France (Indre) Vineuil (36110)

Conflits commémorés
  • 1914-18
  • 1939-45
  • Monument communal
informations déposées par Dubant Didier et mises à jour par Choubard Alain, dernière mise à jour le 13/10/2015

Description du monument

Caractéristiques

  • Structure
    • Monument
      • Monument à colonnes
    • Pilier commémoratif
      • Colonne
  • Autres éléments
    • Entourages
      • Entourage Bornes/Chaînes ou barres
  • Décorations militaires
    • Croix de Guerre
  • Ornementation militaire - Armes
    • Équipement militaire
      • Casque
    • Armes
      • Faisceaux de licteurs
      • Épée
  • Représentations animalières
    • Coq(s)
      • Coq au sommet
  • Ornementation religieuse
    • Croix
      • Croix pattée
  • Ornementation végétale
    • Palme(s)
    • Feuille(s)
      • Feuille Laurier
      • Feuille(s) Chêne
      • Lierre
  • Ornementation civile
    • Étoile(s)
    • Urne(s)/Vase
      • Vase(s)

Le Monument est constitué d’une stèle dominée par un coq. La stèle repose sur un socle de forme complexe avec piedroits latéraux et muret périphérique interrompu par des socles carrés sur lesquelles reposent quatre vases à pied en pierre : « soubassement, jardinières et bordures du tertre ». Le coq en pierre, se dresse au sommet du monument, sur un monticule recouvert de feuillages. A la droite du coq, un faisceau de licteur (avec sa hache bien visible à son extrémité), émerge du monticule.

La face antérieure de la stèle est encadrée par deux colonnes surmontées de chapiteaux de type dorique, portant en motif sur chaque face, une reproduction de la Croix de guerre.

Les deux chapiteaux servent de support à un massif, de section rectangulaire, avec une corniche décorée de feuilles de chêne, et, en dessous un entablement ayant sur sa face antérieure et sur sa face postérieure, entre deux ronds,  les dates « 1914-1918 », le tout en relief.

La colonne de gauche porte en relief, dans des cartouches légèrement creusés et faisant le tour de la partie visible de la colonne, trois inscriptions évoquant des batailles : de haut en bas « . LA.MARNE. », « . CHAMPAGNE. » et « . VERDUN. ». Sur la colonne de droite sont inscrits de haut en bas trois autres noms de lieux où se déroulèrent des combats tout aussi meurtriers : « . L’YSER. », « . L’ARGONNE. » et « . LA.SOMME. » (la première bataille de la Marne eut lieu du 6 au 14 septembre 1914 et la seconde débuta en juillet 1918 ; les batailles de Champagne eurent lieu à hiver 1914/1915, en automne 1915, en avril-mai 1917 et juillet 1918 ; la bataille de Verdun eut lieu du 21 février au 18 décembre 1916 ; la bataille de l’Yser eut lieu en octobre 1914 ; la bataille de la Meuse-Argonne eut lieu du 26 septembre au 11 novembre 1918 et poussa l’armée à demander l’armistice ; la bataille de La Somme eut lieu du début juillet à mi-novembre 1916).

Sur les côtés du monument en partie supérieure une épée verticale est représentée pointe vers le bas entourée de feuillages (lauriers). Ce motif combinant arme à double tranchant et végétation est souligné sur chaque côté par une guirlande végétale verticale (constituée d’une alternance de bouquets de feuilles de chêne et de glands fruits du chêne), dont le décor constituant un cadre s’achève par un piedroit à base élargie.

Sur la face antérieure entre les deux colonnes, une plaque de « marbre bleu turquoise » de forme rectangulaire (plus haute que large), porte en lettres noires sur 8 lignes, l’inscription principale, sous une croix pattée dorée. Trois étoiles dorées, à cinq branches, disposées horizontalement, ornent la base de la plaque, sous un double trait horizontal (les étoiles gauche et à droite sont représentées inclinées vers l’extérieur).

En dessous une palme en alliage cuivreux (comportant des feuilles de chêne à la pointe et de laurier à la base) est posée contre la plaque de « marbre bleu turquoise”. 

En avant, sur une avancée sub-cylindrique repose la reproduction en pierre d’un casque de type Adrian posée sur des feuilles de lierre qui pour certains s’écoulent vers le bas de part et d’autre du socle, formant support, d’autres commençant à recouvrir le casque. Ce casque est représenté avec beaucoup de soin, de face, avec son cimier de protection et sa grenade surmontée d’une flamme, symbole caractéristique de l’arme de l’infanterie. Ultime détail, la jugulaire est représentée posée sur la partie avant de la visière de ce casque. A l’arrière du casques d’autre feuillage  sont réparties à droite et à gauche (feuilles de chêne à gauche et feuilles de laurier à droite).

Sur la face postérieure du monument est encastrée une plaque de « marbre bleu turquoise » de forme rectangulaire (plus haute que large). Cette plaque porte sous une reproduction de Croix de guerre dorée, en lettres noires sur deux colonne séparées par un trait vertical, les noms et prénoms des 55 enfants de Vineuil Morts pour la France de 1914 à 1918. Ils sont classés dans l’ordre alphabétique, la lecture s’effectue de haut  en bas en commençant par la colonne de gauche.

En dessous à la base de la stèle une large palme a été culptée en relief. La base de sa tige se trouve à droite, son extrémité sommitale étant à gauche.

Sur cette face postérieure fut ajoutée par la suite, au niveau du socle, une plaque blanche de forme rectangulaire, comportant en lettres noires sous « 1939-1945 », trois noms et prénoms.

Le Monument est entouré d’une grille en fer dont le tracé reproduit, à distance, celui du muret périphérique. Reposant sur une bordure maçonnée cette grille métallique comporte « deux vantaux », situés en avant de la face antérieure.

Le Monument aux Morts de Vineuil présente de fortes analogies avec celui de Brion (Indre), qui fut lui aussi conçu par les architectes GAUD et GRELIER et réalisé par le sculpteur-décorateur Jean SAJOUS.

Matériaux

. Pierre de Chauvigny (Vienne) « pour le soubassement, jardinières et bordures du tertre ».

