France (Indre) Châtillon-sur-Indre (36700)

Conflits commémorés
  • 1914-18
  • 1939-45
  • Indochine (46-54)
  • AFN-Algérie (54-62)
  • Monument communal
informations déposées par Choubard Alain et mises à jour par Didier Dubant dernière mise à jour le 10/07/2022

Description du monument

Caractéristiques

  • Structure
    • Peinture/Gravure
      • Fresque/Peinture murale
    • Pilier commémoratif
      • Piédestal
  • Statuaires féminines
    • Femme avec accessoires
      • Femme avec bouquet de fleurs
  • Ornementation civile
    • Bonnet phrygien
  • Ornementation militaire - Armes
    • Armes
      • Faisceaux de licteurs
      • Glaive
    • Équipement militaire
      • Casque
  • Ornementation végétale
    • Épi(s) de blé
  • Autres éléments
    • Plaques/Pied monument
Réalisé par les architectes Laprade et Varaine, un triptyque en béton détermine trois cadres dans lesquels Henri Marret à peint à la fresque trois œuvres de taille identiques (2,60 m x 1,60 m).
Les fresques sont protégées des intempéries et du soleil par un auvent Les deux intervalles situés entre les trois fresques sont occupés par deux plaques de marbre noir portant inscription des morts de la commune durant les deux guerres. Les trois thèmes abordés par Henri Marret sont : Le Départ, L’Absence, Le Retour.
Contre la face postérieure de chacun des trois cadres du triptyque se trouve une plaque de marbre blanc. Les plaques de marbre blanc de gauche et de droite portent, par année de décès sous forme de colonnes, mais dans l’ordre alphabétique, les noms et prénoms des 160 «Morts pour la France » de Châtillon-sur-Indre pendant la période 1914 - 1918, suivis pour certains de l’abrévation de leur grade. Sous les deux dernières colonnes de l’année «1918 » est inscrite la date “11 NOVEMBRE 1918”, puis sous trois étoiles à cinq branches encadrées d’un filet horizontal, est écrit sur 6 lignes :  “A CEUX QUI SONT MORTS DEPUIS L’ARMISTICE DES SUITES DE BLESSURE OU MALADIE CONTRACTEE A LA GUERRE 1914-18 OU SUR LES THEATRES DES OPERATIONS EXTERIEURES”.
Toujours sur la face postérieure, la plaque de marbre (2,275 m x 1,00 m) située sur le panneau de gauche est dominée par une inscription en rouge “AUX FRANCAIS ET AUX ALLIES” et à l’intérieur du cadre juste en dessous sur une ligne : “L’AISNE – LA MARNE – L’YSER – VERDUN” (des noms de batailles de la première guerre mondiale). La plaque de marbre située sur le panneau de droite (2,065 m x 1,00 m) est elle dominée par l’inscription en rouge : “DE LA JUSTICE ET DE LA LIBERTE” et à l’intérieur du cadre juste en dessous est inscrit sur une ligne : “SOMME - OISE - CHAMPAGNE - LORRAINE - ALSACE” (d’autres noms de batailles de la première guerre mondiale).
Sur le panneau central, la plaque de marbre (2,050 m x 1,00 m) fixée sous l’inscription écrite en rouge : «Tombés pour la défense du droit » porte l’inscription : “A LA MEMOIRE DES CHATILLONNAIS MORTS POUR LA FRANCE - CETTE PLACE ET CE SQUARE ONT ETE AMENAGES ET CE MONUMENT ERIGE PAR LES SOINS DU CONSEIL MUNICIPAL SUR LES RESSOURCES DE LA COMMUNE AVEC L’AIDE D’UNE SOUSCRIPTION PUBLIQUE ET DE SUBVENTIONS DU DEPARTEMENT ET DE L’ETAT », puis en dessous à gauche :  «GUERRE 1870-71 » et à droite : « EXPEDITIONS COLONIALES”.
En avant de la face antérieure du triptyque en béton armé (c'est-à-dire plus à l’ouest) se trouve la statue intitulée la «République Française pacifiste », statue réalisée par le Sculpteur Carlo Sarrabezolles (qui résidait 16 rue des Volontaires à Paris, XVe arrondissement). Cette statue en pierre calcaire de Lavoux à grains (Lavoux dans le département de la Vienne) repose sur un piédestal en béton armée œuvre de Jean Sajous (qui résidait 8 avenue de Déols à Châteauroux, actuelle avenue Marcel Lemoine). Ce piédestal comporte sur chacune de ses quatre faces des inscriptions gravées et uniquement sur les faces latérales deux faisceaux de licteur affrontés dominés par les lettres RF entrecroisées (c’est-à-dire République Française). La «République Française pacifiste », coiffée d’un bonnet phrygien tient dans sa main droite levée un rameau d’olivier, pendant que sa main gauche plaque contre elle une charrue tout en carressant du bout de ces doigts des blés qui poussent. A sa droite, sur le sol, un glaive pointe tournée vers l’avant est recouvert par un casque de type Adrian dont la jugulaire repose sur la visière.
Sur la face antérieure du triptyque en béton armé les trois fresques réalisées par Henri Marret ont été soigneusement décrites au moment de l’inauguration :
 - «Le Départ » qui correspond au panneau de gauche : «le premier épisode, le Départ, représente, dans le fond, la vue de Châtillon prise du côté du Moulin de la Grange (avec à droite la tour principale du château et l’église Notre-Dame). Le tocsin vient de se faire entendre, annonçant que la France est en danger et appelant ses enfants à son secours. Au premier plan, un vieux berrichon, qui a fait la guerre de 1870 et a vu les horreurs de l’invasion, donne l’accolade à ses deux fils : l’un ouvrier à l’usine de mégisserie que l’on aperçoit à gauche, l’autre agriculteur qui était en train de charger des gerbes de blé dans sa charette à boeufs, vient d’arrêter ceux-ci, en posant son aiguillon devant eux. Le père fait ses adieux à ses deux fils, le paysan et l’ouvrier, en leur disant : “le Pays vous réclame et a besoin de vous, partez, aller accomplir votre devoir !” ».
- «L’Absence » qui se trouve au centre : «le vieux père n’est plus, il est mort. Sa veuve a revêtu sa capote de deuil. Tout en gardant ses moutons, elle tricote des chaussettes pour les envoyer dans le prochain colis, à ses fils mobilisés vers lesquels va sa pensée, en travaillant ». L’épouse de l’un de ceux-ci fait la moisson : «harassée de fatigue, elle se repose un instant, assise sur une gerbe, sa faucille sur le bras. Elle rêve, elle aussi, aux absents et elle vient de recevoir un coup douloureux au coeur. Par une sorte de transmission de la pensée à travers l’espace elle songe à son mari en danger. Elle voit la bataille, son rêve est représenté au fond du tableau. La première vague d’assaut sort de la tranchée en lançant des grenades, la deuxième défile dans les boyaux, la mitrailleuse et les fusils sur l’épaule et elle aperçoit, dans son rêve, son mari tombé dans les fils de fer barbelés, attachés aux croix de bois d’un petit cimetière du front ».
- «Le Retour » qui correspond au panneau de droite : « représente encore la vue de Châtillon prise du côté de Saint-Martin, on distingue le moulin du château au pied des vieux contreforts. Au premier plan, l’un des deux poilus (en uniforme bleu horizon et encore couvert de son casque de type Adrian) rentre dans ses foyers, après la démobilisation : il a été blessé et porte son bras en écharpe. Il vient retrouver sa femme et ses enfants qui sont au travail dans les champs. Il a accroché sa musette à un arbre et serre dans ses bras son dernier né, qu’il embrasse tendrement, tandis que sa fillette lui présente une gerbe de fleurs et de lauriers. Des poulets picorent autour de lui et le vieux coq gaulois lance dans l’air son cocorico saluant la Victoire de la France et la joie du retour des survivants ! ».
Sur la base du pilier arrière de la face latérale gauche du tryptique est fixée une plaque de teinte blanche sur laquelle est marquée en lettres de teinte noire :
“M. A. LAPRADE, J. VARAINE ARCH(itecte)s ; SARRABEZOLLES SCUL(teu)r ; HENRI MARET ART(tist)e-PEIN(tr)e
SAJOUS DÉCOR(rateu)r ; VILLENEUVE GRAV(eu)r ___ ENTR(treprise)s : BIALGUES P. ; PORCHER R. ; Viano FRERES ; BODIN H. ».
Le Monument au Morts communal, au moment de son inauguration se tenait «au centre d’un terre-plein clôturé par une grille et clairsemé de parterres coquettement tracés » (si les grilles ont depuis disparu, le Monuments aux morts est rendu aisément accessible par des allées maçonnées entourées de surface engazonnées et de parterres de fleurs, grâce aux marches qui compensent la déclivité de la rue Grande).

Matériaux

Tryptique et piedestal de la statue : béton armé.
Sculpture : calcaire.

