France (Indre) Saint-Gaultier (36800)

Conflits commémorés
  • 1870-71
  • Monument cantonal
  • Monument/Plaque pour 1870
informations déposées par Dubant Didier dernière mise à jour le 09/11/2021

Description du monument

Caractéristiques

  • Structure
    • Croix
    • Monument
  • Statuaires - Soldats
    • Guerre 1870-1871
  • Ornementation civile
    • Étoile(s)
  • Ornementation végétale
    • Palme(s)
  • Ornementation religieuse
    • Croix
      • Croix latine
Dominant nettement le mur de clôture, les tombes individuelles et les caveaux familiaux, le monument commémoratif des “enfants du canton de Saint-Gaultier morts pour la Patrie” (en combattant pendant la guerre de 1870), associe une partie haute comportant le symbole de la croix à une base faisant penser à une fortification bastionnée.
Le sommet du monument est dominé par une croix, dont les bras sont de dimensions équivalentes aussi bien de face et que de profil. Ces bras sont reliés sur une même section par des tronçons de disque, formant anneau.
Cette croix est portée par une sorte de dôme couronnant le monument. Ce dôme carré comporte quatre faces bombées se réunissant au sommet. Chaque face est ornée de trois bandes horizontales comportant en creux et en alternance de haut en bas : trois, quatre puis à nouveaux trois, étoiles à six branches avec chacune un bouton central de forme circulaire.
En dessous, sous un ressaut droit, les quatre faces verticales du monument sont ornées d’une gigantesque croix latine, dont le bras sommital se terminant en forme de pointe à deux pans répond à une base élargie ayant en son centre un demi cercle tourné vers l’intérieur. Sur la face antérieure et sur les côtés gauche et droit, une bordure épaisse et un net relief délimitent la croix latine. Sur la face postérieure, la bordure de la croix latine est lisse et sans ressaut.
L’intérieur de la croix latine comporte, sur la face antérieure, des éléments complémentaires. Dans l’espace qui correspondant au bras supérieur et aux bras latéraux horizontaux est gravée sur cinq lignes l’inscription principale : “AUX ENFANTS du CANTON de St GAULTIER MORTS POUR LA PATRIE”. Sa lecture est difficile, car l’inscription est partiellement dissimulée par l’extrémité sommitale d’une palme qui occupe toute la hauteur du bras inférieur de la croix et même continue plus haut. La base de cette palme est unie à une branche de chêne par un qualicot à extrémités bifides. Sur la face postérieure et sur les côtés gauche et droit, l’intérieur de la croix latine est lisse.
Le tout est porté par une sorte de pilier à surface plane, avec un chapiteau à profil concave dépourvu de tout décor, et une base ayant le même profil inversé.    
Sur les faces de ces piliers, les noms, avec parfois la première lettre du prénom, des “enfants du canton de Saint Gaultier pour la patrie” pendant la guerre de 1870, sont gravés sur une colonne située de part et d’autre du montant inférieur de la croix. L’ordre de présentation retenu n’est pas alphabétique. La face antérieure livre 21 noms, le côté gauche 13 et le côté droit 18 ou 19, soit au total 52 ou 53 noms.
Sur la face antérieure du socle qui supporte les croix latines est gravée l’inscription “OUBLIER JAMAIS” (devise retenue par la Section des vétérans de Terre et de Mer de Saint-Gaultier).
Ce socle repose sur une une base faisant penser à une fortification bastionnée. Cette base se présente en son sommet comme une structure de plan quadrangulaire, dotée de quatre excroissances en pointe de diamant, qui constituent un premier fruit périphérique. L’ensemble est mis en valeur par la présence un peu plus bas d’une rainure horizontale. Sur les faces quasi verticales sont représentés, sous cette rainures horizontale, dans les parties formant le fond du redans et dans les parties constituant la face avancée de ce tracé des imitations d’ouverture d’artillerie (un orifice circulaire surmonté d’une rainure verticale).  Un fruit intermédiaire rattrape la différence entre les parties en redans et les parties saillantes. Sous un niveau constituant parapet, les façades de cet octogone sont ornées de cinq lits imitant un parement constitué de pierre grossièrement façonnées. L’ensemble repose sur une semelle de fondation.
Sur la face antérieure du fruit qui constitue la partie supérieure de cette base est gravée la date “1903” (date considérée comme la date d’achèvement du monument).
Sur la face antérieure de la base du monument sur le fruit intérmédiaire repose une plaque  de forme rectangulaire (plus large que profonde) de teinte blanche à veines bleues.
En lettres d’or sur cette plaque est inscrit sur cinq lignes : “SOUVENIR des Officiers des Mobilisés de la 2eme Légion de l’Indre. A COURTIN Lieutenant”.
* L’architecte de ce monument commémoratif est Alfred Trolliet. “Alfred Trolliet, architecte demeurant à Saint-Gaultier, canton du Blanc (Indre)”, expert choisi par “Monsieur de Beauregard, maire du Blanc” pour effectuer le 28 octobre 1901, une expertise de visite du Théâtre situé “place du Bosquet, angle de la route de Blois, au Blanc” et vérifier son état au point de vue de la sécurité publique en cas d’incendie, théâtre qui appartient à madame Boisseau (L’Indépendant du Blanc du dimanche 24 novembre 1901, pages 1 et 2).

