France (Indre) Orsennes (36190)

Conflits commémorés
  • 1914-18
  • 1939-45
  • AFN-Algérie (54-62)
  • Monument communal
informations déposées par Dubant Didier et mises à jour par Choubard Alain dernière mise à jour le 12/11/2017

Description du monument

Caractéristiques

  • Structure
    • Croix
      • Croix monumentale
    • Mur
  • Autres éléments
    • Entourages
      • Entourage avec obus
  • Représentations féminines
    • Femme assise

Le monument en granit se présente comme une  sorte de large mur-bahut, terminé à une extrémité par un écu comportant simplement “une sphère en chef ” (c’est-à-dire en partie haute) et à l’autre extrémité par un point plus haut, une sorte de signal, comportant au niveau de sa partie supérieure sur ses quatre faces un motif en forme de croix très stylisée.
Ce muret du côté de la place publique a reçu une longue plaque de marbre noir qui porte en lettres dorées, sur cinq colonnes, les noms des 101 enfants d’Orsennes, morts pour la France pendant la guerre 1914-1918, suivis de la première lettre de leur prénom.
Le dos appuyé, au signal, une femme portant la capuche de deuil est assise le long du mur-bahut à côté de la plaque de marbre portant les noms des enfants d’Orsennes morts pour la France. Cette femme porte des sabots. Son bras droit est appuyé sur le sommet du muret et sa main gauche est posée sur son avant-bras droit. Cette représentation féminine est en bronze.
De l’autre côté de la plaque de marbre une plaque en alliage cuivreux porte de haut en bas : “1914”, “1918” et une petite croix.

La face postérieure du monument comporte en rouge la signature de son auteur : “P ENDERLIN”.

Évoquant le sculpteur Jean Clément, à l’origine de la femme réalisée en bronze, Daniel Bernard précise : “ayant des attaches à Orsennes, le même sculpteur réalise aussi la statue du monument de cette commune. Elle représente une femme en cape de deuil qui pleure ses enfants. L’ensemble est inauguré le 25 septembre 1927” (BERNARD 2013 p. 178). Pour les représentations féminines qu’il a réalisées pour les Monuments aux Morts des communes de Bélâbre, Orsennes et Chalais, Jean Clément a de plus utilisé un seul et même modèle : “Fernande Aimée Levrault, née le 1er décembre 1897 à la Forge de la Gâtevine (Bélâbre), mariée à Désiré Bourdon le 9 août 1915” (BERNARD p. 178-179).

Un grille métallique, sumontée par des pommes de pins, assure la protection du Monument aux Morts en reliant entre eux 12 gros obus.

Situés au centre, côté place publique, face à la plaque portant les noms de morts, deux portillons sont disposés de part et d’autre d’un obus.

Matériaux

. Granit pour le monument.

. Bronze pour la statue.

. Granit de Crevant (Indre) pour la bordure supportant la grille métallique reliant les obus.

Economie

Prix

20.000 francs

Souscription

15.746 francs

Subvention commune

7.000 francs

Commentaires (économie)

+ 4.488 francs pour la grille.

Inscriptions présentes sur le monument

ORSENNES A SES ENFANTS MORTS POUR LA FRANCE
1914-1918

Les morts

Le long du mur du signal juste dans le dos de la femme deux plaques de marbre gris bleu ont été ajoutées :

  • . la plaque supérieure porte en relief sur un fond doré “1939-1945”, puis en dessous sur une colonne et en lettres d’or : Allély R, Augat H, Augras A, Besaucele F-X, Besaucele Y, Bourguigon G, Boyer R, Clément M, D’Amarzit I, Daout G, Deverson R, Duris J, Guillaume M, Lamamy A, Ripoteau R, Vincent B.
  • . la plaque inférieure commporte en lettre d’or “A.F.N. Charpentier M ”.

colonne n° 1
ALLELY L
AMICE H
AUBEL S
AUCLERC M.
AUSSOURD L.
AUVILLAIN J
BALLEREAU E
BARDET A
BERDUCAT M
BONNET A
BONNET J
BRÉMONT M
BRET A
BRET P
BRET R
BRIGAND O
CARMIGNAT V
CHAMPION A
CHARPENTIER A
CHAUVIN G
COLAS H
-
colonne n° 2
COQUELET A
DAGNET G
DALLOT A
DALLOT L

