France (Lot) Catus (46150)

Conflits commémorés
  • 1914-18
  • 1939-45
  • Monument communal
informations déposées par Mothes Suzanne et mises à jour par Choubard Alain, Saget Philippe dernière mise à jour le 04/03/2023

Description du monument

Caractéristiques

  • Structure
    • Pilier commémoratif
      • Piédestal
  • Statuaires de série
    • Statuaires de série - Soldats
      • Poilu - Sentinelle (E. Camus)
  • Ornementation végétale
    • Palme(s)
  • Autres éléments
    • Entourages
      • Entourage avec obus
Poilu au repos sur piedestal

Matériaux

sculpture : fonte de fer bronzée

Inscriptions présentes sur le monument

À
LA
MÉMOIRE
DES
ENFANTS
DE CATUS
MORTS
POUR LA FRANCE
1914-1918

Les morts

ARDANT DU PICQ Alphonse Capitaine
BACH Maurice Soldat
BACH Pierre Soldat
BAIACK André Soldat
BALOY Clément Soldat
BALOY Marcel Soldat
BARAS Alcide Soldat
BARRET Théophile Soldat
BERGON Alexandre Soldat
BESSIÈRES Louis Soldat
BESOMBES Daniel Soldat
BONNET Albert Soldat
BRUGALIÈRES Auguste Soldat
DEDIEU Arthur Sergent
DELPECH René Sergent
DELSOL Jules Soldat
DEILLÈRES Jean Soldat
GÉLIS Alain Soldat
GENFIES Isidore Soldat
---
JUGE Marcel Soldat
LAFON Éloi Soldat
LAMOURAUX Lucien Soldat
LAUZU Albert Soldat
LAVAL Louis Soldat
LINOU Jean Soldat
LINOU Jean Pierre Soldat
LORINQUER Jean Soldat
MARLAS Jean Soldat
MARLAS Joseph Soldat
MAURY Jean Soldat
MONMEJA Louis Soldat
MONMEJA Antoine Soldat
PERBOYRE René Soldat
POULY Joseph Soldat
PRADEL Alfred Soldat
ROQUES Jean Soldat
ROUDIER Yves Aspirant
TALYSSAT Léon Soldat
BRUGALIERES Jean
CALVET Joseph
COSSE Louis
GORET Louis
-
GUITARD René
LACAZE Gabriel
LESUEUR Paul
ORGAMBIDE Guillaume

Historique du monument

  • 1922
  • Inauguration 26/03/1922
  • Inauguration - Presse 29/03/1922
    Source : Karl BOUCQUAERT

    Journal du Lot, mercredi 29 mars 1922, page 2 À la mémoire des héros catusiens. — Dimanche 26 mars 1922, la population de Catus a rendu le ...

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    Inauguration - Presse 29/03/1922
    Journal du Lot, mercredi 29 mars 1922, page 2

    À la mémoire des héros catusiens.
    Dimanche 26 mars 1922, la population de Catus a rendu le suprême hommage aux enfants de la commune morts pour la Patrie, en inaugurant le monument élevé à leur mémoire.
    C'est sur la grande place, face à l'Hôtel-de-Ville, que se dresse ce monument, œuvre simple, mais bien comprise. Sur un socle artistement ouvragé par M. Charles, entrepreneur, sur les plans de Monsieur Rouchayrolles, agent-voierie à Catus, un poilu, appuyé sur son fusil, monte la garde, l'œil fixé sur la tranchée ennemie.
    Sur le socle sont gravés les noms que nous publions d'autre part, des enfants de la commune morts pour la France.
    Au pied du monument, des couronnes, des fleurs étaient déposées.
    Le matin, un service funèbre eut lieu en l'église de Catus, au cours duquel un groupe de jeunes filles, dont les voix furent très appréciées, se fit entendre.
    Après la messe, un long cortège se forma et se rendit au cimetière où M. le curé-doyen Couderc prononça un éloquent discours patriotique qui impressionna vivement les auditeurs.
    La cérémonie officielle eut lieu à 3 heures : malheureusement, la pluie tombait à torrents ; le défilé des sociétés des anciens combattants de Catus et des communes environnantes ne put pas se dérouler avec l'ampleur qui convenait.
    Sur l'estrade officielle avaient pris place : MM. le Préfet du Lot, de Monzie, Loubet, Fontanille, sénateurs ; Delmas, député ; Rey, conseiller général ; Bonis, maire de Caslelfranc, Cassot, de Cazals ;Delfort, de Montgesty ; Boudy, de Saint-Médard ; Ribles, de Calamane ; Pradié, de Gigouzac, Cassan, de Nuzéjouls ; Siffray, de Thédirac.
    Les enfants des écoles, sous la direction de Mme et M. Vaysse, instituteurs, firent entendre le chant « Gloire à nos morts » ; puis, M. Massabié, Président de l'Amicale des Poilus de Catus, prononça le discours suivant :