Inscriptions présentes sur le monument

Face antérieure, sur la partie sommitale et sur les bras horizontaux de la croix latine :
AUX
ENFANTS
DU CANTON DE ST GAULTIER
MORTS
POUR LA PATRIE


Face antérieure, sur le socle sous la croix latine :
OUBLIER JAMAIS !

Face antérieure, sur le fruit constituant le sommet de la base du monument :
1903

Sur une plaque sur le fruit intermédiaire de la base du monument :
SOUVENIR
DES OFFICIERS DES MOBILISÉS
DE LA 2EME LÉGION DE L’INDRE.
A COURTIN
LIEUTENANT

Les morts

Côté gauche
Colonne de gauche :
BABUCHON
PRONTEAU
LARDEAU
LABRUNE
REIGNOUX
BOGUET H.
-
Colonne de droite :
TINTE S
PITET F
LANDIÉ S
CHAPUT J
BRANSON
BOUCHAUD
BERTRAND
----
Face antérieure
Colonne de gauche :
BRUNET,
ALIZON J
CARRA A
FERRÉ J
FRAPPY
BONNET J
KELNER J
PORTRAIT
PACTON
VINCENT E
BERTHOMMIER
-
Colonne de droite :
LONGIN E
MARTIN M
THOMAS L
TORSET C
LOCHET A
BODET J
THOMAS E
ROBINET L
MAUGRION
MONSACRÉ
DUCHEMIN
-
Coté droit
Colonne de gauche :
TORSET E
?ASTE S
PINCON I
DEVAUX
LARDEAU
TOURNOIS
SAGEAT S
VINCENT J
CARDINAUD
-
Colonne de droite :
PROT S
PERRIN
MATRON
PIPEROT
FIIOT J
BALLEREAU
TOUZET F
BERNARDON
?
BEAUREGARD

Sources / Bibliographies / Sites Internet

. GROSJEAN (Patrick). Coordination - Les monuments aux morts de l’arrondissement du Blanc (Indre). InterBrenne 2014, page 7.
. REMERAND (Pierre). TROLLIER l’architecte parisien. In Argenton et son histoire, bulletin, n° 24, 2007.

Historique du monument

  • 1901
  • Comité d'érection 10/02/1901
    Source : Didier Dubant

    (L’Indépendant du Blanc du dimanche 17 février 1901, pages 2 et 3) - Le dimanche 10 février 1901 se déroule la “première réunion de la Section des ...

    Lire la suite
    Comité d'érection 10/02/1901

    (L’Indépendant du Blanc du dimanche 17 février 1901, pages 2 et 3)

    - Le dimanche 10 février 1901 se déroule la “première réunion de la Section des vétérans de Terre et de Mer à Saint-Gaultier”. Une section de la Société nationale de retraites des vétérans des armées de terre et de mer (1870-1971) fondée à Paris le 1er janvier 1893 vient en effet de se constituer à Saint-Gaultier (Indre). Sa première réunion s’est tenue dans une des salles de la Mairie, gracieusement mise à dispositon par le Maire : M. Couppé.

    L’article précise : “déjà 57 vétérans et anciens soldats avaient été admis, conformément aux statuts, par le bureau de Paris et se sont présentés avec leur insigne tricolore, liseré de noir et de vert, rapportant un trophée d’armes rehaussé par la devise : Oublier jamais”.

    Si la présidence revient à M. Blanchemain, parmi les membres du Comité de surveillance figure Monsieur “Trolliet ” qui est immédiatement choisi comme président du dit Comité

  • 1902
  • Projet(s) 13/04/1902
    Source : Didier Dubant

    (L’Indépendant du Blanc du dimanche 27 avril 1902, pages 2 et 3). - Le projet de construction d’un monument Le dimanche 13 avril 1902 ...

    Lire la suite
    Projet(s) 13/04/1902

    (L’Indépendant du Blanc du dimanche 27 avril 1902, pages 2 et 3).

