France (Tarn-et-Garonne) Valence (82400)

Conflits commémorés
  • 1914-18
  • Monument communal
informations déposées par Martine Aubry dernière mise à jour le 07/11/2019

Description du monument

Caractéristiques

  • Structure
    • Pilier commémoratif
      • Piédestal
  • Représentations - Soldats
    • Diverses Représentations de Poilus
      • Poilu avec fusil
  • Représentations féminines
    • Femme avec divers attributs
      • Femme avec couronne, épée et drapeau
  • Ornementation civile
    • Armes de la ville
  • Ornementation végétale
    • Feuille(s)
      • Feuille(s) Laurier et Feuille(s) Chêne
  • Autres éléments
    • Entourages
      • Entourage Grilles
Il se compose de deux parties distinctes, comme celui de Saint-Gaudens, autre oeuvre de Ducuing :
  • un jeune poilu à l’attitude martiale est placé sur un piédestal à la base duquel est assise une figure féminine.
  • Tandis que le soldat est représenté avec réalisme, rappelant les figures réalisées par Ducuing pour la manufacture de Sèvres (grande minutie dans les détails de l’uniforme et du paquetage, bandes molletières, clous des godillots…),
  • la figure féminine est traitée dans un esprit très différent. Le sculpteur y emploie un vocabulaire allégorique classique (voile, cuirasse, vêtement non typé dans le temps, cothurnes, couronnes), seul le détail du casque Adrian permet de la rattacher à la Grande Guerre. Dans cette allégorie se confondent les figures de la France, de Pallas Athéna, déesse guerrière, mais aussi de la mère Patrie en deuil, à laquelle son voile, masquant son visage, confère une attitude spectrale. Le combat terminé – l’épée est rangée dans son fourreau – elle rend hommage aux défunts : ses mains tiennent des couronnes de laurier.
  • Au revers du piédestal est disposé un troisième groupe en bronze : les armes de la commune, dans un cuir découpé, agrémentées d’une palme et de feuilles de chêne.

Inscriptions présentes sur le monument

1914-1918
LA VILLE DE
VALENCE
RECONNAISSANTE

HOMMAGE
AUX MORTS
POUR
LA FRANCE

À
LA GLOIRE
DE
NOS HÉROS

Historique du monument

  • 1916
  • Délibérations Conseil municipal 24/12/1916
    Source : La Dépêche

    24 décembre 1916 : à cette date, la commune de Valence, déplore la perte de 54 de ses enfants tombés glorieusement au Champ d'Honneur. Ce jour-là, 10 élus, sur les ...

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    Délibérations Conseil municipal 24/12/1916
    24 décembre 1916 : à cette date, la commune de Valence, déplore la perte de 54 de ses enfants tombés glorieusement au Champ d'Honneur. Ce jour-là, 10 élus, sur les 21 en exercice, assistent à la séance du conseil municipal, la mobilisation étant la cause des nombreuses absences. Le maire, Jean-Baptiste Chaumeil demande au conseil « d'envisager s'il n'y avait pas lieu de se préoccuper dès maintenant, en vue de rendre aux héros sublimes qui ont versé leur sang pour la plus noble des causes l'hommage impérissable qui leur est dû, de mettre à l'étude le projet d'érection d'un monument sur une des places de la ville, pour perpétuer le souvenir de leurs noms à jamais glorieux » ! Le principe d'une souscription publique, à laquelle pourront être appelées à participer toutes les communes du canton, est retenu. Les souscripteurs furent, par la suite, très nombreux à répondre à cet appel, notables et particuliers confondus. Le comité de souscription recueillera les fonds jusqu'en 1920, soit 28 000 francs au total. Le projet est estimé à 40 000 francs.
  • 1919
  • Projet(s) 02/1919
    Source : La Dépêche

    Février 1919 : M. Paul Ducuing de Paris, statuaire, fait parvenir deux projets du « monument au Poilu » à la mairie de Valence (l'un de 16 275 francs et ...

