France (Indre) Malicornay (36340)

Conflits commémorés
  • 1914-18
  • Monument communal
informations déposées par Dubant Didier et mises à jour par Choubard Alain dernière mise à jour le 01/09/2016

Description du monument

Caractéristiques

  • Structure
    • Pilier commémoratif
      • Piédestal
  • Autres éléments
    • Entourages
      • Entourage Bornes/Chaînes ou barres
  • Représentations - Sculptures (de série)
    • Poilu - On ne passe pas (Piron)

Le monument est constitué d’une statue, d’un piédestal et d’un entourage avec grille.

La statue est un soldat en fonte de fer bronzée. C’est la statue : “On ne passe pas” portant le n° 2 du catalogue” Rombaux-Roland. Le soldat se présente debout jambes jointes, les deux bras écartés. Sa main gauche est ouverte paume tournée vers l’arrière, pendant que sa main droite tient au bout de son bras son fusil. Le fusil incliné est perpendiculaire par rapport au bras du soldat. La crosse est au sol et la baïonnette est en place au bout du canon. Le soldat est casqué, il est revêtu d’une capote dont les pans inférieurs, ouverts, dévoilent les bandes molletières. Sur son épaule gauche, il porte la fourragère et sur sa poitrine une Croix de guerre et une autre médaille sont bien discernables. Sa ceinture soutient à l’avant deux cartouchières, du côté gauche la boîte rectangulaire de son masque à gaz et ce qui semble être le fourreau de sa baïonnette. Deux musettes et une gourde essaient de trouver un difficile équilibre dans le bas de son dos. Le socle métallique de la statue porte sur son côté gauche “E : PIRON ” (Eugène PIRON, le nom du sculpteur à l’origine du modèle). Le même soldat en fonte de fer bronzée a été installé au sommet du Monument aux morts de la commune de Bazaiges (Indre) et de celui de la commune de Lye (Indre).

Devant les pieds de la statue, le sommet du piédestal porte gravé sur sa face antérieure les dates “1914 – 1918”. En dessous se trouve en lettres dorées sur une plaque de marbre noir, sur deux colonnes la liste des 37 enfants de Malicornay, morts pendant la première guerre mondiale (première lettre du prénom, suivie du nom).

Plus bas, toujours sur la face antérieure du piédestal, se trouve gravé et dorée sur trois lignes l’inscription principale.

Ce piédestal repose sur deux niveaux d’assises. L’assise inférieure qui seule constitue un emmarchement se trouve au centre d’un large massif de fondation en béton. Ce sont les  extrémités de ce  massif qui servent d’appui à une grille métallique qui assure sur quatre côtés la protection du monument. Cette grille est dotée d’un portillon situé en position centrale sur la face antérieure.

Matériaux

sculpture : fonte de fer bronzée

Economie

Prix

15 000 francs

Subvention commune

15 000 francs (dont 7 879 francs provenant de la vente d’un terrain communal)

Inscriptions présentes sur le monument

Gravé sur le piédestal, sur la face antérieure, juste sous la statue, 
1914-1918

Gravé sur la face antérieure de la partie base du piédestal :
AUX ENFANTS DE MALICORNAY MORTS POUR LA FRANCE

Les morts

- Inscriptions en lettres dorées sur une plaque de marbre gris sur la face antérieure du piédestal : “1939-1945  J. Delage 1940 (Julien Marcel Delage, du 6e Régiment du Génie, décédé le 26 janvier 1940 à l’Hôpital mixte de Lunéville, dans le département de Meurthe-et-Moselle, selon le site internet Mémoire des hommes), M. Pineau 1940 (Raphaël Jean Maurice Pineau, militaire du 14e Régiment de Dragons Portés, mort de ses blessures le 16 juin 1940 à Aurene (probablement Auxerre) dans l’Yonne, selon le site internet Mémoire des hommes), L. Devaux 1941 (Lucien Devaux, 66e Régiment d’Infanterie, mort le 17 juillet 1941 à l’hôpital de Nîmes, dans le département du Gard, selon le site internet Mémoire des hommes), M. Louis 1944 (Marcel Louis, FFI, mort fusillé par les forces armées allemandes le 27 juillet 1944 à Gargilesse, département de l’Indre, selon le site internet Mémoire des hommes)”.

