France (Seine-Maritime) Boos (76520)

Conflits commémorés
  • 1914-18
  • 1939-45
  • Indochine (46-54)
  • Autres
  • Monument communal
informations déposées par Pezot Jean-françois dernière mise à jour le 02/04/2021

Description du monument

Caractéristiques

  • Structure
    • Pilier commémoratif
  • Ornementation civile
    • Pot à feu
      • Pot à feu au sommet
  • Ornementation végétale
    • Palme(s)

Matériaux

Pierre de Lorraine

Economie

Prix

9 778 francs

Souscription

6 734,95 francs

Subvention commune

2 500 francs

Subvention Etat

180 francs

Subvention fête

543.15 francs

Inscriptions présentes sur le monument

AUX
ENFANTS
DE
BOOS
MORTS
POUR
LA PATRIE
1914 - 1918


Sur le socle
ÉRIGÉ PAR SOUSCRIPTION

Les morts

Gravure d'un nom de soldat mort en Chine en 1885

BENARD Albert
BENARD Alfred
BOULARD Ernest
CANU Sénateur
CARPENTIER Placide
DELAMARE Gaston
DENIS Eugène
DENIS Ernest
GOPOIS Clovis
-
GUILBERT Jules
LATRON Émile
LAURENT André
LEBORGNE Élie
LEMARCHAND Joseph
REY Eugène
REY Albert
STORTZ Raymond

FOSSE Robert
VOINCHET Étienne

1947
HUBY Jean

1885 - CHINE
MABIRE Joseph

Sources / Bibliographies / Sites Internet

Historique du monument

  • 1920
  • Délibérations Conseil municipal 21/02/1920
    Source : AD 76, 2 O 324

    Décision d'érection du monument aux morts

  • Comité d'érection 08/07/1920
    Source : AD 76, 2 O 324

    Formation du comité d'érection

  • Hommages publics 26/10/1920
    Source : AD 76, 2 O 324

    Décret d'hommage public rendu par le Préfet

  • 1921
  • Inauguration 29/05/1921
  • Inauguration - Presse 30/05/1921
    Source : Journal de Rouen

    La municipalité de Boos, composée de MM. Foliot, maire, conseiller d'arrondissement, et Hannier, adjoint; le Conseil municipal et un Comité présidé par M. Dautresme, conseiller municipal, qui préside également la ...

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    Inauguration - Presse 30/05/1921

    La municipalité de Boos, composée de MM. Foliot, maire, conseiller d'arrondissement, et Hannier, adjoint; le Conseil municipal et un Comité présidé par M. Dautresme, conseiller municipal, qui préside également la section communale des Anciens Combattants, ont élevé à la mémoire des 17 soldats de ce chef-lieu de canton, morts pour la France de 1914 à 1918, un monument élégant et sobre, admirablement placé au carrefour des deux grandes routes de Paris et des Andelys. Œuvre de M. Duchauchoy, marbrier à Rouen, entouré d'une grille de fer ouvragée par M. Tinel, de Boos, orné d'un parterre de verdure et de fleurs, ce monument présentait, parmi la décoration du bourg, heureusement effectuée par M. Charleu, de Saint-Léger-du-Bourg-Denis, l'aspect le plus agréable.

    La cérémonie d’inauguration a été digne de son objet. Parfaitement préparée, elle a réussi au-delà même des espérances des organisateurs. Une foule nombreuse est venue, dès le matin, des environs immédiats de Boos. L’après-midi, presque tout le canton était représenté.