DALLOT S
DARCHY L
DAUGERON A
DAUGERON H
DEFAIT D
DELAVAUD L
DENIS C
DESCHATRES C
DESCHATRES S
DEVERSON R
DORANGEON H
DORANGEON M
DORMANS A
DUCOUDRAY J
DUPUY F
ELY M
-
colonne n° 3
FAUGUET C
FAUGUET J
FAUGUET L
GATEAU L
GAURIN E
GAUTHIER L
GUILBAUD L
GUILLOMOT J
HALLUITTE Y
HÉMERY H
HERAULT C
HUGUET L
HIVERNAULT R
JAMBUT M
LABESSE H
LABESSE J
LABRUNE E
LAGAUTRIÈRE A
LAGNEAU E
LAGONOTTE J
-
colonne n° 4
LAMASSET J
LAMOUREUX A
LAPOMMERAYE L
LAVALETTE S
LEOTET A
LEROY H
LEROY L
LYBERT P
MAINGAUD C
MARCHAND A
MARTIN E
MARTINET H
MARZON R
MAZURE S
MICAT J
MITON EM
MITON ER
MOREAU S
MOULIN J
NADEAU F
-
colonne n° 5
NEVEUX J
NEYRAT P
ORINE F
PENOT A
PERRIN L
PETOIN C
PETOIN F
PINAULT L
POITRENAUD P
PRIVAT F
PRIVAT P
RENOUX J
RENTY E
RIPOTEAU L
RIPOTEAU M
TAVEREAU J-B
TIDIÈRE H
TIDIÈRE J
VIARD A
VIARD L.

ALLELY R.
AUGAT H.
AUGRAS A.
BESAUCELE F-X
BESAUCELE Y
BOURGUIGNON O.
BOYER R.
VLEMENT M.
D'AMARZIT I.
DAOUT C.
DEVERSON R.
DURIS J.
GUILLAUME M.
LAMAMY A.
RIPOTEAU R.
VINCENT B.

CHARPENTIER M.

Sources / Bibliographies / Sites Internet

. Archives Départementales de l’Indre 2 O/146 art. 7.

. Voir aussi : BERNARD (Daniel) – L’Indre dans la Grande Guerre. Entre le Front et l’arrière. Editions Sutton 2013 p. 177-179.

http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?insee=36146&dpt=36&idsource=6342&table=bp01

CHOUBARD Alain, L’histoire des 500 plus beaux monuments aux morts de France, collection Les 500 plus beaux, Clermont-Ferrand, Editions Christine Bonneton, 2014, p. 93.

Historique du monument

  • 1922
  • Délibérations Conseil municipal 06/08/1922
    Source : DUBANT Didier

    - Le 6 août 1922, le Conseil municipal d’Orsennes “après en avoir délibéré, par 10 voix, contre 2 voix sur 12 votants, approuve les plans et devis du monument à ...

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    Délibérations Conseil municipal 06/08/1922

    - Le 6 août 1922, le Conseil municipal d’Orsennes “après en avoir délibéré, par 10 voix, contre 2 voix sur 12 votants, approuve les plans et devis du monument à élever à la mémoire des soldats de la commune d’Orsennes “Morts pour la France”, tels qu’ils ont été établis par M. Enderlin, architecte à Paris. Vote un crédit de 7.000 francs pour compléter une souscription publique de 15.746 francs destinée à l’élévation du monument aux “Morts de la commune d’Orsennes” dont le devis s’élève à 20.000 francs. La dite somme de 7.000 francs est inscrite au Budget additionnel de 1922.

    MM. Lansade Henri et Halluitte Daniel, négociant et pharmacien, président et membre du Comité de la Commission  pour l’érection d’un monument aux “Morts de la commune d’Orsennes” ont déclaré à la séance du Conseil Municipal qu’ils s’engagaient à verser personnellement la somme nécessaire complémentaire pour l’érection du dit monument, dans le cas où les sommes provenant de la souscription publique et du crédit voté par la commune seraient dépassées. Le Conseil accepte cette offre”.

  • Courriers divers 31/08/1922
    Source : DUBANT Didier

    - Le 31 août 1922, le Sous-Préfet de La Châtre transmet au Préfet de l’Indre le dossier envoyé par la Mairie d’Orsennes le 25 août 1922, dossier qui concerne “l’érection ...