- Inscriptions en lettres dorées sur une plaque de marbre noir, sur la première assise, sur la face antérieure du monument : “Moïse Duris MORT EN INDOCHINE”.

- Inscriptions en lettres dorées sur une plaque de marbre noir sur la face antérieure du piédestal :
. colonne de gauche :
J. Tauvy
J. Delaveau
A. Duris
J. Privat
H. Hémery
F. Sauzay
S. Deschatres
C. Rabillard
G. Meublat
B. Gauthier
L. Delage
H. Pasquier
H. Plantureux
F. Gaultier
A. Tauvy
E. Louis
S. Lardeau
H. Ballereau
J. Plantureux
-
. colonne de droite :
C. Ballereau
A. Plantureux
E. Liger
E. Sajet
L. Duris
J. Lavenue
P. Sauzay
J. Daubord
S. Ballereau
E. Guyot
P. Guillochon
J. Durand
H. Privat
S. Gaultier
R. Gaultier
E. Pion
E. Seguin
G. Dutreilh

Historique du monument

  • 1918
  • Délibérations Conseil municipal 24/11/1918
    Source : Didier Dubant

    - Le 24 novembre 1918, réunit sous la présidence de Louis Delouche, Maire de Malicornay, le Conseil Municipal “décide à l’unanimité de faire élever sur la place publique un monument ...

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    Délibérations Conseil municipal 24/11/1918

    - Le 24 novembre 1918, réunit sous la présidence de Louis Delouche, Maire de Malicornay, le Conseil Municipal “décide à l’unanimité de faire élever sur la place publique un monument en l’honneur des soldats de la Commune, Morts pour la Patrie”.

  • 1933
  • Délibérations Conseil municipal 20/08/1933
    Source : Didier Dubant

    - Le 20 août 1933, M. Léon Guyot, Maire de Malicornay, présente au Conseil Municipal, “plusieurs monuments commémoratifs à élever à la mémoire des morts 1914-1918, que M. Ribaud, entrepreneur ...

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    Délibérations Conseil municipal 20/08/1933

    - Le 20 août 1933, M. Léon Guyot, Maire de Malicornay, présente au Conseil Municipal, “plusieurs monuments commémoratifs à élever à la mémoire des morts 1914-1918, que M. Ribaud, entrepreneur à Argenton-sur-Creuse, lui a procuré, en le priant de vouloir bien faire un choix conforme aux disponibilités de la Caisse Communale ; de déterminer l’emplacement sur lequel il devra être édifié et d’indiquer le moyen d’acquitter le montant des frais de construction.

    Le Conseil parmi les monuments qui lui sont présentés a fixé son choix sur l’un d’eux, d’une valeur de 15.000 francs, décide, sauf Pineau Henri : qu’il sera élevé sur la place publique face au nord de l’église ; que la somme de 15.000 francs sera payée par une subvention qu’il demande d’être accordée par l’Etat, aidé par la somme de 4.879 francs 24 centimes inscrite au budget additionnel 1933 (monument aux morts). En outre, demande d’être autorisé par Monsieur le Préfet de faire un virement de la somme de 7.879 francs portée à l’article 3 du budget additonnel 1933 (emploi de la vente d’un terrain communal) pour compléter la somme de 15.000 francs, si les deux précédentes étaient insuffisantes ; soumettre à M. le Préfet le devis de ce monument à son approbation et pour être soumis à  l’examen de la Commision chargée de l’examiner au point de vue esthétique ; autorise M. le Maire d’en poursuivre l’exécution”.

  • Délibérations Conseil municipal 01/10/1933
    Source : Didier Dubant

    - Le 1er octobre 1933, M. Léon Guyot, Maire de Malicornay, présente au Conseil Municipal, “que depuis le 1er janvier 1925 l’Etat ne donne plus de subventions aux Commissions pour ...