    - Discours de M. Massabié
    Mesdames,
    Messieurs,
    Au nom de l'Amicale des Poilus, j'ai la douce mission de remercier tous ceux, qui de près ou de loin ont contribué à élever ce monument à nos camarades morts au champ d'honneur.
    A M. le Préfet, à Messieurs les Sénateurs et Députés, à toutes les délégations venues des communes voisines, à tous, au nom de mes camarades, au nom de nos morts : « Merci ! ».
    Des voix plus autorisées, diront ici comment trente-huit enfants de Catus partis à l'appel du pays en danger sont morts pour le salut de la France, pour l'éternelle gloire de leur petite patrie ; elles célébreront leur héroïsme, la grandeur de leur sacrifice, l'idéal pour lequel ils sont tombés.
    Plus simplement, je voudrais en quelques mots rappeler pourquoi ils sont morts.
    Nous devions à leur mémoire, nous devions à nous-mêmes de perpétuer leur souvenir à travers les âges : c'est fait et désormais un poilu de bronze montera la garde autour de leur souvenir.
    Il rappellera à tous, à vous qui n'avez point connu la guerre que des hommes ont lutté, souffert, sont morts pour que la France vive ; à vous, mes chers camarades, il rappellera en même temps que vos propres souffrances, les sacrifices de vos camarades de combat. En mourant, ils vous ont légué une lourde tâche : poursuivre l'idéal pour lequel ils sont tombes, continuer leur œuvre.
    De toute leur âme, ils ont voulu la victoire du pays, et pour l'assurer, ils ont tout donné ; mais n'oubliez jamais que ce qu'ils ont voulu par-dessus tout, obstinément, passionnément, c'est que cette guerre fut la dernière des guerres.
    Et je suis sûr que s'ils pouvaient se lever de leurs tombes éparses sur l'immense front de bataille et venir ici faire entendre leurs voix, ils vous diraient que pour que jamais on ne revoie une catastrophe pareille, pour que jamais on ne revoie, tant de veuves, tant d'orphelins, tant de mutilés, tant de ruines : pour que jamais dans la cité un monument pareil ne fasse pendant à celui-ci, partout et toujours, sans trêve, jusqu'au bout : « Faites la guerre à la guerre. ».
     
