France (Indre) Saint-Aigny (36300)

Conflits commémorés
  • 1914-18
  • Monument communal
informations déposées par Dubant Didier dernière mise à jour le 27/11/2017

Description du monument

Caractéristiques

  • Structure
    • Pilier commémoratif
      • Obélisque
  • Ornementation végétale
    • Feuille(s)
      • Feuille de Laurier
    • Palme(s)
  • Ornementation religieuse
    • Croix
      • Croix latine
  • Autres éléments
    • Entourages
      • Entourage Bornes/Chaînes ou barres

Le Monument est constitué d’un obélisque (“pyramide”) dominant un “socle” à deux niveaux (une partie supérieure plus haute que large, une partie inférieure plus large et moins haute). Ce socle est posé sur un triple niveau d’assise formant emmarchement ( comportant une “marche de soubassement : 0m80 x 0m80 x 0m20”, une marche intermédiaire (1m30 x 1m30 x 0m20) et  une“marche d’entourage : 2m20 x 2m20 x 0m20”).

Les quatre angles de l’assise la plus basse sont occupés par une “borne” terminée par un sommet en léger ressaut, avec une partie supérieure constituée d’une légère pointe à quatre pans.

L’obélique est terminé par une pointe qui domine de quelques centimètres une ligne horizontale gravée sur les deux côtés et sur la face postérieure du sommet.

Sur sa face antérieure cet obélisque porte une sculpture en relief : une branche de laurier  verticale (“un petit sujet décoratif au-dessus de l’inscription représentant une branche de laurier” dans le devis initial). La première ligne de l’inscription principale (le nom de la commune) est gravée, sur la face antérieure de l’obélisque juste au-dessus de la palme et les cinq suivantes sont gravées en dessous de la palme.

Au même niveau que la palme sont gravés des noms des batailles : sur le côté droit “MARNE ” et “YSER ” (la première bataille de la Marne eut lieu du 6 au 14 septembre 1914, la seconde débuta en juillet 1918 ; la bataille de l’YSER eut lieu en octobre 1914), sur le côté gauche “VERDUN ” et “SOMME ” (la bataille de VERDUN eut du 21 février au 18 décembre 1916 et celle de la SOMME de début juillet à mi-novembre 1916), sur la face postérieure “ARTOIS ” et “CHAMPAGNE ” (la bataille de l’ARTOIS eut lieu du 9 mai au 25 juin 1915 et celle de CHAMPAGNE en juillet 1918). Ces noms évoquent les combats auxquels participèrent les “enfants” de Saint-Aigny et les lieux où certains d’entre eux perdirent la vie.

Sur la face antérieure de la partie supérieure du socle est fixée une plaque de teinte blanche de forme rectangulaire. Une palme verticale en alliage cuivreux occupe le côté gauche,  alors qu’à droite se succèdent sur une colonne, en lettres d’or dans l’ordre alphabétique, les noms et prénoms des 15 tués de la commune pendant la guerre 1914-1918.

Sur la face postérieure de la partie supérieure du socle est gravée une croix latine.

Si une vue ancienne permet de savoir qu’autrefois le monument était protégé par une palissade de bois, il se trouve actuellement directement accessible au milieu d’un espace engazonné et arboré. Un mat se trouve à l’arrière du monument du côté gauche et deux supports permettent de fixer des drapeaux sur la face antérieure de l’obélisque. 

Matériaux

“Le monument prévu en pierre de Lavoux et de Chauvigny (Vienne) a finalement été réalisé en pierre locale du Breuil, plus tendre, mais moins coûteuse” (GROSJEAN (Patrick). Coordination - Les monuments aux morts de l’arrondissement du Blanc (Indre). InterBrenne 2014, page 98).