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    Courriers divers 31/08/1922

    - Le 31 août 1922, le Sous-Préfet de La Châtre transmet au Préfet de l’Indre le dossier envoyé par la Mairie d’Orsennes le 25 août 1922, dossier qui concerne “l’érection d’un monument à la mémoire des soldats de la Cne d’Orsennes, morts pour la France”.

  • Commission d’art 18/10/1922
    Source : DUBANT Didier

    - Le 18 octobre 1922, la Commission chargée d’examiner, du point de vue artistique, les projets de monuments aux “Morts pour la France”, approuve le projet de la commune d’Orsennes.

  • Courriers divers 05/11/1922
    Source : DUBANT Didier

    - Le 5 novembre 1922, le Maire de la Commune d’Orsennes écrit au Sous-Préfet de La Châtre : “Monsieur le Sous-Préfet, j’ai l’honneur de vous retourner les devis du monument ...

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    Courriers divers 05/11/1922

    - Le 5 novembre 1922, le Maire de la Commune d’Orsennes écrit au Sous-Préfet de La Châtre : “Monsieur le Sous-Préfet, j’ai l’honneur de vous retourner les devis du monument aux Morts de la Commune d’Orsennes complété, comme vous me le demandez par l’indication de la profondeur des fouilles, et, leur prix de revient ne figure pas, comme pour l’enlèvement des terres provenant des fouilles et la fourniture des pierres nécessaires, cela devant être fait par des personnes ne demandant pas à être payées.

    Je vous serais infiniment reconnaissant, Monsieur le Sous-Préfet, de faire tout votre possible pour que ces plans et devis me soient retournés de suite, pour que nous puissions faire commencer les travaux”.

  • 1923
  • Délibérations Conseil municipal 11/02/1923
    Source : DUBANT Didier

    - Le 11 février 1923, le Conseil Municipal d’Orsennes “après en avoir délibéré, accepte l’offre faite par un groupe de souscripteurs consistant dans un monument destiné à commémorer la mémoire ...

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    Délibérations Conseil municipal 11/02/1923

    - Le 11 février 1923, le Conseil Municipal d’Orsennes “après en avoir délibéré, accepte l’offre faite par un groupe de souscripteurs consistant dans un monument destiné à commémorer la mémoire des Morts de la commune d’Orsennes tombés pendant la grande guerre 1914-1918, suivant plan établi par M. Enderlin, architecte à Paris… …et autorise M. le Maire à traiter de gré à gré un marché avec un entrepreneur choisi par lui-même en vue de l’acquisition d’une statue pour l’embellissement du dit monument.

    Décide d’appliquer la somme de 7.000 francs, inscrite au Budget Additionnel de 1923, à l’achat de cette statue, sans que cette somme soit dépassée”.

  • Courriers divers 16/03/1923
    Source : DUBANT Didier

    - Le 16 mars 1923, M. Paul Plantelin, l’un des conseillers municipaux de la commune d’Orsenne écrit au Sous-Préfet de La Châtre : “J’ai l’honneur de vous exposer ce qui ...

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    Courriers divers 16/03/1923

    - Le 16 mars 1923, M. Paul Plantelin, l’un des conseillers municipaux de la commune d’Orsenne écrit au Sous-Préfet de La Châtre : “J’ai l’honneur de vous exposer ce qui suit. Le Conseil Municipal par délibération du 1er février 1920, autorisait le Maire à ouvrir une souscription publique en vue de l’érection d’un Monument aux Morts et l’invitait à lui soumettre un projet de construction. Quelque temps après un Comité a recueilli par souscription publique la somme de 15.866 francs. Ce Comité qui n’avait aucun mandat du Conseil s’est permis de choisir un modèle, de commander un monument et de payer avec l’argent recueilli, sans auparavant avoir fait approuver leur choix, et, sans avoir été autorisé de disposer de l’argent qui leur avait été versé par la population, qui avait souscrit croyant que le Comité était l’auxiliaire du Conseil comme suite à la délibération du 1er février 1920. Le Conseil qui avait affirmé sa volonté dans cette délibération du 1er février, se voyait mis à l’index et il ne lui fut pas possible d’obtenir le moindre renseignement du Comité, qui avait en sa possession le montant de la souscription et qui en trois années n’a fait produire à cette somme de 15.866 francs qu’un intérêt de 380 francs.

