France (Paris) Paris (75000)

Arrondissement : 5ème
Conflits commémorés
  • 1914-18
  • 1939-45
  • Monument spécifique
informations déposées par Didier Dubant dernière mise à jour le 28/05/2016

Description du monument

Caractéristiques

  • Structure
    • Plaque commémorative

Dans le choeur, de part et d’autre du monument dédié à «LA CONVENTION NATIONALE », œuvre achevée en 1921 et réalisée par François Léon Sicard (Tours  1862 – Paris 1934), on trouve gravé autour des portes désservant : à gauche la pièce dénommée le “salon des Evêques” (où se trouve la maquette du Panthéon réalisée par Jean-Baptiste Rondelet) et à droite la pièce dénommée la “sacristie”, les noms des écrivains Morts pour la France pendant la guerre de 1914-1918 (au nombre de 563).

La présentation est la même sur les deux portes. Au-dessus du linteau se trouve l’inscription principale sur 3 lignes en relief : “AUX ÉCRIVAINS MORTS POUR LA FRANCE MCMXIV – MCMXVIII ”. 

A droite et à gauche de chaque porte sont inscrits sur toute la hauteur, sur quatre colonnes (2 à gauche de la porte et deux à droite), les noms des écrivains classés par ordre alpabétique. L’ordre de lecture s’effectue de haut en bas et de gauche à droite. A chaque fois la première lettre du ou des prénoms précède le nom de l’écrivain gravé sur une ligne ou deux, pour les plus longs (dans quelques rares cas le nom de plume a été précisé ensuite entre parenthèse). Des deux côtés de la porte la liste débute par les “MORTS AU CHAMP D’HONNEUR”, puis en partie basse viennent les noms de ceux “MORTS SOUS LES DRAPEAUX” (ces inscriptions en relief se distinguent aisément de la liste des noms qui est gravée).

En avant des colonnes situées à gauche de la porte du «salon des Evêques » une dalle porte gravée sur 5 lignes l’inscription “ICI SONT ENFERMES LES HOMMAGES RENDUS

LE 15 OCTOBRE 1927 AUX ECRIVAINS MORTS POUR LA FRANCE”. Sous cette dalle ont été déposés en 1927, enfermés dans des tubes en compagnie du drapeau des Ecrivains combattants, les textes des discours qui furent rédigés en prévision de la cérémonie du 15 octobre 1927, mais non lu sur place,  le président de la République M. Gaston Doumergue, ayant “souhaité qu’aucun discours, en dehors de celui de M. Edmond Herriot, qui parlera au nom du gouvernement ne fût prononcé” pendant la cérémonie.

Egalement situé dans le choeur, mais visible depuis la nef, l’inscription principale qui orne le sommet du portique consacré aux écrivains Morts pour la France pendant la guerre de 1939-1945 (au nombre de 200) forme un pendant à l’inscription consacrée “A LA MEMOIRE DU CAPITAINE GUYNEMER SYMBOLE DES ASPIRATIONS ET DES ENTHOUSIASMES DE L’ARMEE DE LA NATION”. Elle se situe dans le choeur à droite du monument consacré «LA CONVENTION NATIONALE », alors que l’inscription consacrée à Guynemer est à gauche. Cette inscription en relief qui occupe 3 lignes indique : “AUX ECRIVAINS MORTS POUR LA FRANCE MCMXXXIX – MCMXLV ”.

Les noms sont inscrits sur les faces internes du portique, en commençant par le côté tourné vers le monument consacré à «LA CONVENTION NATIONALE » pour les deux premières colonnes de noms. Les deux autres colonnes de noms, elles aussi à l’intérieur du portique font face aux deux premières.

Le principe de présentation est le même que pour la première guerre mondiale. Les noms des écrivains sont classés par ordre alphabétique. L’ordre de lecture s’effectue de haut en bas et de gauche à droite. A chaque fois la première lettre du ou des prénoms précède le nom de l’écrivain gravé sur une ligne ou deux pour les plus longs. Pour les femmes le prénom est inscrit en entier. La liste débute par les “MORTS AU CHAMP D’HONNEUR”, puis en partie basse viennent les noms de ceux “MORTS POUR LA FRANCE ” inscrits en relief. De l’autre côté la liste se poursuit toujours sur deux colonnes avec les “MORTS POUR LA FRANCE” en partie supérieure et s’achèvent par les “MORTS SOUS LES DRAPEAUX” (au nombre de six).

Au pied du portique, une dalle plus longue que large porte gravée sur 4 lignes l’inscription :“ICI ONT ETE DEPOSES LES HOMMAGES RENDUS LE 2 JUILLET 1949 AUX ECRIVAINS MORTS POUR LA FRANCE PENDANT LA GUERRE 1939-1945”. Cette inscription est faite pour être lue en venant de la nef.

Matériaux

Calcaire/marbre.

