France (Indre) Saint-Benoît-du-Sault (36170)

Conflits commémorés
  • 1914-18
  • 1939-45
  • Monument communal
informations déposées par Didier Dubant et mises à jour par Martine Aubry dernière mise à jour le 14/06/2019

Description du monument

Caractéristiques

  • Structure
    • Pilier commémoratif
      • Obélisque
      • Piédestal
  • Représentations - Sculptures (de série)
    • Poilu - La Victoire en Chantant (Richefeu)
  • Ornementation militaire - Armes
    • Armes
      • Obus
      • Canon
  • Ornementation végétale
    • Palme(s)
  • Autres éléments
    • Entourages
      • Entourage avec obus
      • Entourage Bornes/Chaînes ou barres
La monument est constitué d’un obélisque à sommet pratiquement plat et d’une statue de poilu, progressant le long de quatre obus inclinés et fichés dans plusieurs sens (statue et obus sont actuellement peint dans une teinte bronze doré). L’ensemble repose sur un socle à deux niveaux, socle ayant l’aspect d’amoncellements de blocs de pierres brutes : “Piédestal en pierres chignières (surnom donné localement aux nombreuses pierres de formes étranges se trouvant en surface sur les plateaux situés en rive droite de la Creuse) monté sur un soubassement formé par deux rangs de parements de calcaire et un rang de pierres chignières” (GROSJEAN (Patrick). Coordination - Les monuments aux morts de l’arrondissement du Blanc (Indre). InterBrenne 2014, p. 125).
L’obélisque porte en partie supérieure, sur sa face antérieure, une palme en alliage cuivreux. Dans le marché de gré à gré contenu à l’intérieur de la cote 2 O/182 art. 7. des Archives Départementales de l’Indre est indiqué comme : « une palme n° 9, planche 868 F, de 0,78 en vrai bronze, compris réparure artistique et patine du prix net de 207 francs ». En fait c’est le modèle 9 L, de la planche n° 868 F, intitulée « Palmes et attributs divers » du catalogue intitulé « Val d’Osne Monuments aux morts, année 1921 », de la Société Anonyme des Fonderies & Ateliers de construction du Val d’Osne
(http://e-monumen.net/patrimoine-monumental/vo_mm_pl868_f-palmes-et-attributs-divers/).
En dessous toujours sur l’obélisque, est fixée une plaque de teinte noire. Cette plaque porte sur cinq lignes, en lettres aujourd’hui de teinte grise, l’inscription principale.
Concernant la statue de poilu, le marché de gré à gré contenu à l’intérieur de la cote 2 O/182 art. 7. des Archives Départementales de l’Indre précise :
que « M. J. Duranton, fondeur, demeurant à Paris, 58 boulevard Voltaire…
…s’engage par les présentes à fournir à la commune de St-Benoît-du-Sault :
. un exemplaire de la “Victoire en chantant” de M. Ch. Richefeu, n° 861, planche 627 C, en fonte de fer bronzée, au prix net de 6.570 francs ».
La statue de Saint-Benoît-du-Sault correspond en effet au modèle n° 861 : « LA VICTOIRE EN CHANTANT par Ch. Richefeu » »  représenté de face et du côté gauche sur la Pl. 627 C  dans le catalogue intitulé « Val d’Osne Monuments aux morts, année 1921 »
(http://e-monumen.net/patrimoine-monumental/vo_mm_pl627_c-sujets-et-attributs-commemoratifs/).
Jean Duranton est en fait un Ingénieur E.C.P. (Ecole Centrale Paris), mais aussi l’administrateur délégué, de la Société Anonymes des Fonderies & Ateliers de construction du Val d’Osne dont le siège est au 58 Bd Voltaire à Paris et les ateliers au Val d’Osne, sur la commune de Osne-le-Val dans la Haute-Marne.
En ce qui concerne la statue “LA VICTOIRE EN CHANTANT”, œuvre du sculpteur Charles Richefeu (1868-1945) elle représente un “Poilu”, couvert d’un casque de type Adrian, porteur d’une moustache et ayant la bouche ouverte. Alors que sa main droite est tendue vers l’arrière, poing replié, de sa main gauche il tient à hauteur de sa poitrine la bretelle de son fusil qu’il porte derrière son épaule gauche. Alors que sa jambe droite lui sert d’appui à l’avant, sa jambe gauche est en retrait et seule la pointe avant de sa chaussure gauche (à semelle cloutée) touche le sol. Les plis de sa capote, largement remontés sur les côtés afin de faciliter sa progression, laissent bien voir ses bandes molletières. Sa ceinture soutient à l’avant deux cartouchières, une troisième étant fixée au bas de son dos. Sur