France (Yvelines) Sartrouville (78500)

Conflits commémorés
  • 1914-18
  • 1939-45
  • Monument communal
informations déposées par Choubard Alain dernière mise à jour le 29/12/2018

Description du monument

Caractéristiques

  • Structure
    • Pilier commémoratif
      • Piédestal
  • Représentations féminines
    • Femme - Représentation symbolique
      • Femme = France Victorieuse (avec statuette)
  • Autres éléments
    • Cocarde Souvenir Français
  • Ornementation végétale
    • Palme(s)
Petite histoire du Monument aux Morts de Sartrouville (78500)
Dans l’après-guerre, villes et villages de France ont tenu à honorer la mémoire de leurs enfants morts au champ d’honneur en érigeant des monuments commémoratifs. Mais, si le devoir patriotique motiva l’ensemble des édiles, encore fallait-il que le monument ne soit ni ridicule, ni trop cher, ni trop original mais digne !
La statue, en béton aggloméré imitant la pierre de Lorraine, placée sur un piédestal est une allégorie de la République. Vêtue d’une robe drapée à l’antique, ses épaules sont recouvertes d’un manteau de poilu. Elle est coiffée d’un casque de soldat couronné de lauriers. Elle tient dans la main droite une épée, pointe en bas en signe de paix et dans la main gauche une Victoire ailée brandissant la palme des vainqueurs.
Cette allégorie de la France victorieuse est l’œuvre du sculpteur Louis Maubert et décrite en ces termes par Hubert Coignet, entrepreneur chargé de son érection : « Cette très belle statue a un aspect grandiose, tout en étant constituée par des lignes d’une grande simplicité. C’est un monument sérieux qui ne craindra pas la critique ».

Matériaux

Béton aggloméré

Economie

Prix

13.500 F

Souscription

11.611 F

Inscriptions présentes sur le monument

Monument érigé en 1920 par souscription publique
à la Mémoire des
ENFANTS DE SARTROUVILLE MORTS POUR LA FRANCE

Les morts

1914
FAUCILLE Victor
TENOT Désiré SERGt
VOLKA Henri
ANTIN Albert
MARTIN Raoul
LARDET Claude
BENTZ
GEORGELIN Fernand
LAROCHE Jules
EATON Victor
BOUET Léon CAPal
EHRET Emile LIEUTt
BENARD Henri CAPal
GILBERT Lucien CAPal
GUNTEMSPERGER Alb
GUILLON Eugène
LOURDIN Marcel SERGt
CHAUDERON Louis
AUBERT Fernand
MOYSE Léopold
THIERRY Maurice CAPal
BOURGEOIS Alexandre
-
POUPART Baptiste
FAYOL Albert
COCHON Félix
LEGROS Auguste
THIERRY Georges
BUOT Maurice
HOMMERY Charles
OZENNE Edouard
BERTIN Georges
BOUCHARD Jules
PINAY Henri
ROUGET Camille CAPal
VIENNE Charles
CARBONNIER Paul
LAGARDE Charles
PINBOIN Gaston
HERAULT Emile
LEBIGOT Paul
VINCENT Désiré
PARIS
RENAUD Emile
-
1915
MALLARD Denis SERGt
CHARPENTIER Léopold
CHARBONNEAU Victor
LARNAUDIE Jean
TONNEVY Edouard SERGt
BONON Hippolyte
VASSEUR René
JOUSSEIN Maurice SERGt Fr
RICHE Jean Ss LIEUt
ECKER Alphonse
-
LECLERCQ Gustave Ss Lt
DUVAL Marcel
GALMICHE Jean
MARTIN Jean
GUILLOSSON Baptiste
LEMOINE Emile
LEFEBVRE Eugène CAPal
CARBON Achille CAPal
MOTTET Félix
BRUYGE Edouard CAPal
---
1915
NOËL Eugène
MATHIEU Edmond
JAMEAU Alfred
CAILLE Ernest
FELKERQUE Gustave
BARREAU Robert
LEBRET Henri
LOURDEL André
DUHAMEL Emile ADJt
JACQUET Armand
-
PENVEN Yves-Marie
LAPEYRE Léon SERGt
COLLIN Jacques
BOUDRY Henri
DUMOLARD Marcel
OUDARD Léon
LAC Jean
HARTARD Eugène
GUILLON Albert
MAZURIER Eugène
-
1916
RUE Victor
BEAULARD François
GOUGEROT Louis
JESSET François
DELIERE Henri CAPal
FOINON Paul
VOYER Charles
COLSOULLE Charles
DANISY Max SERGt
DARRAGON Jules
LELIEVRE Emile CAPal
DESSOLIGNY Alphonse
CHEVAUX François
FOINON Henri
GRANDO Jean
LARCHER Honoré
LAGACE Victor
MARCHAND Maurice
HOPERT Gaston SERGt
LAVERRY Ferdinand
CHEMIN Léon
MARCHAND Narcisse
-
GAUTIER Edouard
LELIEVRE Louis
NAY Armand
TESSIER Jean SERGt
LEGROS Léon
BOENNEC Emmanuel
DRUGEON André SERGt
LAGARDE Georges
MALLARD Lucien
VAILLANT Louis CAPal
JAUMONT Henri LIEUt
LEBLANC Maurice
ENGINGER François-M
MALLARD Albert
DUTERTRE Ernest
HERRIOT Georges
GUESPIN Alphonse
BALLAGNY André
DUFRESNOY Abel ADJt
LESERNE Georges
SABATIER Pierre
ZING Edmond
---
1917
GODET Georges
LECARDEUR Paul
BERLOCHER Alphonse
HEBERT Ernest
BEAUMER Lucien
VIENNE Constant
MARY Joseph
FOUCHS Fernand
MELOTTE Henri SERGt
TROUBAT Henri CAPal
-
BOUCHER Alphonse
ESCALARD Elie
DEZAIDE Edouard Lt
SAINTY Joseph
LANGLOIS Raoul
MONCEL Auguste
QUERE Jean-Marie
MALLARD Victor CAP
POCHEZ Paul
-
1918
BOUIN Charles
PERDRIX Henri
THERY Jules CAPal
ALLAIN Georges
FONTANNAZ Arthur
BERGER Georges
PATOU Donat
BELOT Raphaël
FARESSE Jules Ss LIEUt
DUMOLARD Jean
BALLAGNY Edouard
BERTAUX Paul
LESPINAS Jules
PINGUENET Léon
-
JETTA Clément
COURAPIED Marcel
BONNEAU Etienne
MERLIN Achille
LARCHEVÊQUE André
CHERON René BRIGier
LE TIRANT Louis
GUERIOT Jean
GOUJON Marcel
MARTRES Antoine
DESPRES Roger
PLESSY René
SAINTY Jean
CARR Freddy
-
1919
BLOUIN Léon
MAUGER Toussaint
-
DUPLESSY Florian