Inscriptions présentes sur le monument

Dans le  choeur à gauche du monument dédié à
LA CONVENTION NATIONALE

AUX ÉCRIVAINS
MORTS POUR LA FRANCE
MCMXIV – MCMXVIII

Puis en dessous à gauche :
MORTS
AU CHAMP D’HONNEUR

MORTS SOUS LES DRAPEAUX

Puis en dessous à droite :
MORTS
AU CHAMP D’HONNEUR”

MORTS SOUS LES DRAPEAUX

Dans le  choeur à droite du monument dédié à
LA CONVENTION NATIONALE

AUX ECRIVAINS
MORTS POUR LA FRANCE
MCMXIV – MCMXVIII

Puis en dessous à gauche :

MORTS
AU CHAMP D’HONNEUR

MORTS SOUS LES DRAPEAUX

Puis en dessous à droite :
MORTS
AU CHAMP D’HONNEUR

MORTS SOUS LES DRAPEAUX

Au sol, à gauche de la porte du «salon des Evêques » qui se trouve elle-même dans le chœur du coté gauche :
ICI SONT ENFERMÉS
LES HOMMAGES RENDUS
LE 15 OCTOBRE 1927
AUX ÉCRIVAINS
MORTS POUR LA FRANCE

Dans le choeur immédiatement à droite du monument dédié à LA CONVENTION NATIONALE

AUX ÉCRIVAINS
MORTS POUR LA FRANCE
MCMXXXIX – MCMXLV

Puis à l’intérieur du côté du monument dédié à LA CONVENTION NATIONALE

MORTS AU CHAMP D’HONNEUR

MORTS POUR LA FRANCE

Puis à l’intérieur du côté opposé au monument dédié à LA CONVENTION NATIONALE

MORTS POUR LA FRANCE

MORTS SOUS LES DRAPEAUX

Au sol dans le choeur en avant de l’inscription AUX ECRIVAINS MORTS POUR LA FRANCE MCMXXXIX – MCMXLV :