son flanc gauche une musette bien garnie recouvre partiellement un fourreau porte baïonnette avec sa baïonnette en place. Pour équilibrer son équipement le Poilu porte dans son dos une autre musette et sur son flanc droit une troisième musette partiellement dissimulée par une  gourde. Dans le dos le « Poilu » porte sur son havresac (c’est à dire sur son sac à dos autour duquel est entourée une couverture pliée en U inversé), divers ustensiles de cuisine : une gamelle individuelle fixée au sommet avec à côté une probable chaufferette, à l’arrière un bouthéon de campement (gamelle collective) et sur le côté gauche une pelle-bêche individuelle portative. Il a donc avec lui tout son paquetage à l’exception semble-t-il du boitier de rangement de son masque à gaz qui aurait dû pendre sous sa cartouchière avant gauche. A noter la présence de la fourragère (décoration récompensant une unité militaire) au-dessus de la main gauche du “Poilu” et sur son épaule gauche celle de sept chevrons indiquant quatre années de présence au front (le premier pour un an et ensuite un tous les six mois).
Charles Richefeu (7 janvier 1868-1945) a présenté le modèle en plâtre de cette oeuvre au Salon de la Société des Artistes Français en 1919 (n° 1214 du catalogue). Un exemplaire en bronze l’y remplaça en 1920 (n° 3398) et 1921 (n° 3909) http://www.monumentsauxmorts.fr/cariboost1/crbst_706.html et https://monumentsmorts.univ-lille.fr/auteur/168/richefeucharlesedouard/?elm=150
“LA VICTOIRE EN CHANTANT”, reproduite par la Société Anonyme des Fonderies & Ateliers de construction du Val d’Osne, se retrouve à de nombreux endroits : par exemple à Saint-Gaultier (Indre), à Dun-sur-Auron (Cher), à Neuvy-sur-Loire dans la Nièvre, Jussac dans le Cantal, Maringues dans le Puy de Dôme et Villers-Outréaux dans le Nord.
 “LA VICTOIRE EN CHANTANT”, aurait également servi d’illustration pour des bons de souscription, probablement édités pour un emprunt d’Etat à la fin de la guerre
(source : la fiche sculpture, statue (figure colossale) : la victoire en chantant concernant Maringues Puy-de-Dôme dans la la base Palissy patrimoine immobilier http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/palsri_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=IM63001156
A signaler à Saint-Benoit-du-Sault la présence sur le socle de la statue, sur la face antérieure du monument, de l’inscription en relief : “VICTOIRE EN CHANTANT ”, correspondant bien à la dénomination de l’œuvre, les deux premières lettres (l’article “LA”) n’étant tout simplement pas visible, car dissimulées par un bloc de pierre.
En dessous sur la face antérieure, du niveau supérieur du socle, une plaque de teinte noire de forme rectangulaire, plus haute que large porte en lettres d’or sous “SAINT BENOIT DU SAULT  1914 – 1918 “ la liste sur une colonne des 27 morts de la période 1914-1918 avec dans l’ordre : le prénom, le nom et l’âge au moment du décès, puis sous “1939-1945” deux autres morts, dont un en déportation. 
La couronne de pierre délimitée par quatre obus qui entoure le monument est elle-même protégée par une grille métallique de tracé octogonale.
Si les obus, de 82 cm de haut pour un diamètre maximum de 28 cm, sont encore présents autour du Monument aux Morts de Saint-Benoît-du-Sault, par contre le lance-mines léger n/A (c'est-à-dire neue Art : nouvelle version), d’origine allemande, de calibre 7,58 cm qui se trouvait à l’arrière du monument n’y est plus au moins depuis le 1er septembre 2012 (il aurait été dérobé pendant les fêtes du 15 août 2012).
Cette arme d’origine allemande qui correspond à une version modernisée en 1916 fut utilisée en 1917 par l’Infanterie dans les combats de tranchées. A Saint-Benoit-du-Sault ce lance-mines léger était même muni de ses roues de transport.
Deux photographies (mises en ligne le 21 septembre 2008) de ce minewerfer léger allemand IWM n/A de 7,6 cm, encore à sa place au dos du monument aux morts de Saint-Benoît-du-Sault avant sa disparition sont encore consultables sur le site :
http://canonspgmww1guns.canalblog.com/archives/2008/09/21/10663562.html
et trois sur
http://www.passioncompassion1418.com/Canons/AfficheCanonGET.php?IdCanonAffiche=588