. Pierre de Lavoux (Vienne) pour le reste de l’élévation du monument.

. « Marbre bleu turquoise » pour les « plaques ».

Economie

Prix

13.750 francs + 1.500 francs pour la mise en place de la grille en fer.

Souscription

Souscription publique organisée par la Société des Anciens Combattants : 8.580 francs.

Subvention commune

5.170 francs.

Inscriptions présentes sur le monument

- Face antérieure :
« 1914 – 1918 »
« AUX ENFANTS DE VINEUIL MORTS POUR LA FRANCE »

Colonne de gauche de haut en bas :
« . LA.MARNE. »,
« . CHAMPAGNE. »,
« . VERDUN. ».

Colonne de droite de haut en bas :
« . L’YSER. »,
« . L’ARGONNE. »,
« . LA.SOMME. ».

Face postérieure :
« 1914 – 1918 »

Les morts

Sur quatre lignes, en lettres d’or, sur une plaque de teinte noire, posée contre la face antérieure du monument, derrière le casque de type Adrian :

« LES ANCIENS
D’A.F.N.

à
LEURS CAMARADES ».

Sur le côté droit du monument, en lettres d’or sur une plaque rectangulaire de teinte noire :
« FLANDRES_
_DUNKERQUE
1940”.    

Face postérieure :
. colonne de gauche :
Adien Léon (Adien Léon Jules, né le 5 avril 1898 à Vineuil (Indre), cavalier de 2e classe au 4e Régiment de Dragons, Mort pour la France le 2 juin 1918 au nord-ouest du carrefour route Ferté-Milon – Gandelu, piste Loge aux Boeufs, à 100 mètres au nord de cette piste (Aisne). Tué sur sa pièce au cours du combat. Jugement rendu le 8 novembre 1921 par le tribunal de Châteauroux, transcrit le 15 novembre 1921 à Vineuil (Indre)),
Adien Octave (Adien Clément Octave, né le 7 janvier 1885 à Vineuil (Indre), caporal au 290e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 1er mai 1915 à Woesten (Belgique) des suites de ses blessures, transcrit le 25 juillet 1915 à Levroux (Indre)),
Armignat Pierre (Armignat Pierre Michel, né le 29 septembre 1874 à Vineuil (Indre), 2e classe au 290e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 11 septembre 1915 à Saint-Martin-de-Bréthencourt (Pas-de-Calais) des suites de blessures de guerre, transcrit le 1er avril 1916 à Buxeuil (Indre)),
Ballereau René (né le 29 août 1892 à Vineuil (Indre), 2e classe au 2e Régiment de Zouaves, Mort pour la France le 11 Octobre 1914 à Choisy-au-Bac (Oise) des suites de blessures de guerre, transcrit le 29 décembre 1914 à Vineuil (Indre)),
Barbottin Louis (né le 26 mars 1895 à Châteauroux (Indre), 2e classe au 134e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 4 août 1916 à Fleury-devant-Douaumont (Meuse), transcrit le 24 octobre 1916 à Vineuil (Indre), n° du registre d’état civil 566/158),
Barnabé Jules
Beurrier Emile (Beurrier Emile Ernest, né le 20 janvier 1893 à Châteauroux (Indre), 2e classe au 4e Régiment de Marche de tirailleurs, Mort pour la France le 27 août 1915 à l’Hôpital de Darmstadt (Allemagne) en captivité, transcrit le 15 octobre 1917 à Vineuil (Indre)),
Biard Roger (Biard Roger Jacques, né le 11 avril 1897 à Vineuil (Indre), 2e classe au 90e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 8 novembre 1918 à l’Ambulance 15/21 à Pont Chevalier dans l’Oise (probablement la rue du Pont Chevalier à Cuise-La-Motte dans le département de l’Oise) des suites d’intoxication par gaz, transcrit le 9 septembre 1919 à Vineuil (Indre)),
Borgeais Louis (Borgeais Louis Léon, né le 20 décembre 1891 à Vineuil (Indre), tué à l’ennemi le 5 août 1916 à Douaumont (Meuse), jugement rendu le 20 juillet 1921 par le tribunal de Châteauroux, transcrit le 25 juillet 1921 à Vineuil (Indre)),
Brisson Alphonse
Brisson Camille (né le 9 janvier 1892 à Villers(-les-Ormes) (Indre), 2e classe au 13e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 15 octobre 1914 à Toulon Hôpital (Var) des suite de blessures de guerre, dernier domicile à Vineuil (Indre)),
Bruneau Eugène (Bruneau Henri Eugène, né le 12 janvier 1894 à Vineuil (Indre), sergent au 154e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 7 août 1915 à l’Hôpital Margaine, à Sainte-Menehould (Marne) des suites de blessures de guerre. Avis M CT 4736 du 19 août 1915, transcrit le 14 décembre 1915 à Vineuil (Indre), n° de registre d’état civil 281/55),
Bruneau Roger (Bruneau Roger Théophile, né le 14 janvier 1892 à Vineuil (Indre), caporal au 13e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 8 octobre 1914 au Bois de la Louvière (Meuse), transcrit le 23 mars 1916 à Vineuil (Indre)),
Caumont Georges (Caumont Georges Amédée, né le 30 mars 1880 à La Champenoise (Indre), caporal au 290e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 18 août 1915 à Lizerne (Belgique) des suites de blessures sur le champ de bataille, transcrit le 14 décembre 1915 à Vineuil (Indre)),
Chamort Jules (né le 29 janvier 1873 à Vineuil (Indre), 2e classe au 304e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 13 mars 1915 à Lacroix-sur-Meuse (Meuse), transcrit le 26 Octobre 1915 à Paris, 18eme arrondissement, n° du registre d’état civil 507/38).
Champiot Gédéon (né le 5 janvier 1889 à Vineuil (Indre), soldat au 125e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 5 septembre 1915 à Wailly (Pas-de-Calais), transcrit le 16 mars 1916 à Vineuil (Indre)),
Champiot Robert (tué à Vaux-Rignier, secteur de Tavannes, le 30 juillet 1916, selon MAZEROLLE (André) – Vineuil mon village. Préface de S. E. Mgr Louis Fillon, Archevêque de Bourges 9 février 1939. Editions du Roc de Bourzac, 1998, page 48).