    - Le projet de construction d’un monument

    Le dimanche 13 avril 1902 fut célébrée la Fête des Vétérans du canton de Saint-Gaultier (Indre). Après une messe dans l’église de Saint-Gaultier, les vétérans se rendirent avec les représentants de la municipalité au cimetière de la ville pour déposer au pied de la croix du cimetière une couronne. Le Président de la Section des vétérans de Saint-Gaultier M. Blanchemain (Prosper Blanchemain, qui se disait poète, était le propriétaire du prieuré de Longefont) prononca une allocution au cours de laquelle il précisa : “par un sacrifice mutuellement consenti, nous voulons assurer à ceux des nôtres qui survivront, une retraite pour leurs vieux jours ! Le même sentiment d’union affectueuse et de bonne confraternité vient d’inspirer un projet dont j’ai le devoir et la joie de vous faire part ici-même. Le président de notre Comité de surveillance, M. Trolliet, si dévoué à la section, a eu l’heureuse idée, de concert avec un certain nombre de Vétérans et avec la pleine approbation de votre Conseil, d’entreprendre, dans ce cimetière, la construction d’un monument en l’honneur de nos vaillants morts. J’avais exprimé l’espoir de voir s’élever un jour ce monument ; mais c’est de l’exécuter dont on s’occupe et d’une façon particulièrement touchante. Pour que tous, même les plus modestes puissent participer à son érection, l’on propose que chaque vétéran offre une journée de son salaire ou de son travail. D’autres souscriptions viendraient fournir les ressources nécessaires, mais chacun aura la satisfaction de pouvoir apporter sa pierre à l’édifice de l’hommage fraternel et d’être béni par les familles qui verraient ainsi honorés ceux de leurs membres tombés sur les champs de bataille. Je ne doute pas, M. le Maire, M. l’Adjoint et vous Messieurs les conseillers municiaux qui venez de rehausser cette cérémonie par votre présence, comme ceux-mêmes des membres de la municipalité qui n’ont pu se joindre à vous, que vous ne vous associez tous à ce projet. La bienveillance que vous avez manifestée à notre section des vétérans et dont je ne saurais trop vous remercier, m’est une garantie de votre généreux concours quand l’heure viendra d’y faire appel.

    Qui ne voudraît s’unir à la suprême pensée d’entourer d’honneur ceux qui se sont dévoués au pays jusqu’à lui donner tout leur sang ! Sur les champs de la guerre où la mort moissonne, l’action héroïque des chefs reste gravée sur les tables de l’histoire, mais combien d’admirables soldats sont tombés autours d’eux qui disparaissent dans l’oubli.

    Nous nous efforcerons d’inscrire les noms de ces représentants du courage obscur sur notre monument. Par vos soins, le souvenir de ces nobles enfants de Saint-Gaultier, des bourgs et des campagnes voisines vivra !

    Certes, ce sera un bien faible hommage rendu à ces dévoués ; mais vous serez heureux de le leur donner et de rendre plus saisissant leur exemple aux yeux émus de notre jeunesse !”

  • Presse 01/06/1902
    Source : Didier Dubant

    (L’Indépendant du Blanc du dimanche 1er juin 1902, page 2). - Le vendredi 23 mai 1902, les Vétérans de Saint-Gaultier assistent aux obsèques de leur camarade Jacques ...

    Lire la suite
    Presse 01/06/1902

    (L’Indépendant du Blanc du dimanche 1er juin 1902, page 2).

    - Le vendredi 23 mai 1902, les Vétérans de Saint-Gaultier assistent aux obsèques de leur camarade Jacques Dominique Colet qui était l’un de leur porte drapeau et qui lors des événements de 1870 avait été incorporé comme mobile le 31 août dans le 2eme bataillon que commandait le lieutenant-colonel Thore et qui a fait la campagne de Troyes (Aube). Le Journal L’Indépendant du Blanc qui évoque la cérémonie précise : “rentré dans ses foyers, il se fit entrepreneur de maçonnerie, et à ce titre, vous l’avez vu participer sous l’intelligente direction de notre président du Comité de surveillance, M. Trolliet, à l’importante reconstruction du château de Romefort (commune de Ciron – Indre). C’est lui aussi qui restaura avec les frères Périot votre église de Saint-Gaultier

  • 1903
  • Inauguration 1903
  • 2012
  • Rénovation 2012
    Source : Didier Dubant

    - En 2012 avec l’aide du Souvenir français de l’Indre, le monument commémoratif fit l’objet d’une restauration, ainsi que trente tombes qui furent inscrites au patrimoine de la commune, dont ...

    Lire la suite
    Rénovation 2012

    - En 2012 avec l’aide du Souvenir français de l’Indre, le monument commémoratif fit l’objet d’une restauration, ainsi que trente tombes qui furent inscrites au patrimoine de la commune, dont seize Morts pour la France (La Nouvelle République du 14 novembre 2012).

Soumettre de nouvelles informations

Localisation

Cimetière communal
de Saint-Gaultier (Indre), devant le mur de clôture oriental et dans le prolongement de l’une des allées partant du calvaire central. La face principale du monument est tournée vers l’ouest.