Matériaux

- Une reproduction en fonte de fer bronzée de la statue : “LA VICTOIRE EN CHANTANT “ de Charles Richefeu, réalisée par la Société Anonyme des Fonderies & Ateliers de construction du Val d’Osne.

Economie

Prix

9 000 francs (dont 6 570 francs pour la statue après obtention d’un rabais) + palme 207 francs

Souscription

2 216 francs

Subvention commune

9 000 francs

Inscriptions présentes sur le monument

Sur une plaque de teinte noire fixée sur l’obélisque :
AUX
MORTS
POUR
LA FRANCE

-
1914-1918

Sur le socle de la statue :
(La) VICTOIRE EN CHANTANT

Sur la plaque noire en dessous de la statue au niveau du socle :
SAINT BENOIT DU SAULT
1914 –1918

suivi des 27 prénoms, noms et âges
puis
1939 – 1945
suivi de deux prénoms et noms.

Les morts

Sur une plaque aux formes arrondies. En lettres blanches, sous deux drapeaux tricolores représentés en haut à droite, sur deux lignes l’inscription :
Aux veuves et orphelins
victimes de guerre
Adrien AULU 33 ans (Aulu Adrien Joseph, né le 20 janvier 1883 à Châteauroux (Indre), soldat au 68e Régiment d’Infanterie, déclaré décédé le 15 mars 1916 à Saint-Benoît-du-Sault (Indre) d’une maladie non imputable, acte de décès dressé le 16 mars 1916 à Saint-Benoît-du-Sault (Indre)),
René BEAUDET 23 ans (Baudet René, né le 20 avril 1893 à « St-Benoît » (Indre), 2e canonnier servant au 45e Régiment d’Artillerie, tué à l’ennemi le 3 juillet 1916 au Combat de la Forêt de Hesse (Meuse), transcrit le 25 mai 1917 à Saint-Benoît-du-Sault (Indre)),
Eugène BENOITON 41 ans (Benoiton Eugène Marie Joseph, né le 7 mai 1875 à Saint-Benoît-du-Sault (Indre), caporal au 90e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 18 mai 1916 à Ville-sur-Cousances (Meuse) des suites de blessures de guerre, transcrit le 3 juillet 1918 à Saint-Benoît-du-Sault (Indre)),
André BOLLE 21 ans (né le 24 mai 1895 à Saint-Benoît-du-Sault (Indre), quartier-maître mécanicien au Centre d’Aviation de Perpignan, disparu en mer le 10 octobre 1917 au cours d’une reconnaissance en hydravion, dernier domicile Saint-Benoît-du-Sault, jugement rendu le 4 décembre 1918 par le tribunal de Perpignan)),
Louis BOURNAUD 24 ans (Bournaud Louis dit Victor, né le 21 juillet 1890 à La Châtre-Langlin (Indre), sergent au 90e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 30 octobre 1914 à Fortuyn (Belgique), transcrit le 5 juin 1915 à Saint-Benoît-du-Sault (Indre)),
Joseph CHAPUT 32 ans (Chaput Eugène Joseph, né le 8 décembre 1885 à Azerables (Creuse), sergent à la Compagnie 11/3 du 6e Génie, Mort pour la France le 18 avril 1917 à l’Ambulance E 10/21 à Saint-Gilles (Marne) des suites de blessures de guerre, transcrit le 12 décembre 1919 à Saint-Benoît-du-Sault, n° du registre d’état civil 2416/12),