Doucet Henri (Doucet Henri Clément, né le 5 avril 1887 à Boulogne-sur-Seine (Pas de Calais), caporal au 87e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 7 mai 1917 à La Neuville (Marne), transcrit le 27 novembre 1917 à Vineuil (Indre)),
Fortin Henri (né le 7 septembre 1888 à Vineuil (Indre), 2e classe au 4e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 8 novembre 1918 à Vineuil (Indre) des suites d’une maladie contractée en service, DC dressé 8 novembre 1918 à Vineuil (Indre)),
Franchet François (né le 21 avril 1876 à Fontenay (Indre), soldat au 65 Régiment d’Infanterie Territoriale, Mort pour la France le 6 janvier 1915 à l’Hôpital mixte de Châteauroux (Indre). Genre de mort : appendicite. Extrait du registre des décès adressé à Vineuil (Indre) le 8 janvier 1915),
Galland Raymond (né le 7 avril 1895 à Vineuil (Indre), 2e classe au 285e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 30 août 1915 à l’Hôpital mixte de La Flèche (Sarthe) des suites de blessures de guerre, extrait du registre de décès adressé le 3 août 1915 à Vineuil (Indre)),
Gapteau Alphonse (né le 7 avril 1882 à Vatan (Indre), 2e classe au 90e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 8 octobre 1915 à Loos-en-Gohelle (Pas-de-Calais) des suites de blessures de guerre, transcrit le 20 juillet 1916 à Paris (6e arrondissement),
Garnier Alexandre
Garnier Emile (Garnier Emile Ernest Marie Joseph, né le 26 février 189 à Velles (Indre), 1ère classe au 32e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 25 août 1914 à Herbeville (Meurthe-et-Moselle), transcrit le 5 juin 1915 à Vineuil (Indre), n° de registre d’état civil 193 – 171),
Gaugris André (Gaugris André Clément, né le 20 décembre 1889 à Vineuil (Indre), 2e canonnier-servant au 177e Régiment d’Artillerie de Tranchée, 32e batterie, Mort pour la France le 14 novembre 1918 à Staden (Belgique) à l’Hôpital d’Evacuation 37/1, des suites d’une maladie contractée en service, transcrit le 9 juin 1919 à Vineuil (Indre)),
Godefroy Gustave (né le 24 mars 1882 à Saint-Mars-la-Brière (Sarthe), 2e classe au 90e Régiment d’Infanterie, 7e Compagnie, tué à l’ennemi le 16 juin 1915 à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais) des suites de blessures de guerre, jugement rendu le 29 septembre 1917 par le tribunal de Châteauroux (Indre), transcrit le 4 octobre 1917 à Vineuil (Indre)),
Grimault Charles (Grimault Charles Eugène, né le 19 juin 1891 à Vineuil (Indre), soldat au 32e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 8 septembre 1914 à la Fère-Champenoise (Marne), jugement rendu le 29 juin 1920 par le tribunal de Châteauroux, transcrit le 10 juillet 1920 à Vineuil (Indre)),
Grimault Silvain (Grimault Sylvain, né le 1er février 1893 à Vineuil (Indre), sergent au 28e Régiment de Zouaves, tué à l’ennemi le 23 décembre 1914 à Lombaertzyde (Belgique), transcrit le 28 février 1920 à Vineuil (Indre)).
. colonne de droite :
Guillard Henry (né le 30 mai 1887 à Buzançais (Indre), 2e classe au 290e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 17 décembre 1914 à Poperinge (Belgique), transcrit le 21 juin 1916 à Vineuil (Indre)),
Hibert Julien (né le 6 décembre 1890 à Vineuil (Indre), 2e classe au 13e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 10 octobre 1914 à Apremont (Meuse), transcrit le 24 juin 1915 à Vineuil (Indre)),
Jacquin Lucien (Jacquin Lucien Joseph, soldat à la 9e Section d’Infirmiers, Mort pour la France le 10 septembre 1915 au Vésinet (Yvelines), d’une maladie contractée en service (tuberculose pulmonaire), transcrit le 10 septembre 1915 au Vésinet)),
Joffre Louis (Joffre Louis Emile, né le 30 juillet 1891 à Chezelles (Indre), 2e classe au 37e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), jugement rendu le 30 mai 1921 par le Tribunal de Châteauroux, transcrit le 7 juin 1921 à Vineuil (Indre)),
Laruel Maurice (né le 5 octobre 1895 à Vineuil (Indre), 2e classe au 168e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 27 août 1916 à l’Hôpital central de Bar-le-Duc (Meuse) d’une maladie en service (fièvre paratyphoïde), transcrit le 15 octobre 1916 à Vineuil (Indre)),
Laruel Michel (Laruel Michel Ernest, né le 28 octobre 1891, sergent au 232e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 26 août 1991 à Chavigny (Aisne), transcrit le 24 décembre 1918 à Vineuil (Indre), n° du registre d’état civil 2696-40).
Létang Marcel (né le 16 janvier 1892 à Lys-Saint-Georges (Indre), 2e classe au 85e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 27 septembre 1914 au Bois d’Ailly, commune de Marbotte (Meuse). Disparu le 27 septembre 1914 au Bois d’Ailly, jugement rendu le 16 novembre 1920 par le tribunal de Châteauroux, transcrit le 5 décembre 1920 à Vineuil (Indre)),
Lherault Auguste (Lhérault Hippolyte Auguste, né le 9 juin 1888 à Vineuil (Indre), sergent au 2e Régiment de marche de tirailleurs, disparu le 15 juillet 1916 à Fleury (Meuse), jugement rendu le 29 juillet 1920 par le tribunal de Châteauroux, transcrit le 7 août 1920 à Vineuil (Indre)),