    Le matin, un cortège s’est formé devant la mairie, avec l’excellente clique et la compagnie des sapeurs-pompiers, sous les ordres du sous-lieutenant Baudouin, conseiller municipal, avec la fanfare de Notre-Dame-de-Franqueville, directeur M. Luce, avec les trompes de chasse du Cercle Saint-Hubert de Mesnil-Esnard, directeur M. Désille, avec les enfants des écoles, sous la direction de M. Couturier, instituteur, et de Mme Doussot, institutrice, avec les famille des soldats morts, chargées de couronnes et de fleurs, avec les anciens combattants, les autorités déjà nommées, et plusieurs maires et délégations de pompiers et d’anciens combattants de communes voisines, notamment, MM. Hardy, maire de Montmain, Le Bret, maire de Saint-Pierre-de-Franqueville, Laurent, maire de Saint-Aubin-Celloville, Hamel, maire et Désombre, adjoint, de Fresne-le-Plan, Baudry, président des combattant de la Neuville-Champ-d’Oisel, etc.

    Ce cortège s’est rendu à l’église, où M. l’abbé Delalande, curé-doyen, avait organisé une cérémonie qui fut d’une grande beauté. Parmi la décoration de l’édifice, de à M. Leboisselier, dit Obert, de Rouen, se détachaient, dans la grande nef, la plaque commémorative où les noms des soldats inscrits en lettre d’or, et, dans le chœur, le catafalque recouvert d’une branche de laurier, illuminé de 17 cierges portant chacun un ruban tricolore où se lisait le nom de chaque soldat. Les familles prirent place autour du catafalque et purent enlever, à la fin de la cérémonie, le ruban qui portait le nom de leur cher disparu.

    Après la messe, au cours de laquelle la quête fut faite par Mmes Hagnier et Grisel, que conduisaient respectivement MM. Berthelot et Lasnon, les autorités se rendirent dans la nef, devant la plaque commémorative, œuvre de M. Rissaert, de Rouen. Là, après l’appel des morts, fait par MM. Houdeville et Lasnon, M. l’abbé Delalande prononça une magnifique allocution, riche de pensées, originale dans la forme ; puis, ayant donné l’absoute, il bénit le drapeau offert par les dames et demoiselles de Boos aux Anciens Combattants, et présenté par Mmes Hannier et Georges Dumort. M. l’abbé Delalande prononça une seconde allocution, d’une poésie et d’un patriotisme remarquables, sur le drapeau. M. foliot, maire, remit l’emblème à M. Dautresme, président des Anciens Combattants ; le maire et le doyen échangèrent enfin de courtoises paroles de remerciements, qui eurent écho dans tous les cœurs.

    Puis, aux accents de la fanfare de Notre-Dame-de-Franqueville, qui s’était fait entendre pendant la messe, avec le cercle Saint-Hubert de Mesnil-Esnard, le cortège revint se disloquer à la mairie, où il se reforma vers trois heures, à l’arrivée de MM. Labregère, secrétaire général de la préfecture ; de Pomereul, sénateur, ; Anquetil, député ; Monnier, conseiller général ; lieutenant-colonel Tissier, commandant le 39ème d’infanterie, représentant le général commandant le 3ème corps d’armée.

    Le cortège se grossit alors de très nombreuses délégations des anciens combattants des communes du canton avec leurs maires et leurs drapeaux, ainsi que de diverses délégations de sapeurs-pompiers des communes voisines. Citons celles de Blosseville-Bonsecours avec M. Loquet, adjoint et Dubourdonnay, président ; de Mesnil-esnard avec MM. Graindor et Vion, conseillers municipaux, et Bélien, vice-président ; de Notre-Dame-de-Franqueville avec MM. Lebas, maire, et Fleury, adjoint ; des Authieux-sur-le-Port-Saint-Ouen avec M. hardy, maire ; de Belbeuf, etc. Citons encore MM. L’abbé Delalande, curé-doyen de Boos ; Blondel, maire de Quévreville-la-Poterie ; la société de gymnastique de l’Union Franqueville-Saint-Pierre, une délégation de la section de l’U.N.C. de Rouen avec MM. André de Beaurepaire, Valin et Paschal. Ce fut un cortège splendide où ne flottaient pas moins de quinze drapeaux, qui défilèrent devant les autorités, aux accents des clairons et de la fanfare.