ICI ONT ÉTÉ DÉPOSÉS LES HOMMAGES
RENDUS LE 2 JUILLET 1949
AUX ECRIVAINS MORTS POUR LA FRANCE
PENDANT LA GUERRE 1939-1945

Les morts

Dans le chœur à gauche du monument dédié à «LA CONVENTION NATIONALE »,
“AUX ECRIVAINS MORTS POUR LA FRANCE MCMXIV – MCMXVIII”
En dessous à gauche sous “MORTS AU CHAMP D’HONNEUR”
. Colonne de gauche
E. Adam,
P. Adam,
C.-J. Ajalbert,
Alain-Fournier (* Fournier Henri-Alban),
P. Alexandre,
J. Allard-Méeus,
M. Alvernhe,
P. Amar,
P. Ancher,
M. André,
M. d’André,
G. Antoine,
G. Arbouin,
J. Arbousset,
A. Arène,
E. Arné,
P.-A. Arnold,
D. Arramond,
J. Arren,
P. M. Art Roë,
G. Audibert,
R. Audigier,
E. Babut,
J. Baguenier-Desormeaux,
J. Balder,
C. Ballot,
J.P. Barbier,
F. Baron,
O. de Barral,
H. de Barres,
G. Battanchon,
J. Bayet,
H. Bazire,
J. de Beaucorps,
J. Beaufort,
J.-B. Bégarie,
F. Belmont,
H. de Bengoechea,
C. Benoit,
E. Bernard,
J.-M. Bernard,
C.-L. Bernardin,
J. Berthier,
A. Bertrand,
H. Bertrand,
M. Bertrand,
A. Bertrand-Mistral,
M. Beslay,
A. Beury,
A. Bianconi,
F. Bidault,
A. Biguet,
M. Blanchard,
M. Boasson,
J. Boine,
H. de Boisanger,
L. Bonfils,
L. Bonjean,
J. de Bonne,
L. Bonneff,
M. Bonneff,
P. Borrell,
P. Boudreaux,
M. Bouignol,
L. Boumal.
. Colonne de droite
M. Bource,
C. Bourcier,
J. Bourgeois,
L. Bousquet,
P.Boutet,
L. Boutry,
L. Boyer,
P. Braun,
J. du Breuil de Saint-Germain,
A. Bréval,
J. Brezolles,
G. Britsch,
A.-L.(Armand) Bruant,
R. Brunel,
J. Brunel de Peerard,
E. Brunet,
S. Brunet,
M. Brunnarius,
J. Brydon,
R. Buchère,
R. de Burgue,
V. Burny,
L. Byram,
B.L. Cadot,
J. Cahn,
R. Cahu,
J.-P. Calloc’H,
A. Cambon,
C. Campanya,
A. Canivet,
E. Capdeville,
H. Carbonnelle,
C. Carrau,
C. Casimir-Perier,
G. de Cassagnac,
A. Cassagne,
P. Catulle-Mendès,
M. Caval,
H. Cellerier,
L. Chadourne,
G. Chaigne,
A. Chalopin,
M. Chambon,
L. Champeaux,
J. de Champfeu,
V.-E. Chapman,
A.-H. Chardon,
J. Chareton,
F. Charpin,
H. Chassin,
D. Chauvet,
H. Chervet,
E. Chiesa,
J. de Choudens,
Colonel Courtot de Cissey,
C.A. Clerc,
E. Clermont,
L. de Clermont-Tonnerre,
H. Cocardas,
A. Cochin,
L. Codet,
H. Colin.
Puis sous “MORTS SOUS LES DRAPEAUX”
. Colonne de gauche
P. Acker,
G. Apollinaire,
A. Baratier,
C. Bayet,
A. Belval-Delahaye,
E. Bertaux,
L. Berthon.
. Colonne de droite
H. Bonneaud,
E. Briout,
R. Canudo,
H. Chatelain,
E. Clerc,
C. Cochin,
P. Cornu.
Puis en dessous à droite sous “MORTS AU CHAMP D’HONNEUR”
. Colonne de gauche
J. Colin,
M. Colin,
E. Collet,
C. Colombe,
A. Compagnon,
C. Compodonico,
M. de Corbie,
P. Corbin,
L. de Corcelles,
C. Cornet,
E. Cornuel,
P. Corrard,
R. Cottineau,
P.-R. Cousin,
M. Cousinéry
R. Couturier,
A. Cozic,
R. Dalize,
M. Dalleré,
L. Darmet,
M. David,
P. David,
J. Déchelette,
A. Dejardin,
C. Delafraye,
A. Delahaye,
J. Demot,
M. Deroure,
C. Deschars,
M. Desclers
E. Despax,
H. Destrem,
A. Desvachez,
P.-H. Devos,
R. Devred,
G. Diaz de Soria,
O. Diraison-Seylor,
H. Dispan de Floran,
M. Doumic,
E. Driant,
M. Drouet,
R. Drouin,
P. Drouot,
R. Dubarle,
L. Dubois de Saligny,
P. Dubrulle,
J. Duflos,
A. Dufner,
J. Duguet,
A. Dujardin,
L. Dulhom-Noguès,
A. Dumange,
C. Dumas,
J. Dupin,
A Dupont,
P. Dupouey,
F. Duval,
J. Ecorcheville,
P. d’Elbée,
R. Eng,
G. Eon,
M. Etévé,
M. Fabre,
G. Farcigny,
H. Farnsworth,
A. Fernet.
. Colonne de droite
P. Ferrès-Costa,
P. Feuillatre,
G. Feuilloy,
P. Fiolle,
G. Fisse,
C. Flachaire,
P. Flament,
J. Florence,
J. Fontaine-Vive,
C. de Fontenay,
E. de Fontenay,
M. Foulon,
J. Foussenq,
J. de Foville,
G.-T. Franconi,
A. du Fresnois,
R. de Fréville,
J. Froissart,
A. Gabourdès
E. Gallian,
J. Garcia-Calderon,
A. Garnier,
R. Gaucher,
Gauthier-Ferrières (Léon-Adolphe-Désiré),
R. Gauthiot,
P. Gautier (* Gautier Philippe Marie Joseph, né le 2 avril 1884 à Cognac (Charente), sous-lieutenant au 278e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 7 novembre 1916 à Pressoir (Somme) Ablaincourt ou Gauthier selon sa fiches dans Mémoire des hommes. Comme auteur il a utilisé le pseudonyme de Guy Balignac – source http://data.bnf.fr/11108256/philippe_gautier/),
F. Gazier,
L. Geandreau,
E. Genêt,
H.-E. Genêt
G. Genevoix,
A. Georgin,
M. Géraud,
L. Géry,
E. Gevin,
A. Gien,
G. Gignoux,
L. Gignoux,