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    Délibérations Conseil municipal 01/10/1933

    - Le 1er octobre 1933, M. Léon Guyot, Maire de Malicornay, présente au Conseil Municipal, “que depuis le 1er janvier 1925 l’Etat ne donne plus de subventions aux Commissions pour élévation de monument aux morts de la guerre 1914-1918 ; que dans ce cas, il y a lieu de voter un Crédit Supplémentaire de 2.241 francs 76 centimes, pour être ajouté aux crédits déjà votés dans la réunion du conseil du 20 août dernier pour payer la somme de 15.000 francs, prix du monument commémoratif à élever sur une place publique de Malicornay ; que ce crédit de 2.241 francs 76 centimes peut être pris sur les articles suivants des budgets primitifs et additionnels qui ont des fonds disponibles : 1.000 francs sur l’article 28 du budget primitif 1933 (construction des clôtures du cimetière) et 241 francs 76 centimes sur l’article 94 du budget primitif 1019.97, et, sur l’article 14 du budget additionnel 1933, 1.000 francs) dépenses imprévues, prie le Conseil de vouloir bien prendre une décision.

    Le Conseil, vu l’exposé de Monsieur le Maire,

    Considérant que si la Commune de Malicornay désire élever un monument, il est indispensable au Conseil de voter le Crédit complémentaire demandé, approuve l’exposé de M. le Maire, et, le crédit complémentaire demandé est voté à la majorité des membres présents par MM. Pineau Henri, Plantureau Hippolyte, Mica Claude, Ballereau Jean, Masse Alphonse, Gaultier Alexandre, Guyot Léon Maire, tandis qu’il a été refusé par MM. Rouet Pierre, Seigne Clément, Avril Marcel.

    Les sept premiers membres du Conseil dénommés ci-dessus ont en outre décidé que ce crédit, de 2.241 francs 76 (centimes), voté sera ajouté aux crédits précédemment voté le 20 août dernier, c’est-à-dire la somme de 4.879 francs 24 centimes, art. 15 du budget additionnel 1933 (pour monument aux morts) et à la somme de 7.879 francs votée, par virement, art. 3 du budget additionnel 1933 (pour vente d’un terrain communal) ; que la somme de 15.000 francs ainsi constituée pour prix du monument, sera exclusivement destinée au financement du monument aux morts de la guerre 1914-1918 et mise à la disposition de la Caisse de Monsieur le Receveur municipal de la Commune de Malicornay, qu’elles qu’en soient les dates pour effectuer les paiements en conformité du traité passé entre la Commune de Malicornay représentée par le Maire Guyot Léon et l’entrepreneur, autorise M. le Maire Guyot Léon à représenter la commune pour passer ce traité de gré à gré avec Monsieur Ribaud Joseph, l’entrepreneur, prie Monsieur le Préfet de vouloir bien approuver la présente décision”.

    Vue et approuvé” par le Sous-Préfet de La Châtre, le 4 octobre 1933.

  • Marché de gré à gré 09/10/1933
    Source : Didier Dubant

    - Le 9 octobre 1933, un traité de gré à gré est passé “entre les soussignés, Monsieur Guyot Léon, Maire  de la Commune de Malicornay (Indre), agissant au nom de ...

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    Marché de gré à gré 09/10/1933

    - Le 9 octobre 1933, un traité de gré à gré est passé “entre les soussignés, Monsieur Guyot Léon, Maire  de la Commune de Malicornay (Indre), agissant au nom de la dite Commune d’une part et Monsieur Ribaud Joseph, entrepreneur domicilié à Argenton-sur-Creuse, d’autre part” :

    “ a été convenu et arrêté ce qui suit :

    Art. 1 Monsieur Ribaud Joseph s’engage envers la Commune de Malicornay à lui construire un monument commémoratif aux morts de la guerre 1914 à 1918 sur l’emplacement qui lui sera désigné sur la place publique qui fait face à l’église, moyennant la somme globale de 15.000 francs tout compris, même les travaux et fournitures imprévues au devis s’il en existe, dans un délai de quatre mois à partir du jour de commencer les travaux,

    Art. 2 L’entrepreneur, en outre, s’engage à se conformer strictement aux ordres et dessin d’execution des plan et devis, par lui présentés et acceptés par le Conseil municipal de la dite Commune de Maliconay dans sa réunion du 20 août dernier, et, visés et approuvés par Monsieur le Préfet le 6 septembre dernier,

    Art. 3 Les matériaux de construction à employer devront être conformes aux plan et devis, sans défaut. Ils devront être vérifiés et acceptés avant d’être mis en place, par la Commission des travaux nommée à cet effet, qui en surveillera leur emploi conformément aux plan et devis , ainsi que des imprévus s’il en existe,