    Aux pieds du monument, une foule énorme se massa. Un vétéran de 1870, M. Mondétour, fit tomber le voile qui recouvrait les noms glorieux gravés sur le socle. M. Dautresme remit le monument à la municipalité et fit procéder à l’appel des morts par MM. Houdeville et Lasnon. Puis M. Foliot, maire, prit la parole, et dégagea en excellents termes la signification de ce monument et de cette inauguration solennelle. Il déposa lui-même sur la pierre la couronne de la commune ; son adjoint, M. Hannier, déposa celle du conseil municipal ; puis ce fut le défilé des anciens combattants, des familles en deuil, des pompiers, de la délégation de l’U.N.C., avec de superbes couronnes, des fillettes de l’école avec des gerbes de fleurs, et des garçons avec des flots de drapeaux tricolores.

    Entrecoupés par des morceaux de musique et de trompes de chasse, par des chœurs et des récitations d’enfants, sous l’excellente direction de l’instituteur et de l’institutrice, les discours se poursuivirent au milieu d’une attention émue et recueillie.

    M. Monnier, conseiller général, parla du culte des morts de la guerre, dont les monuments de nos communes sont les dignes autels.

    M. Anquetil, député, prononça un magnifique panégyrique du poilu français et montra la nécessité de fortifier plus que jamais ce que le général de Castelnau a appelé « la religion de la foi patriotique ».

    M. de Pomereu, sénateur, rappela l’éloge fait de la 5ème division française par le communiqué allemand du 24 mai 1916 et commenta les récentes paroles de M. Millerand à Lille, sur les responsabilités du gouvernement et du peuple allemands.

    Enfin M. Labregère, secrétaire général de la préfecture, après avoir excusé M. le préfet, retenu à Rouen, termina par une courte et substantielle allocution, où il sut trouver pour tous des paroles aimables et réconfortantes.

    Il procéda ensuite à la remise des diplômes du Conseil général aux cultivatrices ci-après : Mmes Berthelot, Bourgeois, Canu, Dautresme, Eugène Denis, Houdeville, Léon Julien, Lanson et Auguste Quédeville, de Boos. Enfin, il remit la médaille de la reconnaissance française à trois mères de famille particulièrement méritantes : Mme Leclerc, de Saint-Pierre-de-Franqueville (10 enfants), Cordonnier, de Montmain (8 enfants dont six mobilisés pendant la guerre) et Coran, également de Montmain (9 enfants).

    Le cortège se rendit enfin à la salle de la société des fêtes familiales de Boos, où un vin d’honneur, excellemment servi par M. et Mme Gobbe, hôteliers, était offert aux autorités, aux Anciens combattants, aux pompiers, aux musiciens.

    Un toast de M. Foliot, maire, - qui, dans ses remerciements à tous, n’oublia personne – fut porté à la santé de M. Labregère, lequel répondit par de chaudes félicitations à la municipalité, au Comité du monument et aux Anciens combattants de Boos. Il convia l’assistance à boire à ‘l’union sacrée dans un esprit de loyalisme envers la République ».

    M. Bélien, vice-président des anciens combattants de Mesnil-Esnard, parlant comme délégué régional de l’U.N.C., remercia le maire et les personnalités présentes et développa brièvement l’idée d’une fédération de tous les anciens combattants du canton de Boos, dont la section de Boos pourrait être le centre et l’organisatrice. Il est à souhaiter que cette idée prenne corps et aboutisse à une réalisation utile pour tous.

    La journée s’acheva sur la plus réconfortante impression, tandis que le cortège se reformait pour venir se disloquer devant la mairie, et que les promeneurs défilaient devant le monument chargé de couronnes et couvert de fleurs.

  • 1987
  • Déplacement 1987

    Anciennemant à l'angle de la route des Andelys et de la route de Paris
    Déplacement postérieur à 1987