Economie

Commentaires (économie)
Henri Charles Cosnier, né le 14 juillet 1869 à Châtillon-sur-Indre (Indre), est mort le 23 septembre 1932 à Châtillon-sur-Indre, dans sa propriété de La Forge de Lamps. Ingénieur agronome, propriétaire exploitant à Châtillon-sur-Indre, Henri Cosnier fut élu député pour la première fois aux élections générales des 6 et 20 mai 1906. Il resta député de l’Indre jusqu’au 7 décembre 1919, puis fut Sénateur de l’Indre du 11 janvier 1920 jusqu’à son décès le 23 septembre 1923. Henri Cosnier fut également maire de Châtillon-sur-Indre de 1919 à 1932 et Président du Conseil Général de l’Indre de 1920 à 1932. A Châtillon-sur-Indre, il sut obtenir de l’Etat et du département des sommes importantes pour l’exécution de tout un programme d’établissements municipaux. C’est ainsi que purent être inauguré le 25 septembre 1910, en présence de M. Georges Cochery, le Ministre des Finances du Cabinet d’Aristide Briand et de représentants des ministres de l’Intérieur, de l’Agriculture, de l’Instruction Publique et du Travail, l’hôpital hospice et le groupe scolaire de l’école de filles (aujourd’hui école Henri Cosnier), avec banquet officiel le soir dass l’ancienne usine de La Forge-de-Lamps.
Le  dimanche 13 novembre 1927 ce fut l’inauguration du Monument aux Morts. Henri Cosnier, qui pendant la Grand Guerre déposa différentes propositions de loi ou de résolution concernant par exemple les allocations aux veuves et aux enfants de mobilisés (1915), le ravitaillement des troupes en légumes et fruits préparés (1915), l’octroi de permissions aux agriculteurs (1916), la relève des unités combattantes des militaires de la réserve de l’armée territoriale des plus anciens classes (1916), occupa les fonctions de Commissaire général à l’agriculture en Afrique du Nord et aux colonies où il accomplit plusieurs missions, avait voulu doter sa ville d’un monument “pas comme les autres”. Pour ce faire “il visita un à un les foyers pour recueillir les oboles d’une souscription qu’il avait lui-même ouverte”. Il confia ensuite les travaux délicats de l’exécution du monument aux architectes Laprade et Varaine. Au plan départemental, il s’occupe des problèmes d’électrification dans le département et à Châtillon-sur-Indre lors du comice agricole des samedi 15 et dimanche 16 août 1931, il fait aboutir un projet d’adduction et de distribution d’eau potable auquel il tenait beaucoup ainsi que les bains douches (installés près de l’hôpital), ainsi que les nouveaux pavillons et services de l’hopital hospice. Vers la même époque la famille de Chaudenay met en vente une partie du château. S’adressant à nouveau à MM. Laprade et Varaine, Henri Cosnier visite les lieux et lors de la séance du 24 février 1932, le Conseil municipal de Châtillon-sur-Indre décida d’acheter cette partie du château et Henri Cosnier demanda aux deux architectes de restaurer le viexu château et de l’adapter pour y mettre un “Patronage laïque”. Malheureusement des ennuis de santé provoquèrent son décès le 23  septembre 1932 ne lui permettant pas d’assister le 20 janvier 1935 à l’inauguration de l’édifice. Le dimanche 25 septembre 1932 une foule nombreuses lui rendait les suprêmes devoirs. Il repose selon son désir dans le cimetirèe de sa ville natale. A la tête de sa tombe qui est d’une extreme simplicité (un dalle calcaire entourée d’une clôture métallique) se dresse un énorme bloc de pierre calcaire brut sur lequel se détache son effigie en céramique. Le sculpteur Carlo Sarabezolles, qui a réalisé la statue du Monument aux Morts de Châtillon-sur-Indre en serait l’auteur 
 (sources : http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche.asp?num_dept=1989 ; http://www.senat.fr/senateur-3eme-republique/cosnier_henri0280r3.html ; “Il y a cinquante ans, mourait Henri Cosnier sénateur-maire, président du Conseil général” - La Nouvelle République du mercredi 22 septembre 1982 p. 8 et La Nouvelle République du 3 avril 1998 p. 3).

Commentaires

Conçu par les architectes Laprade et Varaine, amis d'Henri Cosnier qui fut le grand constructeur Châtillonnais du premier tiers du xxe siècle, cette œuvre est un excellent exemple par son architecture, sa sculpture et ses peintures du renouvellement de l'art au cours des années qui suivirent immédiatement la première Guerre Mondiale. II fut salué, lors de son inauguration en 1927, comme l'un des plus originaux monuments à une époque ou il s'en construisit dans la totalité des communes. La statue de la paix est l'œuvre de Carlo Sarrabezolles alors que les fresques du triptyque sont dues au peintre Henri-Justin Marret.
A signaler que ce monument fait partie de la liste des 500 plus beaux Monuments aux Morts de France proposée par Alain Choubard : “De par sa forme, ce monument tranche sur ses pairs. Il se compose  de deux parties distinctes : une France, coiffée d’un bonnet phrygien à cocarde, vante les mérites de la Paix (le rameau d’olivier) qui amènera une nouvelle ère de prospérité (blés et charrue) encore toute agricole. Derrière elle, se dresse un portique abritant le Départ, l’Absence, le Retour, 3 scènes peintes à fresque par l’un des rénovateurs de cette technique au XXe siècle.
Si une certaine modernité affleure dans le dessin général, le style reste sagement traditionnel. Quant au message véhiculé, il apparaît franchement passéiste, quant à la forme de l’âge d’or promis” (CHOUBARD (Alain) - L’histoire des 500 plus beaux Monuments aux Morts de France. Christine Bonneton 2014, pages 92-93).  

​Sur la base du pilier arrière de la face latérale gauche du tryptique est fixée une plaque de teinte blanche sur laquelle est marqué en lettres de teinte noire :
M. A. LAPRADE, J. VARAINE ARCH(itecte)s
SARRABEZOLLES SCUL(teu)r
HENRI MARET ART(tist)e-PEIN(tr)e
SAJOUS DÉCOR(rateu)r
VILLENEUVE GRAV(eu)r
___
ENTR(treprise)s :
BIALGUES P.
PORCHER R.
Viano FRERES
BODIN H.
___
G CHASSAING AG(en)t VOY(e)r Mun(icipa)l
1927

Inscriptions présentes sur le monument

sur le piédestal de la statue.
Sur la face antérieure du piédestal
PAX
LABOR
ET
LIBERTAS

(la paix, le travail et la liberté)

. Sur le côté gauche du piédestal
“RF” (pour République Française)
puis en dessous
AMOUR
CONCORDE
FRATERNITÉ


. Sur le côté droit du piédestal
“RF” (pour République Française)
puis en dessous
ARBITRAGE
JUSTICE
BONTE


. Sur la face postérieure du piédestal
SOUVENIR
ET
RECONNAISSANCE


Sur la face postérieure du tryptique en béton armé
- Face postérieure, au sommet du panneau central en rouge :
TOMBÉS POUR LA DÉFENSE DU DROIT

puis sur la plaque de marbre blanc en dessous en lettres dorées :
À LA MEMOIRE
DES CHATILLONNAIS
MORTS POUR LA FRANCE

-----
CETTE PLACE ET CE SQUARE ONT ÉTÉ AMÉNAGÉS ET CE MONUMENTÉRIGE
PAR LES SOINS DU CONSEIL MUNICIPAL
SUR LES RESSOURCES DE LA COMMUNE
AVEC L’AIDE D’UNE SOUSCRIPTION PUBLIQUE
ET DE SUBVENTIONS DU DÉPARTEMENT ET DE LÉTAT
GUERRE 1870-71                            EXPEDITIONS COLONIALES


- Face postérieure, au sommet du panneau situé à gauche,
inscrit en rouge
AUX FRANÇAIS ET AUX ALLIÉS
puis également inscrit en rouge en dessous à l’intérieur du cadre juste au-dessus de la plaques de marbre comportant les noms des morts pour 1914, 1915 et 1916 :
L’AISNE – LA MARNE – L’YSER – VERDUN

- Face postérieure, au sommet du panneau situé à droite,
inscrit en rouge
DE LA JUSTICE ET DE LA LIBERTÉ
puis également inscrit en rouge en dessous à l’intérieur du cadre juste au-dessus de la plaques de marbre comportant les noms des morts pour 1916, 1917 et 1918 :
SOMME . OISE . CHAMPAGNE . LORRAINE . ALSACE

Sous les deux dernières colonnes de noms et prénoms des tués de 1918 est inscrit :
11 NOVEMBRE 1918
puis sous trois étoiles dorées à cinq branches encadrées par un filet horizontal, vient occupant toute la largeur des deux colonnes sur six lignes en lettres dorées l’inscription :
À CEUX QUI SONT MORTS
DEPUIS L’ARMISTICE DES SUITES
DE BLESSURE OU MALADIE
CONTRACTÉE A LA GUERRE 1914-18
OU SUR LES THÉÂTRES DES
OPERATIONS EXTÉRIEURES

Les morts

Sur la face postérieure du triptyque en béton armé :
Sous 1914
Première colonne :
BEAUVIS Henri
BIDAULT Henri
BIDET Constant
BERTHELOT Henri
BLANCHET Georges
BOURGOGNON Georges
BODIN Henri
BOSSIER Léopold
BRAULT Roger
BROCHAND Alain S(er)g(en)t
CHARRON Albert
COTON Auguste
CORMIER Louis S(er)g(en)t
FAYOLLE Paul
FREDOILLES Constant
GRAVIER Constant
LAFONTAINE (Maurice) Fernand C(apor)al
LECOMTE Alphonse
-
Deuxième colonne :
LHOMOND Armand
MASSON François
MORIN Henri
NAUDON Louis
PERRET Pierre
PINAULT Henri
PIET Pierre
POITEVIN Georges
POURNIN Jean
ROBIN Georges
ROUSSEAU Alcide
SARDIER Alexandre
SENOT Aimé
VERRIER Jules
VIOUX Louis
Pinault Charles
AVRILLON Urbain (Avrillon Urbain Joseph Baptiste est mort le 16 mai 1915 à Chinon en Indre-et-Loire)
-

