France (Nord) Watten (59143)

Conflits commémorés
  • 1914-18
  • Monument communal
dernière mise à jour le 14/08/2015

Description du monument

Caractéristiques

  • Structure
    • Pilier commémoratif
      • Obélisque
  • Ornementation militaire - Armes
    • Équipement militaire
      • Casque
    • Armes
      • Épée
  • Ornementation végétale
    • Palme(s)
    • Feuille(s)
      • Feuille(s) Olivier
  • Décorations militaires
    • Croix de Guerre
Palme de la victoire - croix de guerre - épée entourée d’une branche d’olivier et surmontée d’un casque de poilu

Economie

Prix

14550

Souscription

8975

Subvention commune

5575

Inscriptions présentes sur le monument

WATTEN À SES ENFANTS MORTS POUR LA FRANCE 1914-1918

Les morts

1914
BURGHGRAEVE Jules
CARRE Gaston
RECOURT Louis
PYCKAERT Ernest
QUERQUAND Ovide
HAUDIQUET Julien, caporal
GEORGE Gaston
DELATTRE Albert
LAUWERS Maurice
CARPENTIER Albert
LARIVIERE Léon
DEBORGNE Eugène
LESCIEUX Edgard
1915
PELERIN Paul
BEYAERT Paul
GOURNAY Henri
GASTALLE Julien
GOURNAYAlbert
LECOINTE Alfred
CARRE Noël, caporal
WOESTELANDT Joseph
DELASSUS Charles
ARTISIEN Ludovic, sous-lieutenant
GOURNAYAugustin
LORIO Paul
DRIEUX Gabriel
CAGNOLA Gabriel
VERGRIETE Joseph, caporal
LEFEBVRE Fernand
CARRE Marcel
CLEMENT Constantin
BEYAERT Lucien
CADART Adrien
RAUX Paul
GOURNAYAuguste
COPMAN Albert
TOLANT Germain
DALLONGEVILLE Ernest
DECOOL Jacques
DECRETON François
1916
DENIS Louis, sergent
OUTREMAN Albert
DERUDDER Elie, caporal
SCHAPMAN Jules
DELHELLE Eugène
OTT Léon, caporal
RYCKEBUSCH Auguste
FOCKEU Léon
DELATTRE Emile
DEWULF Fernand
VANDENBOSSCHE Albert, sergent
CADYCK Alfred
COTTE Alfred
GAY Léon
COEVOET Auguste
HORRY Léon
CAENES Norbert
DIRSON Camille
MIEZE Henri
1917
MARQUAND Edmond
BILLIN Alphonse
DELPLACE Elie
VANDENBOSSCHE Agenor
DEGRAVE Moïse
DECOURT Jules
RYCKEWAERT Albert, sous-lieutenant
GIGIBUS Arthur, caporal
BUCHEZ René
ROUX Arthur
CARRE Georges
1918
BRACHET Octave, adjudant
LIEVIN Victor
DURIEZ André, aviateur
DEMARLE Albert
BECQUET Désiré
CLAEYS Paul
MORETTE Jean-Baptiste, adjudant
TANT Félix
TERLYNCK Sévère
GOURNAY Clovis
DERAM René, aviateur
LECOCQ Julien, caporal
MOREAU Joseph
DEVESTEL Emile
FONTAINE Victor, adjudant
1919
PANNIER Marc
BALLE Albert, caporal

Sources / Bibliographies / Sites Internet

Historique du monument

  • 1920
  • Marché de gré à gré 18/06/1920

    18 juin 1920 Contrat pour l'érection d'un monument commémoratif Entre les soussignés Monsieur Paul Vandesmet, président du Comité du Monument commémoratif à Watten Monsieur Édouard ROMBAUX ROLAND, entrepreneur ...

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    Marché de gré à gré 18/06/1920
    18 juin 1920 Contrat pour l'érection d'un monument commémoratif Entre les soussignés Monsieur Paul Vandesmet, président du Comité du Monument commémoratif à Watten Monsieur Édouard ROMBAUX ROLAND, entrepreneur granitier à Jeumont
  • Devis 18/06/1920
    18 juin 1920 Devis Descriptif Édouard ROMBAUX-ROLAND à Jeumont
  • Plans et propositions 21/08/1920
    Le 21 août 1920 Projet d'établissement d'un monument aux morts pour la Patrie Plan des lieux
  • Délibérations Conseil municipal 24/08/1920
  • Commission d’art 07/10/1920

    7 octobre 1920 observations suivantes : projet de monument acceptable, toutefois le casque du poilu n'est pas en rapport avec la garde de l'épée, ce motif est donc à ...

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    Commission d’art 07/10/1920
    7 octobre 1920 observations suivantes : projet de monument acceptable, toutefois le casque du poilu n'est pas en rapport avec la garde de l'épée, ce motif est donc à modifier
  • Courriers divers 08/12/1920
    8 décembre 1920 Le Préfet du Nord à Monsieur le ministre de l'Intérieur
  • 1921
  • Courriers divers 18/06/1921
    18 juin 1921 Lettre Monsieur le Préfet du Nord à Lille
  • Courriers divers 22/06/1921
    22 juin 1921 Le Préfet du Nord à Monsieur le sous-préfet de Dunkerque
  • Inauguration 24/07/1921

    Le Nord Maritime du mardi 26 juillet 1921 (Archives de Dunkerque) Cérémonie Patriotique L'inauguration du monument élevé à la mémoire des quatre vingt six enfants de Watten morts pour la ...