 
-

Historique du monument

  • 1920
  • Délibérations Conseil municipal 16/08/1920

    C’est donc le projet de la « France victorieuse » qui a été retenu par le Conseil municipal le 16 août 1920 pour un montant de 13 500 francs (la souscription ayant recueilli ...

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    Délibérations Conseil municipal 16/08/1920

    C’est donc le projet de la « France victorieuse » qui a été retenu par le Conseil municipal le 16 août 1920 pour un montant de 13 500 francs (la souscription ayant recueilli 11 611 francs auprès de 1262 souscripteurs).

    La statue, en béton aggloméré imitant la pierre de Lorraine, placée sur un piédestal est une allégorie de la République. Vêtue d’une robe drapée à l’antique, ses épaules sont recouvertes d’un manteau de poilu. Elle est coiffée d’un casque de soldat couronné de lauriers. Elle tient dans la main droite une épée, pointe en bas en signe de paix et dans la main gauche une Victoire ailée brandissant la palme des vainqueurs.
    Cette allégorie de la France victorieuse est l’œuvre du sculpteur Louis Maubert et décrite en ces termes par Hubert Coignet, entrepreneur chargé de son érection : « Cette très belle statue a un aspect grandiose, tout en étant constituée par des lignes d’une grande simplicité. C’est un monument sérieux qui ne craindra pas la critique ».

    Le Conseil municipal réunit le 16 août 1920 entérina le choix du monument et vota également son emplacement dans le cimetière après avoir organisé un référendum.

    La question posée aux Sartrouvillois était la suivante:
    « pour l’emplacement du Monument aux morts de la Grande Guerre, je préfère : un monument très simple au cimetière et un plus grandiose Place de la Gare ; un seul monument à l’entrée du cimetière ou un seul monument Place de la Gare. »

    Nous n’avons malheureusement pas les résultats de ce referendum mais il semble que la grande majorité des Sartrouvillois se soit prononcée en faveur du cimetière en témoigne une note de Mm. Chéron et Routier, membres du comité d’érection, chargés de collecter les fonds pour la souscription adressée au Conseil municipal. Nous la citons : « Au cours des visites que nous avons eu à faire à domicile pour obtenir des souscriptions (…) nous avons souvent recueilli l’observation suivante (…) D’une manière générale, un tel monument ne devrait pas être élevé sur une place ou une voie publique, il y est exposé à des dégradations ou à des manques de respect se traduisant en particulier, par des projections d’objets et de matières diverses de mauvais aspect (…) tous les souscripteurs qui nous ont fait cette observation ont conclu que le cimetière leur parait l’endroit préférable pour y élever le monument. »

  • Inauguration 28/11/1920

    En ce dimanche 28 novembre 1920, le cortège mené par M. Reibel, sous-secrétaire d’État à la présidence du Conseil dans lequel ont pris place tous les maires du canton, les ...

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    Inauguration 28/11/1920

    En ce dimanche 28 novembre 1920, le cortège mené par M. Reibel, sous-secrétaire d’État à la présidence du Conseil dans lequel ont pris place tous les maires du canton, les pompiers, la fanfare et nombre de sociétés locales, se rendit au cimetière pour l’inauguration du monument aux morts. Au cours de la cérémonie les enfants des écoles chantèrent des chœurs patriotiques et une fillette de huit ans de l’école Jules-Ferry récita « l’Hymne aux morts » de Victor Hugo. Puis, la fanfare exécuta la Marche funèbre de Chopin et la Marseillaise. Enfin, M. Reibel au nom du gouvernement, retraça l’héroïsme des combattants de la Grande guerre. Lorsque le voile qui recouvrait le monument fut levé, M. Paul Guériot prit la parole pour rappeler aux assistants et aux enfants qu’ils avaient à le transmettre à leurs descendants et que le soin d’en assurer la conservation leur était confié. Puis, le cortège revint à la mairie* où un vin d’honneur fut servi. Le procès verbal de l’inauguration rédigé par M. Routier, maire, est conservé aux archives municipales. En voici un extrait : « la France est maintenant sur les bords du Rhin, nos Pères, héros vaincus en 1870 sont vengés. Dans un sublime effort économique et financier, la France se relève de ses ruines, les régions dévastées se reconstruisent, c’est la renaissance, c’est l’avenir du beau et du bien qui doivent guider le pays ».

    Cet extrait illustre le climat d’après guerre dans cette France qui, ne s’étant pas remis d’avoir perdu l’Alsace et la Lorraine, était animée d’un esprit de revanche. Cette guerre devait être la der des ders ! On sait ce qu’il advint.