P. Gibert,
P. Ginisty,
G. de Gironde,
M. Godet,
A. Godin,
P. Gonnard,
H. Gonnet,
J. Gonnet,
H. Gounelle,
L. de Grandmaison,
A.-P. Granier,
L. Granier,
G. Granier,
J. Gravier,
H.-C. Grégoire,
C. Grimbert
J.-R. Guasco,
E. Guerber,
Y. Le Rouge de Guerdavid,
A. Guiard,
L. Guillot,
L. Gumpel,
A. d’Harmenon,
F. d’Harmenon,
J. Hatier,
G. Haumont,
E. Hayem.
Puis sous “MORTS SOUS LES DRAPEAUX”.
. Colonne de gauche
P. Dabry,
P. Delaye,
M. Demongeot,
P.-L. Ducros,
L. Dupin,
A.-M. Eon,
P. Fons.
. Colonne de droite
J. Gasquet,
E. Gore,
A. Guénard,
A.-G. Hamonno,
G. Henry,
G. Hirtz,
A. Joannet.
Dans le chœur à droite du monument dédié à «LA CONVENTION NATIONALE »,
“AUX ECRIVAINS MORTS POUR LA FRANCE MCMXIV – MCMXVIII”
En dessous à gauche sous “MORTS AU CHAMP D’HONNEUR”
. Colonne de gauche
J. Hedeman,
E. Hennequin,
M.-L. Hennequin,
F. Hoff,
A. Hombek,
M. Houin,
J. Hudault,
R. d’Humières,
R. Ibels,
L. Israël,
H.-P. d’Ivoi,
J. Jeanbernat-Barthélemy de Ferrari Doria,
J. de Joannis-Pagan,
J.-G. Jordens,
A. Joubaire,
P. Jourdan,
R. Jubert,
J. Keller,
R. Kelly,
J. Kilmer,
J. Klingebiel,
C. Kloster,
L. Krémer,
A. de La Barre de Nanteuil,
D. La Bonnardière,
J. Lachasse,
L. Laffitte,
F. Lafond,
J. Lagardère,
H. Lagrange,
E. Laguille,
Y. de La Mardière,
R. Lançon,
F. Landes,
M. Langlade,
E. Lanoue,
F. Lapertot,
F. de Lartigue,
L.-Seguin de La Salle,
G. Lassaussaie,
G.-A. Latapie,
L. Latil,
R. Latouche,
L. Laurens,
L. Laurentie,
L. Lautrey,
J. de La Ville de Mirmont,
J. Lavoine,
J. le Bras (Dirlem),
O. de Léché,
L. Lécureux,
H. Lefebvre,
M. Legrand,
J. Lejeaux,
R. Le Marchand,
L. Lemas,
E.-E. Lemercier,
L. Le Moal,
J.-A. Léonetou,
G. Leroux,
J. Leroux.
. Colonne de droite
J. Le Roy,
P. Leroy-Beaulieu,
E. Le Senne,
P. de Lestang,
G. Letervanic,
J. Lévêque,
G. Lévy,
M. Libotte,
P. Lintier,
J. Loew,
J. L’Olagne,
G. de Lombardon,
P. Long,
J. Lotte,
G.-R. Lufbery,
M. Luthard,
J.-R. Mc Connel,
A. Magnard,
L. Mairet,
A. Mairey,
A. Malet,
H. de Malleray,
G. Mallet,
G. Marcellin,
R. Marchal,
J.-F. Marichal,
L. Marié,
J. de Marliave,
L. Marraud,
G.-Pierre Martin,
J. Martin,
L.-Roger Marx,
J. Maspero,
A. Massacrier,
J. Massé,
J. Masset,
P.-M. Masson,
G. Mathieu,
M. Maurel,
G. Maurice,
A. Maux,
A. Mejan,
C. Méléra,
L. Ménagé,
A. Méplain,
T. Mercadier,
G. Mercié,
J. Mercier,
J. Merlant,
R.-André Michel,
A. Michot,
L. Mielle,
E. Minart,
C. Miquignon,
H. Mirville,
G. Mokel,
F. Moncaut-Larroudé,
R. Monier,
L de Montesquiou,
G. More,
P. Moride,
A. Morize-Delarue,
P. de Mougins-Roquefort,
C. Muller,
J. Nayral.
Puis sous “MORTS SOUS LES DRAPEAUX”
. Colonne de gauche
P. Jobbé-Duval,
A. Justman,
Ker-Frank-Houx (F. Doncker),
A. Lafon,
B. Lafont d’Astis,
J. Le Liboux,
A. Mâche.
. Colonne de droite
M. Mareil,
A. Mary,
P.-J. Ménard,
J. Monnier,
C. Moreau,
F. Mougenot,
C. d’Ollone.
Puis en dessous à droite :
En dessous à droite sous “MORTS AU CHAMP D’HONNEUR”
. Colonne de gauche
M. Nénot,
A. Nicoleau,
E. Nolent,
E. Nolly,
F. Olivier,
Olivier-Hourcade,
A. Paccard,
F. de Pachtere,
S. Pad,
G. Pancol,
M. Paoli,
M. Patin,
P. Pavelka,
C. Péguy,
L. Pergaud,
R. Péringuey,
R. Perréoux,
L. Perret,
M. Perrette,
C. Perrot,
P. Person,
L. Petitpoisson,
E. Pic,
J. Pigelet,
R. de Pighetti de Rivasso,
H. Pissard,
M.-François Poncet,
F. Pouzol,
J. de Pradel De Lamaze,
J. de Préville,
N. Prince,
R.-E. Prunier,
E. Psichari,
M. Psichari,
A. Puget,
P. Quentin-Bauchart,
A. Rambaud,
P. Régnier,
A. Reinach,
R.-E. Retaud,
J. Reutlinger,
P. Rey,
P. Reynier,
E. Rhullier,
R. Ribès-Méry,
M. Riboud des Avinières,
J. de Ricault d’Héricault,
L. des Rieux,
A. Rigaud,
P. Rioux,
P. de Ritter,
J. Rival,
K.-Y. Rockwell,
P. Roger,
C. Roguet,
L. Rolier,
L. Rolmer,
E. Rottach,
H. du Roure,
P. Rousselot,
S. Royé.
. Colonne de droite
P.-F. de Rozières,
A. Ruplinger,
G. de Ruyter,
G. Sabiron,
L. Sailhan,
M. de Saint-Jean Lentilhac,
R. de Saint-Just,
J. de Thomas de Saint-Laurent,
L. Salaün,
R. Sambor,
M. Sautai,
L. Sazerac de Forge,
J. Schnerb,
A. Seeger,
C. Simon,
P. Simon,
L. Somerhausen,
A. Souquières,
J. Stirn,
R. Sturel,
G. Suchet,
R. Tabournel,
M. Tautain,
R. Tautain,
L. Tavan,
G. Thellier de Poncheville,
A. Thierry,
R. Thiriet,
