France (Indre) Néret (36400)

Conflits commémorés
  • 1914-18
  • 1939-45
  • Monument communal
informations déposées par Dubant Didier dernière mise à jour le 03/05/2020

Description du monument

Caractéristiques

  • Structure
    • Pilier commémoratif
      • Piédestal
  • Représentations - Soldats
    • Diverses Représentations de Poilus
      • Poilu
  • Ornementation végétale
    • Palme(s)
  • Autres éléments
    • Entourages
      • Entourage Bornes/Chaînes ou barres
Le monument est constitué d’une statue en fonte de fer ciselée : «Le Poilu » réalisé par les établissements JACOMET Hector Industriel à Villedieu (Vaucluse). Il est installé au sommet d’un imposant piédestal en pierre calcaire reposant sur un unique niveau d’assise formant emmarchement.
Le Poilu”, en fonte de fer ciselé repose sur son propre support qui est assez épais. Il se présente debout, regardant vers le sud (c’est-à-dire tourné vers la D68 et non pas vers «l’Est » direction où résidait l’adversaire au moment du premier conflit mondial). «Le Poilu » se tient bien droit, le pied gauche en avant. Ses deux mains s’appuient sur l’extrémité du canon de son fusil. La crosse du fusil repose sur le sol devant le pied droit du combattant. Derrière lui, trois niveaux de blocs formant une sorte de muret constituent l’un des éléments les plus caractéristiques de cette oeuvre. Le Poilu moustachu porte un casque de type Adrian. La lanière de sa jugulaire est remontée sur la visière de son casque. Il est revêtu d’une capote dont les pans inférieurs ouverts dévoilent les bandes molletières. Sa ceinture soutient à l’avant deux cartouchières. Dans le bas de son dos, une musette et une gourde essaient de trouver un difficile équilibre de part et d’autre d’une troisième cartouchière.
Cette statue correspond au modèle intitulé “Le Poilu” proposé par les Etablissement H. Jacomet de Villedieu (Vaucluse) - https://monumentsmorts.univ-lille.fr/auteur/205/jacomethector/
Le modèle d’origine de ce «Poilu au repos” serait l’œuvre d’Etienne Camus (un sculpteur né à Toulouse, Haute-Garonne, en 1867).
A Néret, le piédestal est constitué de haut en bas d’un chapeau assez massif mettant en valeur la statue en fonte de fer ciselée. En dessous, sur la face antérieure du socle quadrangulaire du piédestal est fixée une plaque de teinte grise sur laquelle sont gravés sous les 4 lignes de l’inscription principale, les noms et prénoms, l’année de naissance et l’année de décès des 17 enfants de Néret Morts pour la France de 1914 à 1918 (classés dans l’ordre des années de décès). En dessous a été ajouté par la suite une autre plaque grise de même largeur portant sous «1939 – 1945 » deux autre noms et prénoms avec leur année de naissance et leur année de décès.
La base du piédestal qui équilibre par sa masse le volume du chapeau comporte fixé sur sa face antérieure une palme en alliage cuivreux, fixée horizontalement. Le cartel qui lui est associé comporte sur deux lignes la phrace : «LES ANCIENS COMBATTANTS A LEURS CAMARADES ».
Une grille métallique dont le tracé est rectangulaire entoure le monument. Un double portillon situé au centre du côté sud permet d’accéder à la face antérieure de la statue depuis la D68.

Matériaux

. Statue en fonte de fer ciselée : «Le Poilu ».
. Piédestal en pierre calcaire de la Carrière dite de La Chassaigne, commune de Champillet (Indre) au sud-ouest de Néret. 

Economie

Prix

6.000 francs (pour la statue en fonte de fer ciselée et son transport) + 3.000 francs pour le piédes

Souscription

3.050 francs.

Subvention commune

3.000 francs + 3.000 francs pour le piédestal.