Economie

Prix

2 507 francs

Souscription

1 323 francs

Subvention commune

700 francs initialement (pour couvrir avec la souscription un devis d’un montant initial de 2.000 fr

Subvention Etat

186,12 francs

Commentaires (économie)
1.323 + 1.184 : 2.507 francs

Inscriptions présentes sur le monument

ST AIGNY

(palme)

À
SES ENFANTS
MORTS
POUR LA PATRIE
1914 - 1818

Les morts

André René (André René Baptiste, né le 12 octobre 1892 à Saint-Aigny (Indre), 2e classe au 90e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 24 août 1915 à l’Hôpital de Friedrichsfeld (Allemagne) des suites de blessures de guerre, transcrit le 23 novembre 1920 à Saint-Aigny (Indre)),
Berthon Lucien (Berthon Lucien Louis, né le 30 août 1885 à Concremiers (Indre), 2e classe au 268e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 6 novembre 1914 à Zillebeke (Belgique), jugement rendu le 5 janvier 1921 par le Tribunal du Blanc, transcrit le 16 janvier 1921 à Saint-Aigny (Indre)),
Boutin Florentin (Boutin Florentin Désiré, né le 6 mai 1880 à Mérigny (Indre), 2e classe au 268e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 14 février 1915 à Zonnebeke (Belgique), transcrit le 30 novembre 1916 à Saint-Aigny (Indre)),
Brouard Léon (né le 7 mars 1881 à Saint-Aigny (Indre), 2e classe au 4e Zouaves de Marche, Mort pour la France le 13 octobre 1914 à l’Hôpital de Merval (Aisne), des suites de blessures de guerre reçues aux armées, transcrit le 10 septembre 1915 à Saint-Aigny (Indre)),
Collin Paul (Colin Paul, né le 15 novembre 1881 à Saint-Aigny (Indre), 2e classe au 350e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 25 mai 1916 à Verdun (Meuse), jugement rendu le 13 mars 1920 par le tribunal du Blanc, transcrit le 8 mai 1920 à Saint-Aigny (Indre),
Demiot Eugène (Demiot Eugène Alfred, né le 19 octobre 1884 à Saint-Aigny (Indre), 2e classe au 8e Bataillon de Chasseurs à Pied, tué à l’ennemi le 1er novembre 1916 à Sailly-Saillisel (Somme), transcrit le 10 mars 1917 à Saint-Aigny (Indre)),
Guerineau Raymond (Guerineau Raymond Jules, né le 30 décembre 1895 à Saint-Aigny (Indre), 2e classe au 8e Régiment de Marche de Tirailleurs, disparu au combat le 30 mars 1918 à Orvillers (Oise), jugement rendu le 22 novembre 1922 par le tribunal du Blanc, transcrit le 5 décembre 1922 à Saint-Aigny (Indre)),
Joyaux Raymond (Joyaux Raymond Roger, né le 14 décembre 1894 à Saint-Aigny (Indre), 2e classe au 169e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 25 septembre 1915 au nord de Vienne-le-Château (Marne), transcrit le 22 décembre 1915 à Saint-Aigny (Indre)),
Joyeux Louis (Joyeux Louis Florent, né le 25 août 1885 à Saint-Aigny (Indre), sapeur au 6e Génie, Compagnie 9/5, Mort pour la France le 2 juin 1917 à Juvincourt (Aisne) des suites de blessures de guerre, transcrit le 28 janvier 1919 au Blanc (Indre), n° du registre d’état civil 2130/8)),
Joyeux Louis (Joyeux Louis Julien Auguste, né le 2 novembre 1889 à Saint-Aigny (Indre), 2e classe au 90e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 8 septembre 1914 à Bannes (Marne), jugement rendu le 13 octobre 1920 par le tribunal du Blanc, transcrit le 23 octobre 1920 à la mairie du Blanc (Indre)),
Michon Jacquemain (né le 17 juillet 1868 à Saint-Aigny (Indre), soldat au 36e Régiment d’Artillerie, décédé le 26 mars 1917 à l’Hôpital n° 31 de Moulins (Allier) d’une maladie aggravée en service (broncho pneumonie)),
Perat Célestin (Perat Célestin Désiré, né le 22 juin 1890 à Mérigny (Indre), sergent au 122e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 3 août 1916 à Thiaumont (Meuse), transcrit le 30 octobre 1916 à Saint-Aigny (Indre)),
Roy Louis (Roy Louis Honoré né le 11 mai 1893 à Saint-Aigny (Indre), 2e canonnier servant au 20e Régiment d’Artillerie de Campagne, 2e batterie, Mort pour la France le 9 octobre 1914 à l’Hôpital de Campagne Auxiliaire de Châlons-sur-Marne (Châlons-en-Champagne dans le département de la Marne) des suites de blessures de guerre, extrait du registre des décès transcrit le 10 octobre 1914 à Saint-Aigny (Indre)),
Tranchant Georges (né le 28 mai 1887 à Saint-Aigny (Indre), 2e classe au 46e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 25 septembre 1916 à Bouchavesnes (Somme), transcrit le 12 février 1917 à Saint-Aigny (Indre), n° du registre d’état civil : 978/736 et 1705/257,
Tranchant Paul (Tranchant Paul Henri Louis, né le 4 juin 1887 à Saint-Aigny (Indre), 2e classe au 313e Régiment d’Infanterie, 19e Compagnie, tué à l’ennemi le 4 mars 1915 à Vauquois (Meuse), transcrit le 7 juillet 1915 à Saint-Aigny (Indre), n° du registre civil 997/133).
* Les précisions entre parenthèses proviennent des fiches individuelles conservées sur le site “Mémoire des hommes”.