P.-M. Thomas,
R. Thorel,
R. Thurin,
M. della Torre,
M. Touron
M. Toussaint,
G. Treffel,
C. Tristan,
B.-F. Trotter,
C. Troufleau,
N. Trouvé,
A. Umbricht,
J. d’Ussel,
G. Valat,
G. Valmont
E. Véran,
P. Verlet,
P. Vial,
J. Vidal de la Blache,
J. Vidal I Sarda,
P. Vignon,
R. Villepigue,
A. Villermin,
H. Vimard,
R. Vincent,
C. Violand,
G.-O. de Vitrolles,
J. van Vollenhoven,
G. Vollet,
L. Vouaux,
F. Wagon,
K. Weeks,
G. Weil,
A. Yvan.
Puis sous “MORTS SOUS LES DRAPEAUX”.
. Colonne de gauche
J. Pellerin,
J. Perier,
A. Peyron,
C. Portalié,
A. de Poulpiquet,
L. Roucau,
H. Rouzaud.
. Colonne de droite
C. Sagnes,
V. Segalen,
F. Tassot,
J. Teissier,
E. Turle,
E. Wibaux,
G. Lamarque.
* Les précisions entre parenthèses avec * proviennent des fiches individuelles conservées sur le site “Mémoire des hommes”.
Dans le chœur immédiatement à droite du monument dédié à «LA CONVENTION NATIONALE » à l’intérieur du portique consacré au “AUX ECRIVAINS MORTS POUR LA FRANCE MCMXXXIX – MCMXLV”
Du côté du monument dédié à «LA CONVENTION NATIONALE »,
Sous “MORTS AU CHAMP D’HONNEUR”
. Colonne de gauche
J. Baudinet,
G. Bonnefoy,
J. Bonnefoy,
J. Bucheli,
W. Bylinine,
F. Dallet,
A. Déléage,
L.-P. Deschanel,
E. Dessaint de Ribecourt,
J.-C. Diamant-Berger,
C. Galland,
R. Gosse,
F. Grat,
J. Guierre,
C. Hainchelin,
M. Jaubert,
A. Jullien du Breuil,
R.-R. Lambert,
La Rochassière (de St-Brice de St-Blancard).
. Colonne de droite
C. Le Coeur,
J. Lion,
J.-B. Mahn,
G. Maroger,
S. Meyer,
J. Monod,
P. Nizan,
A. Pascalidis,
E. Pillias,
S. Piobetta,
J.-Simon Poli,
J. Prevost,
J. Razac,
J. Rime,
A. de Saint-Exupery,
M.-J. Torris,
J. Venturini,
C. Wolff.
Puis sous “MORTS POUR LA FRANCE”
. Colonne de gauche
Berthie Albrecht,
E. Allatini,
J. Ancel,
Marguerite Aron,
A. Arnyvelde,
J. Arthuys,
G. Ascoli,
G. Aymès,
V. Basch,
C. Berly,
R. Bierre,
R. Blache,
C. Blaisot,
M. Bloch,
R. Blum,
R. Boggio,
E.-J. Bois,
M. Bourdet,
P. Brossolette,
G. Bruhat,
R. Burgard,
C. Burgod,
M. Cabos
J.-G. Cahen,
L. Cartan,
G. Cavailhes (Jean Cavaillès ?),
A. Chabanon,
A. Chabaud,
J. Chemat,
A. Chenevière,
E. Chennevière,
L. Carron,
J. Dalem.
. Colonne de droite
Denyse Clairouin,
P. Collomp,
D. Corticchiato,
Manon Cormier,
G.-R. du Costal,
P. Créange,
B. Crémieux,
R. Cru,
F. Cuzin,
G. Daumas,
J. Decour,
L. Delaporte,
J. Desbordes,
R. Desnos,
C. Diego (Général Brosset),
L. Dietrich,
R. P. V. Dillard,
J. Dorsenne,
G. Dudach,
R. Dumoncel,
Amédée Dunois,
Chanoine G. Duret,
M. Favier,
V. Feldmann,
Abbé B. Ferrand,
M. Feyel,
E. Fiser,
B. Fondane,
J. Fraysse,
J. de Frotté,
Suzanne Gaffré,
Hélène Humbert-Laroche,
Annie de Montfort.
Du côté opposé au monument dédié à «LA CONVENTION NATIONALE »,
Sous “MORTS POUR LA FRANCE”
. Colonne de gauche
H. Gaffre,
A. Gain,
P. Gardinier,
E. Giran,
J. Gosset,
Olga Goutwein,
P. Granier de Cassagnac,
Dr. L. Graux,
J. Grou-Radenez,
Nannie Gruner,
B. Guegan,
J. Hackin,
M. Halbwachs,
F. Holweck,
R. Issanchou,
E. Jacob,
J. Jausion,
A. Javal,
H. de Lagarde,
R. P. Dom Lambert,
M. Langlois,
G. de Larigaudie,
J. Laurent,
A. Lautman,
T. Lefebvre,
L. Legros,
Odette Lenoel,
F. Léonard,
R. Lepape,
M. Leroy,
J. Leune,
J. Levy-Valensi,
A. Lewitzki,
R. Leynaud,
R. Lisbonne,
M.-E. Lubeck,
P. Macaire,
M. Magendie,
G. Mandel,
L. Mandin,
J. Marcel (Léger),
G. Martin,
J. Martin,
Marietta Martin,
A. Marx.
. Colonne de droite
H. Maspero,
D. Mauprey,
Mederic
R. Messac,
R. P.Y. de Moncheuil,
A.-R. Mossé,
R. Naves,
Irène Nemirowski,
R. Pelletier,
G. Peri,
A. Peron,
P. Petit,
G. Politzer,
J. Pontacq (Fernand Pistor),
R. Radisson,
J. Robillot,
J. Rochon,
P. Roques,
Y. Roullet (Le Pasteur),
A. Roure,
Saint-Pol Roux,
Rolland-Simon,
G. Saint-Roumas,
L. Sampaix,
H. Schwab (Hubert Gildas),
M. Sergine,
J. Salomon,
C. Steber,
G.-L. Tautain,
M. Tenine,
F. de Tessan,
E. Thier,
J.-L. Thuillier,
Emilie Tillion,
J. Toussaint-Samat,
J.-G. Tricot,
P. Unik,
G. Valois,
J. Vaudal,
F. Vernet,
L. Vieljeux,
B Vildé,
G. Weill,
J. Wurmser,
Wuilleumier (Marie-Hélène),
J. Zay.
Puis sous “MORTS SOUS LES DRAPEAUX”
. Colonne de gauche
A. Desrochers,
D. Ferry,
J.-J. Frappa.
. Colonne de droite
J. Marchadier d’Estray,
G. Pastré,
P. Roland-Marcel.