Sous 1915
Troisième colonne 
BAILLY Eugène
BAUDOIN Pierre
BILLARD Paul S(er)g(en)t
BLANCHET Joseph
BONAMY Louis
BONNET Martial
BRISSON Léon
CHARPIN Claude Adj(udan)t
CHASSELAY Georges C(apor)al
DAUPHIN René
DEVAUX René
DOURY Joseph Alex(an)dre
FOURCHAULT Daniel M(arécha)l d(es) L(ogis)
GALLAND Jean
JOUFFRION Ferdinand
MARCHAIS Henri
MASSINOT Étienne
MOREAU Jules
-
Quatrième colonne :
NERVE Louis
NERVE Paul
PAUL Raymond S(er)g(en)t
PASQUIER Armand – (lire Sergent)
PENIN Raymond - (lire Sergent-fourrier)
PICARD Clovis
POITEVIN Louis
POITEVIN Jules
ROBIN Pierre Cap(itai)ne
ROBIN Charles
SANTOIR Marcel
SENOT Félicien
SIGNORET Henri
TANCHOUX Eugène
TRUMEAU Charles
VERRIER Constant
VINCENT Louis
VOIRY Arsène
VOISIN Noé
-
Sous 1916
Cinquième colonne :
BALLON Louis
BAUDOIN Marcel
BAUDOIN Henri
BEIGNEUX Henri Adj(udan)t
BERTHON André
BOISSEAU Jules
BODARD Joseph
BROU Alexandre
CHALON Alexandre
CHASSELAY Constant
CHICHERY Jules
COTON Simon
DEPONT Georges
DESALOIS André
DROMAIN Kléber
DUBOIS Alphonse
DUPAIN Léon C(apor)al
FREDOILLES Joseph
------
Sous 1916
Première colonne :
GUILLOT Silvain
JOGUET Henri Amédée
LABBÉ Joseph
LANCHAIS Ernest
LAPLANCHE Louis C(apor)al
LAPORTE Alphonse
NAULEAU Joseph
NERVE Louis
PERREAU Louis
PINAULT Henri
PLOTON Daniel
POIRIER Pascal
QUENAULT Alexandre
RIPAY Hippolyte
ROBIN Henri
SIMON Charles
TIENNAULT Robert
VOISIN Henri
-
Sous 1917
Deuxième colonne :
ALARD Louis
BAILLOU Guy Adj(udan)t
BERTHOMMIER Henri
BILLARD Georges
BLANCHET Constant
BRUNEAU Robert
CHAPU Georges Jac(q)ues
DE MONTIGNY René
FREDOILLES Louis
GAURON Robert C(apor)al
GUILLOT Alfred S(erg)nt
JULIEN Joseph
LECOMTE Maxime S(er)g(en)t
LEHEC Maxime Aid(e)-Ma(jor)
RICHEZ Louis
ROBIN Henri
TIXIER Georges
LUTHIER Louis C(apor)al
-
Sous 1918
Troisième colonne
BIDAULT Benjamin
BODIN Georges
BOUQUIN Louis C(apor)al
BOURBONNAIS Georges
BRAULT Daniel
BROUILLARD Émile
CHESNE Joseph
DAVID Ernest S(er)g(en)t
DEPOND Louis
DESROCHES Marcel
DOUCET Jean C(apor)al
DOUGET HenrI
DROULIN Albert
FAUCHON Eugène S(ous)-L(ieutenan)t
FREDOILLES Jules
SOUFFRILLON Louis S(er)g(en)t
LECOMTE Henri
LECOMTE Louis
-
Quatrième colonne :
LEPAIN Henri
MERY Eugène
MORIN Pierre C(apor)al
NAUDON Anicet
NERVET Emmanuel
PERRET Jean-Bap(tist)e C(apor)al
PERRET Joseph Bap(tist)e C(apor)al
PINARD Auguste C(apor)al
-
Cinquième colonne :
PINAULT Émile
PINAULT Henri
PIRAULT Gabriel Eug(èn)e
POITEVIN Constant
RABIER Alexandre M(aréchal) d(es) L(ogis, c’est un gendarme)
SINAULT Émile
TREBILLON Paul
CHASSELAY Louis
Colonne de gauche :
ARTURION Louis
BANKER Théodore
BARAUD Roger
BENES Paul
BIDAULT Kléber
BLIN Gilbert
BOISSET François
BOURBON Marguerite
BROCHERIEU Georges
CANARD Louis
CHARTIER Marie Joseph
CHERBONNIER Guy
CHEVREUIL Édouard
-
Colonne centrale :
COURTEAU Pierre
CRECHET Armand
CULOT Maurice
DAVAILLON Maurice
DELAVEAU Maurice
DEROCHE Alexandre
DOLIVEUX Pierre
FEUGIER Louis
GRANGE Henri
JUCHEREAU Maurice
KERVASO André
LEBOEUF Albert
-
Colonne de droite :
LEVEQUE André
MARAUX Maurice
MARCEL Georges
MARCHAIS Bernard
MERIOT Marc
MERVELEUX Henri,
MOREAU Robert,
NISSERON Marcel
PAROT René
PASQUIER Robert
PRIGENT Jacques
TROCHET Robert
-
Victimes Ccviles
Colonne de gauche :
BONNAMY Jeannine
BOREL Guy
CAILLE Marius
CROCHET Émile
-
Colonne centrale :
FREMONT Henri
LORILLOU Abel
POIRIER Maurice
-
Colonne de droite :
RAMELET Bernard
SIGNORET Georges
VILLEMONT Fernand
-
Sur la face antérieure 1943 – 1944
Réseau R5 (c’est-à-dire de la Région R5 qui comprenait les départements de la Creuse, de la Corrèze, de la Haute-Vienne, de la Dordogne et de l’Indre) ECARLATE (nom du réseau) – COPA (Centre d’Opérations de Parachutage et d’Atterrissage) – SAP (Section Atterrissages Parachutages)
Secteur de Châtillon-sur-Indre
Liste des personnes arrêtées et déportées en Allemagne
DELALEZ dit Charlemagne
ROUGIER Le Coq
Chervy André
BOURBON Marguerite
CHAPIOTIN Ida (au camp de Giers à Brels (Tarn))
-
Liste des internés Châteauroux
CLUZEAU Roger
POPO Maurice
REDON
GUILLOT
BELIER
SIGNORET Roland
MARCHAIS Georges
CRETIN Nicole
PEUF Paulette
-
Secteur de Clion-sur-Indre
PORNET Roger
VARVOUX
-
Secteur d’Arpheuilles
MARTIN dit Blum
VILLEMONT Fernand
-
Internés à Limoges
CLÉMENT Gaston
BANSARD Maurice
LAURENT Louis
BOREL Camille
PION Jacques
VAUVY Max Roland

Sources / Bibliographies / Sites Internet

Historique du monument

  • Autres
    Source : Didier Dubant.

      - Le 24 mai 1920, Henri Cosnier, Sénateur, Maire, expose aux membres du Conseil Municipal de Châtillon-sur-Indre “qu’en vue de l’érection d’un monument à la Mémoire ...

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    - Le 24 mai 1920, Henri Cosnier, Sénateur, Maire, expose aux membres du Conseil Municipal de Châtillon-sur-Indre “qu’en vue de l’érection d’un monument à la Mémoire des soldats de la commune tombés pour la défense de la patrie, il y aurait lieu de choisir un emplacement autant que possible au centre de la ville.

    Le voeu de la population ayant toujours été de voir dégager la montée de la Route Nationale dans la traversée de Châtillon, M. le Maire fait connaître au Conseil qu’ayant appris que l’Hôtel de la Croix Verte et ses dépendances situés au centre de Châtillon, appartenant à Mme veuve Badié étaient en partie vendus, qu’il ne restait plus que les remises et leurs dépendances situées vers l’entrée de la place du Marché et la Très Grand Route Nationale n° 143 de Tours à Clermont, a été voir cette dame qui lui a déclaré qu’elle avait des acquéreurs pour ses remises et qu’elle ne voulait à aucun prix vendre (à) moins de 30.000 F.

    M. Poirier prenant la parole, déclare que c’est une occasion qu’il ne faut pas laisser échapper et à l’unanimité les membres du Conseil déclarent partager la manière de voir de M. Poirier.

    M. le Maire fait observer que les remises se trouvent en très grande saillie sur la Route Nationale n° 143, au centre de la Ville, rendant la circulation qui est souvent continue, très difficile et dangereuse, ce qui occasionne parfois des accidents, et, la commune s’en rendant acquéreur procéderait aussitôt à sa démolition complète et à sa remise à l’alignement, afin de se conformer au plan, ce qui serait une grande sécurité au point de vue général pour la libre circulation et édifierait sur son emplacement le monument à la Mémoire des soldats de la commune morts pour la France.

