France (Pas-de-Calais) Quéant (62860)

Conflits commémorés
  • 1914-18
  • 1939-45
  • Indochine (46-54)
  • Monument communal
informations déposées par Montécot Francis dernière mise à jour le 03/09/2017

Description du monument

Caractéristiques

  • Structure
    • Pilier commémoratif
      • Obélisque
  • Représentations - Soldats
    • Types de Poilus (de série)
      • Poilu mourant couché (Jules Dechin)
  • Ornementation civile
    • Soleil
  • Décorations militaires
    • Croix de Guerre

Inscriptions présentes sur le monument

1914-1918 Quéant à ses enfants morts pour la Patrie Victoire

Le ministre de la guerre cite à l'ordre de l'armée la commune de Quéant (complètement détruite par les bombardements s'est toujours montrée digne et vaillante dans les épreuves et sous la domination ennemie) Journal officiel du 24 septembre 1920

Les morts

BACHELET Louis
BAUDUIN Jules
BUCAMP François
CHOPIN François
COLLET Camille
CORNET Albert
CORETTE Augustin
COUPEZ Eugène (adjudant)
COUTANT Emile (capitaine)
DELOT Charles
DOUCHET Adolphe
DUCROND François
DUFLOS Jean-Baptiste (caporal)
DUPLOUY Félicien Vindicien
DUPLOUY Richard (caporal)
GUILMANT Eugène
HANOT Théodore
JESSUS Constant
LANCEL Arthur
LEMAIRE Charles
MORTIER Pierre
OUDOUX Louis
PONCHART Henri
ROUGE Gabriel (sous-lieutenant)
RUELLE Alphonse (lieutenant)
VERET Jean-Baptiste
--
Victimes civiles
COUPEZ Louis
MANNECHEZ Louis
SEVRETTE Louis
Morts pour la France
DELOT André (sergent)
FLAMENT Joachim (caporal chef)
SAUBAUX Georges (caporal chef)
JESSU Léon (soldat)
--
Victime civile
SAUBAUX Zénon
MAZURE Marc (lieutenant)

Historique du monument

  • Quêtes/Dons/Tombola/Ventes diverses
    Source : AdPdC-Quéant-E-Depot-673-M-1-

    Tombola au profit du monument
    Liste des carnets

    4581,65 frs

  • 1922
  • Comptabilité 1922
  • Comité d'érection 11/04/1922
    Source : AdPdC-Quéant-E-Depot-673-M-1-

    Comité d'organisation pour la centralisation des fonds destinés à l'érection d'un monument aux Morts

  • 1924
  • Comptabilité 14/02/1924
    Source : AdPdC-Quéant-E-Depot-673-M-1-

    Demande de la préfecture sur les comptes de l'oeuvre du monument

  • 1925
  • Comptabilité 14/01/1925
    Source : AdPdC-Quéant-E-Depot-673-M-1-

    Extrait de compte du Comité d'organisation du Monument

    Banque Générale du Nord
    Anienne Banque Verley, Decroix

     

  • Marché de gré à gré 22/01/1925
    Source : AdPdC-Quéant-E-Depot-673-M-1-

    Entre Le Président du Comité pour l'érection du Monument
    et
    Monsieur Octave BOUCHEZ Industriel, route de Bucquoy à Arras

    32 000 Frs

  • Inauguration 26/04/1925
  • Inauguration - Presse 03/05/1925
    Source : Le Pas-de-Calais (hebdomadaire)

    Le Pas-de-Calais (hebdomadaire) du 3 mai 1925 (Mémoires de pierre) Le service religieux M. le curé célébra à 11 heures, un grand service religieux auquel prirent part ...

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    Inauguration - Presse 03/05/1925

    Le Pas-de-Calais (hebdomadaire) du 3 mai 1925 (Mémoires de pierre)

    Le service religieux M. le curé célébra à 11 heures, un grand service religieux auquel prirent part les habitants de la commune.
    L’église provisoire fut d’ailleurs trop petite pour contenir les assistants. La compagnie de sapeurs-pompiers et le groupe d’anciens combattants étaient présents avec leur drapeau. L’éclat de cette imposante cérémonie avait été rehaussé par la présence de M. le chanoine Bridoux, aveugle de guerre, chevalier de la Légion d’honneur, décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre. Avant le Credo, M. le curé Dubar se fit un devoir de présenter à l’assistance le dévoué conférencier mutilé pour la raison de que sa situation de victime de guerre le place en trait d’union entre les disparus et les survivants de l’hécatombe de 1914-1918.
    Après l’offrande, les enfants des écoles chantèrent un cantique à la mémoire des grands morts et après la messe le cortège se rendit devant le monument. M. le chanoine Bridoux, en termes élevés, retraça les circonstances dans lesquelles les enfants du pays, dont les noms sont gravés sur le monument en marbre, firent le sacrifice de leur vie dans un esprit d’union sacrée pour la Justice, pour le Droit et pour la Liberté. Pour ces raisons, ces glorieux morts ont droit à toute notre reconnaissance et cette pensée ne doit pas seulement être inspirée par la nécessité d’un recueillement passager en ce jour mémorable, mais par la prière qui est le sauveur des âmes. L’union sacrée a eu raison des envahisseurs, et comme l’Allemagne n’a pas tenu ses engagements vis-à-vis de nous après notre victoire, le premier devoir de nos dirigeants étaient de maintenir cette union afin d’éviter le retour de semblable cataclysme. M. le chanoine Bridoux termine en souhaitant que le sacrifice des glorieux disparus ne soit pas vain.