Sources / Bibliographies / Sites Internet

Association des Ecrivains Combattants – Anthologie des écrivains morts à la Guerre (1914-1918). Amiens, Edgar Malfère, 1924-1926, 5 tomes.

Association des Ecrivains Combattants - Anthologie des écrivains morts à la guerre (1939-1945). Editions Albin Michel 1960, 808 pages.

LEBEURRE (Alexia) - Le Panthéon. Temple de la nation.  Éditions du Patrimoine. Centre des Monuments Nationaux. Paris 2000, réed. 2014, 64 pages.

Historique du monument

  • À propos...
    Source : Didier Dubant.

    - Le jeudi 10 avril 1919, se déroule à Paris, au Panthéon, une cérémonie organisée par la Société des Gens de Lettres, en l’honneur des écrivains morts pour la patrie. ...

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    À propos...

    - Le jeudi 10 avril 1919, se déroule à Paris, au Panthéon, une cérémonie organisée par la Société des Gens de Lettres, en l’honneur des écrivains morts pour la patrie.

    . C’est ce que relate le lendemain le journal le Figaro : “Au Panthéon.

    Hier a eu lieu, au Panthéon, la dernière des cinq cérémonies organisées par la Société des Gens de lettres, en l’honneur des écrivains morts pour la patrie.

    Au centre du monument consacré par la France à la gloire de ses grands hommes et de ses héros, était dressé un cénotaphe, drapé aux trois couleurs et voilé de crêpe. Le président de la Société, M. Georges Lecomte, y déposa une palme et expliqua en quelques  paroles d’une éloquence sobre et poignante le sens de cet hommage d’admiration, de reconnaissance et de respect pour cette élite intellectuelle si cruellement moissonnée par la mort.

    Le général Malleterre lut la liste funèbre. Plus de quatre cent cinquante noms d’écrivains tombés au champ d’honneur.

    Le grand artiste Albert Lambert dit alors les vers admirables, d’une si noble et si pure inspiration, de Charles Péguy : “Heureux ceux qui sont morts dans une juste guerre”.

    M. Alexandre, de la Comédie-Française, de sa voix chaleureuse et prenante, récita un poême d’une belle envolée du commandant Alfred Droin : “Aux écrivains morts au champ d’honneurs”.

    Dans l’intervalle, les choeurs de la “Schola Cantorum”, sous la direction du maître Vincent d’Indy, firent entendre des oeuvres de Haendel, de Palestrina et de Cl. Jannequin

    (Le Figaro du vendredi 11 avril 1919, page 2).

    . Le 19 avril 1919 le journal L’illustration dans son n° 3972 publie le compte-rendu de la cérémonie qui s’est tenue au Panthéon le 10 avril 1919 avec un grand dessin réalisé par Henry Cheffer l’un de leurs collaborateurs. L’article débute par : “Ils sont tombés 450. Leurs noms ont été recueillis dans une longue liste, où, à côté de ceux qui déjà avaient une célébrité, se rangent, beaucoup plus nombreux, les très jeunes qui venaient à peine de publier leur premier roman ou leur premiers poèmes” et précise ensuite que les trois premières cérémonies qui précédèrent celle du Panthéon avaient eu lieu “dans les églises de tous les cultes”, c’est-à-dire respectivement à Notre-Dame, au Temple et à la Synagogue ; la quatrième ayant eu lieu à la Sorbonne.

    L’article en évoque également le moment de la lecture des noms :  “chacun de ces noms, notre sensibilité les retenait au passage. Les livres connus, aimés, les pages toujours vivantes, celles que nous savions inachevées, se feuilletaient à mesure sous nos yeux. Aux noms jetés sous les voûtes avec des espaces de silence s’ajoutaient des images brisées, celles qui, la veille aussi, s’étaient succédé pour la foule de la Sorbonne, dans les évocations émouvantes du président de la République...”

    (http://lycees.ac-rouen.fr/anguier/memoire/spip.php?article864).

    . Le dimanche 20 avril 1919 le journal le Figaro publie le poème du commandant Alfred Droin : “Aux écrivains morts au champ d’honneur” qui avait été lu le 10 avril 1919 au Panthéon par M. Alexandre, de la Comédie-Française :

    “Aux écrivains tombés au champ d’honneur.

    Nous avons publié les très beaux vers lus à la cérémonie de la Sorbonne, la semaine dernière, par le poète Edmond Haraucourt. Le lendemain étaient lues, à la cérémonie du Panthéon, ces nobles strophes du poète soldat, Alfred Droin :

     

    Il sied qu’au Panthéon résonne sur la lyre,

    Vos beaux noms, écrivains tombés au champ d’honneur,

    Et que notre fierté, dans un pieux délire,

    D’un crêpe étoilé d’or voile notre douleur.

     

    La mort n’est pas la mort, chante la muse altière,

    Quand en ouvrant la tombe elle y met des lauriers,

    Quand, sur le corps exsangue et le front sans lumière,

    Elle drape à longs plis les drapeaux déployés.