    Le Conseil après en avoir délibéré, reconnaissant l’utilité publique et même la néccessité dans un intérêt général de la démolition des dits immeubles pour l’érection du monument en question et souhaitant l’élargissement de la Route Nationale qui est très étroite à cet endroit, décide qu’il y a lieu d’autoriser M. le Maire à traiter avec Mad(a)me Veuve Badié de l’acquisition des immeubles en question moyennant les frais sus indiqués de 30.000 F payable le 1er mai 1921 avec intérêts à 5,25 pour cent, l’an, à compter du 1er novembre 1920 et il l’invite à faire toutes demandes nécessaires près de M. le Préfet et au Conseil Général à l’effet d’obtenir une subvention de l’Etat, dans la mesure la plus large possible...”.

     “Vu pour être annexé à l’arrêté de ce jour. Châteauroux le 22 octobre 1920 (en réalité le 21 octobre 1920). Pour le Préfet. Le secrétaire Général”.

     

    - Le dimanche 8 août 1920, Henri Cosnier, Sénateur, Maire, expose aux membres du Conseil Municipal de Châtillon-sur-Indre : “qu’en vertu de l’autorisation qui lui a été accordée au terme de la délibération du 24 mai dernier, il a traité avec Mad(a)me Veuve Badié de l’acquisition des remises et dépendances faisant partie de l’Hôtel de la Croix Verte, moyenant le prix fixé de 30.000 francs stipulé payable  le 1er mai 1921 avec intérêts à 5,25 % par an à compter du 1er novembre 1920.

    Pour effectuer le paiement de cette somme, le Conseil décide qu’il doit contracter un emprunt de 30.000 F remboursable en huit années et au taux le plus avantageux, soit au Crédit Foncier, soit à la Caisse des Dépôts et Consignations, soit à la Caisse Nationale des Retraites....”.

     

    - Le 6 octobre 1920, le Maire de la Commune de Châtillon informe ses administrés que se tiendra à la Mairie le 15 octobre 1920 “une enquête de comodo et incomodo sur le projet d’acquisition d’un immeuble en vue de l’érection d’un monument aux Morts pour la France”.

     

    - Le 15 octobre 1920, le commissaire enquêteur constate que “aucune réclamation ne s’est présentée pour ou contre le projet”, aussi y a-t-il donc lieu de donner suite au projet d’acquisition de l’immeuble.

     

    - Le 21 octobre 1920 le Préfet de l’Indre établit l’arrêté suivant : “...considérant que l’emplacement de cet immeuble convient bien à l’érection d’un monument aux Morts pour la France.

    Que cette acquisition est aventageuse pour la commune.

    Qu’aucune opposition à ce projet ne s’est manifesté au cours de l’enquête.

    Art 1er : M. le Maire de Châtillon agissant au nom de cette commune est autorisé à acquérir de Mme veuve Badié en vue de l’érection d’un monument aux soldats morts pour la France un immeuble et ses dépendances situés à Châtillon, rue Grande, d’une superficie totale de 2 ares 79 centiares et d’une valeur de 30.000 F, les dits immeubles tel qu’ils sont au plan ci-annexé...”.

     

    - Le dimanche 7 novembre 1920, Henri Cosnier, Sénateur, Maire, communique aux membres du Conseil Municipal de Châtillon-sur-Indre “avec toutes les pièces à l’appui, copie d’un arrêté de M. le Préfet de l’Indre du 22 octobre dernier (en réalité le 21 octobre 1920), fixé en vertu de deux délibérations du dit Conseil en date des 24 mai et 8 août 1920 l’autorisant à acquérir de Mme Veuve Badié, née Rolland, en vue de l’érection d’un monument aux soldats morts pour la France et l’élargissement de la Route Nationale n° 143, un immeuble et ses dépendances situé à Châtillon-sur-Indre, Rue Grande, d’une superficie totale de 279 mètres carrés, d’une valeur de 30.000 F.

    En conséquence, le Conseil Municipal autorise M. le Maire, ainsi qu’il l’a déjà fait au termes de la délibération sus énoncée du 24 mai 1920 à acquérir le dit immeuble de Mad(a)me Veuve Badié pour le compte de la commune de Châtillon, moyennant le prix sus indiqué de 30.000 F et qu’il soit demandé que le projet d’acquisition soit déclaré d’utilité publique afin que la dite commune bénéficie des droits de mutation prévus par l’article 58 de la loi du 3 mai 1841”.

     

    - Le 8 décembre 1920 :

    Arrêté préfectoral.

    Objet du projet :

    Acquisition de l’immeuble Badié, en vue de l’érection d’un monument aux Morts pour la France.

    Le Préfet du département de l’Indre.

    Vu la délibération en date du 7 novembre 1920 par laquelle le Conseil municipal de la commune de Châtillon demande que le projet d’acquisition de l’immeuble Badié, en vue de l’erection d’un monument aux Morts pour la France, soit déclaré d’utilité publique...  ...Arrête : article premier.

    Le projet ci-dessus visé sera soumis à une enquête dans les formes déterminées par l’ordonnance royal du 23 août 1835.

    En conséquence ce projet sera déposé à la mairie de la commune pendant quinze jours, du 16 décembre 1920 au 31 décembre inclus pour que chaque habitant puisse en prendre connaissance...”.

     

    - Le 25 janvier 1921, le Préfet de l’Indre

    “...Considérant qu’aucune réclamation n’a été formulée au cours de l’enquête.

    Que l’acquisition de cet immeuble est aventageuse pour la commune.

    Que les formalités réglementaires ont été régulièrement remplies.

    Est d’avis qu’il y a lieu de déclarer d’utilité publique le projet d’acquisition d’un immeuble appartenant à Madame Badié, en vue de l’érection d’un monument aux soldats Morts pour la France et d’autoriser le Maire de Châtillon à acquérir l’immeuble et ses dépendances, situé à Châtillon, Rue Grande, d’une superficie totale de 2 ares 79 centiares et d’une valeur de 30.000 F, le dit immeuble...”.

     

    - Le 21 février 1921, le Ministre de l’Intérieur écrit au Préfet de l’Indre :

    Vous m’avez transmis le dossier d’une demande présentée par la commune de Châtillon-sur-Indre en vue d’obtenir la déclaration d’utilité publique d’un projet d’érection d’un monument aux Morts pour la Patrie.

    Par délibération du 7 novembre 1920, le Conseil Municipal a autorisé le Maire à aquérir, moyennant une somme de 30.000 francs un immeuble, appartenant à Madame Badié et nécessaire à l’exécution du projet.

    En vue de me permettre de provoquer l’émission du décret à intervenir, je vous serais obligé d’inviter la Municipalité de Châtillon à faire connaître sans retard à l’aide de quelles ressources elle entend pourvoir à cette dépense et à produire toutes pièces justificatives de nature à prouver que la situation financière lui permet d’y faire face”.

     

    - Le 5 mars 1921, un adjoint répond au Préfet de l’Indre, au nom du Maire de Châtillon-sur-Indre: “j’ai l’honneur en réponse à votre lettre du 25 février de vous faire connaître que la somme de 30.000 F prix de l’immeuble à acquérir de Madame Badié pour l’érection d’un monument aux Morts pour la Patrie sera payé au moyen d’un emprunt, ainsi que le Conseil Municipal en a décidé en sa séance du 8 août 1920...”.

     

    - Le 8 mars 1921, le Préfet de l’Indre répond au Ministre de l’Intérieur :

    “En réponse à votre dépêche en date du 21 février (dernier), relative à une demande présentée par la C(ommu)ne de Châtillon-sur-Indre en vue d’obtenir la déclaration d’utilité publique d’un projet d’acquisition d’un immeuble appartenant à Mme Badié en vue de l’érection d’un monument aux soldats “Morts pour la France”, j’ai l’honneur de vous faire connaître que la Municipalité intéressée entend pourvoir à cette dépense au moyen d’un emprunt de 30.000 francs qui sera couvert par une imposition extraordinaire de 7.20...”.

     

    - Le 24 mars 1921 : “Le Président de la République Française sur le rapport du Ministre de l’Intérieur... ... décrète :

    Article 1er - Est déclaré d’utilité publique, dans la commune de Châtillon-sur-Indre, la construction d’un Monument aux Morts pour la France,

    Article 2 – Le Maire de Châtillon-sur-Indre (Indre), agissant au nom de la commune, est autorisé à acquérir soit à l’amiable, soit s’il y a lieu par voie d’expropriation, en vertu de la loi du 3 mai 1841, l’immeuble dont l’occupation est nécessaire pour la réalisation du projet...”.

     

    - Le 19 août 1921 sur un courrier à l’entête de la “Ville de Châtillon-sur-Indre” précise :

    “Monsieur le Préfet.

    J’ai l’honneur de vous accuser réception de la copie du décret en date du 24 Mars 1921 déclarant d’utilité publique dans la commune la construction d’un monument aux Morts pour la Patrie.

    P(ou)r le Maire l’adjoint”.

     

    - Le 6 juin 1923, Henri Cosnier, Sénateur, Maire, informe les membres du Conseil Municipal de Châtillon-sur-Indre “que la Commune a cédé à M. Merault une parcelle de terre dépendant de l’Ecole des garçons pour la somme de 4.000 F.

    Il demande au Conseil de l’autoriser à verser cette somme à la Caisse du Monument que la Commune se propose d’élever à la mémoire des enfants de Châtillon “Morts pour la Patrie”.

    Après avoir délibéré le Conseil autorise M. le Maire à donner à cette somme de 4.000 F l’affectation qu’il demande.

    Pour extrait certifié conforme. Mairie de Châtillon le 16 juillet 1923.