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    Projet(s) 02/1919
    Février 1919 : M. Paul Ducuing de Paris, statuaire, fait parvenir deux projets du « monument au Poilu » à la mairie de Valence (l'un de 16 275 francs et l'autre de 21 600 francs). D'autres noms très intéressés furent évoqués : André Abbal, artiste statuaire à Paris (enfant du pays et compagnon d'armes de ceux que nous voulons glorifier, il était sur le front avec le 132ème Territorial !) ; Marius Cladel, aussi statuaire à Paris, pour un projet de 38 000 F, il était le fils de Léon Cladel, écrivain né à La Française, T&G.
  • 1920
  • Subvention 01/1920
    Source : La Dépêche

    Janvier 1920 : une subvention est demandée à l'Etat : le coefficient de la subvention est basé sur deux barèmes, l'un qui dépend du nombre de morts comparé à la ...

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    Subvention 01/1920
    Janvier 1920 : une subvention est demandée à l'Etat : le coefficient de la subvention est basé sur deux barèmes, l'un qui dépend du nombre de morts comparé à la population de 1914 (pour Valence, 107 morts pour une population de 3194 habitants soit 3,7%) qui donnera un coefficient de 7%, l'autre qui donne la valeur en centimes du projet rapporté à une population de 100 habitants. Ce sont donc 10 % de subventions qui sont attendues.
  • Autres 02/1920
    Source : La Dépêche

    Février 1920 : une demande de trophées de guerre est faite et acceptée en juin pour l'obtention de deux petits canons, deux minenwerfers (lance-bombes avec plateforme) à prendre au parc ...

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    Autres 02/1920
    Février 1920 : une demande de trophées de guerre est faite et acceptée en juin pour l'obtention de deux petits canons, deux minenwerfers (lance-bombes avec plateforme) à prendre au parc d'artillerie de Toulouse, quatre obus de 270 et quatre obus de 155 à prendre à l'inspection des Forges de Lyon. Tout ce matériel devant servir de décor au monument projeté. Les obus seront livrés par l'atelier de chargement de Montluçon. La cession a lieu à titre gratuit au titre de la liquidation des stocks ; seul le port est dû par la mairie. Le 3 août 1920 les trophées sont livrés par la Compagnie des Chemins de Fer.
  • Emplacement 08/1920
    Source : La Dépêche
    Fin août 1920 l'emplacement du monument est choisi sur le « plaça ».
  • Autres 18/08/1920
    Source : La Dépêche
    Le 18 août 1920, une statue en plâtre de 30 killos (maquette) arrive en gare de Valence, au départ de Paris-Austerlitz.
  • Construction 22/09/1920
    Le 22 septembre 1920 la première assise du soubassement du monument est expédiée d'Ax-les-Thermes en Ariège. Le deuxième envoi de pierres arrivera en octobre.
  • Construction 18/10/1920
    Source : La Dépêche
    Le 18 octobre 1920 la maison Barbedienne de Paris (bronzes d'art) envoie trois caisses renfermant le monument !
  • Construction 20/10/1920
    Source : La Dépêche
    La Compagnie des Chemins de Fer du Midi émet un avis d'arrivage à « petite vitesse » de 20 pierres de taille le 20 octobre 1920.
  • 1921
  • Inauguration 20/02/1921

    Ce fut, dit-on, une très belle journée ensoleillée d'un astre radieux, comme il s'en lève peu dans ce rude mois d'hiver. Les nombreux invités de marque, avaient été annoncés par ...

