France (Pas-de-Calais) Thiembronne (62560)

Conflits commémorés
  • 1870-71
  • 1914-18
  • 1939-45
  • Autres
  • Monument communal
informations déposées par Choubard Alain et mises à jour par Martine Aubry dernière mise à jour le 11/05/2019

Description du monument

Caractéristiques

  • Structure
    • Pilier commémoratif
      • Colonne quadrangulaire
      • Piédestal
  • Représentations - Soldats
    • Types de Poilus (de série)
      • Poilu mourant couché (Jules Dechin)
  • Ornementation religieuse
    • Croix
      • Croix latine au sommet
  • Ornementation végétale
    • Couronne
      • Couronne de lauriers
  • Décorations militaires
    • Croix de Guerre

Matériaux

sculpture : fonte de fer bronzée

Economie

Prix

7 260 francs

Souscription

6 260 francs

Inscriptions présentes sur le monument

1914-1918
THIEMBRONNE
À SES ENFANTS
MORTS
POUR LA PATRIE

Les morts

TELLIER Juvénal
DAVID Joseph
DEROLEZ Valentin
DUMANOIR Cyriaque
COUSIN Alfred
1914
HEMBERT Jules
CADET Joseph
STA Paul
MOULLIERE Fernand
DUMINIL Paul
--
1915
JOLLANT Alfred
OBIN Alfred
SENECAT Jeannot
CORNU Nestor
OBIN Louis
MACAIRE Alfred
BRODEL Fernand
--
1916-1917
PODEVIN Charles
CANUT Oscar
NOYELLE Zacharie
RIQUIEZ François
DELELO Benoît
DEVIENNE Jean-Bte
CADET Ernest
TELLIER Léon
--
1918
BRODEL Abel
REBERGUE Maurice
PRUDHOMME Valentin
HERSENT Juvénal
CADET Gaston
LEFEBVRE Gaston
DAVID Achille
LEFEBVRE Paul 29 Mai 1940
DEVIENNE Cicéron 10 Juin 1940
DEZ Gustave 10 Août 1940
MASSET Georges 7 Septembre 1943
Conflits non précisés
PRUDHOMME Alfred
DAVID Joseph
PARENT Émile
ALLOUCHERY Charles
MERLO Eugène
COUSIN Gaston

Sources / Bibliographies / Sites Internet

Historique du monument

  • 1920
  • Inauguration 07/11/1920
  • Inauguration - Presse 14/11/1920
    Source : La Croix du Pas-de-Calais

    édition du 14 novembre 1920 (Mémoires de pierre) Thiembronne – inauguration du monument Belle journée que celle du 7 novembre, consacré par les habitants de Thiembronne à honorer ...

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    Inauguration - Presse 14/11/1920
    édition du 14 novembre 1920 (Mémoires de pierre)
    Thiembronne – inauguration du monument
    Belle journée que celle du 7 novembre, consacré par les habitants de Thiembronne à honorer leurs morts de la grande guerre.
    Le monument érigé par leur générosité est des plus beaux et des plus impressionnants.
    Le soldat mourant du grand sculpteur Jules Déchin est là étendu comme sur un tombeau de marbre, sur lequel sont gravés les noms des 33 victimes de 1914 et des quatre morts de 1870. La tête, d’une rare expression de douleur et d’énergie, s’appuie sur une haute stèle, que domine la croix. Le tout sur un socle granité des mieux réussi, produit le meilleur effet.
    Temps superbe et doux, soleil clair et chaud, vrai sourire du bon Dieu.
    Aussi, la foule, qui se presse dans le pittoresque village de Thiembronne, est incalculable, plusieurs milliers.
    Le matin, dans une église superbement décorée aux couleurs nationales, avec profusion de drapeaux et d’oriflammes tricolores, tranchant délicieusement sur les grandes tentures noires, on a chanté un service solennel pour nos grands morts. La très nombreuse assistance, qui remplissait les 3 nefs, a écouté avec un pieux recueillement la chaude allocution de M. le curé de Renty, rappelant aux combattants ses anciens camarades, leurs devoirs envers les frères d’armes tombés au champ d’honneur. Souvenez-vous et priez ! L’après-midi ce fut comme une apothéose. Au dire de tous, un seul mot, dans toute sa force, convient pour apprécier le décor de la principale rue du village : magnifique ! C’est à l’envie qu’on y a multiplié les arcs de triomphe, avec inscriptions appropriées, rehaussées d’un grain de poésie.
    Des guirlandes multicolores les relient entre eux, se mêlant, agréablement à une forêt de sapins fleuris et de houx qu’un automne précoce a chargé de myriades de baies rouges, tels des grains de corail. Ne cherchons pas à dire quel fut le plus beau coin. L’embarras serait trop grand ! Si les saints du paradis organisent quelquefois des théories, ils ne doivent pas passer par de plus beaux chemins ! !
    Mais voici le cortège qui s’avance.
    Remarqué au passage, un groupe de petits zouaves, au costume frais et pimpant, encadrant le drapeau du Sacré-Cœur, avec un petit air martial, qui fait plaisir à voir. Un groupe imposant de 70 jeunes filles, portant bouquets et écussons avec le nom des morts, l’écharpe tricolore tranchant sur la robe blanche. Sainte Jeanne d’Arc et son étendard, entourée de jeunes Alsaciennes et Lorraines, la France et la Victoire, portant le sceptre de l’autorité et l’épée du combat, accompagnées des provinces recouvrées…
    Au cimetière, devant le monument, après les notes sublimes de la Marseillaise, données par une délégation de la musique de Fruges – après la bénédiction donnée par le doyen de Fauquembergues – après un cantique de circonstance très bien exécuté par le chœur de chant paroissial, commence la série des discours. M. Joseph de Fernehem, maire de la commune ; M. le sous-préfet Bertin-Ledoux, délégué par M. le préfet ; M. le capitaine Etienne de Fernehem, enfant du pays, avocat à la Cour d’appel de Paris, qui parle comme sait parler un avocat ; M. Ernest Fournier, au nom des combattants ; M. Godart, au nom des vieux qui ont travaillé à l’arrière pour fournir à nos défenseurs le pain quotidien, exaltent à qui mieux mieux les héros de la grande guerre et surtout le soldat paysan qui a eu sa grande part dans la victoire de la France.
    Pour clôturer la série, quelques mots de M. le curé de Thiembronne tendant à élever les âmes au-dessus des contingences de ce monde, et réclament pour Dieu, comme il convient, tout honneur et toute gloire.
    Selon l’heureuse expression de notre héroïne nationale, les hommes d’armes ont combattu et Dieu a donné la victoire. Le Christ, qui aime toujours les Francs, a montré qu’on ne se confie pas en vain à son divin cœur. Dieu le veut, Gloire au Christ !
    La musique salue les drapeaux : les autorités et le cortège rentrent à l’église avec une foule nombreuse ; chante le De Profundis et la cérémonie se termine par l’Hymne aux morts de Victor Hugo, brillamment enlevé par les chanteurs et chanteuses.
    On ne saurait mieux faire.
    Félicitations à Thiembronne. Qui a su si bien honorer ses morts.