    Ensuite le comité a désigné un emplacement et l’a imposé au Conseil Municipal.

    L’emplacement projeté au coin des promenades avait un grand inconvénient.

    Il supprimerait les promenades, qui sont déjà encaissées derrière l’église. Ces quelques arbres sont d’un bel effet sur la place et permettent l’été d’y entretenir une fraicheur appréciée. Il serait inadmisible que l’on saccage ainsi la propriété du peuple, qui n’a pas à sa disposition des parcs ou des propriétés pour s’y promener.

    Enfin le progrès commande l’entretien et l’embellissement, mais interdit toute destruction.

    Le choix de cet emplacement aurait un effet moral plus déplorable encore. Il se trouve à la porte même des water-closets et urinoirs publics, et, tout près de la bascule publique. Dans cet endroit, il est impossible d’empecher que le monument ne soit souillé, et, des ordures seront déposées au pied même de l’édifice et même dessus.

    La population d’Orsennes est indignée et a déjà manifesté son mécontentement par une pétition adressée au Maire et au Conseil Municipal. Il serait donc utile avant que l’administration préfectorale (ne) donne son approbation, d’ordonner une enquete de Comodo et d’incomodo. Est-il admissible de laisser dévaster une place publique par la volonté de quelques personnes qui n’ont aucune autorité dans la commune.

    Le Conseil Municipal de la Commune d’Orsennes ayant voté une somme de 7.000 francs pour l’érection du monument, il s’est produit un fait singulier : le Conseil par délibération fait don à un comité (qui n’a jamais été reconnu) d’une somme de 7.000 francs, pour achever l’érection du monument, et, reconnait ainsi que le monument offert par souscription publique se trouve être la propriété de quatre personnes.

    L’administration préfectorale, n’a heureusement pas jugé ainsi et n’a pas approuvé cette délibération. Le 11 février dernier, un membre du comité est venu à la séance du Conseil Municipal et a informé le Conseil que la délibération n’était pas approuvée. Il a demandé une nouvelle délibération afin de pouvoir encaisser  la somme de 7.000 francs, et, parlant comme intermédiaire de M. le Préfet, il a dicté la délibération inscrite au procès-verbal de cette séance comme étant conforme aux Prescriptions Préfectorales.

    J’ai été étonné que M. le Préfet se serve de ce moyen de communication avec le Conseil Municipal d’Orsennes, et, j’estime qu’il ne doit y avoir aucun intermédiaire particulier pour expliquer à une assemblée municipale des observations qui auraient pu être faites par lettre.

    La délibération du 11 février ne peut être valable. Il est en effet impossible à M. le Maire  de traiter avec un entrepreneur pour l’acquisition d’une statue, puisque cet achat est effectué depuis quelques temps déjà par le Comité, et, si il est fait un nouveau marché ce ne peut être qu’avec les membres du Comité.

    Je vous serais bien obligé de vouloir bien faire une enquête pour le choix de l’emplacement du monument et de faire respecter la délibération du 1er février 1920, afin que le monument offert par souscription publique soit la propriété de la commune d’Orsennes…”.

  • Courriers divers 26/03/1923
    Source : DUBANT Didier

    -  Le 26 mars 1923, le Sous-Préfet de la Châtre informe le Préfet de l’Indre du problème.

  • Courriers divers 29/03/1923
    Source : DUBANT Didier

    - Le 29 mars 1923, le Préfet de l’Indre (Lucien Tainturier) écrit à la Direction du Personnel (Ministère de l’Intérieur) : “J’ai l’honneur de vous rendre compte ci-après de faits ...

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    Courriers divers 29/03/1923

    - Le 29 mars 1923, le Préfet de l’Indre (Lucien Tainturier) écrit à la Direction du Personnel (Ministère de l’Intérieur) : “J’ai l’honneur de vous rendre compte ci-après de faits relatifs à l’érection d’un monument à la mémoire des soldats de la commune d’Orsennes, morts pour la France. Dans le courant de l’année dernière, j’ai été saisi de ce projet et je l’ai soumis, conformément à vos instructions à la Commission instituée à la Préfecture pour examiner les projets de cette nature au point de vue artistique. Cette Commision a émis un avis favorable à l’approbation des plans dont il s’agit, sous réserve de quelques modifications de détail.