     

    Une pareille mort est à jamais féconde,

    Mère des jours futurs, émule du printemps,

    Elle épand sans compter, pour rajeunir le monde,

    Les pavots somptueux et les lis éclatants.

     

    Quel avril fut jamais si fleuri d’anémones ?

    Une pourpre vivante enrichit les sillons !

    Quelle saison tressa de si fières couronnes,

    Et sur les tempes mit de si nobles rayons ?

     

    Aux plus jeunes héros les plus fraîches guirlandes !

    La splendeur de leur soir efface leur matin :

    Leurs âmes vierges sont les meilleures offrandes,

    Aux dieux de l’avenir, à l’idéal latin.

     

    Les sapins vosgiens que l’Aquilon fréquente,

    Les chaines de Lorraine au faîte spacieux,

    Racontent leurs exploits de leur âme éloquente,

    Et lancent leur éloge aux quatre coins des cieux.

     

    L’alouette française, amante de l’espace,

    Dès l’aurore, si haut qu’on ne peut plus la voir,

    Les célèbre ! Et, sans fin, les cigognes d’Alsace,

    Sur le Rhin reconquis font planer leur espoir. 

     

    Qu’ils n’entendent pas même une plainte étouffée !

    N’offensons pas leur gloire en pleurant sur leur sort,

    Sachons porter leur deuil comme on porte un trophée,

    Et restons dignes d’eux en enviant leur mort.

     

    Alfred Droin »

    (Le Figaro du dimanche 20 avril 1919, page 4).

     

     

    - Le samedi 15 octobre 1927, le Président de la République française, Gaston Doumergue, inaugure au Panthéon les tables de marbre qui portent les 560 noms d’écrivains tombés pendant la Grande guerre, dont une trentaine d’étrangers, «afin que le public se rappelle le sacrifice des Héros ». Cet événement fut à l’initiative de l’Association des Ecrivains Combattants

    (https://www.ac-paris.fr/portail/jcms/p1_880102/ressources-les-ecrivains-combattants).

    . «Les 560. L’hommage de la France aux écrivains morts à la guerre.

    C’est aujourd’hui, au Panthéon, que sera inaugurée, à trois heures de l’après-midi, l’inscription commémorative portant les 560 noms des écrivains français, morts à la guerre. Les noms ont été gravés sur huit colonnes du temple de nos gloires nationales, à même la paroi du monument.

    Cette émouvante cérémonie que l’Association des Ecrivains combattants a pieusement organisée se déroulera en présence des familles des morts, venues de toutes les provinces. Le président de la République et tout le cabinet y assisteront.

    En quelques paroles brèves, M. Thierry Sandre, président des Ecrivains combattants, remettra les tables funèbres au gouvernement et fera l’appel des 560 noms. A chaque nom, l’un des survivants répondra «Mort au champ d’honneur ». Imposante litanie des promesses ravies aux lettres de France, musique douloureuse, évocatrice d’une éternelle blessure.

    Dans une pensée qui n’est pas sans ajouter de la grandeur à la signification de cette cérémonie, M. Gaston Doumergue a souhaité qu’aucun discours, en dehors de celui de M. Edmond Herriot, qui parlera au nom du gouvernement ne fût prononcé.

    Vaines paroles, que diriez-vous que les coeurs ne savent déjà ? Le silence seul convient.

    Tous les textes des discours qui devaient être lus seront enfermés dans des tubes de bronze, ainsi que le drapeau des Ecrivains combattants et seront enterrés au pied des colonnes. Seul les connaîtront les siècles à venir, quand le temple s’écroulera…

    C’est le président  de la République qui accueillera, sur le seuil du Panthéon, les délégations, des société littéraires, des académies, de journalistes et d’artistes »

    (Comoedia n° 5396 du samedi 15 octobre 1927, page 2).

    . Le journal le Figaro du dimanche 16 octobre 1927 évoque la cérémonie :

    “Au Panthéon.

    Une grandiose cérémonie en l’honneur des écrivains morts à la guerre.

    Les noms des 560 écrivains morts à la guerre, gravés dans la pierre du Panthéon, sont entrés hier solonnellement dans le temple de nos plus grandes gloires nationales. C’est le voeu déjà ancien de l’Association des écrivains combattants qui se trouve ainsi comblé.

    C’est un grand geste de justice, un double hommage à leur talent et à leur courage, qui fut accompli.

    Il y a déjà près de huit ans que M. Thierry-Sandre avait demandé pour ses confrères disparus cette honneur suprême.

    Au haut de la nef, et, sur les bas-côtés de droite et de gauche, la longue et glorieuse liste encadre les deux portes de bronze surmontées de ces simples mots :

    “Aux Ecrivains morts pour la France”.

    Dès le début de l’après-midi, la foule des parents, des amis se pressait aux abords du Panthéon.

    Une véritable forêt de drapeaux – on en comptait 250 – des associations d’anciens combattants auxquels se mêlaient des fanions roumains, belges, italiens, suisses, arméniens s’était rangée tout le long de la nef lorsque, à 3 heures, le Président de la République fit son entrée aux accents de la Marseillaise. MM. Paul Doumer et Ferdinand Bouisson, le président du Conseil M. Poincaré, les ministres Herriot, Painlevé, Leygues, Marin, Bokanowski accompagnaient le chef de l’Etat et vinrent prendre place à ses côtés au premier rang de l’assistance.