Lucas Louis (Lucas Louis Alexandre, né le 1er avril 1887 à Pellevoisin (Indre), 2e classe au 154e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 27 août 1917 au nord-est de Verdun (Meuse), A.M. EP 5868 C du 24 septembre 1917, transcrit le 27 février 1918 à Vineuil (Indre),
Mauduit Auguste (né le 19 octobre 1882 à Vineuil (Indre), 2e classe au 90e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 3 novembre 1914 à Passchendaele (Belgique) des suites de blessures de guerre, transcrit le 9 mai 1915 à Vineuil (Indre)),
Mauduit Ernest (Mauduit Ernest Adrien, né le 26 août 1879 à Vineuil (Indre), caporal au 338e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 21 juin 1917 à Vauxaillon (Aisne), transcrit le 11 janvier 1918 à Châteauroux (Indre)),
Mercier Ernest (Mercier Henri Ernest, né le 13 mai 1881 à Ardentes (Indre), Mort pour la France le 28 septembre 1914 à la gare de Lerouville (Meuse) des suites de blessures de guerre, dernier domicile Vineuil (Indre)),
Moulin Stanislas
Perraguin Paul (Perraguin Paul Félix, né le 8 novembre 1890 à Vineuil (Indre), sapeur au 6e Génie, Mort pour la France le 14 septembre 1914 à Sept-Saulx (Marne), des suites de blessures de guerre, transcrit le 15 mars 1916 à Vineuil (Indre)),
Pilorget Emile (Pilorget Emile Georges, né le 17 janvier 1895 à Vineuil (Indre), 2e classe au 5e Régiment de Marche de Zouaves, tué à l’ennemi le 15 septembre 1916 à la Ferme de l’Hôpital (Somme), transcrit le 5 mars 1917 à Châteauroux (Indre)),
Raphanaud Léon (Raphanaud Léon Charles, né le 24 août 1891 à Crevant (Indre), sergent au 295e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 19 octobre 1914 à la Bassée (Nord), transcrit le 21 juin 1916 à Vineuil (Indre)),
Roger Georges (né le 9 mai 1884 à Vineuil (Indre), né le 9 mai 1884 à Vineuil (Indre), caporal au 6e génie, Mort pour la France le 17 octobre 1918 à l’Hôpital Complémentaire n° 35 à Bordeaux (Gironde), d’une maladie contractée en service (bronchopneumonie grippale)),
Rogier Léon (né le 18 juillet 1881 à La Champenoise (Indre), 2e classe au 85e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 25 février 1915 à l’Hôpital mixte de Commercy (Meuse), des suites de blessures de guerre, dernier domicile Vineuil (Indre)),
Rouet Gaston (né le 19 novembre 1873 à Vineuil (Indre), Mort pour la France le 5 octobre 1916 à l’Ambulance 9/2, secteur 24B, Ferme de Maye, commune de Senoncourt (Meuse) des suites de blessures de guerre, transcrit le 17 novembre 1916 à Vineuil (Indre), n° de registre d’état civil 1105/572),
Rousseau Robert (Rousseau Robert Eugène, quartier-maître canonnier, disparu dans la perte du croiseur-cuirassé “Léon Gambetta”, le 27 avril 1915 (selon (MAZEROLLE (André) – Vineuil mon village. Préface de S. E. Mgr Louis Fillon, Archevêque de Bourges 9 février 1939. Editions du Roc de Bourzac, 1998, page 48).
Sageat Edouard (Sageat Edouard Alexandre, né le 29 novembre 1870 à Vineuil (Indre), 2e classe au 6e Régiment d’Infanterie Coloniale, décédé le 1er octobre 1917 à l’Hôpital Mixte de Châteauroux (Indre) de maladie : cancer du pylore),
Sauvaget Jules (né le 19 août 1887 à Géhée (Indre), 2e classe au 290e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 6 octobre 1914 à l’Hôpital Sainte-Savine de Troyes (Aube) d’une myocardite consécutive à une fièvre typhoïde, domicilié à Vineuil ( Indre)),
Seignat Louis (Seignat Louis Joseph, né le 14 août 1876 à La Champenoise (Indre), 2e classe au 290e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 29 avril 1916 à la Cote 304 à Verdun (Meuse), transcrit le 2 septembre 1916 à Vineuil (Indre)),
Sterling Alexandre (Sterling Henry Alexandre, né le 21 avril 1884 à Vineuil (Indre), 2e canonnier conducteur au 20e Régiment d’Artillerie, 34e batterie, tué à l’ennemi le 11 juillet 1916, inhumé au cimetière de Chiffour (Meuse), transcrit le 5 octobre 1916 à Vineuil (Indre)),
Sterling Georges (né le 8 juillet 1886 à Vineuil (Indre), 2e classe au 213e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 14 décembre 1914 à Steinbach en Haute Alsace, transcrit le 12 mai 1915 à Vineuil (Indre), n° du registre d’état civil : 1109/35),
Vincent Eugène (Vincent Eugène Joseph, né le 10 juillet 1882 à Vineuil (Indre), 2e classe au 290e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 4 février 1915 à (Saint-Charles de ) Potyze (Belgique), transcrit le 10 juillet 1915 à Vineuil (Indre)),
Vincent Marcel (Vincent Marcel Alphonse, né le 9 mars 1891 à Vineuil (Indre), 2e classe au 26e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 26 août 1914 à Lunéville (Meurthe-et-Moselle), jugement rendu le 25 février 1920 par le tribunal de Châteauroux, transcrit le 3 mars 1920 à Vineuil (Indre)).
Face postérieure au niveau du socle, sur une plaque blanche de forme rectangulaire, sous « 1939-1945 » :
Guignard Arsène,
Pilorget Pierre *
Sauvaget Emile.
* Pierre Célestin Pilorget, né le 6 avril 1916 à Vineuil (Indre), matelot sur le croiseur « Pluton », Mort pour la France le 13 septembre 1939 à Casablanca (Maroc) suite à la perte du croiseur, mouilleur de mine « Pluton » le 13 septembre 1939 dans un accident survenu lors d’une opération de débarquement de mines à terre, probablement lors de l’opération de désamorçage qui avait lieu à bord (voir http://www.amedenosmarins.fr/article-13-septembre-1939-la-fin-tragique-du-croiseur-mouilleur-de-mines-pluton-114360281.html),