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    Inauguration 24/07/1921
    Le Nord Maritime du mardi 26 juillet 1921 (Archives de Dunkerque) Cérémonie Patriotique L'inauguration du monument élevé à la mémoire des quatre vingt six enfants de Watten morts pour la France, fut une cérémonie à la fois grandiose dans sa simplicité et émouvante dans chacune de ses phases religieuses ou patriotiques. La ville entière avait arboré les couleurs nationales. Une foule énorme se rendit à l'église dès 9 heures du matin pour assister au service solennel. M. le général Charlier, gouverneur militaire de Dunkerque, M. le colonel Roesel, de Saint-Omer ; M. de Lavenay, sous-préfet ; M. Trystam sénateur et MM. Paul Dufour et Merlin, conseillers généraux ; MM. Les maires Vandenbroucque de Bourbourg ; Golamet et Courcot adjoints, de Loon ; Caron de Saint Pierrebrouck ; Gogubus d'Holque ; Persyn de Millam ; Leuliette de Bourbourg Campagne ; Delgrange de Wulverdinghe ; entouraient la très dévouée Municipalité ; de MM. Duriez et Debaecker, maire et adjoint, qui s'étaient dévoués sans compter pour tout organiser et le Conseil municipal au complet. Les sociétés d'anciens combattants de Watten, Millam, Ruminghem, les pompiers, la musique de la filature, la société de gymnastique encadraient leurs drapeaux. Les écoles communales et libres étaient fraternellement mélangées précédant les veuves, les pères endeuillés. Au cours du service religieux, le P. Wuillemet, un héros de la grande guerre, chevalier de la Légion d'honneur décoré de plusieurs palmes, fit rouler les larmes de tous les assistants en célébrant les mérites de ses frères d'armes. Il adjure les survivants de ne jamais oublier et les jeunes de se grouper autour des anciens combattants. Il fit appel à l'Union et salua en terminant les familles nombreuses « gloire et espoir de la patrie ». On se rendit ensuite sur la place où, encadrée dans un fond de verdure, se détaché magnifiquement la stèle grandiose et simple portant les noms des 86 héros placés entre deux pièces d'artillerie de 210. La décoration de la place était parfaite, pleine de goût. L'ordre fut irréprochable. On ne saurait trop en féliciter les services organisateurs et commissaires, la police et la gendarmerie, M. Blondé, l'actif secrétaire de mairie. Donnant un superbe exemple d'Union Sacrée, tous les enfants des écoles confondues, communales ou libres, entonnèrent un hymne à la mémoire des nobles victimes. L'évocation était impeccable. Ils déposèrent ensuite des palmes ( ?) et fleurs au pied du monument. Les combattants et les veuves les imitèrent. Au milieu de l'émotion générale, M. Duriez avec un admirable courage prononça un magnifique discours dans lequel, oubliant son double deuil personnel, il fit l'éloge de ses chers concitoyens disparus. As on tour, M. Delory, au nom des anciens combattants, affirma leur profonde sympathie, leur volonté de demeurer amis, leur confiance de l'avenir et en la jeunesse. Un ancien poilu salua ses anciens compagnons de lutte. M. Paul Dufour, conseiller général, à son tour, prononça d'une voix vibrante le martial discours que nous publions ci-après. M. le sous-préfet et M. le général Chartier exposèrent enfin les leçons qui se dégagent de la guerre ; la nécessité d'être prêt à tout, la volonté de sacrifice, l'obligation de demeurer unis pour rester fors. La « Marseillaise » clôtura cette émouvante cérémonie qui fait autant d'honneur aux organisateurs qu'aux victimes qu'elle commémore. Avant de quitter la place, M. le général Chartier, remit une médaille d'or à Mme Gournay, qui perdit quatre fils sur six combattants et lui donna l'accolade ; MM. Trystram, de Lavenay, et Paul Dufour, la félicitent à leur tour. La foule fit une ovation à cette mère digne des Gracques. A la mairie furent distribuées les quatorze primes de 100 frs. Attribuées à des familles nombreuses et plusieurs médailles d'or de la famille. Nous ne saurions trop insister sur l'émotion saine et patriotique qui groupa toute la population de Watten. Elle est toute à son honneur, à l'honneur de ses combattants, de ses mutilés, de ses musiciens, gymnaste, pompiers, de ses veuves et de ses enfants, comme aussi à l'honneur des maîtres de ces derniers. En ce jour du souvenir, Watten peut dire avec fierté qu'elle a bien mérité de ses enfants martyrs, qu'elle a bien mérité aussi de la France. Discours de M. Paul Dufour Conseiller Général C'est, dans un sentiment de haute fierté, que, au nom du Canton de Bourbourg et de mon collègue Vilain, comme au mien je salue la mémoire des 86 enfants de Watten « Morts pour la France ». Leur courage, leur abnégation, leur sacrifice