    Toutefois, l’examen des pièces n’avait permis de constater que la dépense nécessaire devait être couverte au moyen de fonds provenant d’une souscription publique, auxquels viendrait s’ajouter le montant d’un crédit voté par le Conseil municipal. Les fonds provenant de la souscription avaient été recueillis par les soins d’un Comité de patronage. Or, ce Comité n’a jamais été reconnu comme Oeuvre de Guerre, et par suite, n’a jamais eu qualité pour recueillir des fonds, les conserver et encore moins en disposer.

    Dans ces conditions, conformément à la législation et à la réglementation en vigueur, et, ainsi que votre administration procédait lorsque l’approbation des projets de monuments était de sa compétence, j’ai fait connaître à M. le Maire d’Orsennes, à la date du 9 novembre dernier, que le projet en question se trouvait en état de recevoir mon approbation, mais que préalablement, la municipalité devrait apporter la preuve par la production d’un récépissé délivré par le Receveur Municipal, que le produit de la souscription publique avait été déposé dans la Caisse Communale.

    Dans des communications antérieures, le 6 septembre et 20 octobre, j’avais déjà prévenu l’administration municipale de la nécessité de ce versement.

    En réponse à cette invitation, j’ai reçu copie d’une délibération du Conseil Municipal d’Orsennes en date du 11 février dernier, au cours de laquelle cette assemblée déclarait accepter l’offre faite par un groupe de souscripteurs consistant en un monument destiné à commémorer la Mémoire des morts de la Commune. Le Conseil décidait en outre d’affecter la somme antérieurement votée à l’acquisition d’une statue pour embellir le monument offert.

    Il paraît résulter de l’ensemble de ces faits que le Comité de patronage aurait disposé des fonds par lui recueillis pour payer, tout du moins en partie, le monument devant être érigé sur la place publique d’Orsennes, et que, se trouvant dans l’impossibilité de verser les fonds dans la caisse du Receveur Municipal, il a trouvé expédient de remédier à cette impossibilité en remettant à la commune le monument lui-même. Il n’en reste pas moins vrai que le Comité a disposé, sans droit, de deniers ayant le caractère de deniers publics et que l’emploi qu’il en a fait n’a été soumis à aucun contrôle soit des souscripteurs, soit de leurs représentants, qui ne sauraient être en l’espèce que les membres du Conseil Municipal.

    J’ai cru devoir vous soumettre ce cas pour la raison que M. (Henri) Fougère, député (de l’Indre), est intervenu à de fréquentes reprises, auprès de moi en vue d’obtenir la ratification des faits ci-dessus exposés et qu’il n’est pas douteux qu’il ne vous saisisse de cette affaire.

    Dans ces conditions, je vous serais reconnaissant de vouloir bien me faire connaître si malgré les instructions ministérielles auxquels il n’a jamais été dérogé, l’administration Préfectorale peut admettre que les fonds receuillis  -- eussent été versés directement sans passer par la caisse dudit receveur”.

  • Courriers divers 23/04/1923
    Source : DUBANT Didier

    - Le 23 avril 1923 le directeur de la Direction du Personnel du Ministère de l’Intérieur au nom du Ministre de l’Intérieur écrit au Préfet de l’Indre : “en réponse ...

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    Courriers divers 23/04/1923

    - Le 23 avril 1923 le directeur de la Direction du Personnel du Ministère de l’Intérieur au nom du Ministre de l’Intérieur écrit au Préfet de l’Indre : “en réponse à votre rapport du 29 mars dernier, relatif à l’approbation du projet d’un monument aux morts présenté par la municipalité d’Orsennes, j’ai l’honneur de vous faire connaître que, bien que les formalités prescrites en ces sortes d’affaires n’aient pas toutes été régulièrement accomplies, il n’y a pas lieu, étant donné l’accord entre le Conseil municipal et le comité, et, en l’absence de toute protestation des souscripteurs, de s’opposer à la demande formée par la commune d’Orsennes. Je vous prie, en conséquence, de vouloir bien autoriser l’érection du monument dont il s’agit”.

