France (Aisne) Marle (02250)

Conflits commémorés
  • 1914-18
  • 1939-45
  • Indochine (46-54)
  • AFN-Algérie (54-62)
  • Monument communal
informations déposées par Archer David et mises à jour par Pertin Jean-pierre, dernière mise à jour le 14/08/2015

Description du monument

Caractéristiques

  • Structure
    • Pilier commémoratif
      • Colonne
  • Représentations animalières
    • Coq(s)
      • Coq au sommet
  • Représentations - Soldats
    • Types de Poilus (de série)
      • Poilu - La Résistance (Pourquet)
  • Ornementation végétale
    • Palme(s)

La statue du poilu est une oeuvre de Mr POURQUET (Charles Henri)

Cette statue dénommée "Résistance", sa devise "Ils ne passeront pas". Cette statue n'est pas unique en France, construite en série.

Inscriptions présentes sur le monument

LA VILLE DE MARLE
À SES ENFANTS MORTS POUR LA PATRIE
1914-1918

Les morts

À LA MÉMOIRE DE
FRANÇOISE SILBERSCHMIDT (12 ANS)
DE SA MÈRE FANNY THÉRÈSE SILBERSCHMIDT
DE SON GRAND PÈRE BERNARD SIMON
ARRÊTÉS À MARLE PAR LA GESTAPO LE 4.1.1944
DÉPORTÉS LE 20.1.1944 ET ASSASSINÉS À AUSCHWITZ-BIRKENAU
PARCE QU'ELLES ÉTAIENT NÉS JUIFS
ET D'EDMOND SILBERSCHMIDT
ARRÊTÉS À PARIS PAR LA FELDGENDARMERIE
DÉPORTÉ LE 21.5.1942 À AUSCHWITZ BIRKENAU
ET ASSASSINÉ PARCE QU'IL ÉTAIT NÉ JUIF
NE LES OUBLIONS JAMAIS

Historique du monument

  • 1924
  • Inauguration 15/06/1924
    Source : PERTIN Jean-Pierre

    inauguré le dimanche 15 juin 1924.

  • 2008
  • Presse 29/03/2008
    Source : PERTIN Jean-Pierre

    Article de presse publié le samedi 29 mars 2008    Voilà huit ans, Alain Nice découvrait dans le grenier d'une ferme de Marle, au milieu d'une ...

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    Presse 29/03/2008

    Article de presse publié le samedi 29 mars 2008 

     

    Voilà huit ans, Alain Nice découvrait dans le grenier d'une ferme de Marle, au milieu d'une collection archéologique, l'une de ces sinistres étoiles de David, impri mée sur un morceau de tissu de couleur jaune : la marque de ceux et celles que les nazis vouaient à l'anéantissement. Ce morceau d'étoffe portait cette inscription : « étoile juive imposée par les nazis aux israélites (1940-1944), don de M. Mathieu-Silberschmidt à Marle ». A cet instant, Alain Nice fut saisi par ce besoin quasi impérieux de retrouver la trace de celui ou celle qui porta un jour ce signe distinctif né du summum de la barbarie et de l'inhumain.

    Etre nés juifs
    Un travail de longue haleine durant lequel il fut assisté par une autre passionnée d'histoire, Christine Guimonnet, professeur d'histoire et géographie au lycée Claudel de Laon et, depuis un an, présidente de l'association pour l'histoire et la mémoire des juifs déportés de l'Aisne.
    L'aboutissement de toute cette énergie déployée a donné lieu, ce jeudi à Marle, le temps d'une cérémonie des plus poignantes, au pied du monument au mort, à quelques mètres du n° 6 de la rue Notre-Dame, là même où un triste jour de janvier 1944, une fillette de 12 ans, Françoise, sa mère, Fanny, et son grand-père tombèrent entre les mains de la gestapo. Leur seul tort : être nés juifs.
    Tour à tour, les descendants de Françoise Silberschmidt se sont exprimés, parfois difficilement devant la plaque commémorative fraîchement découverte.
    Parmi eux, Michel Mathieu lut un bouleversant témoignage de Fanny écrit sur un papier de fortune, quelques heures avant son départ pour Drancy puis… pour les camps de la mort.

    Surmonter les obstacles
    De son côté, le maire de Marle, Jacques Sevrain, a rappelé, avec force lui aussi, avec quelle brutalité l'enfant et ses parents furent arrêtés par la police allemande. Les cris, les pleurs et les témoins impuissants d'une scène qui restera à jamais gravée dans leur mémoire. Le président du conseil général, Yves Daudigny devait quant à lui rendre hommage à Alain Nice et Christine Guimonnet pour leur abnégation à faire aboutir ce « dossier » et pour leur faculté à surmonter les obstacles.
    « Il s'agit d'une reconnaissance. En apposant cette plaque sur le monument de la ville, Marle reconnaît comme ses enfants les membres de la famille Silberschmidt déportés et assassinés »
    Enfin, Sylvain Humbert, le directeur de cabinet du préfet de l'Aisne s'est félicité lui aussi de cette démarche ayant abouti à cette cérémonie :
    « Je veux saluer le travail des associations, des historiens, de Christine Guimonnet et d'Alain Nice dont le seul propos a été de convertir cette mémoire qui est l'affaire de chacun. Une mémoire menacée par l'oubli et l'erreur. Quant aux services de l'Etat, à travers l'ONACVG, s'ils ont pu, même modestement, contribuer à ce travail, ils doivent en être heureux car cette histoire nous concerne tous ».
    Nicolas Fostier