France (Pas-de-Calais) Pont-à-Vendin (62880)

Conflits commémorés
  • 1870-71
  • 1914-18
  • 1939-45
  • Autres
  • Monument communal
dernière mise à jour le 05/02/2017

Description du monument

Caractéristiques

  • Structure
    • Pilier commémoratif
      • Piédestal
  • Représentations féminines
    • Femme - Représentation symbolique
      • Femme = Victoire ailée
  • Représentations - Soldats
    • Soldats blessés et mourants
      • Poilu mourant couché
  • Types de sculpture
    • Bas-relief
  • Décorations militaires
    • Croix de Guerre
  • Autres éléments
    • Entourages
      • Entourage avec obus

Le monument se compose d’un piédestal avec statue Poilu mourant et de deux appliques en bronze le départ et le retour, auxquels répond une architecture semi-rectangulaire surmontée d’une Victoire ailée, les deux éléments étant réunis par quatre obus et des chaînes.
Le départ met en scène le poilu mobilisé, en armes, qui embrasse son fils et serre sa femme dans ses bras. Derrière lui, la troupe passe, drapeau en avant.
L’épouse détourne sa tête pour cacher la douleur, alors qu’au fond, assise sur les marches de la maison, la mère, effondrée, pleure.
Le retour montre l’enfant qui se jette dans les bras de son père. Il a grandi.
La mère salue son fils prodigue de la main. L’épouse met un genou à terre pour remercier le Ciel d’avoir protégé son mari

Economie

Prix

42 400 francs

Inscriptions présentes sur le monument

Aux enfants de Pont-à-Vendin Morts pour la France

Les morts

voir site Mémoires de pierre
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Historique du monument

  • 1924
  • Inauguration 20/07/1924
  • Inauguration - Presse 22/07/1924
    Source : Le Réveil du Nord

    édition du lundi 22 juillet 1924 (Mémoires de pierre) La laborieuse cité de Pont-à-Vendin a inauguré dimanche son monument dédié aux morts pour la patrie. L’inauguration fut émouvante et ...

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    Inauguration - Presse 22/07/1924
    édition du lundi 22 juillet 1924 (Mémoires de pierre) La laborieuse cité de Pont-à-Vendin a inauguré dimanche son monument dédié aux morts pour la patrie. L’inauguration fut émouvante et la fête splendide. Toute la population avait tenu en ce jour d’honorer ses morts ; elle le fit avec cœur et ne ménagea pas son dévouement pour que la manifestation fut digne d’elle. Son sympathique et dévoué maire, M. Benjamin Cambier, dont on loue tant l’activité, aidé par son conseil municipal et les membres du comité d’érection du monument, que préside M. Hachin, a vu, par la présence de nombreuses sociétés de la région, par l’entrain de la population, par la présence de nombreux officiels, le résultat de la manifestation dépasser de beaucoup ses espérances. La ville de Pont-à-Vendin disparaissait au milieu des fleurs et des plantes jetées à foison. Des centaines d’arcs de triomphe aux inscriptions de reconnaissance pour les poilus disparus, pour les héros de la grande guerre, couvraient la route et plus de cinquante sociétés défilèrent au dessous des drapeaux, d’oriflammes, de feuillages et de fleurs. Jamais on ne vit tant d’ardeur et tant de cœur pour commémorer les sacrifices des morts. Les Italiens de la ville avaient tenu à participer à l’ornementation de la ville. Ils firent une magnifique fausse porte, où ces mots frappaient le public : « Hommage de l’Italie à la France ». A midi les personnalités officielles furent reçues par M. Cambier, maire. Ce dernier souhaita la bienvenue à MM. Abrami, ancien ministre, député ; Bertin-Ledoux, secrétaire général de la préfecture du Pas-de-Calais ; le capitaine Dorsingfan, représentant le général Moisson. Un déjeuner fut ensuite servi dans le salon de M. Benjamin Cambier. Ce fut là une réception cordiale empreinte de bonne camaraderie. On remarquait parmi les invités, les autorités officielles, MM. Cuvelette, directeur général des mines de Lens ; Couhé, député ; Trédez, maire de Meurchin ; Hazard, maire d’Annay ; M. le maire d’Estevelle ; Courtelin, capitaine de gendarmerie ; MM. Lefebvre, Hachin, président du comité du monument ; Peulaboeuf, entrepreneur ; Ernest Gévaert, industriel ; Manaut, président ; Gaudefroy, vice-président ; Houziaux, secrétaire de la fédération des musiques du Nord et du Pas-de-Calais ; Rouge, receveur des contributions indirectes. Au dessert, M. Hazard, maire d’Annay, remercia M. Cambier de sa magnifique réception ; il le fit au nom de ses collègues et de toute l’assistance qui ne ménagea pas ses bravos à M. Cambier. A 5 heures eut lieu le défilé de toutes les sociétés. L’organisation du défilé fut réussie et chacun vanta et félicita les organisateurs. Les sociétés défilèrent devant les autorités officielles et le conseil municipal. Puis, sur la place du monument eut lieu la cérémonie officielle. Sur la tribune placée près du monument prirent place les autorités officielles et les invités. M. Hachin, président du comité du monument, en termes émus remit à la ville le monument élevé à la mémoire des morts de Pont-à-Vendin, construit à l’aide des fonds recueillis par une souscription publique. Il remercia les habitants et ses dévoués camarades de l’aide qu’ils lui apportèrent pour mener à bien la tâche qu’on lui avait confiée. Il relata les hauts faits des héros de la grande guerre et termina en saluant les soldats morts pour la France. M. Cambier, maire, fit un discours très émouvant qui fut très souvent coupé d’applaudissements. Il remercia tous ceux qui avaient apporté leur concours à la réussite de la manifestation. Il salua la mémoire des enfants de Pont-à-Vendin morts pour la défense du droit et de la liberté. M. Manaut parla au nom de la fédération des musiques du Nord et du Pas-de-Calais. M. Bertin-Ledoux, secrétaire général de la préfecture, apporta le salut du gouvernement et salua les défenseurs du sol natal mort pour la France. M. Abrami, ancien ministre, fit un magnifique discours dans lequel il remémora les hauts faits des poilus de la grande guerre. Il fut très écouté et très applaudi. M. Bertin-Ledoux remit ensuite une médaille de la reconnaissance française à Mme Rimetz qui recueillit deux chasseurs alpins blessés et leur donna les soins les plus dévoués. Puis, après que le drap fut enlevé pour laisser découvrir le monument du plus bel aspect, l’hymne Hommage aux morts pour la patrie, musique de M. Eugène Gaudefroy, vice-président de la fédération des musiques, paroles de M. Alp. Capon, professeur aux Conservatoire, fut chantée par la chorale la Cécilia de Lens, la chorale des mines de Courrières à Sallaumines et accompagnée par l’harmonie des mines de Lens. Ce chœur fut unanimement applaudi. Le soir, ce fut l’illumination générale de la ville. Des milliers d’ampoules électriques, tendues au dessus des rues, éclairèrent au milieu des fleurs et des plantes.