Inscriptions présentes sur le monument

À LA MÉMOIRE DES ENFANTS DE NERET MORTS POUR LA FRANCE 1914 – 1918

Les morts

INNOCENT Julien 1891 – 1914
BIGAUD Eugène 1885 – 1914 
THIÉRIOT Lucien 1891 – 1914 
MIGNY Albert 1894 – 1915 
DÉCHAUDAT Gabriel 1880 – 1915 
PINON Michel 1882 – 1915
CHABENAT Pierre 1882 – 1916 
MIGRET Auguste 1888 – 1916 
NAINY Henri 1893 – 1916
BIGAUD Moïse 1889 – 1917
AMATHIEU Silvain 1881 – 1917 
LABLONDE Henri 1896 – 1917 
AUSSIÈTRE Eugène 1883 – 1918 
DÉCHAUDAT Armand 1878 – 1918 
DÉCHAUDAT Ernest 1878 – 1918
GUILBERT Alfred 1896 – 1918 
BONNIN Fernand 1888 – 1918 
PLISSON André 1915 – 1939
LURON Louis 1905 – 1943 

Historique du monument

  • Liste des morts

    1914-1918 * Les précisions entre parenthèses proviennent des fiches individuelles conservées sur le site “Mémoire des hommes”. Sous l’inscription principale, sur la plaque de teinte grise : ...