Achille CHATELUT 37 ans (Chatelut Achille Henri Georges, né le 5 avril 1879 à Saint-Benoît-du-Sault (Indre), sous-lieutenant au 216e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 25 octobre 1916 à Verdun (Meuse), jugement rendu le 15 mai 1918 par le tribunal du Blanc, transcrit le 28 mai 1918 à Saint-Benoît-du-Sault, n° de registre d’état civil 2609/23),
Gaston COURET 33 ans (Couret Gaston Louis, maréchal-des-logis, né le 16 avril 1885 à Saint-Benoît-du Sault, 2e Groupe d’Aviation, Escadrille 59, tué en combat aérien le 18 juin 1918 au nord de Montdidier (Somme), transcrit le 2 octobre 1920 à Saint-Benoit-du-Sault (Indre) ; ses deux fiches aviation précisent que dans le civil il était artiste peintre et qu’avant de passer à l’aviation en avril 1916 en qualité de mitrailleur il était au 20e d’artillerie. Gaston Louis Couret rejoignit le 23 octobre 1016 l’escadrille F 59 en tant qu’observateur photographe,
Jean CREPLET 19 ans (Creplet Jean Emile, né le 12 décembre 1888 à Sedan (Ardennes) sous-lieutenant au 1er Régiment de Génie, Mort pour la France le 9 avril 1917 au Pont Rouge à Vuillery (Aisne), transcrit le 1er juin 1917 à Saint-Benoît-du-Sault (Indre)),
Émile DEJOIE 24 ans (né le 20 décembre 1890 à « Saint-Benoît (Indre) », 2e classe au 90e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 12 novembre 1914 à Zillebeke (Belgique), transcrit le 18 mars 1916 à Saint-Benoît-du-Sault (Indre)),
Lucien DEJOIE 22 ans (né le 17 septembre 1893 à « Saint-Benoît (Indre) », 2e classe au 66e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 16 juin 1915 à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), transcrit le 16 mars 1916 à Saint-Benoît-du-Sault (Indre) n° du registre d’état civil 91° 85/527),
Léon GANNERIE 22 ans (Gannerie Léon Roger, né le12 février 1896 à Balbigny (Loire), 1ère classe au 3e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 4 avril 1918 au secteur de Berteaucourt (Somme), transcrit le 28 juillet 1918 à Saint-Benoît-du-Sault (Indre)),
Louis GRAVIER 29 ans (Gravier Louis Lucien Chéry Désiré, né le 31 août 1885 à Lignac (Indre), 2e classe au 268e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 14 novembre 1914 à Ypres (Belgique), transcrit le 22 juillet 1916 à Saint-Benoît-du-Sault (Indre),
Henri HYVERNAT 23 ans (né le 23 avril 1892 à « St-Benoît (Indre) », sapeur mineur au 7e Bataillon du Génie, disparu le 8 janvier 1915 à Perthes (Haute-Marne), jugement rendu le 13 avril 1921 au tribunal du Blanc, transcrit le 8 mai 1921 à Saint-Benoît-du-Sault (Indre)),
Edmond JOLY 29 ans (Joly Edmond Louis, né le 25 août 1886 à Saint-Benoît-du-Sault (Indre), décédé le 13 octobre 1915 à Preuilly-sur-Claise (Indre-et-Loire). Ce soldat se noya dans la Claise par suite de troubles cérébraux. Extrait du registre des décès transmis le 27 octobre 1915 à la mairie de Saint-Benoît-du-Sault (Indre)),