Sources / Bibliographies / Sites Internet

. Livres d’or de Saint-Aigny, Archives Nationales cote 19860711 art. 217 F9 4117.

. GROSJEAN (Patrick). Coordination - Les monuments aux morts de l’arrondissement du Blanc (Indre). InterBrenne 2014, pages 97 et 98.

http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?insee=36178&dpt=36&idsource=31044&table=bp05

Historique du monument

  • 1920
  • Délibérations Conseil municipal 15/02/1920
    Source : Dubant Didier

    - 15 février 1920 : décision initiale (GROSJEAN (Patrick). Coordination - Les monuments aux morts de l’arrondissement du Blanc (Indre). InterBrenne 2014, page 97). “Sur la proposition de M. ...

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    Délibérations Conseil municipal 15/02/1920

    - 15 février 1920 : décision initiale (GROSJEAN (Patrick). Coordination - Les monuments aux morts de l’arrondissement du Blanc (Indre). InterBrenne 2014, page 97).

    “Sur la proposition de M. le Maire concernant l’érection d’un monument des enfants de la Commune Morts pendant la Grande Guerre 1914-1918.

    Le Conseil décide qu’il y a lieu en mémoire des enfants Morts pour la Patrie d’élever un monument et charge M. le Maire à faire toutes démarches utiles et lui donne mandat pour tous actes à l’effet d’arriver à la réalisation du projet.

    Pour parfaire à la somme nécessaire aux travaux le conseil décide qu’il y a lieu d’accepter la souscription faite parmi les habitants de la Commune et donateurs.

    M. M. Chezeau et Latouche Eugène sont nommés pour contrôler les sommes recueillies par la souscription.

    Le Conseil votera s’il y a lieu les fonds nécessaires pour parfaire les travaux.

    Les sommes seront remises aux controleurs à la session extraordinaire du 15 février 1920” (source : Registre des délibérations municipales de Saint-Aigny, via Patrick Grosjean).

     

  • Emplacement 14/06/1920
    Source : Dubant Didier

    . 14 juin 1920, un plan d’implantation du Monument aux Morts est établi par M. Bouillot sous-ingénieur des TPE au Blanc (GROSJEAN (Patrick). Coordination - Les monuments aux morts de ...

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    Emplacement 14/06/1920

    . 14 juin 1920, un plan d’implantation du Monument aux Morts est établi par M. Bouillot sous-ingénieur des TPE au Blanc (GROSJEAN (Patrick). Coordination - Les monuments aux morts de l’arrondissement du Blanc (Indre). InterBrenne 2014, page 98).

    Le plan comporte l’indication : “Vu et approuvé : Châteauroux le 24 août 1920. Pour le Préfet de l’Indre, le Secrétaire Général”.

  • Délibérations Conseil municipal 20/06/1920
    Source : Dubant Didier

    - 20 juin 1920 : délibération décisionnaire (GROSJEAN (Patrick). Coordination - Les monuments aux morts de l’arrondissement du Blanc (Indre). InterBrenne 2014, page 97).

     

  • Devis 27/07/1920
    Source : Dubant Didier

    - 27 juillet 1920 : “Commune de St-Aigny. Monument aux Morts pour la Patrie. Devis estimatif des travaux. . Fouille pour fondations à 10 ...

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    Devis 27/07/1920

    - 27 juillet 1920 :

    “Commune de St-Aigny. Monument aux Morts pour la Patrie. Devis estimatif des travaux.