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    Liste des morts
    1914-1918
    * Les précisions entre parenthèses proviennent des fiches individuelles conservées sur le site “Mémoire des hommes”.
    Sous l’inscription principale, sur la plaque de teinte grise :
    - Innocent Julien 1891 – 1914 (Innocent André Julien Georges, né le 20 août 1891 à Montipouret (Indre), soldat au 32e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 14 octobre 1914 à Biarritz (Basses-Pyrénées) des suites de blessures de guerre, extrait du registre des décès envoyé à Néret (Indre)),
    - Bigaud Eugène 1885 – 1914 (probablement Bigaud Louis Eugène, né le 26 février 1887 à Sarzay (Indre), 2e classe au 290e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 25 septembre 1914 à Baconnes (Marne), jugement rendu le 15 avril 1920 par le Tribunal de La Châtre, transcrit le 21 avril 1920 à Néret (Indre)),
    - Thiériot Lucien 1891 – 1914 (Thiériot Lucien Henri, né le 17 août 1891 à Paris (19e arrondissement), soldat à la 7e Compagnie du 4e Régiment de Zouaves, Mort pour la France le 14 novembre 1914 à Fismes (Marne), Ambulance 1/38, des suites de blessures de guerre, transcrit le 6 novembre 1916 à Néret (Indre)),
    - Migny Albert 1894 – 1915 (Migny Albert Jean Baptiste, né le 10 octobre 1894 à Néret (Indre), 2e classe au 31e Bataillon de Chasseurs à Pied, tué à l’ennemi le 4 mars 1915 à Notre-Dame-de-Lorette (Pas-de-Calais), transcrit le 25 septembre 1915 à Néret (Indre)),
    - Déchaudat Gabriel 1880 – 1915 (Déchaudat François Gabriel, né le 19 février 1880 à Néret (Indre), 2e classe au 90e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 9 mai 1915 à Loos (Pas-de-Calais), jugement rendu le 2 décembre 1920 par le Tribunal de La Châtre, transcrit le 14 décembre 1920 à la mairie de Néret (Indre)),
    - Pinon Michel 1882 – 1915 (probablement Pinon Michel François, né le 7 janvier 1882 à Néret (Indre), brigadier au 30e Régiment d’Artillerie, Mort pour la France le 20 janvier 1916 à l’Hôpital Temporaire de Pargny-lès-Reims (Marne) des suites d’un accident en service commandé, extrait adressé au maire du 16e arrondissement de la Seine le 22 janvier 1916)),
    - Chabenat Pierre 1882 – 1916 (Chabenat Pierre, Alexandre, né le 4 octobre 1882 à La Berthenoux (Indre), 2e classe au 68e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 4 mai 1916 à la Cote 304 (Meuse), transcrit le 15 septembre 1915 à Néret (Indre)),
    - Migret Auguste 1888 – 1916 (né le 16 juillet 1888 à Paris (17e arrondissement), 2e classe au 79e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 23 juin 1916 à Maricourt (Somme), transcrit le 18 janvier 1917 à Néret (Indre)),
    - Nainy Henri 1893 – 1916 (Nainy Henri Robert Stéphane, né le 17 septembre 1893 à Argenton-sur-Creuse (Indre), sergent au 1er Régiment de Tirailleurs Algériens, tué à l’ennemi le 18 mai 1916 à Esnes (Meuse), jugement rendu le 17 juin 1920 par le Tribunal de La Châtre transcrit le 6 juillet 1920 à Néret (Indre)),
    - Bigaud Moïse 1889 – 1917 (Bigaud Moïse Reymond, né le 18 avril 1889 à Néret (Indre), 2e classe au 75e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 24 mars 1917 à Montescourt (Aisne), transcrit le 12 juillet 1917 à Néret (Indre)),
    - Amathieu Silvain 1881 – 1917 (Amathieu Sylvain, né le 9 juillet 1881, à Néret (Indre), 2e classe au 9e Escadron du Train des Equipages Militaires, Mort pour la France le 14 février 1917 à l’Hôpital Général de Tours de maladie, avis de décès n° J.G. 748 du 22 février 1919 transcrit à Néret (Indre)),
    - Lablonde Henri 1896 – 1917 (Lablonde Henri Clément, né le 16 août 1896 à Néret (Indre), 2e classe au 13e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 17 avril 1917 au Mont Cornillet (Marne), transcrit le 2 novembre 1917 à Néret (Indre)),
    - Aussiètre Eugène 1883 – 1918 (né le 10 décembre 1993 à Néret (Indre), sergent au 135e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 1er octobre 1918 au secteur postal H6 Ham (Somme), Ambulance 12/8, des suites de blessures de guerre (éclats d’obus), transcrit le 5 avril 1919 à Néret (Indre)),
    - Déchaudat Armand 1878 – 1918 (Déchaudat Armand Jean, caporal au 90e Régiment d’Infanterie, né le 9 mars 1878 à Néret (Indre) mort des suites de maladie contractée en service, le 27 octobre 1918 à Mâron (Indre), décédé en permission à son domicile 
    - Déchaudat Ernest 1878 – 1918 (né le 9 mars 1878 à Néret (Indre), 2e Classe au 23e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 24 juin 1918 à Belfort, Territoire de Belfort, Mort pour la France le 24 juin 1918 des suites de blessures reçues en service, transcrit le 17 avril 1919 à Néret (Indre)),
    - Guilbert Alfred 1896 – 1918 (probablement Guilbert Alfred, né le 21 septembre 1896 à Néret (Indre), corrigé ensuite en : né à Paris 10e arrondissement, 2e classe au 35e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 20 juillet 1918, à Wierstraat, Bois de Courton (Marne), transcrit le 31 juillet 1919 à Paris 1er arrondissement (rayé et corrigé : Domicille indéterminé),
    - Bonnin Fernand 1888 – 1918 (Bonnin Fernand Claude Gabriel, né le 21 octobre 1888 à Saint Chartier Indre, soldat au 107e Régiment d’Infanterie, Mort pour le France le 9 août 1918 à 16h00 à Mirabella, province de Vicence (en Italie à l’ouest de Venise), des suites d’un coup de pied de mulet reçu alors qu’il était en service commandé, transcrit le 14 novembre 1918 à Néret (Indre).
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    1939-1945
    sur une autre plaque de même largeur que la place supérieure :
    - Plisson André 1915 – 1939 (Plisson André Edmond, né le 31 juillet 1915 à Miret (Indre), 6e Régiment d’Infanterie, décédé le 22 décembre 1939 à Saint-Quentin Aisne).
    - Luron Louis 1905 – 1943 (Luron Louis Pierre Henri Émile, né le 13 janvier 1905 à Saint-Amand-Montrond (Cher), 6e régiment du Génie, Mort pour la France le 13 novembre 1943 à Heilbronn (Allemagne)).
  • 1919
  • Courriers divers 24/10/1919
    Source : Dubant Didier

    - Le 24 octobre 1919, «Le Maire de Néret à Monsieur le Préfet à Châteauroux. Conformément à votre Circulaire, j’ai l’honneur de vous adresser ci-joint pour approbation, ...

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    Courriers divers 24/10/1919

    - Le 24 octobre 1919, «Le Maire de Néret à Monsieur le Préfet à Châteauroux.