    M. Dubar procéda ensuite à la bénédiction du monument à 13 heures.
    Le monument
    Il est érigé sur l’emplacement de l’ancien cimetière, à côté de la future église, au centre de la commune. Une pyramide portant l’inscription : Quéant à se enfants morts pour la patrie – Victoire, est placée sur un socle également en marbre, portant sur la face antérieure et sur les côtés les noms des 32 disparus. Sur le socle, un poilu mourant, allongé sur son sac, le fusil dans la main droite, jette ses regards au ciel semblant invoquer le sauveur et résigner à son appel dans le royaume des cieux

    La réception des autorités et des sociétés
    Malgré la pluie et le vent, un certains nombre de sociétés d’anciens combattants, sapeurs-pompiers, sociétés de musique, étaient formées en cortège, vers 14h45, dans la rue de la Gare, pour défiler ensuite vers la mairie où a eu lieu, à 15 h la réception des autorités et des sociétés. Devant le monument Le cortège se dirige ensuite vers le monument où, à 17 heures, retentit la sonnerie de aux champs.
    Le voile tombe.
    Il est procédé à l’appel des morts et l’hymne Aux morts pour la patrie est chanté par les enfants de écoles. M. J. Huret, président de la société des anciens combattants, ouvre la série des discours. M Tabary, maire, et président du comité d’érection, lui succède ; puis M. Delplace, socialiste, conseiller général, représentant du préfet. M. la capitaine Vasseur, commandant la section des médaillés militaires d’Arras, prononce ensuite un patriotique discours, et enfin, M. Bernard de Francqueville, conseiller d’arrondissement. M. le sénateur Bachelet, absent, n’avait pas été invité.
    Discours de M. de Francqueville, conseiller d’arrondissement : Mesdames, messieurs, Mes chers camarades, J’ai le devoir de déposer au pied de ce glorieux monument, le pieux hommage du conseil d’arrondissement. Le culte des morts a toujours été l’honneur de l’humanité, les français plus que bien d’autres peuples ont conservé de tous temps fidèlement le souvenir de leurs aînés, de ceux qui ne sont plus et dont la voix d’outre tombe mérite d’être pieusement entendue et scrupuleusement obéi. Mais combien ce culte est plus émouvant et plus significatif lorsqu’il s’agit des enfants du pays tombés au champ d’honneur, pour la plus belle et le plus entraînante des causes, pour la patrie ! Ah ! combien ceux-là mérite le beau titre que leur donnait Barrès : Nos seigneurs les morts. Pour nous anciens combattants, les mêmes questions se posent à chacune de ses fêtes, toujours avec un aussi passionnant intérêt : où et quand sont-ils tombés ? Et pour chaque nom qui est celui d’un camarade, nous revoyons dans nos imaginations tel coin de cette Alsace si ardemment convoitée, secteur généralement calme où les coups de la mort retentissaient d’autant plus lourdement et douloureusement ; ou bien c’est le paysage de Verdun, secteur si différent de tous les autres, le plus tragique, le plus sauvage, mais aussi le plus poignant, le plus sublime, où la mort frappait sans arrêt le jour et la nuit, en première et en deuxième ligne, dans les postes d’écoute et dans les postes de commandement, parfois même les plus reculés ; ou encore c’est le chemin des Dames, au sol dénudé, pareil à une dune du désert, secteur d’attaques et de contre-attaques où tant des nôtres sont tombés ; c’est peut-être enfin quelques régions plus proches de chez nous : la Somme, l’Artois, les Flandres, où le sang des alliés belges, anglais et français, est venu se mêler si étroitement, que le sol par endroits a été comme saturé de leur commun héroïsme. Nous voudrions aussi savoir, pour tel ou tel, vers quelle époque de cette interminable guerre il est tombé. Était-ce aux temps héroïques du sublime enthousiasme où se ruaient au devant de la mort képis et pantalons rouges ? Ou un peu plus tard sous la lourde chape des premières tenues d’hiver ? Ou bien encore à l’apparition du bleu horizon ? Ou enfin au temps des premiers casques ? Nous aimerions connaître les circonstances de chaque mort et tous les détails nous seraient précieux, tant notre affectueuse sollicitude reste étroitement attachée au sort de ceux qui seront toujours pour nous des frères d’armes fidèlement aimés et douloureusement regrettés. Habitants de Quéant, vous avez raison de vouloir conserver à la place d’honneur à impérissable et imposant souvenir des enfants de la commune morts pour que la France vive. Vous restez fidèles par là à l’exemple des anciens qui gravaient sur les tombes des fiers soldats morts au champ d’honneur, tombes qu’ils disposaient sur les points de passage des voyageurs, ce commandement qui est tout un enseignement : Sta viator leroem calcas ! Arrêtez passants des générations nouvelles, regardez ce monument, il est un symbole, découvrez-vous pieusement devant les héros, méditez et imitez ! MM. Au drapeau, et haut les cœurs !!

  • 1926
  • Courriers divers 11/01/1926
    Source : AdPdC-Quéant-E-Depot-673-M-1-

    Préfecture au Président du Comitié

     

  • Comité d'érection 14/01/1926
    Source : AdPdC-Quéant-E-Depot-673-M-1-

    Dissolution de la Société d'érection du Monument aux Morts

  • Courriers divers 08/02/1926
    Source : AdPdC-Quéant-E-Depot-673-M-1-

    Préfecture au Président du Comité

    Approbation de la dissolution

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Localisation

Près de l'église

A côté de l'église, à l'emplacement de l'ancien cimetière