    . Fouille pour fondations à 10 francs le mètre cube, compris enlèvement et régalage des terres : 2m70 x 2m70 x 0m20 = 1.458 à 10 francs ... 14F58.

    . Maçonnerie de chaux hydraulique au remplissage sous le monument à 70 F le mètre cube.

    Dans la marche d’entourage : 2m20 x 2m20 x 0m20 = 0.960.

    Dans la marche de soubassement : 0m80 x 0m80 x 0m20 = 0.128.

    1.088 à 70 francs ... 76F16.

    . Béton en chaux hydraulique pour fondations, composé de 3 parties de gravier, pour 1 de mortier à 70 francs le mètre cube.

    Comme ci-dessus 1.458 à 70 francs... 102F00

    . Maçonnerie de pierre de taille en pierre de Chauvigny pour marches, bornes et soubassement à 650 francs le mètres cube, taille et pose comprise.

    Bornes des angles : 4 x 0m80 x 0m30 x 0m30 = 0.288.

    Marches d’entourage  : 4 x 2m20 x 0m20 x 0m20 = 0.352.

    Marches au-dessus : 2 de 1m30 x 0m20 x 0m26 = 0.135.

    2 de 0m78 x 0m20 x 0m26 = 0.081.

    (Total :) 0.856 à 650 F...556F40.

    . Maçonnerie de pierre de taille en pierre de Lavoux grain (Vienne) pour socle et pyramide à 600 francs le mètre cube tout posé :

    Socle  :1m12 x 0m80 x 0m80 = 0.516.

    Pyramide : 2m00 x 0m50 x 0m50 = 0.500.

    (Total :) 1.016 à 600 francs...609F60.

    . Moulures à 15 francs du mètre carré avec surface développée multipliée par 2 fois 1/2, le développement.

    Surface des moulures, développement.

    4m2 x 2 1/2 : 10 mètres à 15 francs ... 150F00,

    . Façon de 44 lettres et chiffres gravés dans la face avant de la pyramide à 0F50 l’une ... 22F00.

    . Façon d’un petit sujet décoratif au-dessus de l’inscription représentant une branche de laurier ... 25F00.

    . Fourniture et mise en place d’une plaque de marbre de 0m70 de haut et 0m57 de large, divisée en deux parties par un trait incrusté doré, au prix de 150 francs, toute posée ... 150 F00.

    . Inscription des noms gravés dans le marbre à 0F70 la lettres, compris dorure, environ 150 lettres à 0F70... 105F00.

    Total : 1.810F74.

    Imprévu : 189F26.

    Total : 2.000F00.

    Honoraire de l’Architecte 6 %... 112F80

    Total Général 2.112F80

    Dressé par l’Ingénieur des Travaux Publics soussigné. Le Blanc le 27 juillet 1920

    (source : Mairie de Saint-Aigny, via Patrick Grosjean).

  • Courriers divers 04/08/1920
    Source : Dubant Didier

    - Le 4 août 1920, le Maire de Saint-Aigny écrit au Préfet de l’Indre : “Suite à votre Circulaire du 20 juillet 1920, je vous adresse un ...

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    Courriers divers 04/08/1920

    - Le 4 août 1920, le Maire de Saint-Aigny écrit au Préfet de l’Indre :

    “Suite à votre Circulaire du 20 juillet 1920, je vous adresse un projet de monument aux Morts de la Commune.

    La dépense totale 2.000 francs est couverte par 1.323 francs, souscription publique, et 700 francs, vote du Conseil Municipal, séance du 20 juin 1920.

    Ce monument qui doit être élevé à la place du vieux Cimetière ; doit être, dans l’idée du Conseil Municipal, inauguré le 11 novembre prochain, anniversaire de la République.

    Je vous serais donc très obligé de vouloir bien m’autoriser à contresigner le marché conclu avec Monsieur Baubier.

    Le Conseil se propose de solliciter votre présence à cette manisfestation faite à la mémoire des “Poilus” de la Commune, morts au Champ d’Honneur et dont le nombre est de 15.

    Pièces jointes :

    1 bleu.

    1 devis.

    2 Extraits de délibération du Conseil Municipal.

    1 acceptation sur le devis de l’entrepreneur”

    (source : Mairie de Saint-Aigny, via Patrick Grosjean).