    Conformément à votre Circulaire, j’ai l’honneur de vous adresser ci-joint pour approbation, le Plan du Monument projeté sur la Place publique du Bourg de Néret à la Mémoire des Enfants de la Commune Morts pour la France ».

  • Courriers divers 30/10/1919
    Source : Dubant Didier

    - Le 30 octobre 1919, le Conseiller de Préfecture écrit au Sous-Préfet de La Châtre au nom du Préfet de l’Indre : «Monsieur le Sous-Préfet de la Châtre est prié de ...

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    Courriers divers 30/10/1919

    - Le 30 octobre 1919, le Conseiller de Préfecture écrit au Sous-Préfet de La Châtre au nom du Préfet de l’Indre : «Monsieur le Sous-Préfet de la Châtre est prié de vouloir bien faire compléter le dossier ci-joint par les pièces ci-après désignées :

    1° trois copies de la délibération du Conseil Municipal de Néret approuvant le projet et votant les crédits nécessaires à son exécution,

    2° devis estimatif des travaux,

    3° marché de gré à gré passé avec un entrepreneur ».

  • Courriers divers 11/11/1919

    - Le 11 novembre 1919, le Maire de Néret écrit du Sous-Préfet de La Châtre : «Le monument projeté, doit être élevé par les soins d’un Comité Spécial qui s’occupe de ...

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    Courriers divers 11/11/1919

    - Le 11 novembre 1919, le Maire de Néret écrit du Sous-Préfet de La Châtre : «Le monument projeté, doit être élevé par les soins d’un Comité Spécial qui s’occupe de recueillir les fonds nécessaires, par souscriptions.

    La commune votera certainement une subvention, mais comme ce n’est pas elle qui est chargée de l’exécution du projet, le Conseil Municipal n’a pas à approuver le projet, ni à voter de crédits.

    Comme le monument sera élevé sur une place publique, l’approbation de M. le Préfet, du modèle projeté est nécessaire d’après circulaire.

    C’est à cet effet que le plan a été dressé, afin d’être soumis au visa de Monsieur le Préfet ».

  • 1920
  • Courriers divers 30/01/1920
    Source : Dubant Didier

    - Le 30 janvier 1920, le Préfet de l’Indre écrit : «M. le Sous-Préfet de La Châtre. Le 9 décembre dernier (1919), j’ai transmis à ...

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    Courriers divers 30/01/1920

    - Le 30 janvier 1920, le Préfet de l’Indre écrit :

    «M. le Sous-Préfet de La Châtre.

    Le 9 décembre dernier (1919), j’ai transmis à M. le Ministre de l’Intérieur, en vue de son approbation par décret, un projet de construction d’un monument à élever sur la place publique de Néret, en souvenir des soldats de cette Commune «Mort pour la Patrie ».

    La délibération du Conseil municipal approuvant ce projet n’étant pas jointe au dossier, je  vous serai obligé de vouloir bien me la faire parvenir le plus tôt possible ». 

  • Commission d’art 17/06/1920
    Source : Dubant Didier

    - Le 17 juin 1920, la Commission chargée d’examiner, du point de vue artistique, les projets de monuments aux “Morts pour la France”,  se réunit à 14h30 à la Préfecture ...

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    Commission d’art 17/06/1920

    - Le 17 juin 1920, la Commission chargée d’examiner, du point de vue artistique, les projets de monuments aux “Morts pour la France”,  se réunit à 14h30 à la Préfecture de l’Indre, sous la présidence du Secrétaire Général et répond au projet de la commune de “Néret” : «la Commission propose le refus pur et simple en raison de la froideur du monument – aucune recherche et mauvaises proportions ».

  • Délibérations Conseil municipal 08/08/1920

    - Le 8 août 1920, le Conseil municipal réuni sous la présidence du Maire de Néret, M. Massin (sont présents : MM Massin, Morand, Chénon, Aladenise, Moreau, Auroy et Lablonde ...