     

  • Courriers divers 15/05/1923
    Source : DUBANT Didier

    - Le 15 mai 1923, le Maire d’Orsennes écrit au Préfet de l’Indre à Châteauroux : “Monsieur le Préfet, je viens de recevoir ce jour les plans, devis, cahier des ...

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    Courriers divers 15/05/1923

    - Le 15 mai 1923, le Maire d’Orsennes écrit au Préfet de l’Indre à Châteauroux : “Monsieur le Préfet, je viens de recevoir ce jour les plans, devis, cahier des charges concernant l’élévation d’un monument aux Morts de la Commune d’Orsennes, approuvés par vos soins. Je vous remercie donc M. le Préfet infiniment. Maintenant, je vous serais très obligé de vouloir bien me faire connaître si vous avez approuvé la délibération qui a été prise par le Conseil Municipal d’Orsennes dans sa séance du 11 février 1923, dans laquelle il est dit que le Conseil municipal décide d’appliquer la somme de 7.000 francs inscrite au Budget additionnel de 1923 pour l’achat d’une statue destinée au monument aux Morts de ma commune. Dans le cas ou vous l’auriez approuvée, vous voudrez bien m’en informer, ou me faire connaître les raisons qui s’y oposent. Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’assurance de mes sentiments respectueux et dévoués”.

  • Marché de gré à gré 10/12/1923
    Source : DUBANT Didier

    - Le 10 décembre 1923, “Entre les soussignés M. Gabriel Leroy, maire de la commune d’Orsennes, y demeurant agissant au nom de la dite commune d’Orsennes et spécialement autorisé à ...

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    Marché de gré à gré 10/12/1923

    - Le 10 décembre 1923, “Entre les soussignés M. Gabriel Leroy, maire de la commune d’Orsennes, y demeurant agissant au nom de la dite commune d’Orsennes et spécialement autorisé à l’effet des présentes par une délibération du conseil municipal de la dite commune prise le onze février mi neuf cent vingt trois et aprouvée par M. le Préfet d’une part et M. Jean Clément, sculpteur demeurant à Paris, 16 rue Daubigny (17eme arrondissement), il est convenu ce qui suit : M. Clément s’engage à fournir avant le vingt-cinq décembre mil neuf cent vingt trois à la commune d’Orsennes une statue en bronze, grandeur naturelle et conforme au plan établi pour l’éxecution du Monument à la mémoire des morts de la commune d’Orsennes par M. Enderlin, architecte à Paris, dont M. Clément déclare avoir pris connaissance, moyennant la somme de sept mille francs. Que M. Leroy es dit qualité s’engage à payer dans le délai d’un mois après l’achèvement de la dite statue. M. Clément prend en outre à sa charge tous les frais de transport et de pose de la dite statue sans aucune indemnité”.

     

  • 1924
  • Procès-verbal de Réception 15/03/1924
    Source : DUBANT Didier

    - Le 15 mars 1924, Gabriel Leroy, Maire de la commune d’Orsennes, accompagné de MM. Brandin Alexandre et Ripoteau Joseph, conseillers municipaux se rendent “sur la place publique d’Orsennes pour ...

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    Procès-verbal de Réception 15/03/1924

    - Le 15 mars 1924, Gabriel Leroy, Maire de la commune d’Orsennes, accompagné de MM. Brandin Alexandre et Ripoteau Joseph, conseillers municipaux se rendent “sur la place publique d’Orsennes pour examiner et vérifier le travail d’exécution d’une statue confié à M. Jean Clément, en vertu d’un marché de gré à gré passé le 10 décembre 1923”. Après avoir constaté “la bonne exécution de cette fourniture”, ils en accordent la réception définitive. 

  • 1925
  • Délibérations Conseil municipal 27/12/1925
    Source : DUBANT Didier

    - Le 27 décembre 1925, Paul Planteline, Maire d’Orsennes, “fait connaître au Conseil qu’il est en possession des plans et devis qu’il a fait établir en vue de l’entourage du ...