    - M. Delpech, maire, d'une voix vibrante, salua en ces termes la mémoire des enfants de Catus :
    Discours de M. Delpech.
    Mesdames,
    Messieurs,
    Mes chers Camarades,
    Elevé par votre confiante estime aux fonctions de maire do Catus, c'est en cette qualité que m'incombe aujourd'hui, l'honneur de rendre avec toute la sincérité de mon cœur, hommage aux enfants de notre chère cité tombés au champ d'honneur.
    De toutes parts, dans notre belle France, s'érigent de superbes monuments destinés à perpétuer à travers les âges le souvenir des enfants qui sont morts pour la défense de la Patrie.
    La ville de Catus qui a payé fièrement son lourd tribut a voulu, elle aussi, dresser un monument qui fut un symbole digne de notre cher pays.
    C'est pourquoi, nous sommes rassemblés aujourd'hui pour donner è cette cérémonie tout l'éclat qu'elle mérite et toute sa haute signification: trente-six de nos compatriotes sont morts dans l'effroyable tourmente, dans l'affreux carnage qui pendant près de cinq ans a bouleversé le monde.
    Nombreuses sont les familles dont la mort d'un ou de plusieurs de leurs membres ont été la rançon de notre très chère victoire.
    Honneur à ces familles éplorées mais ennoblies par le plus grand de tous les sacrifices, la perte de l'un ou de plusieurs de leurs enfants. Honneur, affection et dévouement aux pères et aux mères, aux veuves et aux orphelins victimes de la guerre.
    A nous les survivants, incombe le devoir sacré, sinon de les consoler tout au moins d'adoucir leur douleur, de les aider dans leurs besoins, d'atténuer autant qu'il est en notre pouvoir leur solitude et leur peine, à nous aussi de terminer la tâche des morts, de travailler pour rendre notre Patrie forte, respectée et capable d'éviter dans l'avenir un cataclysme pareil à celui que nous venons de subir.
    Aujourd'hui, nous faisons plus et mieux que pleurer nos morts, nous célébrons leur vaillance et leur gloire ; c'est avec orgueil que nous pouvons dire qu'ils auront contribué à préserver la France de l'esclavage, à la sauver de l'hégémonie prussienne.
    La France républicaine n'a jamais désiré, la guerre ; pendant plus de 40 ans elle a fait tout ce qui lui était humainement possible de faire pour l'éviter : contrainte elle a fait un sanglant sacrifice pour s'assurer un avenir pacifique. Mais pour obtenir absolument cet avenir paisible il faut que nous sachions imposer la paix par notre sagesse, par l'ascendant que nous pouvons exercer sur les peuples qui ne demandent qu'à travailler tranquillement chez eux.
    Or, pour que la France puisse soutenir et accroître le prestige dont elle jouit dans le monde, il est nécessaire que dans toutes les parties de son territoire, dans toutes ses communes, règne la concorde entre les habitants; il faut que tous travaillent, que chaque individu s'efforce d'augmenter sa propre valeur, que tous s'ingénient à rendre le pays plus prospère ; il faut que les divisions des partis disparaissent, que tous aient en vue le bien général, qu'une confiance réciproque s’établisse entre tous les citoyens.
    Et alors, mais alors seulement, et j'insiste sur ce point, la France sera en état d'imposer la paix au monde; alors la guerre sera à jamais bannie de la terre, et nos morts que nous glorifions aujourd'hui pourront être assurés que leur sacrifice n'a point été inutile.
    Maintenant, les années vont s'écouler pendant que les ombres de l'histoire estomperont l'éclat de ce passé glorieux. Et lorsque nos petits-neveux passeront devant ce monument, affairés ou distraits, oubliant peut-être de jeter un regard sur l'œuvre qui doit rester le témoignage de notre reconnaissance infinie, la voix de nos héros les invitera à ne pas faillir à la tâche commune qui est de faire la France grande et prospère dans la paix comme elle fut vaillante dans la guerre.
    Sur ce monument sont inscrits les noms de ces chers morts qui nous dictent notre devoir.
    Ecoutez la longue et douloureuse liste des héros de la Patrie et delà Liberté :
    Ardant du Picq Alphonse, Bach Maurice, Bach Pierre, Baïack André, Baldy Clément, Baldy Marcel, Barras Alcide, Barret Théophile, Bergon Alexandre, Bessières Louis, Besombes Daniel, Bonnet Albert, Brugalières Auguste, Dedieu Arthur, Delpech René, Delsol Jules, Drillères Jean, Gélis Alain, Genriès Isidore, Juge Marcel, Lafon Eloi, Lamouroux Lucien. Lauzu Albert, Laval Louis, Linou Jean, Linou Jean-Pierre, Lorinquer Jean, Marias Jean, Marias Joseph, Maury Jean, Mommeja Louis, Mommeja Antonin, Perboyre René, Pouly Joseph, Pradel Alfred, Roques Jean, Roudier Yves, Talayssat Léon.
    Je suis heureux d'adresser à Monsieur Rouchayrolles et à Monsieur Charles, au nom du Conseil municipal et de la population de Catus toutes mes félicitations pour le talent apporté dans l'exécution de ce beau monument.
    Qu'il me soit permis en terminant d'adresser un remerciement ému et sincère à tous ceux qui ont bien voulu, fraternellement, honorer de leur présence cette touchante cérémonie.
    Au nom des vivants et des morts, a tous Merci.
     