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    Délibérations Conseil municipal 08/08/1920

    - Le 8 août 1920, le Conseil municipal réuni sous la présidence du Maire de Néret, M. Massin (sont présents : MM Massin, Morand, Chénon, Aladenise, Moreau, Auroy et Lablonde – sont absents MM Fradet, Limousin, Etave, Auchapet et Auclair) “après en avoir délibéré, se range à l’avis de la Commission du monument et adopte pour le dit monument en projet le type dit “Le Poilu” des établissements H. Jacomet à Villedieu (Vaucluse) et autorise M. le Maire à s’entendre avec cette maison pour que les travaux soient exécutés au plus tôt”.

  • Délibérations Conseil municipal 14/11/1920
    Source : Dubant Didier

    - Le 14 novembre 1920, le Conseil municipal réuni sous la présidence du Maire de Néret, M. Massin (sont présents : MM. Massin, Morand, Aladenise, Limousin, Auroy, Lablonde, Moreau, Etave ...

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    Délibérations Conseil municipal 14/11/1920

    - Le 14 novembre 1920, le Conseil municipal réuni sous la présidence du Maire de Néret, M. Massin (sont présents : MM. Massin, Morand, Aladenise, Limousin, Auroy, Lablonde, Moreau, Etave et Fradet – sont absents : MM. Chénon, Auclair et Auchapet) “après en avoir délibéré approuve les plan et devis dressés par M. Chénon pour le socle qui doit supporter le “Poilu” des établissements Jacomet à Villedieu (Vaucluse) type déjà adopté par le Conseil dans sa séance du 8 août 1920 et dont le total s’élève à 6.000 francs. Ce socle sera en pierre de la Carrière dite de La Chassaigne près de Néret.

    La somme ci-dessus est couverte par les souscriptions des habitants de la Commune et par une subvention votée par le Conseil ».

  • Courriers divers 23/11/1920
    Source : Dubant Didier

    - Le 23 novembre 1920, «le délégué » écrit au nom du Sous-Préfet de La Châtre au Préfet de l’Indre : « j’ai l’honneur de vous transmettre le plan ci-joint, relatif à l’érection, ...

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    Courriers divers 23/11/1920

    - Le 23 novembre 1920, «le délégué » écrit au nom du Sous-Préfet de La Châtre au Préfet de l’Indre : « j’ai l’honneur de vous transmettre le plan ci-joint, relatif à l’érection, à Néret, d’un monument aux enfants de cette commune «Morts pour la France ».

    La dépense s’élevant à 6.000 francs sera couverte au moyen du produit d’une souscription publique et d’une subvention votée par la conseil municipal.

    En conséquence, je vous prie de vouloir bien donner votre approbation à ce projet et renvoyer ensuite à la Sous-Préfecture ».

  • Commission d’art 07/12/1920
    Source : Dubant Didier

    - Le 7 décembre 1920, la Commission chargée d’examiner, du point de vue artistique, les projets de monuments aux “Morts pour la France”,  se réunie à 14h30 à la Préfecture ...

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    Commission d’art 07/12/1920

    - Le 7 décembre 1920, la Commission chargée d’examiner, du point de vue artistique, les projets de monuments aux “Morts pour la France”,  se réunie à 14h30 à la Préfecture de l’Indre, sous la présidence du Secrétaire Général et répond au projet de la commune de “Néret” : «Ajourné – Réduire la largeur de l’empattement de façon à mettre ce motif en harmonie avec la base ».

  • Courriers divers 14/12/1920
    Source : Dubant Didier

    - Le 14 décembre 1920, le Préfet de l’Indre écrit «M. le sous-Prefet de La Châtre vous m’avez transmis pour approbation par décret le dossier d’un projet de monument que ...

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    Courriers divers 14/12/1920

    - Le 14 décembre 1920, le Préfet de l’Indre écrit «M. le sous-Prefet de La Châtre vous m’avez transmis pour approbation par décret le dossier d’un projet de monument que la Municipalité de Néret se propose d’élever en souvenir des enfants de la Commune «Morts pour la France ».

    J’ai l’honneur de vous faire connaître qu’après examen, la Commission instituée en vertu de la circulaire de M. le Ministre de l’intérieur en date du 10 mai 1920 a ajourné le projet présenté pour le motif suivant : réduire la largeur de l’empattement de façon à mettre ce motif en harmonie avec la base.

