert, guéri dans la Santa-Casa de la vierge à Lorette d'Italie. L'oratoire avait été détruit en 1794, mais relevé en 1815, puis agrandi en église après 1870 par son desservant l'abbé Pingrenon.  On y venait en pèlerinage de plus en plus nombreux.

La nécropole est un vaste espace de recueillement de près de 13 hectares (mesurant 645 mètres d'Ouest en Est, sur 200 mètres du Sud au Nord).

La Tour-Lanterne a 52 mètres de hauteur ; sa base est un carré de 12 mètres de côté. La première pierre de la tour-lanterne a été posée le 19 juin 1921 par le maréchal Pétain ; L'inauguration fut présidée par le président de conseil Paul Painlevé le 2 août 1925.

La chapelle de Notre-Dame de Lorette
La nouvelle chapelle de Lorette a été bénie le 26 mai 1927 par Monseigneur Julien. Le toit de la chapelle est en tuiles de Bourgogne vieillies.

Elle a nécessité 1 000 mètres cubes de terrassement et il a été employé pour sa construction 1 800 mètres cubes de béton. Son poids total est d’environ 4 500 tonnes se divisant en pierre (1 500 tonnes), gravillon (1 000 tonnes), sable (900 tonnes), scories (300 tonnes), ciment (600 tonnes, soit 12 000 sacs), acier (150 tonnes), tuiles, briques creuses des voûtes et plâtre (50 tonnes). L’échafaudage utilisé pour la construction a nécessité l’emploi simultané de 10 kilomètres de perches et de madriers, tous les matériaux ont été montés à force de bras et aucun accident où incident ne s’est produit durant le chantier.

La pierre d’Euville employée provenait de démolitions au centre de la ville de Béthune, puis du démantèlement des remparts de Lille.

Les vitraux ont exécutés par le maître-verrier Lorin d’après les dessins de M. Pinta (prix de Rome). Le vitrail de Saint-Louis a été offert par MM. Pinta et Lorin en souvenir de leurs fils morts pour la France. Six vitraux du transept de la chapelle ont été offert par les britanniques (commission impériale des sépultures militaires britanniques), ils ont été exécutés par l’artiste anglais Payne. Ces derniers ont été offerts officiellement le dimanche 4 août par le ministre de la guerre anglais qui les a remis à monseigneur Julien (évêque d’Arras, de président de l’association de Notre-Dame de Lorette).

Les travaux de mosaïques à l’intérieur de la chapelle ont été réalisés par la maison Gaudin, de Paris.

Inscriptions présentes sur le monument

À NOS GLORIEUX MORTS
DES CHAMPS DE BATAILLE
DE L'ARTOIS ET DES FLANDRES

VOUS QUI PASSEZ EN PÉLERINS PRÈS DE LEURS TOMBES
GRAVISSANT LEUR CALVAIRE ET SES SANGLANTS CHEMINS
ÉCOUTEZ LA CLAMEUR QUI SORT DES HÉCATOMBES
"PEUPLES, SOYEZ UNIS ; HOMMES, SOYEZ HUMAINS !"

Historique du monument