France (Indre) La Châtre (36400)

Conflits commémorés
  • 1870-71
  • Monument communal
informations déposées par Didier Dubant et mises à jour par Dubant Didier dernière mise à jour le 11/09/2016

Description du monument

Caractéristiques

  • Structure
    • Monument
  • Représentations - Soldats
    • Guerre 1870-1871
  • Ornementation civile et militaire
    • Ancre marine
    • Casque
      • Casque au sommet
    • Drapeau(x)
      • Drapeaux entrecroisés
    • Blason
    • Armes
      • Baïonnette
      • Canon
      • Fusil
    • Étoile(s)

Le monument aux combattants morts pendant la guerre de 1870 est constitué d’un obélisque très élancé reposant sur un socle, à profil supérieur concave et base élargie, posé sur un unique niveau d’assise constituant emmarchement. Le tout est fait avec un même type de pierre de teinte gris sombre.

La face antérieure de l’obélisque comporte de haut en bas :

- une étoile à cinq branches sculptée en relief,

- puis également en relief, les armoiries de la ville de La Châtre qui se blasonnent «de sinoples à trois tentes d’argent ouvertes et pavillonnées de gueules » (http://emblemes.free.fr/site/index.php?option=com_content&view=article&id=4460:armoiries-de-la-chatre&catid=8551:la%20chatre%20&Itemid=181is pavillons (tentes) d’argent ouvertes et pavillonnées de gueules»). Ces armoiries sont figurées dans un cercle surmonté d’une couronne crénelée comportant cinq tours et reposant sur une banderole portant en creux l’inscription : « VILLE DE LA CHATRE »,

- vient ensuite, toujours en relief, un trophée constitué d’une ancre de marine dressée verticalement, traversant une cuirasse, de cuirassier, représentée de face et surmontée d’un casque de cavalerie lourde similaire au modèle 1874 des cuirassiers, sculpté et tourné vers la droite avec son porte aigrette au sommet et en dessous sa jugulaire droite.

Cet ensemble est représenté devant quatre drapeaux entrecroisés (deux avec la pointe en haut à gauche et deux avec la pointe en haut à droite), deux fusils (avec leur baïonnette) entrecroisés vers le haut au niveau de la base de la cuirasse, deux futs de canons entrecroisés derrière la cuirasse et deux épées entrecroisées pointes vers le bas.

En dessous une banderole porte en creux l’inscription : « OUBLIER JAMAIS »,

- pour finir à la base de l’obélisque sur trois lignes est gravé : « HONNEUR ET PATRIE ».

Sur la face postérieure de l’obélisque est sculpté en relief une palme verticale. Elle est entourée à gauche d’une branche de laurier et à droite d’une branche de chêne avec à la base trois glands.

Au niveau de la partie supérieure de la face antérieure du socle une réservation abrite une plaque métallique sur laquelle est marqué en relief sur trois lignes : « AUX SOLDATS MORTS POUR LA PATRIE ».

Inscriptions présentes sur le monument

Au niveau de l’obélique.
Sous les armoiries :
VILLE DE LA CHATRE

à la base du trophée :
OUBLIER JAMAIS

Sur la face antérieure de l’obélisque, sous le trophée :
HONNEUR
ET
PATRIE

Au niveau du socle.
Sur la plaque métallique :
AUX
SOLDATS
MORTS POUR LA PATRIE

Les morts

Pas de noms.

Sources / Bibliographies / Sites Internet

GAULTIER (Jean) -  Histoire de La Châtre en Berry », Éditions le Vagabond, 1982, 172 p.

Historique du monument

  • 1903
  • Construction 1903
    Source : Jean Gaultier (via D Dubant)

    1903, une réalisation controversée * Jean Gaultier dans son « Histoire de La Châtre en Berry » publiée en 1982 signale que la construction du monument fit l’objet de ...