    En conséquence vous voudrez bien modifier le plan ci-joint et nous le retourner dans le plus bref délai possible ».

  • 1921
  • Courriers divers 03/01/1921
    Source : Dubant Didier

    - Le 3 janvier 1921, le Maire de Néret écrit au Préfet de l’Indre : «ci-joint un nouveau projet conforme aux modifications demandées par la Commission ».

  • Commission d’art 17/02/1921
    Source : Dubant Didier

    - Le 17 février 1921, la Commission chargée d’examiner, du point de vue artistique, les projets de monuments aux “Morts pour la France”,  se réunit à 14h30 à la Préfecture ...

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    Commission d’art 17/02/1921

    - Le 17 février 1921, la Commission chargée d’examiner, du point de vue artistique, les projets de monuments aux “Morts pour la France”,  se réunit à 14h30 à la Préfecture de l’Indre, sous la présidence du Secrétaire Général et répond au projet de la commune de “Néret” : « Approuvé ».

  • Délibérations Conseil municipal 12/06/1921
    Source : Dubant Didier

    - Le 12 juin 1921 le Conseil municipal de Néret (présents : MM. Etave, Chénon, Aladenise, Auclair, Auroy, Fradet, Limousin, Moreau et Lablonde), sous la présidence de M. Chassin Maire, «après ...

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    Délibérations Conseil municipal 12/06/1921

    - Le 12 juin 1921 le Conseil municipal de Néret (présents : MM. Etave, Chénon, Aladenise, Auclair, Auroy, Fradet, Limousin, Moreau et Lablonde), sous la présidence de M. Chassin Maire, «après en avoir délibéré décide que l’argent provenant de la souscription dans la Commune pour l’érection d’un monument servira à payer le sujet «Le Poilu » qui doit figurer sur ce monument, œuvre approuvée et provenant des Etablissements H. Jacomet à Villedieu (Vaucluse) et autorise le Maire à faire emploi des fonds recueillis s’élevant à 3.050 francs pour acquitter la somme due à ces établissements, ainsi que les frais de transport se montant à 3.050 francs.

    Le Conseil vote en outre pour l’érection du piédestal, la somme de 3.000 francs qui sera portée au budget additionnel de 1921 ». «Vu et approuvé : Châteauroux le 20 juil. 1921. Pour le Préfet : Le Secrétaire Général ».

     

  • Courriers divers 04/07/1921
    Source : Dubant Didier

    - Le 4 juillet 1921, le Maire de Néret écrit au préfet de l’Indre : «Conformément à la délibération du Conseil municipal autorisant le Maire à utiliser les fonds provenant de ...

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    Courriers divers 04/07/1921

    - Le 4 juillet 1921, le Maire de Néret écrit au préfet de l’Indre : «Conformément à la délibération du Conseil municipal autorisant le Maire à utiliser les fonds provenant de la souscription, au payement de l’œuvre «Le Poilu » qui doit être placée sur le monument, la somme recueillie a été versée aux Etablissements Jacomet à Villedieu (Vaucluse) afin d’acquitter le montant de leur facture, concernant le sujet ci-dessus qui a été adressé à la Commune, cette somme n’a donc pu être versée à la Caisse municipale ».

     

  • 1922
  • Inauguration 01/10/1922
    Source : Didier Dubant

    - Le 1er octobre 1922 : Inauguration du Monument aux Morts. “Aux parents, veuves et enfants des soldats de N. Morts pour la France. Voici ...

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    Inauguration 01/10/1922

    - Le 1er octobre 1922 : Inauguration du Monument aux Morts.

    “Aux parents, veuves et enfants des soldats de N. Morts pour la France.