Fernand LAUBERTE 22 ans (Lauberte Fernand Armand Jean, né le 29 décembre 1892 à Parnac (Indre), 2e classe au 113e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 22 août 1914 à Signeulx (Belgique), jugement rendu le 24 novembre 1920 par le tribunal du Blanc, transcrit le 11 décembre 1920 à Saint-Benoît-du-Sault (Indre)),
Abel LEMERLE 22 ans (Lemerle Jean Armand Abel, né le 11 septembre 1894 à « Saint-Benoît (Indre) », 2e classe au 90e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 28 avril 1916 à Béthelainville (Meuse), transcrit le 14 octobre 1916 à Saint-Benoît-du-Sault (Indre)),
L. LYVERNAT (Lyvernat Louis Joseph, né le 13 juin 1888 à Saint-Benoît-du-Sault (Indre), 2e classe au 66e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 8 septembre 1914 à La Fère Champenoise (Marne), jugement rendu le 6 mai 1921 par le Tribunal de la Seine, transcrit le 28 juin 1921 à Paris 14e arrondissement),
Auguste MARBOEUF 29 ans (Marboeuf Auguste Jean, né le 11 juillet 1885 à Saint-Benoit-du Sault (Indre), 2e classe au 268e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 26 septembre 1914 à l’Hôpital Temporaire n° 8 à Limoges (Haute-Vienne) des suites de blessures de guerre, D. Domicile, Saint-Benoît-du-Sault (Indre)),
Auguste MOMOT 37 ans (né le 16 juillet 1879 à Saint-Civran (Indre), 2e classe au 321e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 5 juin 1916 au Fort de Vaux (Meuse) transcrit le 2 décembre 1916 à Saint-Benoit-du-Sault (Indre), n° du registre d’état civil 786/260),
René NOGRETTE 23 ans,
Émile PINCHAUD 34 ans (né le 7 mai 1881 à Saint-Martin-de-Lamps (Indre), 2e classe au 90e Régiment d’Infanterie, 2e Compagnie en subsistance au 6e Génie, Compagnie 9/3, Mort le 26 septembre 1915 à Rivière (Pas-de-Calais) des suites de ses blessures, transcrit le 8 décembre 1915 à Saint-Benoît-du-Sault (Indre)),
Gabriel THOMAS (Thomas Henri Gabriel, né le 21 mai 1888 à Saint-Benoît-du-Sault (Indre), caporal au 66e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 5 mai 1916 à Esnes, cote 304 (Meuse), transcrit le 11 août 1916 à Saint-Benoît-du-Sault (Indre)),
Marius TROUILLET 28 ans,
Albert VACHÉ,
Théophile VALENTIN 38 ans (Valentin Théophile Cyprien, né le 11 octobre 1880 à Saint-Civran (Indre), 2e classe au 68e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 20 février 1918 à Saint-Benoît-du-Sault (Indre) des suites de maladie contractée au front,
Louis VALET 48 ans (Valet Louis Justin, né le 28 juillet 1871 à « Saint-Benoît (Indre) », soldat au 62e Régiment d’Infanterie Territoriale, Mort pour la France le 1er février 1919 à Saint-Benoît-du-Sault (Indre) en son domicile d’une maladie contractée en service : néphrite chronique).
---
* Les précisions entre parenthèses proviennent des fiches individuelles conservées sur le site “Mémoire des hommes”.
Jean MARBOEUF,
Henri KLEIN mort en déportation.