Sources / Bibliographies / Sites Internet

Historique du monument

  • 1920
  • Délibérations Conseil municipal 17/10/1920
    Source : Dubant Didier

    - Le 17 octobre 1920, le Conseil Municipal de Vineuil réunit sous la présidence de Félix Darnault, maire, « vote à prélever sur les fonds libres de l’exercice 1920, une subvention ...

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    Délibérations Conseil municipal 17/10/1920

    - Le 17 octobre 1920, le Conseil Municipal de Vineuil réunit sous la présidence de Félix Darnault, maire, « vote à prélever sur les fonds libres de l’exercice 1920, une subvention de 1.170 francs pour sa contribution dans la dépense du monument à élever à la mémoire des enfants de Vineuil, Morts pour la France ».

  • Courriers divers 26/10/1920
    Source : Duband Didier

    - Le 26 octobre 1920, le Préfet de l’Indre écrit au Maire de Vineuil : « le 19 octobre courant, vous m’avez adressé les plan et devis relatifs à l’érection d’un monument ...

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    Courriers divers 26/10/1920

    - Le 26 octobre 1920, le Préfet de l’Indre écrit au Maire de Vineuil : « le 19 octobre courant, vous m’avez adressé les plan et devis relatifs à l’érection d’un monument à la mémoire des enfants de la C(ommun)e de Vineuil, Morts pour la France.

    J’ai l’honneur de vous retourner le devis des travaux à exécuter en vous faisant remarquer que les honoraires de l’Architecte, calculés à raison de 10 %, devront être ramenés à 5 %, taux maximum fixé dans l’Indre par l’arrêté préfectoral du 30 juin 1853, inséré au n° 32 du Recueil des Actes Administratifs de la même année.

    Dans ces conditions, je vous prie de vouloir bien inviter l’Architecte, auteur du projet à modifier ce devis et nous le retourner dans les plus brefs délais possibles ».

  • Commission d’art 07/12/1920
    Source : Dubant Didier

    - Le 7 décembre 1920, la Commission chargée d’examiner, du point de vue artistique, les projets de monuments aux “Morts pour la France”,  se réunit à 14h30 à la Préfecture ...

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    Commission d’art 07/12/1920

    - Le 7 décembre 1920, la Commission chargée d’examiner, du point de vue artistique, les projets de monuments aux “Morts pour la France”,  se réunit à 14h30 à la Préfecture de l’Indre, sous la présidence du Secrétaire Général et répond au projet présenté par la commune de “Vineuil – Approuvé”.

  • 1921
  • Emplacement 13/03/1921
    Source : Dubant Didier

    - Le 13 mars 1921, « après discussion et échange d’observations, le Conseil décide de se rendre sur la place publique de l’église pour y fixer, de façon définitive l’emplacement ...

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    Emplacement 13/03/1921

    - Le 13 mars 1921, « après discussion et échange d’observations, le Conseil décide de se rendre sur la place publique de l’église pour y fixer, de façon définitive l’emplacement qu’occupera le monument à élever à la mémoire des enfants de Vineuil « Morts pour la France » et autorise le Maire à signer un traité de gré à gré avec M. Sajous sculpteur à Châteauroux, chargé de l’érection du dit monument, en se conformant aux plan et devis présentés par M. Gaud, architecte à Châteauroux ».

    « Vu et approuvé : Châteauroux – 7 mars 1922. Pour le Préfet, le Secrétaire Général ».

  • Devis 01/10/1921
    Source : Dubant Didier

    - A Châteauroux le 1er octobre 1921, sur papier à entête « J. SAJOUS Sculpteur – Décorateur, 8, avenue de Déols Châteauroux » : « Commune de Vineuil. Erection d’un Monument commémoratif. Je soussigné, ...

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    Devis 01/10/1921

    - A Châteauroux le 1er octobre 1921, sur papier à entête « J. SAJOUS Sculpteur – Décorateur, 8, avenue de Déols Châteauroux » : « Commune de Vineuil. Erection d’un Monument commémoratif. Je soussigné, Jean Sajous, sculpteur décorateur, 8, avenue de Déols à Châteauroux, m’engage à exécuter, pour la Commune de Vineuil, un Monument aux Morts de la Guerre 1914-1918, d’après le projet dressé par MM. Gaud et Grelier, architectes, à l’échelle de 0,05 par mètre, ce monument devant être exécuté en pierre de Chauvigny (Vienne) pour le soubassement, jardinières et bordures du tertre et de Lavoux (Vienne) pour la partie en élévation, compris : deux plaques en marbre bleu turquoise, avec inscriptions d’une dédicace sur la face principale et des noms et prénoms des Morts de la Commune sur la face postérieure, transport, pose et maçonnerie jusqu’à 0m70 de profondeur en fondations, moyennant la somme globale et forfaitaire de 12.500 francs ».

    « Vu et approuvé : Châteauroux – 7 mars 1922. Pour le Préfet, le Secrétaire Général ».

  • Courriers divers 24/11/1921
    Source : Dubant Didier

    - Le 24 novembre 1921, le Maire de Vineuil écrit à « Monsieur de Préfet de l’Indre » : « J’ai l’honneur de vous adresser le traité de gré à gré passé entre M. ...

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    Courriers divers 24/11/1921

    - Le 24 novembre 1921, le Maire de Vineuil écrit à « Monsieur de Préfet de l’Indre » : « J’ai l’honneur de vous adresser le traité de gré à gré passé entre M. Sajous, sculpteur – décorateur et moi, pour l’érection du monument à la mémoire des enfants de Vineuil, morts pour la France, en vous demandant de vouloir bien me le rétourner, revêtu de votre approbation.

    Les plan et devis de ce monument, dressés par M. Gaud, architecte à Châteauroux, vous ont été transmis, avec la délibération du Conseil municipal les approuvant, par M. Gaud lui même, fin octobre 1920. Ils sont demeurés dans vos bureaux.