    Voici ce monument qu’à l’honneur de nos frères :
    Vos enfants bien-aimés, vos chers époux, vos pères,
    De nos pieuses mains nous avons élevé.
    Si nous l’avons bâti, c’est pour leur rendre gloire,
    Exalter leur trépas, qui fut si méritoire,
    Ce trépas par lequel le pays fut sauvé.
    Car, ne l’oublions pas, c’est par le sacrifice
    De ces martyrs du Droit, tombés pour la Justice,
    Que notre douce France a pu, rester debout.
    Oui, si la France a pu, de ce peuple sauvage
    Qui l’avait envahie, éviter l’esclavage,
    C’est grâce au sang versé par les gens de chez nous !
    C’est pour leur dire à tous notre reconnaissance
    Que nous avons construit, symbole de vaillance,
    Ce socle couronné d’un soldat au repos.
    L’oeil calme, le front haut, sans crainte et sans reproche.
    Il semble regarder l’ennemi qui s’approche. Prêt à le recevoir comme ont fait nos héros.
    De ceux que nous avons perdus, c’est bien l’image.
    Saluons donc ce bronze. Il dira d’âge en âge
    Aux enfants d’aujourd’hui qui nous succèderont,
    Que la liberté sainte et que la paix féconde,
    Dont l’Allemand vainqueur eût dépouillé le monde,
    C’est à nos chers soldats, nos morts, qu’ils la devront.
    O mères, qui pleurez le fruit de vos entrailles,
    O veuves, qui menez les dures funérailles
    Du compagnon aimé des bons et mauvais jours,
    Orphelins, qui n’aurez pas connu votre père,
    Relevez votre front : de vous la France est fière ;
    Car vous avez été son suprême secours.
    Quand à vous, ô chers morts, nous avons l’espoir ferme
    Que vous aurez trouvé la paix, qui met un terme
    Aux douleurs d’ici-bas, au sein du grand ciel bleu,
    C’est un sort glorieux de mourir pour la France.
    Le soin de vous donner la sainte récompense
    Que vous méritez tant, nous le laissons à Dieu !
    A., 27 août 1920.

    Ces vers ont été lus à N., le 1er octobre 1922, lors de l’inauguration du monument commémoratif, composé d’un socle de pierre surmonté d’une statue de bronze représentant un soldat français (Joseph d’ACRE – Elévations Chrétiennes. Paris. Imprimerie J. Mersch 1923 p. 7 et 8 ”.

    Joseph d’Acre (de son véritable nom Émile Chénon) fut aussi l’auteur chez le même imprimeur de : «Hymne à l’Eucharistie avec chœur (ab libitum), paroles de Mr. Joseph d’Acre, musique de Mr Auguste Bernard » en 1899, «Rimes chrétiennes » en 1908 (179 pages) et «Poésies chrétiennes » en 1913 (195 pages) (http://data.bnf.fr/10986831/joseph_d__acre/).

    Paul Philippe Joseph Emile Chénon est né le 16 mai 1857 à Nevers (Nièvre). Il est connu au niveau national comme un spécialiste de l’histoire du droit, auteur de l’ «Histoire générale du droit français public et privé des origines à 1815 » qui fut publiée en deux volumes (1926 et 1929) et en Berry comme historien/archéologue passionné d’histoire locale. 

    Son nom de plume vient de la terre d’Acre, un ancien fief noble situé sur la paroisse de Néret, devenu à la fin fin de l’ancien régime propriété de sa famille.

    Devenu élève de l’Ecole Polytechnique en 1875, il sollicita dès 1877, « à l’âge de vingt ans son admission à la Société des Antiquaires du Centre. Il était porteur d’un volumineux manuscrit où il avait retracé l’histoire de Châteaumeillant depuis les origines jusqu’à la Révolution et que la compagnie, à laquelle il fut dès lors affilié, s’empressa de publier dans ses Mémoires l’année suivante ».

    Emile Chenon meurt le 11 avril 1927 à Paris et repose à côté de ses parents dans le cimetière de Néret (Source :  «Notice nécrologique sur M. Emile Chénon, ancien élève de l’Ecole Polytechnique, professeur à la Faculté de Droit de l’Université de Paris, membre résidant de la Société Nationale des Antiquaires de France (1857 – 1927) » lue par  «Georges Huard, membre résidant », lors de la séance du 19 décembre 1934 de la Société Nationale des antiquaires de France - Bulletin de la Société Nationale des Antiquaires de France Paris 1934, pages 227 à 245).

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Localisation

Place
en centre-bourg de Néret, sur une place publique située dans le prolongement du chevet de l’église Saint-Martin.
Cette place publique est bordée au sud par la route d’Issoudun (D68).