reçoivent aujourd'hui les Honneurs qui lui sont dus. Et quels Honneurs : Mes chers amis !! C'est l'illustre chef dont la modestie égale la science militaire, celui qui nous rendit nos provinces perdues en 1870 et nous protégea tous dans cette région des atteintes des barbares, c'est le « Maréchal Foch qui est notre Président d'Honneur », et qui (ce sont les paroles mêmes qu'il m'adressait) « sent aujourd'hui son coeur battre à l'unisson du nôtre ». C'est son héroïque collaborateur, le vainqueur de Verdun, qui est si souvent en votre ville vint se revifier au souffle de l'amitié généreuse et qui me disait il y a trois mois et son affectueux souvenir pour Watten et ses vifs regrets de ne pouvoir être présent à cette glorification du martyre. « C'est le Maréchal Pétain qui est avec nous par la pensée ». C'est le vaillant et distingué collaborateur direct du généralissime le Général Desticker, le digne héritier d'un nom respecté et aimé dans toute nos Flandres, qui, retenu loin de nous, adresse son cordial hommage. C'est notre aimable général Gouverneur qui, après avoir fièrement servi son Pays avec tous nos poilus, vient d'incliner devant ceux qu'a couronnés de martyre ? C'est le Parlement en la personne de notre dévoué et toujours serviables sénateur. C'est le Gouvernement de la République ; c'est le clergé, ce sont vos élus et ceux du Canton de Gravelines avec mon ami si dévoué G. Merlin. Ce sont toutes les communes du Canton ; ce sont vos belles et patriotiques sociétés et vos écoles ; ce sont toutes nos âmes enfin, qui sont confondues dans un même sentiment d'admiration, et de gratitude… Chers disparus ! Le pieux ( ?) et solennel hommage qui vous est rendu aujourd'hui autour de ce monument du souvenir. Nous vous le devons! Nous vous le devons Parce qu'il faut que les jeunes générations en un pèlerinage annuel autour de votre stèle commémorative, viennent, encadrant les anciens combattants, refaire votre serment de vaincre ou de mourir, y célébrer votre entrain à l'appel du tocsin, votre endurance admirable pendant quatre années de privations et de souffrances, dans la boue, sous les frimes ou les ardeurs foudroyantes du soleil, votre cran indomptable à l'heure H.. ; votre mort sublime au cri de « Vive la France». Parce que notre coeur est plein d'admiration pour vous qui, soit sur mer, soit dans les airs comme André Duriez, soit sur terre, en Belgique, en France, en Orient, avez fait de vos poitrines un rempart d'airain contre lequel est venue se briser la rage teutonne. Nous vous le devons Parce que l'auréole des plus nobles des sacrifices fièrement consentis a fait de vous des Saints, des Martyres et qu'à Watten, à côté du culte de la Patrie, on possède celui de la Gratitude et de l'Honneur : Vainqueurs de la civilisation, Sauveurs des Flandres, Enfants de Watten, mes chers amis, je vous salue avec une pitié émue. Je vous félicité ; je vous remercie. La leçon de patriotique union que vous avez contresignée de votre sang ne sera point perdue. En cette ville industrieuse de Watten, où fleurissent tant et de si belles oeuvres d'Instruction et d'Assistance qui sont toutes à l'honneur des âmes d'élite qui les ont fondées et les font vivre par leur généreuse collaboration et leur aide financière, où Municipalité, Clergé, Patrons et Ouvriers s'attellent avec une confiance et une estime réciproques au labeur commun, où toujours l'esprit de tolérance et de foi patriotique régnèrent en maîtres. Votre souvenir, sera (si jamais hélas ! une brève heure de défaillance venait à sonner) serait dis-je à la fois un rappel à l'ordre et un réconfort. La pensée de la France pour laquelle vous êtes morts en héros ; la pensée de la France que vous bénissez et que vos parents endeuillés mais fiers de votre fin sublime chérissent doublement ; la pensée de la France de Jeanne d'Arc de Villars, de Napoléon, de la Révolution, de 1870 et de 1914, serait alors notre sauvegarde et notre cri de ralliement. Cela, je l'affirme, c'est juré. C'est juré sur les cendres de vos héros. C'est juré sur la tête des glorieux mutilés et sur celles des veuves aux paupières rougies, sur la vie des orphelins. C'est juré sur les tombes : C'est juré sur les berceaux. C'est juré par vous déjà ! Je le sais ! Mais aujourd'hui les yeux sur le long « mémorare » de nos 86 héros, avec plus de solennité encore, en face de l'Histoire, au nom de vous tous mes chers amis, fier de votre approbation, j'étends la main droite et de toute mon âme, je crie : Enfants de Watten, Morts pour notre Saint héros et gardien titulaire de la Cité, nous ne vous oublierons jamais ; votre exemple sera nôtre guide. C'est juré : Vive la France.