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    Construction 1903

    1903, une réalisation controversée

    * Jean Gaultier dans son « Histoire de La Châtre en Berry » publiée en 1982 signale que la construction du monument fit l’objet de controverses :

    «Le monument des vétérans de 1870 fut l’objet de dissentiments entre Victor Leroy et le bureau de la Section (des Vétérans) de La Châtre. L’Echo de l’Indre (le journal local) du 2 octobre 1903 rapporte les critiques faites : ce monument est le travail d’un étranger à la ville, on le considère comme une œuvre funéraire de conception naïve et d’exécution enfantine. Il a été décidé de surseoir à l’inauguration. Eugène Despruneaux, président de la Section (des Vétérans), a fait défense à Victor Leroy de continuer les travaux. Des inscriptions insultantes ont été tracées sur le socle du monument… Que M. Leroy Victor, antiquaire, lit-on dans le Journal de La Châtre se console. Un homme si bien doué soit-il ne saurait être universel. Il à l’honneur d’être le ferblantier (celui qui fabrique des ustensiles ménagers en fer-blanc recouverts d’une fine couche d’étain comme des casseroles, bassines, assiettes, etc) de George Sand (la romancière française Amantine Aurore Lucile Dupin, qui signait ses oeuvres sous le pseudonyme de George Sand, à vécu et est morte le 8 juin 1876 dans son château à Nohant-Vic (Indre) qui se trouve à une dizaine de kilomètres au nord-ouest de La Châtre). Que lui faut-il de plus ? ».

    Des comptes seront demandés à Victor Leroy qui répondra avec précision. Ses lettres, sans rectification de l’orthographe seront publiées dans « L’Écho de l’Indre »

    (GAULTIER 1982, pages 136-137).

     

  • 1996
  • Rénovation 08/11/1996
    Source : Didier Dubant

    La Nouvelle République du vendredi 8 novembre 1996 page 8 1996, restauration du monument “Le monument érigé en l’honneur des soldats morts à la ...

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    Rénovation 08/11/1996

    La Nouvelle République du vendredi 8 novembre 1996 page 8

    1996, restauration du monument

    “Le monument érigé en l’honneur des soldats morts à la guerre de 1870 vient d’être restauré par la municipalité... ...ce monument en pierre du Tarn, avait subi les outrages du temps et il devenait nécessaire de rejointoyer les pierres, combler les trous et d’une façon générale le nettoyer.

    Un monument qui n’a pas toujours été dans le patrimoine de la commune, puisqu’il a été érigé, place du Bosquet à cette époque, qu’après autorisation donnée par le Conseil municipal dans sa séance du 15 mai 1903. Cette autorisation faisait suite à une demande formulée par Victor Leroy, président d’honneur de la 1.132e section des vétérans de La Châtre. Une souscriptiion n’avait rapporté que quelques centaines de francs pour l’érection d’un monument en “l’honneur des enfants de l’arrondissement Morts pour la Patrie”. Le Conseil assortissait sa décision d’une souscription de la commune de 300 F. Mais l’emplacement avait déjà donné lieu à de vives controverses au sein du Conseil municipal de l’époque. Certains le voyaient place de la République, une majorité se dessina pour la place du Bosquet... ...Une autre contestation devait surgir par la suite : la conception même que certains voyaient en monument funéraire, une “pyramide inesthétique”, qu’un entrepreneur de Châteaumeillant (Cher) avait été chargé de réaliser. Mais Eugène Despruneaux, le président des vétérans, jugea que le président honoraire avait outrepassé ses prérogatives et ordonna l’arrêt des travaux et il ne fut jamais inauguré”

     

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Localisation

Place

Le monument aux combattants morts pendant la guerre de 1870 se trouve en centre ville de La Châtre, à l’est de la place du Marché, sur la place du Docteur Vergne, qui antérieurement se dénommait la place du Bosquet (cette nouvelle dénomination « en souvenir du médecin éminant qui l’habitait » fut décidée lors d’une délibération du Conseil Municipal de La Châtre le 9 novembre 1904. Etienne William Vergne qui était fort apprécié à La Châtre et dans ses environs, était médecin-chef à l’Hôpital de La Châtre et résidait au 5 place du Bosquet. Il prit sa retraite en 1871 et mourut à La Châtre le 7 avril 1851).

Le monument est installé au centre de la partie orientale de la place. La face principale du monument est tournée vers l’ouest.