     

  • Marché de gré à gré 20/09/1920
    Source : Dubant Didier

    - 20 septembre 1920 : contrat de gré à gré entre Simon Lerat, le maire de Saint-Aigny et Gabriel Campille, tailleur de pierre au Blanc pour la réalisation du Monument ...

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    Marché de gré à gré 20/09/1920

    - 20 septembre 1920 : contrat de gré à gré entre Simon Lerat, le maire de Saint-Aigny et Gabriel Campille, tailleur de pierre au Blanc pour la réalisation du Monument aux Morts moyennant deux mille francs, sur la base des plans et devis établis par M. Bouillot Sous-Ingénieur au Blanc et ceci sous un délai de deux mois (GROSJEAN (Patrick). Coordination - Les monuments aux morts de l’arrondissement du Blanc (Indre). InterBrenne 2014, page 98).

    “Entre les soussignés.

    1/ M. Lerat Simon, Chevalier de la Légion d’Honneur, Maire, agissant en cette qualité et sous réserve de l’approbation du conseil d’une part,

    2/ M. Campille Gabriel, tailleur de pierre demeurant au Blanc boulevard Clément Laurier d’autre part,

    a été convenu ce qui suit :

    par les présentes, M. Campille s’engage à exécuter suivant les plans et dessins dressés par M. Bouillot Sous-Ingénieur au Blanc, dont il déclare avoir pris parfaite connaissance, un monument à la mémoire des enfants de la commune tombés au champ d’honneur.

    Ce monument sera fait en pierre de premier choix provenant des carrières du Breuil.

    Il sera édifié sur la place de l’ancien cimetière à l’endroit indiqué au plan sus-nommé.

    M. Campille s’engage d’exécuter ce travail dans un délai de deux mois à dater de ce jour.

    Le présent marché est fait moyennant un prix à forfait de deux mille francs qui sera payé à M. Campille aussitôt l’achèvement des travaux et après l’approbation des présentes.

    La somme nécessaire au payement de ce travail provient pour treize cents francs du montant d’une souscription et pour le surplus sept cents francs votés par le Conseil municipal.

    Au cas ou les travaux traineraient en longueur et ne seraient pas terminés à l’époque convenue, M. le Maire les fera exécuter aux frais de l’entrepreneur dix jours après l’envoi d’une mise en demeure par lettre recommandée.

    Les frais de timbres et d’enregistrement seront supportés par la commune de Saint-Aigny.

    Fait double à Saint-Aigny, le vingt septembre mil neuf cent vingt”.

    Vu et approuvé : Châteauroux le 30 décembre 1920. Pour le Préfet de l’Indre, le Secrétaire Général” (source : Mairie de Saint-Aigny, via Patrick Grosjean).

  • Commission d’art 07/10/1920
    Source : Dubant Didier

    - 7 octobre 1920 : approbation de la commission artistique (GROSJEAN (Patrick). Coordination - Les monuments aux morts de l’arrondissement du Blanc (Indre). InterBrenne 2014, page 97).

     

  • Autres 04/11/1920
    Source : Dubant Didier

    - 4 novembre 1920 : approbation du ministère

    (GROSJEAN (Patrick). Coordination - Les monuments aux morts de l’arrondissement du Blanc (Indre). InterBrenne 2014, page 97).

     

  • Autres 11/11/1920
    Source : Dubant Didier

    - 11 novembre1920 : l’inauguration initialement prévue est reportée

    (GROSJEAN (Patrick). Coordination - Les monuments aux morts de l’arrondissement du Blanc (Indre). InterBrenne 2014, page 97).

  • 1921
  • Inauguration 15/05/1921
    Source : Dubant Didier

    - Dimanche 15 mai 1921 : Inauguration du Monument aux Morts.

  • Inauguration - Presse 21/05/1921
    Source : Dubant Didier

    (L’Indépendant du Berry du samedi 21 mai 1921 page 2).  - “Saint-Aigny. Favorisé par un temps superbe, l’inauguration du Monument aux Morts pour la ...

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    Inauguration - Presse 21/05/1921

    (L’Indépendant du Berry du samedi 21 mai 1921 page 2).

     - “Saint-Aigny.

    Favorisé par un temps superbe, l’inauguration du Monument aux Morts pour la Patrie s’est déroulée au milieu d’une assistance considérable.