    La dépense, qui s’élève à 13.750 francs, y compris les honoraires de l’architecte, sera payée, comme l’indique la délibération sus-visée, en date du 17 octobre 1920 au moyen des ressources suivantes :

    1° produit de la souscription publique organisée par la Société des Anciens Combattants 8.580 F (cette somme  actuellement en dépôt à la Société Générale),

    2° crédits inscrits aux articles 7 et 43 du budget additionnel de l’année cournante : 5.170 F.

    Total égal : 13.750 F

    Si comme je le pense, la somme produite par la souscription doit être versée dans la Caisse municipale avant le paiement du premier acompte demandé par le sculpteur. Je vous serai bien obligé de me faire savoir quelles formalités il y a lieu de remplir pour opérer ce versement. Le Maire de Vineuil : Darnault ».

  • Courriers divers 09/12/1921
    Source : Dubant Didier

    - Le 9 décembre 1921, le Maire de Vineuil écrit à « Monsieur de Préfet de l’Indre Châteauroux» : « M.  Sajous, sculpteur à Châteauroux, entrepreneur au monument que la Commune de Vineuil se ...

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    Courriers divers 09/12/1921

    - Le 9 décembre 1921, le Maire de Vineuil écrit à « Monsieur de Préfet de l’Indre Châteauroux» : « M.  Sajous, sculpteur à Châteauroux, entrepreneur au monument que la Commune de Vineuil se propose d’élever à la mémoire de ses enfants tombés au Champ d’Honneur, me demande  un acompte sur le travail qu’il a déjà exécuté.

    Pour me permettre de lui donner satisfaction, je vous serai reconnaissant de vouloir bien me retourner, revêtu de votre approbation, l’un des trois exemplaires du traité de gré à gré, que je vous ai adressés, il y a quinze jours, avec la délibération du Conseil municipal m’autorisant à le signer.

    Je vous serai aussi obligé de vouloir bien me faire connaître les pièces que j’aurais à établir pour faire verser, si cela est nécessaire, le produit de la souscription publique dans la Caisse du Receveur municipal. Le Maire de Vineuil : Darnault ».

     

  • 1922
  • Délibérations Conseil municipal 08/01/1922
    Source : Dubant Didier

    - Le 8 janvier 1922, « Le Conseil, 1° décide qu’il y a lieu d’établir une grille autour du Monument aux Morts de la Guerre, ...

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    Délibérations Conseil municipal 08/01/1922

    - Le 8 janvier 1922, « Le Conseil,

    • 1° décide qu’il y a lieu d’établir une grille autour du Monument aux Morts de la Guerre,
    • 2° vote, à prélever sur les fonds libres de 1922, une somme de 1.500 francs pour payer la dépense qu’entrainera ce travail,
    • 3° autoriser le maire à signer un traité de gré à gré avec un serrurier de son choix pour la fourniture et la pose de la grille ».

     

  • Marché de gré à gré 28/04/1922
    Source : Dubant Didier

    - Le 28 avril 1922, « Traité de gré à gré pour la fourniture de la grille devant entourer le Monument élevé à la mémoire des enfants de Vineuil, morts pour ...

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    Marché de gré à gré 28/04/1922

    - Le 28 avril 1922, « Traité de gré à gré pour la fourniture de la grille devant entourer le Monument élevé à la mémoire des enfants de Vineuil, morts pour la France.

    Entre les soussignés : M. Darnault Félix, maire de la commune de Vineuil, agissant au nom de la commune de Vineuil, agissant au nom de la dite commune, en vertu de la délibération du Conseil municipal en date du 8 janvier 1922 approuvée par M. le Préfet de l’Indre, le 7 mars de la même année, d’une part et M. A. Méniot, sérrurier à Châteauroux, 2 rue Descente du Palan d’autre part, a été convenu et arrêté ce qui suit :

    Art 1er : M. Méniot s’engage à fournir, à poser et à peindre, dans un délai maximum de deux mois, une grille pour entourer le monument élevé à la mémoire des Enfants de Vineuil, Morts pour la France. Cette grille, en fer de 18 mm et 16 mm, avec porte à deux vantaux, aura la forme et la hauteur indiquées au croquis déposé à la Mairie par le fournisseur. Elle sera complétée par des tiges de fer pointues de longueur convenable – 15 à 20 cm, placées dans l’axe des montants et très solidement fixées à la traverse supérieure. Elle sera posée sur une bordure existant autour du monument de façon que les barreaux  soient dans la verticale de la face extérieure de cette bordure, tandis qu’ils seront scellés en son milieu. Il sera alloué à M. Méniot pour le supplément de travail exigé par cette disposition, une indemnité de 50 francs qui viendra s’ajouter au prix de la grille fixée d’un commun accord, à 70 francs le mètre, considérant en sorte que la longueur de la grille étant de 16m90, la dépense totale sera de 1.233 francs,

    Art 2 : les frais d’enregistrement auxquels le présent marché pourra donner lieu seront à la charge du fournisseur,

    Art 3 : le présent traité ne sera définitif et ne pourra recevoir son exécution qu’après avoir et approuvé par M. le Préfet de l’Indre ».

    « Vu et approuvé : Châteauroux – 15 mai 1922. Pour le Préfet, le Secrétaire Général ».

  • Procès-verbal de Réception 15/10/1922
    Source : Dubant Didier

    Le 15 octobre 1922, « Département de l’Indre. Commune de Vineuil. Procès-verbal de réception définitive. Les Architectes soussignés, après avoir examiné les travaux de Construction du Monument Commémoratif, le 2 octobre ...

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    Procès-verbal de Réception 15/10/1922

    Le 15 octobre 1922, « Département de l’Indre. Commune de Vineuil. Procès-verbal de réception définitive. Les Architectes soussignés, après avoir examiné les travaux de Construction du Monument Commémoratif, le 2 octobre 1922, en présence de Monsieur le Maire de Vineuil et des Membres de la Commission de la dite Commune, certifient que les travaux qui ont été exécuté, peuvent être reçues définitivement sauf les garanties imposées à l’entrepreneur par l’article 1.792 du Code Civil.