Sources / Bibliographies / Sites Internet

. Archives Départementales de l’Indre 2 O/182 art. 7.
. Livres d’or de Saint-Benoît-du-Sault, Archives Nationales cote 19860711 art. 217 F9 4117.
. GROSJEAN (Patrick). Coordination - Les monuments aux morts de l’arrondissement du Blanc (Indre). InterBrenne 2014, pages 124 à 126. 
. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?insee=36182&dpt=36&idsource=19068&table=bp03

Historique du monument

  • 1920
  • Délibérations Conseil municipal 04/10/1920
    Source : Dubant Didier

    - 4 octobre 1920, délibération décisionnaire.

  • Commission d’art 07/10/1920
    Source : Dubant Didier

    -  Le 7 octobre 1920, la Commission chargée d’examiner, du point de vue artistique, les projets de monuments aux “Morts pour la France”, réunie à la Préfecture de l’Indre à ...

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    Commission d’art 07/10/1920

    -  Le 7 octobre 1920, la Commission chargée d’examiner, du point de vue artistique, les projets de monuments aux “Morts pour la France”, réunie à la Préfecture de l’Indre à 14h30, sous la présidence du Secrétaire Général, répond  “Accepté” au projet de monument aux Morts présenté par la commune de Saint-Benoît-du-Sault. Le sculpteur Ernest Nivet ne participe pas à cette séance.

  • 1922
  • Délibérations Conseil municipal 03/06/1922
    Source : Dubant Didier

    - Le 3 juin 1922, le Conseil municipal de “St-Benoit-du-Sault ” se réunit sous la présidence de M. Vaillant, maire : “le Conseil décide l’achat de la ...

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    Délibérations Conseil municipal 03/06/1922

    - Le 3 juin 1922, le Conseil municipal de “St-Benoit-du-Sault ” se réunit sous la présidence de M. Vaillant, maire :

    “le Conseil décide l’achat de la statue dénommée au catalogue des Fonderies artistiques du Val d’Osne : “La Victoire en chantant”, ainsi que d’une palme et vote à cet effet une somme de 9.000  francs destinée tant à l’acquisition de la statue qu’aux divers travaux nécessaires à la terminaison du monument. Il prie Monsieur le Préfet de vouloir bien accorder la dispense d’adjudication et autoriser le Maire à passer un marché de gré à gré ayant trait à la statue et à la palme avec M. Duranton, fondeur, 58 boulevard Voltaire à Paris.

    Le Maire ajoute que sur ses instances les Fonderies du Val d’Osne consentent un rabais de 10 % sur le prix marqué de 7.500 francs et feront le franco de port et d’emballage de la statue. Le retour des emballages demeurant à la charge de la commune”.

    “Vu et approuvé : Châteauroux le 7 juillet 1922. Pour le Préfet le Secrétaire Général ”.

  • Marché de gré à gré 11/06/1922
    Source : Dubant Didier

    - 11 juin 1922 : “Marché de gré à gré entre les soussignés : M. le Maire de la Commune de St Benoït-du-Sault (Indre), ...

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    Marché de gré à gré 11/06/1922

    - 11 juin 1922 : “Marché de gré à gré entre les soussignés :

    M. le Maire de la Commune de St Benoït-du-Sault (Indre),

    et, M. J. Duranton, fondeur, demeurant à Paris, 58 boulevard Voltaire d’autre part,

     Il a été convenu et arrêté ce qui suit.

    M. J. Duranton s’engage par les présentes à fournir à la commune de St-Benoît-du-Sault :

    . un exemplaire de la “Victoire en chantant” de M. Ch. Richefeu, n° 861, planche 627 C, en fonte de fer bronzée, au prix net de 6.570 francs,

    . une palme n° 9, planche 868 F, de 0,88 en vrai bronze, compris réparure artistique (c’est à dire retouche artistique des parties trop chargées)  et patine du prix net de 207 francs.

    Les prix ci-dessus comprennent les emballages et le transport gare destinataire moyennant que M. le Maire de St-Benoît-du-Sault fasse retour à M. Duranton franco domicile Paris du matériel d’emballage, ainsi que de tous les bois et cela aussîtôt l’arrivée de la marchandise.

    L’expédition sera faite par M. Duranton fin juillet.

    Le paiement devra être fait par M. le Maire de St-Benoît-du-Sault, dès réception des pièces et au plus tard dans la quinzaine qui suivra”.

    “Vu et approuvé : Châteauroux le 12 juillet 1922. Pour le Préfet le Secrétaire Général ”.

  • 1923
  • Courriers divers 12/05/1923
    Source : Dubant Didier

    - Le 12 mai 1923 : “Monsieur le Préfet, J’ai l’honneur de vous prier de bien vouloir approuver et me retourner ensuite les deux exemplaires ci-joint du ...

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    Courriers divers 12/05/1923

    - Le 12 mai 1923 : “Monsieur le Préfet,

    J’ai l’honneur de vous prier de bien vouloir approuver et me retourner ensuite les deux exemplaires ci-joint du marché passé avec M. Vaché pour la construction d’une grille autour du monument élevé à la mémoire des enfants de S-Benoît,  Morts pour la France.