    - Notre excellent collaborateur, Armand Lagaspie déclama avec art la belle poésie suivante :
    A la Mémoire des héros de Catus
    Debout les Morts. Debout les Catussiens sublimes Fauchés à Charleroi, Verdun et Saint-Mihiel.
    Debout, humbles héros Debout nobles victimes.
    Sortez de vos tombeaux pour un dernier appel.
    Salut ! Morts glorieux, martyrs de la Patrie
    Voyez ce monument, ces fleurs et ces drapeaux.
    C'est votre fête, ici. C'est pour vous que l'on prie
    Et ce jour mémorable est magnifique, est beau.
    Jeunes et vieux Poilus tombés dans la fournaise.
    Vos noms sont aujourd'hui dans tous les cœurs graves.
    Ecoutez dans les cieux l'écho des Marseillaises.
    Le jour de gloire enfin pour vous est arrivé.
    Oui ! Vous êtes inscrits au Temple de Mémoire
    Pour les peuples futurs, vous serez, désormais,
    Modestes artisans de la Grande Victoire,
    L'exemple de tous ceux qui montent aux sommets.
    Aussi, point de sanglots. Point de larmes amères.
    Ah ! C’est avec douleur, mais c'est avec orgueil
    Que vos enfants chéris, vos épouses, vos mères,
    Calment leur désespoir et supportent leur deuil.
    Nul ne vous oubliera, Poilus, sauveurs du monde,
    Oui, vous serez bénis pendant l'éternité,
    Oh ! Chers enfants, la Gloire à grands flots vous inonde
    Et vous êtes vivants dans l'immortalité.
     