    Art 4 La réception du monument se fera en deux périodes. La première se fera pour la reception des fouilles (celles du monument devant être à sa base sur terre ferme) et des matériaux à employer avant leur mise en place, par la Commission des travaux. Elle en dressera un procès-verbal qui fera mention des imprévus qui pourraient exister, des malfaçons des matériaux et des ouvrages dont la réparation et le remplacement auront été executés pour cause de vice constaté. La deuxième qui sera définitive se fera, lorsque la construction du monument sera entièrement terminé, par la Commission des travaux qui dressera un procès-verbal conforme à celui de la première réception concernant la construction pour vices constatés,

    Art 5 L’entrepreneur sera garant et responsable des travaux exécutés pendant un an et un jour et l’époque de garantie commencera à courir le jour de leur dernière réception, le tout sans préjudice des dispositions de l’article 1792 du Code Civil qui est applicable même après réception de l’ouvrage d’une manière définitive ; monsieur Ribaud Joseph étant dans cette entreprise, l’entrepreneur et l’architecte,

    Art 6 L’entrepreneur sera responsable des accidents et des dommages résultant de son fait ou de celui de ses préposés et ouvriers, sans recours dans aucun cas contre la Commune,

    Art 7 Le traité étant fait sur papier libre et enregistré gratis (loi du 30 juin 1923) les autres frais auxquels le marché donnera lieu seront à la charge de l’entrepreneur,

    Art 8 Le prix de 15.000 francs dépense du monument sera payé savoir :

    5.000 francs à la réception provisoire des imprévus s’il en existe, des fouilles et des matériaux de construction, ces derniers rendus sur place, le tout étant accepté par la Commission des travaux et 8.500 francs à la réception de l’ouvrage, lorsque tout les travaux seront terminés et acceptés, et enfin, le solde de 1.500 francs sans intérêts à la fin de la garantie et de la responsabilité de l’entrepreneur d’un an et un jour écoulés.

    Ces divers paiements seront faits sur les fonds qui seront mis à la disposition de la Caisse de Monsieur le Percepteur Receveur Municipal jusqu’à concurrence de la somme de 15.000 francs, crédits votés par le Conseil Municipal de Malicornay dans ses réunions des 20 août et 1er octobre 1933, et, vu et approuvé par Monsieur le Sous-Préfet à La Châtre le 4 octobre  même année,

    Art 9 Le présent traité ne pourra être définitif et recevoir son exécution qu’après avoir été approuvé par Monsieur le Préfet”.

     Le traité de gré à gré fut “Vu et approuvé” par le Sous-Préfet de La Châtre, le 20 octobre 1933.

  • 1934
  • Procès-verbal de Réception 25/02/1934
    Source : Didier Dubant

    - Le 25 février 1934, le “Procès-Verbal de la première réception des travaux de construction du monument aux morts de la guerre 1914-1918 ” est établi par Léon Guyot, Maire ...

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    Procès-verbal de Réception 25/02/1934

    - Le 25 février 1934, le “Procès-Verbal de la première réception des travaux de construction du monument aux morts de la guerre 1914-1918 ” est établi par Léon Guyot, Maire de la commune de Malicornay : “Nous soussigné Guyot Léon, Maire de la Commune de Malicornay, assisté de MM. Ballereau Jean, Masset Alphonse, Gaultier Alexandre, Conseillers municipaux, en présence de M. Ribaud Joseph entrepreneur des travaux, dûment appelé. Nous sommes transportés sur les lieux de la Construction pour examiner et recevoir les fouilles et les matériaux première période, de l’article 4 du traité exécuté par M. Ribaud Joseph entrepreneur. Nous avons constaté et reconnu que ces travaux et matériaux satisfont aux conditions du devis daté du 26 août 1933 et à l’article 4 du traité. En conséquence, nous déclarons qu’il y a lieu d’en accorder la première période de réception et d’autoriser M. le Maire à mandater le permier versement de 5.000 francs à l’entrepreneur”.

     

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Localisation

Place

Le monument se trouve en centre-bourg, orienté vers l’est, sur la place publique au carrefour des D45, D45B et de la rue des Paradisiers (puis D54). Il est proche de l’entrée de l’église Saint-Etienne qui se trouve au sud-est.