    P(ou)r le Maire. L’adjoint”.

    “Vu et approuvé : Châteauroux le 21 juil(let) 1923. Pour le Préfet. Le secrétaire Général”.

     

    - Le 10 juin 1923, Henri Cosnier, Sénateur, Maire, informe les membres du Conseil Municipal de Châtillon-sur-Indre “qu’il y a :

    1° un reliquat de 2.771 (F) qui est sans emploi et provient de la construction de la marquise de la gare pour laquelle une imposition spéciale sur les billets délivrés par la gare avait été consentie par la C(ompagn)ie dOrléans,

    2° un reliquat de 1.353 F provenant de la construction de l’école de filles qui est également sans emploi.

    Il propose au Conseil de demander à M. le Préfet d’autoriser l’affectation de ces deux sommes à la construction du Monument que la Commune se propose d’élever à la mémoire des enfants de Châtillon Morts pour la Patrie.

    Le Conseil à l’unanimité approuve cette manière de voir et donne à M. le Maire  toutes autorisations nécessaires à ce sujet.

    Pour extrait certifié conforme Mairie de Châtillon le seize juillet mil neuf cent vingt trois.

    P(ou) r le Maire. L’adjoint”.

    “Vu et approuvé : Châteauroux le 21 juil(let) 1923. Pour le Préfet. Le secrétaire Général”.

     

    - Le 21 décembre 1924, le sculpteur Ernest Nivet écrit au Maire de Châtillon-sur-Indre :

    - “Châteauroux le 21 décembre 1924

    Monsieur le Maire

    Vous avez du recevoir les dessins que je vous ai expédiés hier

    vous voudrez bien les conserver pour l’exécution des bas reliefs

    Le prix du monument avec les huit personnages s’élèvera à plus de soixante cinq mille francs prix que l’on avait prévu

    Recevez Monsieur le Maire

    L’expression de mes sentiment respectueux

    E Nivet”.

     

    - Le 22 décembre 1924, Henri Cosnier écrit au Préfet de l’Indre sur un papier à lettre portant en haut à gauche “SENAT

    Monsieur le Préfet.

    J’ai l’honneur de vous adresser ci-inclus.

    1° le plan de l’emplacement qui va être aménagé pour y ériger le monument aux morts de la Commune de Châtillon-sur-Indre,

    2° le devis des travaux d’aménagement dressé par l’agent voyer communal s’élevant à la somme de 50.000 F.

    3° le thème donné à l’artiste pour l’exécution du monument.

    4° la lettre de M. le sculpteur E. Nivet disant que le monument coûtera plus de 65.000 F.

    5° Quelques études de bas-reliefs du projet de monument.

    J’ose espérer qu’en présence de l’oeuvre artistique que la commune de Châtillon a le désir de réaliser M. le Ministre de l’Intérieur voudra bien prendre sa demande de subvention en considération et l’accueillir favorablement en lui allouant une somme importante, afin de permettre à la commune de mener à bien son entreprise.

    Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’assurance de mes sentiments distingués.

    Le Maire de Châtillon.

    H. Cosnier.

    Sénateur de l’Indre.

    Président du Conseil Général.

    PS : Les dessins tout dans un paquet à part expédié par ce même courrier”.

     

    - Texte non daté rédigé sur Henri Cosnier sur un papier à lettre portant en haut à gauche “SENAT”.

    “Monument aux Morts

    de Châtillon-sur-Indre (Indre).

    Le thème général donné à l’artiste chargé de l’exécution du Monument aux Morts de la Commune de Châtillon-sur-Indre est le suivant.

    Le monument doit s’inspirer de trois épisodes : le départ – l’absence – le retour.

    1° Le Départ. L’ordre de mobilisation vient d’être affiché. Les cloches sonnent le tocsin annonçant que la Patrie est en danger.

    Un paysan berrichon abandonne ses chevaux et ses boeufs avec lesquels il labourait.

    Son frère quitte également l’usine voisine.

    Leur vieux père (qui pourait être coiffé du “Chapiau berriot” à larges bords) leur donne l’accolade en les invitant à aller accomplir leur devoir.

    2° L’absence. Les femmes et les vieillards sont obligés de suppléer les hommes valides partie à la guerre.

    La vieille mère vêtue d’une cape noire garde un troupeau de moutons tout en tricotant. Elle pense à l’un de ses fils qui a été tué.

    La femme de l’autre soldat fait la moisson. Elle a noué son mouchoir sur sa tête pour se protéger du soleil. Elle est fatiguée. Elle est assise sur une gerbe, la faucille près d’elle, elle rêve... elle rêve à l’absent, que l’ont voit en haut dans le ciel, dans la tranchée à son poste de guetteur.

    3° Le retour. Le soldat revient de la guerre. Il est encore coiffé de son casque. Il est blessé. Il embrasse sa femme (qui a mis le petit bonnet toilé des domaines de la région de Châtillon), leur enfant la tient par sa jupe.

    Autour d’eux picorent des poules et un coq gaulois qui chante le retour au foyer, la Victoire et la Paix.

    Par dessus le tout une belle figure de la République française, gardienne du Droit, de la Justice et de la Liberté, consciente de sa force et de son bon droit, mais qui veut donner au monde les bienfaits de la Paix. Elle est coiffée d’un bonnet phrygien, elle tient à la main un rameau d’olivier.

    Le maire de Châtillon-sur-Indre.

    H. Cosnier.

    Sénateur.

    Président du C(ons)eil Général de l’Indre”.

     

    - Le 30 décembre 1924, “la Commission (composée de “MM. Bougault-Fauchais, conseiller à Levroux ; Gaud, architecte à Châteauroux ; Hubert, Archiviste départemental à Châteauroux et Nivet, sculpteur à Châteauroux”) chargée d’examiner, au point de vue artistique, les projets de monuments aux “Morts pour la France””,  se réunit à 11h00 à la Préfecture de l’Indre, sous la présidence du Secrétaire Général et répond “Adopté” au projet de la commune de “Châtillon”.

     

    - Le 3 janvier 1925, extrait du Registre des Arrêtés de la Préfecture de l’Indre :

    “... Article premier.

    Est approuvé pour la Cne de Châtillon le projet d’érection à titre d’hommage public d’un Monument à la mémoire des enfants de la Commune “Morts pour la France”.

    Article 2.

    M. le Maire de Châtillon est chargé de l’exécution du présent arrêté.

    Le Préfet de l’Indre”.

     

    - Le 25 août 1926 :

    “Conditions particulières.

    Tous les matériaux seront de première qualité et devront être mis en oeuvre suivant les règles de l’art.

    Les quantités d’ouvrages portées au présent devis ne sont données qu’à titre d’indication. Ces quantités seront évaluées suivant les dimensions réellement exécutées, sans plus value d’aucune sorte pour arête, petites parties, difficultés, etc..., l’entrepreneur étant censé avoir reconnu au préalable les plans et sur les lieux les conditions particulières d’exécution et en avoir tenu compte dans la soumission.

    Tous les matériaux et objet en fer seront livrés peints d’une couche de minium.

    Les objets de quincaillerie seront soumis à l’acceptation préalable de l’Architecte.

    Les prix portés au présent devis s’entendent pour des ouvrages complètement terminés et livrés en bon état d’entretien. Ils comprennent toutes les fournitures de matériaux et de matériel, la main d’oeuvre, les frais généraux, les sujétions, les charges et le bénéfice de l’entrepreneur.

    L’entrepreneur s’engage à n’employer sur le chantier que des ouvriers ou manoeuvres de moralité connue. Il devra les munir de tous les agrès et moyens nécessaires pour éviter les détériotations possibles.

    Il est entendu que les sujétions stipulées aux trois paragraphes ci-dessus sont implicitement comprises dans les prix du marché, l’entrepreneur ne sera pas fondé, de leur fait à réclamer un rémunération quelconque soit sous forme de plus value au prix du marché, soit sous forme de travail en régie.

    Dressé par l’architecte soussigné.

    Châtillon le 25 août 1926. A. Laprade.

    Vu et approuvé Chatillon le 25 août 1926 Le Maire H. Cosnier”.

    “Vu et approuvé. Châteauroux le 2 septembre 1926. Pour le Préfet, le conseiller Préfectoral”.

     

    - Le 5 septembre 1926 :

    “Commune de Châtillon-sur-Indre.

    Erection d’un Monument Commémoratif des Morts de la Guerre.

    Marché de gré à gré.

    Je soussigné Sarrabezolles, sculpteur faisant élection de domicile à Paris, 16, rue des Volontaires, m’engage à exécuter pour la Commune de Châtillon une statue représentant la “République Française Pacifiste” destinée à l’ensemble d’un Monument Commémoratif des Morts de la Guerre, aux conditions suivantes.

    L’oeuvre sera exécutée en pierre de Lavoux à grains (Vienne), suivant maquette soumise préalablement à la commune.

    Elle aura les dimensions approximatives ci-après bati 1m20 x 0m90 à 1m00, et, 2m50 de hauteur.

    Le prix fixé à la somme totale de dix-sept mille francs, fourniture de la pierre comprise, la statue livrée en atelier à Paris.

    Le paiement sera effectué comme suit :

    . cinq mille francs à l’approbation du Marché,

    . cinq mille francs en cours d’exécution du travail

    et le solde à la livraison qui aura lieu au plus tard le trente juin mil neuf cent vingt sept.