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    Délibérations Conseil municipal 27/12/1925

    - Le 27 décembre 1925, Paul Planteline, Maire d’Orsennes, “fait connaître au Conseil qu’il est en possession des plans et devis qu’il a fait établir en vue de l’entourage du “Monument aux Morts” et dont il le prie d’en prendre connaissance. Le Conseil, après en avoir délibéré décide de faire entourer le “Monument aux Morts de la Commune”, approuve les plan et devis dont le montant des travaux s’élève à la somme de 5.250 francs. Cette somme sera inscrite au Budget Additionnel de l’exercice 1926”.

    - Le “Projet d’établissement d’une grille d’entourage au monument aux “Morts pour la France”” est daté du 22 décembre 1925 et est signé “LAVILLE”. Il précise : “le présent projet a pour but l’établissement d’une grille d’entourage au monument aux MORTS POUR LA FRANCE. Cette grille sera d’un type conforme au plan d’ensemble et aux plans de détail ci annexés. Elle sera formée par deux traverses en fer en U de 30 m/m reliant deux obus fournis par la Cne d’Orsennes ; la première traverse sera placée à 0,15 du niveau du fond de l’obus et la traverse supérieure sera placée à 0,40 au-dessus de la première, sur ces traverses seront fixés des barreaux de fer carré de 15 mm affleurant la traverse supérieure et dépassant la traverse inférieure  de 0,10. Ces barreaux seront espacés de 0,14 d’axe en axe et celui du milieu de chaque travée sera scellé dans la bordure en pierre de taille. Tous les deux barreaux, il sera placé à l’extrémité supérieure, une pomme de pin du modèle figurant au plan de détail.

    Elle reposera sur une bordure en pierre de taille placée sur un massif de maçonnerie ordinaire.

    La grille sera fixée aux obus de la façon suivante : les traverses seront recourbées à angle droit à chacune de leurs extrémités et liées à l’obus par une vis à métaux.

    Entre chacune des travées centrale de la façade du monument il sera ménagé une porte de 0,84 de largeur et qui sera supportée par des fers carrés de 30 mm bien scellés dans la bordure en pierre de taille. Chaque porte sera munie d’une serrure à double clef.

    Les obus seront fixé à la pierre de taille au moyen d’une tige de fer carré de 18 mm taraudée à son extrémité supérieure pour permettre d’assujettir l’obus par un écrou de forme conique s’adaptant exactement à la place de la fusée de l’obus.

    Provenance des matériaux.

    La pierre de taille pour la bordure proviendra des carrières de Crevant (Indre) (granit de la même nuance que celui employé pour la construction du monument)…”. Le montant total indiqué sur ce devis estimatif est 5.250 francs.

  • 1926
  • Adjudications 30/05/1926
    Source : DUBANT Didier

    - Le 30 mai 1926, a lieu l’adjudication des travaux de réalisation de la grille d’entourage du Monument aux Morts sur la base du devis dressé par René Laville le ...

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    Adjudications 30/05/1926

    - Le 30 mai 1926, a lieu l’adjudication des travaux de réalisation de la grille d’entourage du Monument aux Morts sur la base du devis dressé par René Laville le 22 décembre 1925. L’adjudication sera attribuée à l’unique soummissionnaire “Mazure Maxime fils” pour 4.488 francs.

  • 1927
  • Procès-verbal de Réception 31/05/1927
    Source : DUBANT Didier

    - Le 31 mai 1927, le Maire de la commune d’Orsennes assisté de M. Laville René, Directeur des Travaux communaux et de MM. Gadefait et Leroy, conseillers municipaux, en présence ...

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    Procès-verbal de Réception 31/05/1927

    - Le 31 mai 1927, le Maire de la commune d’Orsennes assisté de M. Laville René, Directeur des Travaux communaux et de MM. Gadefait et Leroy, conseillers municipaux, en présence de Monsieur Mazure Maxime, entrepreneur, après avoir constaté que les travaux réalisés satisfont aux conditions du devis, déclare “qu’il y a lieu d’en accorder la réception définitive”. 

  • Inauguration 25/09/1927
    Source : DUBANT Didier

    - Dimanche 25 septembre 1927 – Inauguration du Monument aux Morts.

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Localisation

Place

sur le côté nord de la Place de l’église (anciennement Place du jet d’eau) juste à côté de de la façade de l’église Saint-Martin.

A l’époque la construction du Monument aux Morts entraîna la destruction de quelques arbres faisant partie de l’extrémité de la “Promenade d’Orsennes” qui se situait le long du flanc nord de l’église.