    Ils certifient, en outre, qu’il peut être payé à Monsieur Sajous, entrepreneur de travaux dont il s’agit, le montant total de son Mémoire comprenant le prix de l’adjudication et son Memoire des travaux supplémentaires. Châteauroux, le 15 Octobre 1922, les architectes :  (signé) Gaud et Grelier ».

  • Inauguration 12/11/1922
  • Paiements 14/11/1922
    Source : Dubant Didier

    Le 14 novembre 1922, après réception définitive du Monument j’ai adressé un mandat de 635F65, pour honoraires calculés à 5 % sur le montant des travaux, à M. Gaud qui ...

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    Paiements 14/11/1922

    Le 14 novembre 1922, après réception définitive du Monument j’ai adressé un mandat de 635F65, pour honoraires calculés à 5 % sur le montant des travaux, à M. Gaud qui l’a refusé et m’a fait parvenir un mémoire s’élevant à 1.355F65.

    Le Conseil municipal refuse de payer cette somme estimant que le taux de 5 % accepté par M. Gaud lui semble suffisement rémunérateur.

    Je vous serai très reconnaissant Monsieur le Préfet de vouloir bien nous donner votre avis sur cette question et me faire savoir quelle est, selon vous, la solution qu’il convient de lui donner en toute équité. Le Maire de Vineuil Danault ».

  • Inauguration - Presse 15/11/1922
    Source : Journal du Département de l'Indre

    Journal du Département de l’Indre du mercredi 15 novembre 1922, page 2 - Dimanche 12 novembre 1922, « Inauguration du Monument aux Morts de Vineuil. ...

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    Inauguration - Presse 15/11/1922

    Journal du Département de l’Indre du mercredi 15 novembre 1922, page 2

    - Dimanche 12 novembre 1922, « Inauguration du Monument aux Morts de Vineuil.

    Vineuil a inauguré dimanche le monument élevé à la mémoire de ses soldats morts pendant la grande guerre. Ce fut une jolie cérémonie et rarement, nous dit-on, on vit une telle animation dans la petite ville.

    Le matin, se rassemblaient place de la Mairie, les Sociétés de Vineuil, les Combattants, les Vétérans, qui à dix heures en cortège, se rendaient à l’église, où un service religieux était célébré à la mémoire des poilus tombés au Champ d’honneur.

    A 11h30, après la messe, le clergé donna sa bénédiction au monument.

    L’assistance se rendit ensuite au cimetière, où au cours d’un pèlerinage sur les tombes des soldats ramenées du front, M. le capitaine Quin, prononça une allocution pour engager la foule à prier pour les glorieux morts.

    L’inauguration du monument eut lieu à trois heures.

    A 14h45, les Sociétés de Vineuil auxquelles, dans un joli geste, les conscrits de la classe 1923 étaient venus se joindre, ainsi que la musique de Levroux, qui prêtait à Vineuil son excellent gracieux concours, se massèrent sur la place de la Mairie.

    Vers 15H20, MM Anselme et Joseph Patureau-Mirand (propriétaire du domaine de Miran à Vineuil qui était exploité par le père de Monseigneur Louis Fillon né à Vineuil en 1887 et devenu par la suite Archevêque de Bourges), députés ; Ratier, Cosnier et Leglos, sénateurs : Guillerot, secrétaire général de la Préfecture, arrivèrent et furent reçus par la Municipalité qu’assistait M. Bougault-Fauchais, conseiller général du canton de Levroux ;

    puis, musique en tête, l’imposant cortège se mit en marche aux accents d’une marche funèbre, pour se rendre auprès du monument aux morts.

    Là, M. Darnault, maire, prit le premier la parole. Après avoir remercié, en premier lieu, tous ceux qui par leur présence, avaient rehaussé, l’éclat de cette cérémonie, M. Darnault fit le panégyrique des morts de la commune de Vineuil, dont les noms gravés sur le monument évoquent tant de souvenirs, tant de douleurs aussi.

    L’appel des noms des morts fut fait. A chacun d’eux, un ancien combattant répondant « Mort pour la France »…

    … Après cette lecture M. Guillerot, secrétaire général de la Préfecture, vint saluer la mémoire des enfants de Vineuil tombés pour la défense de la Patrie et apporte au nom du Gouvernement ses condoléances aux familles de ces braves.

    M. Bougault-Fauchais, dans une belle envolée de prose et même de vers, rendit, lui aussi, hommage aux valeureux soldats tombés pour la plus noble des causes.

    Après lui, MM. Cosnier, Anselme Patureau-Mirand, Joseph Patureau-Mirand parlèrent.

    Tous ces intéressants discours, sur lesquels nous regrettons de ne pas pouvoir insister davantage, furent applaudis comme il convient.

    Un vin d’honneur offert par la Municipalité, clôtura cette belle journée, qui se déroula dans le calme et le recueillement, sans une note discordante.

    La cérémonie avait été réglée de main de maître par le Comité des Fêtes, qu’il convient de féliciter, ainsi que son président, M. Bauché.

    La décoration du monument et de la ville, était parfaite et s’il nous est permis de faire une seule observation, c’est de regretter que les discours, par leur longueur et le soleil n’arrêtant point sa course, n’aient pas donné le temps aux enfants des écoles de se faire entendre dans des chœurs qu’ils avaient préparés avec soin.

    En résumé Vineuil a vécu dimanche une grande journée et qu’on est certes pas prêt d’oublier »

  • Courriers divers 08/12/1922
    Source : Dubant Didier

    - Le 6 décembre 1922 : « Le Maire de Vineuil à Monsieur le Préfet de l’Indre Châteauroux. Dans sa séance du 26 novembre dernier, le Conseil municipal m’a ...

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    Courriers divers 08/12/1922

    - Le 6 décembre 1922 : « Le Maire de Vineuil à Monsieur le Préfet de l’Indre Châteauroux.

    Dans sa séance du 26 novembre dernier, le Conseil municipal m’a chargé de vous soumettre le  différent qui existe entre M. Gaud, architecte et la Commune de Vineuil, au sujet du règlement des honoraires dus pour plan et devis du « Monument aux Morts ».