    La Commune de Châtillon se liberera des sommes dues en exécution du présent marché par virement comportant inscription au crédit du compte ouvert à mon nom au Service des Chèques Postaux... ...à Paris.

    Le Présent marché ne sera valable qu’après approbation par M. le Préfet d l’Indre.

    Fait à Paris, le cinq septembre 1926.

    Lu et approuvé. Le Maire signé H. Cosnier.

    Lu et approuvé Signé. C. Sarrabezolles”.

    “Vu et approuvé. Châteauroux le 10 septembre 1926. Pour le Préfet, le Secrétaire Général signé Guillerot”.

     

    - Le 10 septembre 1926, le Secrétaire Général de la Préfecture de l’Indre écrit au trésorier Payeur Général :

    Le 2 7bre (1926), je vous ai transmis, revêtu de mon approbation à cette date, un devis des travaux à exécuter au monument aux morts de Châtillon s/ Indre.

    Ce devis comportait 3 parties :

    1° lot de maçonnerie,

    2° lot de serrurerie,

    3° conditions paticulières.

    Deux exemplaires de la 2e partie du devis (serrurerie) ont dû vous être adressés par erreur. En revanche, il est resté en ma possession deux exemplaires des conditions particulières.

    Je vous adresse un de ces documents destiné à M. le Receveur M(unicip)al de Châtillon et vous serait abligé de vouloir bien me retourner un exemplaire de la 2e partie du devis (2e lot serrurerie”.

     

    - Le 17 septembre 1926,

    Mairie de Châtillon-sur-Indre.

    Objet : Erection d’un Monument aux Morts pour la Patrie.

    Nombre de Conseillers en exercice 23, nombre des présents 17.

    République française.

    Extrait du registre des Délibérations du Conseil Municipal.

    L’an mil neuf cent vingt six le dix-sept septembre à seize heures trente, le Conseil Municipal légalement convoqué s’est réuni en session extraaordinaire à la Mairie, sous la présidence de M. Sainson, 1er adjoint remplaçant le Maire malade, empêché et excusé. Conformément à l’article 54 de la loi du 5 avril 1884, la séance a été publique.

    Etait présents : MM. Cluzeau, Debiard, Poitevin, Perret, Pinard, Chasselay, Hardy, Fournier, Poirier, Nivert, Binard, Murat, Baillet, Richard, Grange, Tessier formant la majorité des membres en exercice.

    Absents : MM Cosnier, Verrier, David, Assailly, Brunaud, Bonnamy.

    M. Tessier a été élu secrétaire.

    Le Procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.

    Le Président donne connaissance au Conseil Municipal du Procès-verbal de la séance du Comité du Monument aux Morts qui a eu lieu le 19 août 1926 et lui soumet les conclusions indiquées ci-dessous prises par le Comité.

    Le Comité, après en avoir délibéré :

    1° approuve à l’unanimité les thèmes décidés et le projet dans son ensemble tel qu’il est proposé,

    2° charge le Président d’exprimer à Mr. Nivet ses regrets de ne pouvoir lui confier l’exécution de cette oeuvre en raison du prix demandé par lui et de l’absence de ressources financières suffisantes pour y faire face,

    3° accepte l’exécution des fresques par M. Henri Marret, artiste peintre, au prix de 6.000 F et de la statue par M. Sarrebezolles pour la somme de 17.000 F, livraison prise dans son atelier à Paris,

    4°  décide qu’il sera passé un marché avec M. Sarrabezolles et qu’il lui sera proposé un versement de 5.000 F à la signature du marché, 5.000 F en cours d’exécution et le solde à la livraison, et, décide également qu’il sera passé un marché avec M. Henri Marret,

    5° estime qu’il serait peu harmonieux d’avoir du ? ? dans les parties latérales et arrête que la grille primitivement envisagée sera établie tout autour du square,

    6° donne un avis favorable à la mise en adjudication en deux lots dans les plus brefs délais possible des travaux étant désireux que leur exécution soit bientôt commencée et de les voir se poursuivre rapidement.

    Le Président informe le Comité que les fonds de la souscription ont été déposés au Crédit de l’Ouest. Il a été acheté un titre de 10.000 F d’emprunt or 4 % 1925 ; 5 bons à lots du Crédit National, émission 1919 ; 10 bons Crédit National à l’émission 1920. Au cours de ce jour, ces bons représentent une valeur d’environ 4.800 F. Il y en outre actuellement en caisse une somme d’environ 950 F et 713 F à notre Crédit pour intérêts à ce jour. Enfin, il est rendu au total 3.275 F par divers souscripteurs.

    Le Comité décide qu’une somme de 5.000 F sera prélevée sur le montant de la souscription et versée dans la Caisse du Receveur Municipal pour faire face au 1er versement à effectuer à M. Sarrabezolles ; une autre somme de 5.000 F sera ultérieurement prélevée également sur le montant de la souscription et versée dans la Caisse du Receveur pour faire face au 2e versement à effectuer à M. Sarrabezolles. De même pour le 3e versement, à faire plus tard pour solde à M. Sarrabezolles et enfin les 6.000 F montant du prix des fresques seront également prélevés sur la souscription et versés au Receveur ultérieurement pour payer M. Marret. En conséquence, le Comité autorise le Président et le Trésorier à vendre en temps utile le nombre de titres nécessaires pour faire face à ces versements.

    Le Comité donne mandat au Président pour dresser et approuver les cahiers des charges et pour mettre tous les travaux en adjudication aussitôt que possible, passer et signer tous marchés utiles, pousser activement leur exécution et agir au mieux, suivant les circonstances.

    Le Comité désigne MM Assailly et Lucien David à la fois membres du Conseil Municipal et du Comité pour assister le Maire le jour de l’adjudication.

    Le Président fournit ensuite au Conseil un certain nombre de renseignements complémentaires et invite le Conseil à faire connaître son avis.

    Le Conseil Municipal après avoir examiné la question dans tous ses détails et en avoir délibéré, partage entièrement la manière de voir du Comité du Monument et se range à son avis, fait sienne ses conclusions qu’il accepte et vote à l’unanimité l’adoption des décisions prises par le Comité, énumérées dans le Procès-verbal ci-dessus et les ratifie toutes.

    Observatons et réclamation : Néant.

    Et ont signé après lecture les membres présents.

    Pour extrait conforme. P le Maire – Le 1er adjoint Sainson”.

    “Vu et approuvé. Châteauroux le 22 septembre 1926. P le Préfet Le Secrétaire Général Signé : Guillerot”.

     

    - Le 19 septembre 1926 se déroule à quatorze heures en mairie de Châtillon-sur-Indre l’adjudication du 2e lot relatif à l’“Erection d’un Monument Commémoratif des Morts de la guerre” : le lot ferronnerie, sur la base du devis dressé le  25 août 1926 par Albert Laprade et approuvé le 2 septembre 1926 par M. le Préfet de l’Indre. Ce lot est emporté par l’unique soumissionnaire : Bodin Henri de Châtillon-sur-Indre au prix de 6.505 francs.

    “Vu et approuvé. Châteauroux le 23 décembre 1926. Pour le Préfet de l’Indre et par délégation”

    Le détail du devis estimatif des travaux à effectuer était le suivant :

    “1°/ clôture parties dormantes, parties ouvrantes en fer plat selon dessin sur 0(m)80 de hauteur pour fourniture et pose compris scellements 32(m)50 x 130,00 (francs) = 4.225,00 (francs),

    2°/ grille dormante en fers ronds espacés de 0(m)15 d’axe en axe, 2 traverses fer plat avec montants et arcs boutants pour fourniture et pose

    45(m)60 x 50,00 (francs) : 2.280,00 (francs)

    Total Serrurerie : 6.505,00 (francs)”.

     

    - “Ville de Châtillon-sur-Indre.

    Travaux d’érection d’un monument Commémoratif.

    1er Lot – Maçonneries

    Devis descriptif & estimatif des travaux à exécuter.

    1°/ Remplissage des rigoles sur terre plein, en béton de pierres cassées et ciment... m3 13,615 (en fait 13,165) x 120(F)00 = 1.579(F)80.

    2°/ Poutres sur murs en fondation et semelles en béton armé à 300 kgs de ciment...m3

    11,806 x 550(F)00 = 6.493(F)30.

    3°/ Maçonnerie de moellons ordinaires de Clion (Indre), choisis, équarris et appareillés suivant le plan au mortier de chaux hydraulique...m3 37,786 x 100(F)00 = 3.778(F)60.

    4°/ Jointoiement au mortier de chaux hydraulique aux 2 faces à joints plats... m2 153,74 x 8(F)00 = 1.229(F)92.

    5°/ Chaperon du mur en pierre de Chauvigny (Vienne) ou de Clion à 2 pentes 50/25 taillée à l’aiguille pour fourniture et pose au ciment... m 53,20 x 55(F)00 = 2.926(F)00.

    6°/ Marches en pierre de Clion ou de Chauvigny posées au ciment...m 67,50 x 45(F)00 = 3.037(F)50.

    7°/ Pierre de taille de Lavoux (Vienne) statuaire pour socle de la statue et pour les 3 stèles avec leur couronnement en fourniture et pose... m3 27,581 x 400(F)00 = 11.032F40.

    8°/ Taille de la dite pierre à la fine boucharde compris toutes les moulures selon détail du plan sauf scuplture... unité de taille 220,648 x 35(F)00 = 7.722(F)68.

