France (Hautes-Pyrénées) Tostat (65140)

Conflits commémorés
  • 1914-18
  • 1939-45
  • Monument communal
  • Initiative(s) - Souvenir Français
informations déposées par Garcia Hyacinthe dernière mise à jour le 11/09/2017

Description du monument

Caractéristiques

  • Structure
    • Pilier commémoratif
      • Piédestal
  • Représentations - Soldats
    • Types de Poilus (de série)
      • Poilu - Sentinelle (Camus - Jacomet)
  • Ornementation végétale
    • Palme(s)

A Tostat, la statue du monument aux morts représente un modèle très prisé, le "Poilu au repos". Cette œuvre de série est sans aucun doute la sculpture d'édition ayant connu la plus grande diffusion, avec en estimation au moins 900 exemplaires recensés en France.

Commentaire descriptif : situé sur un soubassement en béton armé, le monument aux morts est en marbre gris veiné de blanc et composé d'une marche surmontée d'un socle, d'un fût puis d'une corniche et d'une base sur laquelle repose une statue en fonte de fer. A sa création, de chaque côté du fût, se trouve une couronne mortuaire métallique ornée de fleurs en céramique ; le monument est entouré d'une grille en fer de couleur grise, équipée en façade d'un portillon.

La statue représente un "Poilu au repos" : combattant en pied, les mains jointes sur le canon de son fusil dont la crosse repose au sol. C’est un homme jeune aux traits paisibles, semblant presque souriant ou empreint de tristesse selon l’orientation et l’éclairage, moustachu, casqué, chaussé, portant les bandes molletières et l'uniforme réglementaire (annexe 2), équipé d'un fusil, de cartouchières passées au ceinturon, d'un sac en bandoulière porté sur le côté gauche, d'une gourde sur le côté droit. Il est décoré de la croix de guerre (instituée par le décret du 23 avril 1915) avec une palme sur le ruban, portée sur la gauche de sa poitrine.

Matériaux

Nature du monument : stèle surmontée d’une statue de "Poilu au repos".

Matériaux et mise en œuvre : marbre, béton armé, fonte, fer.

Technique du décor : fonderie.

Commentaires

Lors du déplacement du monument aux morts, la grille l'entourant sera supprimée ainsi que les deux couronnes mortuaires.

A l'intérieur de l'église, une plaque en bois avec photos rend hommage à quatre des six disparus de la guerre 14-18. Un cinquième médaillon a été ajouté mais sans le nom du soldat.
Un cadre commémoratif plus récent reprend les noms des six victimes.

Inscriptions présentes sur le monument

Aux Enfants de Tostat Morts pour la Patrie
1914-1918

Nom des morts : à son origine, le monument comprend une plaque où figurent par ordre alphabétique les morts de la guerre 14-18 (Baudéan Charles – Guinle Jean-Marie – Lancède Jean-Marie – Miqueu Paulin – Save Gabriel – Terrebonne Gustave) ; puis, à une date indéterminée au stade actuel des recherches, deux plaques seront ajoutées au pied du monument pour les deux morts de la guerre 39-45 (Montéan Jean et Gardey Vincent) ; enfin, une nouvelle plaque est apposée en 2012 (suite à la loi du 28 février 2012 rendant obligatoire l'inscription, sur les monuments aux morts, des noms de tous les Morts pour la France) où figurent rassemblés les morts de la guerre 14-18, ceux de 39-45, et l'inscription "19 mars 1962-Cessez-le-feu en Algérie" (aucun mort n'étant à déplorer dans la commune pour ce conflit).

Les morts

19 mars 1962
"Cessez le feu en Algérie"

Baudéan Charles
Guinle Jean-Marie
Lancède Jean-Marie
Miqueu Paulin
Save Gabriel
Terrebonne Gustave
Montéan Jean
Gardey Vincent

Historique du monument

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Localisation

Près de l'église

Emplacement : côté nord de l'église. Mais il n'en a pas toujours été ainsi. En effet, en des temps anciens, le cimetière se situait au nord de l'église, clos d'un mur de pierre, et le monument aux morts, à l'extérieur de l'enceinte du cimetière, côtoyait la chapelle funéraire du château. A cette époque, la route principale suivait la rue du Pic du Midi (face à la Maison des Associations), un autre chemin contournant l'église par l'ouest.

En 1860, et après plusieurs années de pourparlers, le déplacement du cimetière à la périphérie du village, pour des raisons de salubrité publique, a été décidé. Mais l'enceinte est restée en place jusqu'au début des années 1970 (entre 1971 et 1973), date de construction de la route actuelle contournant l'église par l'est. Et le monument aux morts a rejoint son emplacement actuel.