    Le dit marché a été conclu à la suite d’une délibération du Conseil municipal dans sa séance du 4 novembre 1922. Vous avez bien voulu, à la date du 6 janvier dernier approuver cette délibération.

    St Benoît-du-Sault, le 12 mai 1923.

    Le Maire absent, l’adjoint...”.

  • Inauguration 11/11/1923
    Source : Dubant Didier

    - Inauguration du Monument aux Morts, le dimanche 11 novembre 1923

  • Inauguration - Presse 12/11/1923
    Source : Journal du Département de l’Indre

    (Journal du Département de l’Indre des lundi 12, 13 et du mercredi 14 novembre 1923). - “St Benoît-du-Sault. Inauguration du monument. Saint-Benoît-du-Sault a inauguré, ...

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    Inauguration - Presse 12/11/1923

    (Journal du Département de l’Indre des lundi 12, 13 et du mercredi 14 novembre 1923).

    - “St Benoît-du-Sault. Inauguration du monument.

    Saint-Benoît-du-Sault a inauguré, hier, à l’occasion de l’anniversaire de l’armistice, le monument élevé à ses enfants, tombés au Champ d’Honneur. Cérémonie simple, mais qui a encore rehaussé cette fête du souvenir, l’anniversaire de ce jour inoubliable où sombra l’orgueil du militarisme allemand.

    A onze heures, la municipalité faisait remise du monument, à la ville.

    M. Eugène Trinquart, adjoint au maire, prononça le discours suivant :

    “Mesdames, Messieurs,

    Puisqu’il m’est donné de parler ici, à cette inauguration, en l’absence de M. Vaillant maire, je vous demanderais n’ayant pas l’habitude de discourir, la permission d’être bref.

    D’ailleurs tout a été dit mille fois dans des circonstances analogues. Tout d’abord, ce n’est qu’un devoir de saluer respectueusement, au nom du Conseil municipal, les familles des victimes de la guerre et de remercier M. le Conseiller général, MM. les Conseillers d’arrondissement, la Section des Mutilés et Réformés, la Société de Secours mutuels, MM; les fonctionnaires et tout particulièremnt M. Morand, sous-ingénieur des travaux publics ; MM. les directeurs et professeurs, instituteurs et institutrices et leurs élèves et toutes les personnes qui, en aussi grand nombre, son venues apporter un suprême hommage à nos glorieux morts.

    J’ai aussi à exprimer les regrets du Conseil municipal de ce que M. le Sous-Préfet n’a pu assister et présider notre cérémonie.

    La municipalité a choisi, pour célébrer la cérémonie qui nous rassemble, la date du 11 novembre, qui est devenue pour la France une fête nationale, la fête de la Victoire. Elle l’a choisie aussi parce que si notre monument a été édifié pour perpétuer la reconnaissance que nous devons à nos morts, il symbolise également la victoire que leur suprême sacrifice a préparé pour leurs camarades  survivants : “La Victoire en chantant”, la généreuse victoire française. Car ce soldat glorieux, ce rescapé, qui marche l’arme à la bretelle au milieu des obus, se contente de clamer à tous les échos sa joie d’être victorieux, sans songer à souiller sa gloire dans le sang de ses ennemis vaincus.

    Il ne faut pas oublier, que si nos soldats arrachés de leurs foyers par un ordre de moblisation à l’heure décisive où la France menacée fit appel au concours de tous ses enfants, sont devenus des héros – ce n’était pas la haine qui les guidait ; ils n’étaient pas belliqueux – c’était pour défendre la cause sacrée de la patrie injustement attaquée. C’était pour défendre la famille, le droit, la liberté, menacés par des despotes de toute envergure, avides de domination.

    Ils ont tout quitté et sont devenus des héros, non pour faire des conquêtes, mais pour combattre les monarques coalisés, qui n’ont pas reculé devant les plus grandes hécatombes pour satisfaire une ambition effrénée et s’édifier un piédestal de gloire sanglante.