    9°/ Bordure intérieure en pierre de Clion de 30/12 pour rebord de jardinière en fourniture et pose... 31,00 x 18(F)00 = 558(F)00.

    10°/ Plaques de marbre blanc 1er choix, en 20 m/m d’épaisseur, fixées sur la stèle centrale pour gravure des noms. Pour founiture, transport de la matière première, toute main d’oeuvre et fourniture de taille, pollissage et mis en place. Ces plaques seront en trois parties verticales dans la stèle... m2 11,02 x 170(F)00 = 1.873(F)00.

    11°/ Gravure en creux des noms sur les plaques avec peinture des lettres à l’ocre rouge indélébile p 2.100 x 0(F)60 = 1.260(F)00.

    12°/ Gravure des lettres du titre et des chiffres... p 29 x 4(F)00 = 116(F)00.

    Total : 41.607(F)20

    Somme à valoir pour imprévue : 1.887(F)80.

    Total : 43.495(F)00”.

     

    - Le 14 octobre 1926, Henri Cosnier qui signe “Président du Conseil Général. Maire de Châtillon-sur-Indre” écrit à “Monsieur Reinflet Chef de Division à la préfecture de l’Indre à Châteauroux” (l’enveloppe porte outre la mention “SENAT” : “Henri Cosnier Sénateur de l’Indre 47, Avenue de Lamotte-Piquet PARIS XVe”.

    “Mon cher Monsieur Reinflet.

    Lorsque nous fut présentée l’autre semaine, au Conseil Général, la photographie de la maquette proposée pour le Monument aux Morts du Département, en remplacement de celle précédemment choisie, j’ai eu l’impression que l’un des personnages ressemblait terriblement à la statue acquise par la Commune de Châtillon avec le concours du Ministère des Beaux Arts pour être placée dans le cimetière de notre Commune. Je n’ai cependant pas voulu en faire la constatation publiquement avant d’en avoir la certitude.

    Depuis lors, j’ai apporté la photographie en question et suis allé la confronter avec la statue du “Souvenir” qui a été érigée en octobre 1925 dans le cimetière de Châtillon. A part un léger détail dans les mains et la cape, la ressemblance est frappante. Le jeu de la physionomie et l’expression du regard sont absolument les mêmes, ainsi que la pose et l’attitude générale. Aussi je crois de mon devoir de vous le signaler à toutes fins utiles, d’une part pour sauvegarder les droits de la Commune de Châtillon et du Ministère des Beaux Arts qui nous a donné une subvention et confié la garde de cette oeuvre de notre grand statuaire E. Nivet et d’autre part parce que je ne crois pas qu’il est entré dans la pensée du Conseil Général d’acquérir la réplique d’une oeuvre déjà exécutée, mais au contraire, une oeuvre originale. C’est la plus grande des deux femmes qui est dans le cimetière de Châtillon (cette œuvre se trouve toujours dans le cimetière de Châtillon-sur-Indre).

    Veuillez agréer, cher Monsieur... l’assurance de mes meilleurs sentiments.

    H Cosnier“Président du Conseil Général. Maire de Châtillon-sur-Indre” (Archives Départementales de l’Indre 2 O/194 art. 7.).

     

    - Le 15 novembre 1926, “H. Cosnier sénateur-maire” écrit :

    Je soussigné Maire de la Commmune de Châtillon-sur-Indre déclare m’être rendu le 25 octobre dernier dans l’atelier de Monsieur Sarrabezolles, sculpteur, 16 rue des Volontaires à Paris et y avoir vu la maquette en terre glaise de la statue devant être exécutée par lui pour le Monument aux Morts de la Commune de Châtillon-sur-Indre et delà m’être transporté dans un local voisin où j’ai vu le bloc de pierre de Lavoux (département de la Vienne) à grains dans lequel doit être sculptée cette statue.

    J’ai prié M. Sarabezolles, sculpteur, de m’adresser les photographies de sa maquette afin de les commniquer aux membres du Comité du Monument.

    Après avoir recueilli l’assentiment de ceux-ci, j’ai, en vertu de mes fonctions et des pouvoirs qui m’ont été donnés par le dit Comité et le Conseil municipal suivant délibérations antérieures à ce jour, passé commande ferme de cette oeuvre devant être exécutée semblable à la maquette acceptée, et, en pierre de Lavoux à grains.

    Conformément au marché passé avec M. Sarrabezolles et approuvé par M. le Préfet de l’Indre une somme de cinq mille francs devant être versée à ce sculpteur en lui passant la commande, je déclare en conséquence qu’il y a lieu de la lui délivrer”.

     

    - Le 15 novembre 1926, la Mairie de Châtillon-sur-Indre établit un Mandat de Paiement d’une somme de cinq mille francs au profit de “M. Sarrabezolles sculpteur 16 rue des Volontaires à Paris” pour “1er acompte sur l’exécution d’une statue pour (le) Monument aux Morts de la grande guerre 1914-1918”.

     

    - Le 16 novembre 1926 Albert Laprade écrit à “Monsieur Cosnier Maire de Chatillon-sur-Indre (Indre)” sur papier à lettre portant l’entête “ALBERT LAPRADE ARCHITECTE S. A. D. G. 5, RUE DES EAUX, PARIS XVIe

    “Monsieur le Maire,

    J’ai l’honneur de vous demander le versement du premier acompte de cinq mille francs convenu dan le contrat Sarrabezole (en fait Sarrabezolles), Statuaire, 16 Rue des Volontaires – Paris – pour la statue de la République faisant partie du monument commémoratif des Morts de la Guerre 1914 – 1918 que vous vous proposez d’élever à Châtillon, Marché de gré à gré du 5 septembre 1926.

    Je certifie avoir vu, livré chez le metteur au point, le bloc de pierre du Poitou dans lequel la statue doit être sculptée.

    Je certifie également avoir vu la la maquette en terre de la statue et qu’elle parait tout à fait satisfaisante.

    La sculpture dans le bloc de pierre va commencer dans la huitaine.

    Veuillez agréer Monsieur le Maire, l’assurance de mes plus distinguées sentiments.

    A. Laprade”.

    “Vu et approuvé.

    A Châtillon, le 18 novembre 1926.

    P. le Maire de Châtillon.

    Le 1er adjoint

    Sainson”.

     

    - Le 26 janvier 1927,

    Monsieur Laprade, architecte diplômé par le Gouvernement, certifie qu’il peut être délivré le deuxième acompte de cinq mille francs à Monsieur Sarrabezol(l)e(s) Sculpteur, 16 rue des Volontaires à Paris – par virement à son compte de chèques postaux... ... la statue dans la pierre pour le monument aux Morts de Châtillon-sur-Indre étant déjà très avancée.

    Paris le 26 janvier 1927.

    A. Laprade”.

    “Vu approuvé et reconnu bon à payer pour la somme de cinq mille francs.

    Châtillon, le 1er février 1927

     P. le Maire – Le 1er adjoint

    Sainson”.

     

    - Le 1er février 1927 un “Mandat de Paiement Crédit alloué pour Emploi des subventions pour Monument” d’un montant de 5.000 francs est établi par la Maire de Châtillon-sur-Indre au nom de “Sarrabezolle(s) sculpteur 16, rue des Volontaires à Paris” comme “2e acompte pour fourniture de la statue du Monument aux Morts de la Ville de Châtillon-sur-Indre”.

     

    - Le 6 février 1927, Henri Cosnier, Sénateur, Maire rappelle aux membres du Conseil Municipal de Châtillon-sur-Indre “que l’adjudication faite le 19 septembre 1926 pour la construction du Monument n’a pas donné de résultat en ce qui concerne la maçonnerie et qu’il a été fait savoir depuis que des offres de gré à gré pourraient être acceptées.

    M. le Maire fait connaître au Conseil que Mr. Guillot, entrepreneur a offert tout d’abord d’executer ces travaux pour la somme de 53.495 francs, Mr. Porcher pour 55.395 francs, Mr Gaultier pour 64.500 francs.

    Le montant du devis qui s’élève à 43.495 francs étant largement dépassé, il n’a pas été donné suite à ces propositions.

    Après entente avec la Municipalité, M. M. Laprade et Varaine, architectes, ont décidé de faire faire ces travaux en régie par marché de gré à gré :

    1°/ pour les terrassements avec M. Bialgues en régie,

    2°/ pour les soubassements en ciment armé avec M. Baptiste Viano,

    3°/ pour la maçonnerie en élévation avec M. Porcher entrepreneur,

    4°/ enfin pour la superstructure des stèles du portique et du Monument avec M. Sajous, entrepreneur à Châteauroux ;

    ce qui permettra d’arriver sensiblement sans dépasser la limite des prix fixés au devis, ces trois derniers (étant) par marché de gré à gré.

    Si le Conseil partage cette manière de voir les travaux  pourront incessamment commencer.

    Le Conseil après en avoir délibéré ratifie à l’unanimité cette manière de procéder.

    Observations et réclamations néant.

    Et ont signé après lecture les membres présents”.

    Vu et approuvé. Châteauroux le 21 avril 1927. Le Préfet. Pour Le Préfet et par délégation”

     

    - Le 25 février 1927 :

    “Marché à forfait.

    Service de la voirie.

    Erection d’un Monuments aux Morts.