    Une délégation de l’Académie française et de l’Institut en uniforme groupait MM. Georges Lecomte, René Doumic, Ed. Estaunié, Louis bertrand, Forain. On remarquait S. Exc. Le baron de Gaiffier d’Hestroy, ambassadeur de Belgique et diverses personnalités du corps diplomatique. Et tous les grands noms de la littérature et de la presse avaient tenu à s’associer à cet hommage.

    La cérémonie fut d’une émouvante et grandiose simplicité. Une petite tribune avait été dressée devant le beau monument dédié à la Convention ; M. Thierry-Sandre la gravit le premier, et, tandis que les dernières notes de la Symphonie en sol de Lalo s’envolaient sous les voûtes, le président des Ecrivains combattants prononça quelques paroles. S’adressant au Président de la République, il expliqua le sens de ce monument “sobre, plus sobre que notre ferveur”. Et au milieu de l’émotion générale M. Thierry-Sandre adresse au chef de l’Etat cette prière :

    “Tel est notre monument. Mais avant que le silence pathétique du Panthéon enveloppe, ces noms que nous lui confions avec l’exemple qu’ils emportent, je vous demande, Monsieur le président, la permission d’ajouter une prière : c’est, au nom de ceux qui survivent, de cette génération si affreusement décapitée par la guerre, que la France, fidèle à son idéal de paix, et dans les limites de son honneur et de sa sécurité, fasse tout pour qu’un pareil désastre ne se renouvelle jamais : et c’est afin d’éclairer leurs funérailles et notre requête que je convoque ici nos morts par-devant les vivants, à haute voix, pour un dernier appel”.

    M. Thierry-Sandre fit alors à haute voix l’appel des 560 écrivains tués à la guerre et à chaque nom leurs camarades groupés au pied de l’estrade répondaient par ces simples mots : “Mort au champ d’honneur”.

    Quand le dernier nom de la liste funèbre fut ainsi honoré, ce fut le tour des grandes associations d’apporter leur hommage muet.

    Successivement MM. Georges Lecomte, directeur de l’Académie française ; Lyon-Caen, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques ; J.-H. Rosny aîné, président de l’Académie Goncourt ; Hubert Krains, directeur de l’Académie royale de langue française de Belgique ; Julien Flament, de l’Association des écrivains wallons anciens combattants ; Edouard Estaunié, président de la Société des gens de lettres ; Romain Coolus, président de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques et délégué général de la Confédération des travailleurs intellectuels ; Henry Moreau, président de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique ; André Dumas, président de la Société des poètes français ; Magog, secrétaire général du Syndicat des romanciers ; Gaston Rageot, président de l’Association syndicale de la critique littéraire; Georges Bourdon, secrétaire du Syndicat des journalistes ; Gustave Lanson, directeur de l’Ecole normale supérieure ; Maurice Prou, directeur de l’Ecole des Chartes, remirent leurs discours manuscrits qui, scellés dans un tube de bronze, devaient être ensuite déposés au pied du monument de gauche et murés dans la pierre.

    Un seul discours devait être prononcé par M. Edouard Herriot, au nom du gouvernement. Le ministre de l’instruction publique dit combien l’inscription des noms de ces “chevaliers de l’esprit” sur les murs du Panthéon était symbolique pour les français et il ajouta :

    “En eux se concentre ce que la France a défendu au cours de cette dernière guerre qui devrait n’avoir été, selon leur voeu, que le prélude sanglant d’une paix décisive. Dans ce conflit qui représentait, pour l’intelligence, la plus récente des invasions barbares, une ruée nouvelle vers un foyer ancien de culture et de lumière, ils protégèrent, avec un sol durement travaillé par les épreuves de l’histoire, les droits de la qualité, la douceur des moeurs, la supprématie de l’idée, le trésor humain de la liberté, du savoir et de la bonté. Quand la force occuperait tout l’espace visible, elle serait sans titre devant la pensée, maîtresse du temps ; c’est, du moins, la doctrine de la France. Grâce à eux, cette docrine survit. De nos champs de bataille, une vaste lueur s’élevait vers le ciel. Du sein des nations lointaines, on l’observait. Il y eut des heures où l’on put se demander si c’était l’incendie d’un bûcher ou la flamme d’un autel. C’était bien la flamme d’un autel. Par le sacrifice des victimes, elle éclaire encore plus vive que jamais”.

    Quand ce dernier hommage fut rendu M. Gaston Doumergue, suivi de tous les ministres, vint un instant s’incliner devant les deux plaques commémoratives, puis il dépose lui-même dans la pierre entr’ouverte les discours des écrivains français écrits par eux sur parchemin, à la mémoire de leurs frères disparus.

    André Nède” (Le Figaro du dimanche 16 octobre 1927, pages 1 et 2).

     

     

    - Le 2 juillet 1949, le Président de la République Vincent Auriol, inaugure au Panthéon les plaques comportant les 197 noms des écrivains tombés pendant la Seconde Guerre Mondiale.

    Depuis chaque année, le 11 novembre, l’Association des Ecrivains Combattants (AEC), fondée en 1919, vient s’incliner devant elles (http://www.lesecrivainscombattants.org/).

     

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À l’intérieur du Panthéon, édifice situé dans le 5e arrondissement de Paris, prévu au XVIIIe siècle pour être une église et  ayant désormais vocation à honorer de grands personnages ayant marqué l’Histoire de France.