    Souvent on invoque la voix des morts ! leur suprême pensée ! Hélas ! leur voix est éteinte, mais leur pensée subiste ; elle a été léguée par eux à leurs compagnons d’armes survivants et aux glorieux mutilés ; car ils étaient ensemble, dans la tranchée sous les bombardements et aux moments tragiques des assauts. Ils savaient que leur défaillance serait la fin de la Patrie et l’esclavage des leurs. Aussi ils ont tenu, ils ont vaincu ! Ils ont été des héros, des Martyrs !

    Héros pour la défense de la Patrie, du droit, de la liberté.

    Martyrs de la guerre !

    Pauvres héros obscurs !

    Pauvres martyrs !

    Sans doute, Mesdames et Messieurs, de pareilles cérémonies ne laissent pas de revêtir un caractère de profonde tristesse ; le coeur se serre en pendant aux vides douloureux causés par la mort dans les familles.

    Aussi, faisons ensemble le serment de conserver pieusement la mémoire de nos morts, de nous inspirer de leur exemple, d’être toujours unis et d’apprendre aux jeunes à respecter et chérir le souvenir de ceux qui ont sacrifié leur vie  pour la liberté de la France.

    Au nom de la municipalité, j’ai l’honneur de remettre ce monument à la commune de St-Benoît-du-Sault”.

    Un enfant de l’école primaire fit ensuite l’appel émouvant des morts, auquel répondait à chaque nom la phrase : “Mort pour la France ! (...vient ensuite la liste des noms...).

    M. Ravion, président de la Section des Mutilés, rapelle ensuite, en un discours impressionnant la gloire des disparus.

    Puis M. Ratier, conseiller général ajoute un remerciement aux nombreux assistants de la cérémonie et dit une posésie de circonstance.

    Un banquet intime des Mutilés de la grande gurre termina la journée. M. Bénazet, qui se trouvait de passage dans la ville, assista en invité à ce banquet tout amical”

     

  • Inauguration - Presse 24/11/1923
    Source : Didier Dubant

    L’Indépendant du Berry samedi 24 novembre 1923 page 2 - “Saint-Benoît (du-Sault). Inauguration – Enchanté de tout ce que je viens de voir ...

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    Inauguration - Presse 24/11/1923

    L’Indépendant du Berry samedi 24 novembre 1923 page 2

    - “Saint-Benoît (du-Sault). Inauguration –

    Enchanté de tout ce que je viens de voir et d’entendre, je me fais le reporter bénévole de la cérémonie patriotique et religieuse du 11 novembre, en tous points réussie.

    Saint-Benoît (du Sault), quel site pittoresque et agréable ! Au bas de la grande église romane, les eaux du Portefeuille retenues par une épaisse chaussée, forment un bel étang... de la terrasse du collège on aperçoit Montgarnaud et de charmants paysages ; c’est tout près de cette terrasse, sur le champ de foire, qu’on a érigé un monument simple et de bon goût à la mémoire des enfants du pays morts pour la France – félicitations aux décorateurs.

    – Dimanche à 11 heures, avant d’en faire la remise solennelle à la commune, M. Eugène Trinquart, notable commerçant de St-Benoît(du-sault), adjoint au Maire (celui-ci empêché), a prononcé une allocution pleine d’à propos, qui a été fort goûtée des nombreux auditeurs.

    M. Georges Ratier Conseiller général, a donné avec une ardeur toute juvénile un vibrant discours patriotique.

    M. Ravion, instituteur-adjoint, au nom de la section des mutilés, a parlé avec coeurs des soldats victimes de la grande guerre, particulièrement de ceux qu’il a connus à l’école. Les orateurs ont été applaudis.

    A 9h30 l’office divin avait été célébré à l’église au milieu de la verdure, des fleurs, des lumières et des drapeaux. Il nous a été donné d’entendre de la belle musique et des chants d’une exécution parfaite – tous nos compliments. Avant l’absoute le sympathique Doyen a lu les noms inscrits sur la plaque comméorative et fait une touchante allocution à la fin de laquelle il a rappelé la récente exhortation de Pie XI, à prier pour nos chers défunts” H.T.”

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Localisation

Place
de Verdun, anciennement « Place du Champ de Foire ».
Il est tourné vers le sud-est, c’est-à-dire vers la jonction de la D10 avec  la D1.