    Entre les soussignés :

    M. Cosnier maire de la Ville de Châtillon agissant au nom et comme mandataire de la ville et en vertu d’une délibération du Conseil Municipal en date du 6 février 1927 approuvée par M. le Préfet de l’Indre le 21 avril 1927 d’une part,

    et M. Villeneuve marbrier demeurant à Châteauroux, rue des Américains d’autre part.

    Il a été convenu ce qui suit :

    Article 1er. M. Villeneuve s’engage à éxécuter la fourniture, gravure et pose de trois grandes plaques de marbre et une petite à fixer sur les stèles selon les instruction et profils qui seront donnés sur place par M. Laprade architecte ou son représentant pour la somme nette et forfaitaire de 3.200 francs.

    Aticle 2. L’entrepreneur ne se verra allouer aucune indemnité pour quelque cause que ce soit.

    Article 3. L’entrepreneur ne devra employer que des matériaux de première qualité, acceptés par l’achitecte.

    Article 4. Les travaux devront être terminés dans les quatre semaines qui suivront l’ordre de commencement d’exécution. La réception définitive aura lieu dans le délai de six mois, après achèvement des travaux.

    Article 4. L’entrepreneur sera payé de ses travaux suivant les règles de la comptabilité administrative et par virement à son compte chèque postal Paris... ... en exécution du décret du 3 août 1926.

    Article 6 Le présent marché ne deviendra définitif qu’après approbation de M. le Préfet de l’Indre.

    Fait à Châtillon le 25 février 1927.

    Lu et approuvé l’entrepreneur Villeneuve.

    Vu l’architecte A. Laprade.

    Lu et approuvé le Maire H. Cosnier”.

    Vu et approuvé. Châteauroux le 9 juillet 1927. Le Préfet. Pour Le Préfet et par délégation”

     

    - Le 25 février 1927 :

    “République Française.

    Erection d’un Monument aux Morts.

    Entre les soussignés :

    M. Henri Cosnier maire de la Commune de Châtillon agissant en cette qualité en vertu d’une délibération du Conseil Municipal en date du 6 février 1927 approuvée le 21 avril 1927 par M. le Préfet de l’Indre d’une part,

    M. Baptiste Viano  entrepreneur cimentier demeurant à Châtillon d’autre part.

    Il a été convenu ce qui suit :

    M. Viano s’engage à éxécuter les travaux de fondation du monument aux conditions ci-après et suivant les indications qui lui seront données en cours d’exécution par M. Laprade architecte où son représentant.

    L’entrepreneur devra commencer les travaux dès qu’il en aura reçu l’ordre écrit par le directeur des travaux.

    Ces travaux devront être terminés dans les quatre semaines qui suivront cet ordre. Dans tous les cas, les travaux devront être menés sans interruption.

    Si par suite d’incapacité, incurie ou manoeuvres frauduleuses, l’entrepreneur venait à faire craindre pour la bonne exécution des travaux, l’Administration municipale se réserve le droit de placer sur le chantier et aux frais du dit entrepreneur un conducteur choisi par elle pour mener son entreprise à bonne fin ; elle se réserve encore de renvoyer du chantier tout ouvrier incapable ou qui donnerait des marques d’insubordination.

    L’entrepreneur ou son représentant dument qualifié et agréé devra se présenter sur le  chantier à toute réquisition de l’architecte.

    L’entrepreneur est responsable de tous les accidents provenant de son fait, ou de ceux de ses ouvriers, mais il pourra réclamer pour ceux survenus par suite de force majeure dans les 6 jours qui suivront l’événement. Passé ce délai, il ne sera plus admis à réclamer. Dans ce dernier cas, l’indemnité à allouer sera réglée par le Conseil de Préfecture.

    Il devra assurer ses ouvriers contre les accidents du travail et en justifier à M. le Maire.

    Les travaux seront reçu provisoirement dans le mois qui suivra leur terminaison, la réception définitive aura lieu 6 mois après la réception provisoire. Pendant ce délai, l’entrepreneur devra exécuter à ses frais les réparations, réfections générales ou partielles qui seront reconnues nécessaire.

    M. le Maire s’engager à payer à M. Viano les prix suivants :

    . le mètre cube de béton armé sans coffrage trois cent cinquante francs,

    . le mètre cube de béton armé avec coffrage six cents francs,

    . le mètre cube de béton ordinaire de ciment deux-cent-vingt francs,

    . le mètre linéaire de bordure de jardinières vingt-sept francs.

    Ces prix comprennent toutes les fournitures à pied d’oeuvre, toute main d’œuvre, faux frais et bénéfice.

    L’entrepreneur sera payé de ces travaux suivant les règles de la Comptabilité administrative et par virement à son compte... ... en exécution du décret du 3 août 1926.

    Il sera soumis au cahier des clauses et conditions générales de Ponts et Chaussées pour toute ce qui n’est pas prévu au présent marché.

    Le montant du marché est évalué à 10.500 francs.

    Le présent marché est passé par application de l’ordonnance du 14 novembre 1837 (7e - travaux n’ayant fait l’objet d’aucune offre à l’adjudication).

    Il ne sera définitif qu’après approbation par M. le Préfet de l’Indre.

    Fait à Châtillon le 25 février 1927.

    Lu et approuvé l’entrepreneur Viano.

    Vu l’architecte A. Laprade.

    Lu et approuvé le Maire H. Cosnier”.

    Vu et approuvé. Châteauroux le 11 mai 1927. Le Préfet. Pour Le Préfet et par délégation”

     

    - Le 25 février 1927 :

    “République Française.

    Erection d’un Monument aux Morts.

    Entre les soussignés :

    M. Henri Cosnier maire de la Commune de Châtillon agissant en cette qualité en vertu d’une délibération du Conseil Municipal en date du 6 février 1927 approuvée le 21 avril 1927 par M. le Préfet de l’Indre d’une part,

    M. Raymond Porcher entrepreneur de maçonnerie demeurant à Châtillon d’autre part.

    Il a été convenu ce qui suit :

    M. Porcher s’engage à exécuter les travaux de maçonnerie au pourtour du monument proprement dit aux conditions ci-après et suivant les indications qui lui seront données en cours d’exécution par M. Laprade architecte où son représentant.

    L’entrepreneur devra commencer les travaux dès qu’il en aura reçu l’ordre écrit par le directeur des travaux.

    Ces travaux devront être terminés dans les six semaines qui suivront cet ordre. Dans tous les cas, les travaux devront être menés sans interruption.

    Si par suite d’incapacité, incurie ou manoeuvres frauduleuses, l’entrepreneur venait à faire craindre pour la bonne exécution des travaux, l’Administration municipale se réserve le droit de placer sur le chantier et aux frais du dit entrepreneur un conducteur choisi par elle pour mener son entreprise à bonne fin, elle se réserve encore de renvoyer du chantier tout ouvrier incapable ou qui donnerait des marques d’insubordination.

    L’entrepreneur ne devra employer que des matériaux de première qualité acceptés par l’architecte.
    L’entrepreneur ou son représentant dûment qualifié et agrée devra se présenter à toute réquisition de l’architecte.

    L’entrepreneur est responsable de tous les accidents provenant de son fait, ou de ceux de ses ouvriers, mais il pourra réclamer pour ceux survenus par suite de force majeure dans les 6 jours qui suivront l’événement. Passé ce délai, il ne sera plus admis à réclamer. Dans ce dernier cas, l’indemnité à allouer sera réglée par le Conseil de Préfecture.

    Il devra assurer ses ouvriers contre les accidents du travail et en justifier à M. le Maire.

    Les travaux seront reçu provisoirement dans le mois qui suivra leur terminaison, la réception définitive aura lieu 6 mois après la réception provisoire. Pendant ce délais, l’entrepreneur devra exécuter à ses frais les réparations, réfections générales ou partielles qui seront reconnues nécessaire.

    M. le Maire s’engager à payer à M. Porcher les prix suivants :

    . le mètre cube de maçonnerie ordinaire cent francs,

    . le mètre carré de dallage en moellons trente francs,

    . le mètre cube de maçonnerie de blocage soixante-dix francs,

    . le mètre linéaire de marche d’escalier trente-huit francs,

    . le mètre linéaire de couronnement de mur trente-cinq francs,

    . le mètre carré de parement vu de maçonnerie dix francs.

    Ces prix comprennent toutes les fournitures à pied d’oeuvre, toute main d’oeuvre, faux frais et bénéfice.

    L’entrepreneur sera payé de ces travaux suivant les règles de la Comptabilité administrative et par virement à son compte en exécution du décret du 3 août 1926.

    Il sera soumis au cahier des clauses et conditions générales de Ponts et Chaussées pour toute ce qui n’est pas prévu au présent marché.

    Le montant du marché est évalué à 9.000 francs.

    Le présent marché est passé par application de l’ordonnance du 14 novembre 1837 (7e - travaux n’ayant fait l’objet d’aucune offre à l’adjudication).

    Il ne sera définitif qu’après approbation par M. le Préfet de l’Indre.

    Fait à Châtillon le 25 février 1927.

    Lu et approuvé l’entrepreneur Porcher.

    Vu l’architecte A. Laprade.

    Lu et approuvé le Maire H. Cosnier”.

    Vu et approuvé. Châteauroux le 11 mai 1927. Le Préfet. Pour Le Préfet et par délégation”

     

    - Le 25 février 1927 :

    “Marché à forfait.

  • 1927
  • Inauguration 13/11/1927
  • 2001
  • Rénovation 2001
    Les fresques ont été restaurées en 2001