    Par lettres en dates du 26 octobre 1920 et 3 janvier 1922, vous me faisiez connaître que vous ne pouviez transmettre pour approbation par décret, le projet de Monument à M. le Ministre de l’Intérieur, si les honoraires de l’Architecte, calculés à rabais de 10 %, n’étaient  ramenés à 5 % taux maximum fixé dans l’Indre, par l’arrêté préfectoral du 30 juin 1853.

    Communication de ces écrits a été faite à M. Gaud qui m’a retourné son devis modifié, le 10 février 1922.

  • 1923
  • Courriers divers 08/02/1923
    Source : Dubant Didier

    - Le 8 février 1923, la Préfet de l’Indre, reçoit du Maire de Châteauroux : « A la fin de novembre 1922, j’ai eu l’honneur de vous adresser le dossier du différent ...

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    Courriers divers 08/02/1923

    - Le 8 février 1923, la Préfet de l’Indre, reçoit du Maire de Châteauroux : « A la fin de novembre 1922, j’ai eu l’honneur de vous adresser le dossier du différent qui existe entre le Conseil municipal de Vineuil et M. Gaud, architecte à Châteauroux chargé de dresser les plan et devis du monument qui a été élevé à la mémoire des enfants de Vineuil, Morts pour la France, différence portant sur les honoraires demandés par M. Gaud, dont le montant est bien supérieur à la somme figurant au devis (5 % des travaux exécutés).

    Je vous demanderais en même temps de vouloir bien me donner votre avis sur cette question.

    Je vous serais bien reconnaissant, Monsieur le Préfet, de vouloir bien me retourner ce dossier et me faire connaître la solution qu’il convient, en toute équité de donner à cette affaire, dont je  me propose de demander le règlement au Conseil municipal, dans sa prochaine réunion. Le Maire de Vineuil Danault ».

  • Courriers divers 02/03/1923
    Source : Dubant Didier

    - Le 2 mars 1923, le Préfet de l’Indre répond : « M. le Maire de Vineuil, vous avez bien voulu me consulter au sujet du montant des honoraires à allouer à ...

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    Courriers divers 02/03/1923

    - Le 2 mars 1923, le Préfet de l’Indre répond : « M. le Maire de Vineuil, vous avez bien voulu me consulter au sujet du montant des honoraires à allouer à l’architecte pour l’érection du monument aux Morts de la Commune de Vineuil. Je ne puis, à ce sujet, que vous prier de vous référer à l’arrêté préfectoral du 30 juin 1853, inscrit au Recueil des Actes Administratifs de la Préfecture, année 1853, page 277, qui n’ayant pas été modifié, est toujours en vigueur.

    Cet arrêté règlemente le mode suivant lequel devront être préparés les projets de travaux de construction et reconstruction ou de grosses réparations de bâtiments dressées par les architectes pour le compte des communes et des établissement de bienfaisance.

    Ci-inclus copie de l’arrêté dont il s’agit. Les art. 8, 9, 10 et 11 sont particulièrement relatifs aux honoraires des architectes.

    Il résulte des dispositions de ces articles que ces honoraires doivent être calculés à raison de 5 % du montant des travaux exécutés et que moyennant les honoraires ainsi calculés, les architectes demeurent chargés de tous frais accessoires, de concours, de commis, d’inspecteur, de surveillant, etc.

    Le tarif du 9 mars 1890 transposé par les architectes du monument n’est applicable qu’aux travaux exécutés pour les particuliers. Le tarif prévu à l’arrêté du 30 juin 1853 est seul applicable lorsqu’il s’agit de travaux communaux.

    C’est d’ailleurs, conformément à cet arrêté que le montant des honoraires a été déterminé lors de l’établissement du devis du monument. C’est à cette époque que les intéressés auraient du produire leurs prétentions. Ils ont accepté au contraire le devis précité. Ce document constitue donc aujourd’hui la loi des parties.

    Leurs exigences ne me paraissent donc pas acceptables… ».

  • 1932
  • Délibérations Conseil municipal 20/11/1932
    Source : Dubant Didier

    - Le 20 novembre 1932, le Conseil Municipal de Vineuil « après avoir entendu lecture de la lettre de Monsieur le Préfet demandant au Conseil d’accueillir favorablement les demandes de souscriptions ...

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    Délibérations Conseil municipal 20/11/1932

    - Le 20 novembre 1932, le Conseil Municipal de Vineuil « après avoir entendu lecture de la lettre de Monsieur le Préfet demandant au Conseil d’accueillir favorablement les demandes de souscriptions en faveur des monuments à élever à Paris et à Pacy-sur-Eure (Eure) à Aristide Briand rejette toute subvention » (Archives Départementales de l’Indre 2 O/247 art. 2).

    * Aristide Briand (1862 – 1932) joua un rôle de premier plan dans les relations internationales pendant la Première guerre mondiale. D’octobre 1915 à mars 1917, comme Président du conseil, il eut aussi la responsabilité des Affaires Etrangères.

    Après la Grande Guerre, en 1926, il reçut le Prix Nobel de la Paix, avec son homologue allemand Gustav Stresemann, pour leur action favorisant la réconciliation entre la France et l’Allemagne (accords de Locarno, signés en Suisse le 16 octobre 1925). Aristide Briand souhaitait une paix assurée par la Société des Nations.

    A la mort d’Aristide Briand des obsèques nationales furent organisées et la municipalité de Pacy-sur-Eure lança une souscription pour ériger un monument à sa gloire. Le monument qui existe toujours fut inauguré le 11 novembre 1933.

    A Paris, le Monument à la Paix, dédié à Aristide Briand et œuvre de Paul Landowski fut édifié sur le quai d’Orsay, devant le Ministère des Affaires Etrangères seulement en 1937.

     

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Le monument se trouve en centre-bourg, au sud de l’église Saint-Vincent, sur la Place de l’Eglise, que contourne par le sud la D77. Sa face antérieure est tournés vers le sud.