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    Inauguration 20/02/1921
    Ce fut, dit-on, une très belle journée ensoleillée d'un astre radieux, comme il s'en lève peu dans ce rude mois d'hiver. Les nombreux invités de marque, avaient été annoncés par voie d'affiches et placards, et les préparatifs allaient bon train.
    Même la cour de la gare fut refaite pour accueillir nos hôtes de marque !
    Cette cérémonie patriotique fut présidée par M. le ministre des Colonies et M. le sous-secrétaire d'Etat à l'agriculture ; le général commandant le CA y assistait aussi.
    Le film de la journée : l'arrivée des ministres annoncée, le train ministériel entre en gare de Valence à 10 heures très précises. MM Albert Sarraut, ministre des colonies, et Auguste Puis sous-secrétaire d'Etat à l'agriculture, sont accompagnés par M. le préfet de Tarn-et-Garonne ; M. le général de Lobit, commandant le 17ème CA. étant empêché est remplacé par le général Sabatié ; suivent, M. Pottevin sénateur, Maurice Sarraut (frère du ministre et directeur de La Dépêche) sénateur de l'Aude ; suivent encore MM. Constans et Salers, députés ; le général Collin, commandant la 33e Division à Montauban ; M. Adrien Bourgeat, conseiller général de notre canton ; M. Chaumeil, maire de Valence, ancien député, entouré de ses deux adjoints : MM. Randé et Lauzin ; des membres du conseil municipal ; des fonctionnaires ; de M. le docteur Dufaur, président de la section locale des Anciens Combattants.
    L'Harmonie des Enfants de Valence exécute « La Marseillaise ». Après les souhaits de bienvenue de M. le Maire, trois pupilles de la nation offrent de magnifiques gerbes de fleurs à MM Sarraut et Puis , ainsi qu'au général Sabatié. Le cortège se forme et, précédé de l'harmonie municipale, du groupe des pupilles de la Nation, d'une délégation de la section des Anciens Combattants et de la Société des Vétérans de 70, se rend par les principales rues de la ville magnifiquement pavoisées de drapeaux et d'oriflammes, au milieu des acclamations de la population, à l'Hôtel de Ville. Là, a lieu dans la salle des fêtes l'inauguration du superbe tableau «Bacchanales garonnaises » du au pinceau du peintre valencien, présent, Mr Domergue-Lagarde.
    A 11 heures, les personnalités officielles se rendent chez M. Chaumeil où un déjeuner intime est servi.
    A 13h15, le cortège se reforme dans le même ordre et se dirige vers la place de la Liberté où se dresse le monument. Une marée humaine se presse autour des tribunes montées pour l'occasion. Pendant que le piquet du 9e d'Infanterie rend les honneurs, un avion Ernoul de la société A.T.M.S. (Société des Aéro-Transports du Midi) survole la place salué par les ovations de la foule enthousiaste et laisse tomber autour du « Poilu victorieux » une multitude de bouquets de violettes que l'assistance s'arrache littéralement. La musique du 17e Corps d'Armée ne cessera de prêter son concours pendant toute la durée de la cérémonie . Après « La Marseillaise » suivent les brillants discours de MM. Dufaur, Chaumeil, de M. le Préfet Tavera, de M. le général Sabatié du 17e CA, de M. Puis sous/secrétaire d 'Etat à l'agriculture depuis trois jours et de M. Albert Sarraut, ministre des Colonies; qui conclut ainsi : « Soldat de la Grande Guerre, si ton héroïsme nous préserva de la servitude, ta mémoire à jamais nous prémunit contre l'anarchie. Ton geste à la fois nous affranchit du despotisme des tyrans et de celui des fanatiques !... ». La nécessité du travail, de la discipline et de l'union pour le relèvement de la patrie furent largement applaudis, et des salves d'acclamations saluèrent cette émouvante péroraison. La cérémonie se termine, l'opérateur de la maison Gaumont tourne son dernier film.
    Après un passage chez M. Chaumeil, MM. Albert Sarraut et Puis repartent pour Paris avec le train de 16h 19 !
  • Inauguration - Presse 21/02/1921
    Source : La Dépêche

    Cette cérémonie, rendant hommage à nos soldats tombés au Champ d'Honneur, qui a eu un impact bien au-delà de notre cité, fut suivie par de nombreux journaux dans leur livraison ...

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    Inauguration - Presse 21/02/1921
    Cette cérémonie, rendant hommage à nos soldats tombés au Champ d'Honneur, qui a eu un impact bien au-delà de notre cité, fut suivie par de nombreux journaux dans leur livraison du 21 février 1921. Citons : La Dépêche, La petite Gironde, La France de Bordeaux et du Sud-Ouest, Excelsior, Rappel, le Journal des Débats, l'Express du midi... Paul Ducuing, présent à la cérémonie, put être fier de la reconnaissance appuyée des autorités envers son œuvre! La foule immense et visiblement impressionnée gardera longtemps un souvenir impérissable de cette grandiose et émouvante manifestation.
  • 2018
  • Protection MH 03/07/2018