    - M. le docteur Rey, le vénéré conseiller général de Catus, impressionna vivement les auditeurs par les belles paroles suivantes :
    Discours de M. Rey
    Mesdames,
    Messieurs,
    « La ville de Catus, pénétrée d'admiration et de reconnaissance pour ses fils tombés au Champ d'honneur en défendant la Patrie, la Liberté et le Droit, a tenu, comme tant d'autres communes, petites et grandes, à leur rendre solennellement l'hommage qu'ils ont si hautement mérité.
    Elle a voulu consacrer à leur mémoire un souvenir durable qui transmette aux générations futures l'exemple de leur esprit de discipline, de leur abnégation, de leur courage, de leur héroïsme.
    N'ont-ils pas, comme partout, rempli leur devoir jusqu'au suprême sacrifice, celui de la vie, dans les circonstances les plus tragiques de l'histoire des siècles ?
    Je n'essaierai pas, après tant d'autres qui l'ont fait avec éloquence et d'une manière poignante, de décrire l'horrible enfer où ils ont vécu, durant plus de 4 années, dans des souterrains, dans la boue, dans le sang, au milieu d'une mitraille incessante provenant à la fois de la surface du sol, des hauteurs de l'air, des entrailles de la terre et au sein d'une atmosphère empoisonnée, irrespirable.
    Mais je voudrais chercher comment, par quelles causes, sur tous les points de la France, dans les petites bourgades comme dans les grandes villes, dans toutes les classes de la Nation, se sont manifestées les mêmes vertus qui nous ont conduits à la Victoire, afin d'en tirer une leçon pour l'avenir.
    N'étions-nous pas, au début tout au moins de la guerre, dans des conditions d'infériorité au point de vue du nombre des combattants, de la quantité et de la perfection des armes et le succès ne paraissait-il pas douteux?
    Ce doute lui-même ne pouvait-il pas être aussi une cause de faiblesse, de découragement?
    Mais, pour vaincre, les forces matérielles ne suffisent pas; il faut qu'elles soient animées, soulevées par des forces morales.
    Les armes les plus redoutables sont impuissantes si elles ne se trouvent pas entre des mains voulant et sachant s'en servir pour le triomphe d'un noble Idéal.
    Or, cette force morale nous la possédions, car nous avions été indignement attaqués par un peuple de proie, un peuple de bandits.
    Notre Idéal, c'était la lutte pour le Droit, la Justice, l'Indépendance des peuples.
    Notre histoire nous montre que, chaque fois que nous avons été privés de ces deux forces conjuguées, c'est la défaite qui est survenue.
    Sans remonter bien haut, à quoi devons-nous les brillantes victoires de la Révolution si ce n'est à l'élan qui poussait nos  volontaires on sabots contre la coalition des rois de l'Europe voulant nous asservir?
    Quand, plus tard, nous avons combattu, non pour délivrer les peuples mais pour les conquérir, nous avons été battus et envahis, malgré le courage légendaire de nos vieux grognards et l'extraordinaire génie qui gouvernait alors la France.
    « Quinze ans, son dur sabot, dans sa course rapide
                  Broya des générations,
    Quinze ans, elle passa, fumante, à toute bride,
                Sur le ventre des Nations ».
    Et en 1870, pourquoi avons-nous été encore vaincus et envahis? C'est que nous avons commis la lourde faute de paraître les agresseurs et de défendre une cause d'origine purement dynastique.
    Nos soldats, cependant, furent braves, comme toujours, mais l'idéal manquait, mais la plupart des chefs se montrèrent inférieurs à leur tâche ou trahirent.
    Je me rappelle avec émotion les paroles éloquentes que prononçait notre immortel compatriote, Gambetta, à l'inauguration du Monument des Mobiles, à Cahors.
    Répondant à ceux qui s'étonnaient qu'on glorifiât des vaincus, il s'écriait : « Oui, il faut honorer les morts, il faut les honorer d'autant plus qu'ils sont morts dans la défaite, morts sans espoir, sachant qu'ils n'avaient que leur sang à donner à la Patrie ; mais ce sang a sauvé l'honneur de la France. »
    Que les générations futures ne perdent pas le souvenir que si, dans l'espace de 120 ans, nous avons été deux fois victorieux, c'est grâce à l'idéal de Liberté et de Justice qui soufflait dans nos drapeaux et que si, par trois fois, nous avons été envahis et battus, c'est parce que nous n'avions plus la force morale.
    Qu'elles se souviennent aussi de ce que disait encore Gambetta : « Les peuples qui se sont fait une place dans l'histoire et qui ont su la garder ont eu, par-dessus tout, le culte du sacrifice et de l'abnégation militaires.»
    M. Solmiac, conseiller d'arrondissement, salua en excellents termes la mémoire des enfants de Catus morts auchamp d'honneur.
    M. le Préfet apporta le salut du Gouvernement de la République aux héros de la grande guerre.
    MM, Delmas, député, Fontanilles, Loubet, de Monzie, sénateurs saluèrent, à leur tour, en termes éloquents ces braves enfants qui firent le sacrifice de leur vie pour la défense de la patrie et de la liberté.
    Tous ces discours furent applaudis vigoureusement.
    A 5 heures, la cérémonie terminée, un vin d'honneur fut offert sous la halle aux invités.
    Cette fête fut gâtée par le mauvais temps : et ce fut regrettable. Néanmoins, l'organisation était bien comprise, et elle fut parfaite en tous points.
    Les membres du Comité de la fête et notamment M. le maire de Catus, ont droit à des félicitations et à des remerciements.