    Il est juste de dire que le Conseil Municipal avait apporté un soin particulier à l’élaboration du programme.

    A 10 heures du matin, a lieu la messe solennelle et la bénédiction du Monument qui disparaît sous les fleurs. L’église, malheureusement trop petite ne peut contenir tous les fidèles et plus de 200 personnes restent dehors.

    L’après-midi, c’est la cohue des grands jours, car chacun a à coeur de venir se découvrir devant le Monument où sont gravés les noms de nos 15 compatriotes tombés au champ d’honneur.

    A 14 heures, l’arrivée des autorités annoncée par les tambours et clairons de la Compagnie des Sapeurs-Pompiers du Blanc suscite un vif mouvement de curiosité dans la foule.

    Parmi les assistants, citons au hasard : MM. Boisdé, sous-préfet du Blanc ; Lucien Salmont, conseiller général ; Frézard, maire de Sauzelles ; Fourt, commissaire de police du Blanc ; Lerat, maire de Saint-Aigny ; Berthin, adjoint ; Blanchet Eugène, Demiot Ernest, Chézeaux, Latouche, conseillers municipaux.

    Chacun se dirige vers la place et les discours commencent.

    M. Lerat, amputé des deux bras, prend la parole au milieu d’un silence impressionnant. Il parle des poilus, de la guerre et sa voix se fait plus grave lorsqu’il appelle les noms des glorieux absents.

    La musique joue “Aux champs”, des larmes perlent, les yeux se mouillent.

    Le Sous-Préfet du Blanc, représentant le Gouvernement, lui succède.

    Il salue la mémoire des enfants de Saint-Aigny morts pour la défense du Pays.

    Il rappelle en termes émouvants que 1.500.000  Français sont tombés pour la même cause.

    Il dit la sollicitude du Gouvernement à l’égard des Mutilés, des veuves, des orphelins, en un mot de tous ceux qui ont souffert.

    Fréquemment applaudi, M. le Sous-Préfet termine en demandant à chacun de continuer à faire son devoir de bon Français, de bon Républicain.

    Les vivats terminés, M. le Conseiller général Salmont parle.

    Le verbe haut, coupant chaque phrase d’un geste vif, il retrace ces quatre années de guerre, les durs combats, les souffrances, l’espoir de tous en la Victoire et enfin l’Armistice, la Paix.

    Les assistants et surtout les combattants ne ménagent pas les applaudissements.

    Ensuite, M. le Sous-Préfet procède à la remise des médailles militaires et Croix de Guerre aux familles André, Demiot et Joyaux.

    La Batterie ferme le ban et aussitôt joue “Au Drapeau”.

    La cérémonie est terminée. MM. Benazet et Le Febvre, députés, tous deux malades, s’étaient excusés de ne pouvoir participer à la cérémonie.

    A 17 heures à la Mairie, un vin d’honneur est offert aux autorités par le Conseil Municipal.

    (signé) Jean TANTOUT ”

  • 1925
  • Financement 21/12/1925
    Source : Didier Dubant

    - 21 décembre 1925 : “attestation de réception d’une subvention de 186F12 accordée par l’Etat le 7 octobre 1925 pour une participation communale de 1.184 francs” (GROSJEAN (Patrick). Coordination - ...

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    Financement 21/12/1925

    - 21 décembre 1925 : “attestation de réception d’une subvention de 186F12 accordée par l’Etat le 7 octobre 1925 pour une participation communale de 1.184 francs” (GROSJEAN (Patrick). Coordination - Les monuments aux morts de l’arrondissement du Blanc (Indre). InterBrenne 2014, page 97).

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Localisation

Près de l'église

Le Monument aux Morts se trouve en centre bourg, au nord de la Mairie et au sud (sud-ouest) de l’église Saint-Aignan. Tourné vers le sud, vers la D3, le monument est installé tout à côté d’une croix de pierre qui rappelle que les lieux correspondaient jusqu’à une date pas très ancienne à l’emplacement de l’ancien cimetière. L’église Saint-Aignan, inscrite sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 11 mai 1932, qui possède un clocher-mur du XVIIe siècle avec deux cloches au-dessus de son portail de la fin XIIIe-début XIVe siècle, n’abrite pas de plaque commémorative de la Première Guerre.