France (Indre) Lignac (36370)

Conflits commémorés
  • 1914-18
  • 1939-45
  • Monument communal
informations déposées par Dubant Didier et mises à jour par Choubard Alain dernière mise à jour le 01/09/2016

Description du monument

Caractéristiques

  • Structure
    • Stèle
  • Statuaires féminines
    • Femme agenouillée
  • Ornementation civile
    • Masque
  • Ornementation militaire - Armes
    • Armes
      • Obus
    • Équipement militaire
      • Casque
      • Gourde
  • Ornementation végétale
    • Couronne
      • Couronne végétale
    • Feuille(s)
      • Feuille(s) d'Olivier
  • Décorations militaires
    • Croix de Guerre
  • Autres éléments
    • Entourages
      • Entourage avec obus
      • Entourage Bornes/Chaînes ou barres

Le monument est constitué d’un piédestal en moellons, disposés de façon à constituer un décors de losanges et intégrant en son centre une stèle verticale comportant au premier plan une statue. La stèle et la statue reposent sur un podium en léger fruit.

Au sommet de la stèle deux ailes déployées portent une reproduction de Croix de guerre suspendue à son ruban, devant une couronne végétale.

En dessous et en avant de la dalle se trouve agenouillée une jeune femme, qui de sa main droite semble avoir inscrit à l’ancre noire dans l’ordre des années : la première lettre du prénom, le nom et parfois le grade des 79 enfants de la commune tués pendant la première guerre mondiale. La liste occupe quatre colonnes, la cinquième qui comporte 11 noms porte le titre “Disparus” (leur corps n’a donc pas été retrouvé).

Lucien Lacour dans son article “Souvenir  et commémorations. Les Monuments aux Morts (XIX’-XXe s.)”  en comparant cette représentation féminine à celle du Monument aux Morts de Cluis précise : “la composition est différente et sensiblement plus artificielle à Lignac, où une paysanne, agenouillée et tenant un rameau d’olivier dans la main gauche, transcrit de la droite les noms sur la pierre, au moyen d’une plume d’oie” (LACOUR 2011 p.275).

Le rameau d’olivier doit vraisemblablement être interprété ici, plus comme symbole de paix et de réconciliation, que comme récompense des vainqueurs n’étant pas présenté ici sous forme de couronne. Autre détail, la jeune femme de sa plume souligne le nom du Sous-Lieutenant “J. de Beauchamp”, pilote d’Aviation, tué le 25 juin 1918 à Oulchy-le-Château dans l’Aisne. Elle souligne probablement par là, les drames que connut la famille Robert de Beauchamp (famille qui possède depuis le milieu du XIXe siècle le château de Château-Guillaume situé sur le territoire de la commune). Le nom de la famille figure à trois reprises sur le monument de Lignac ! La jeune femme qui est en sabots, porte sur le devant de sa robe, un tablier noué dans son dos. Le châle qui recouvre ses épaules est noué sur le devant et dans son dos pendent les deux cordons de sa coiffe.

De part et d’autre de la stèle deux plaques en pierre blanche furent ajoutées par la suite :

- à gauche celle portant la première lettre du prénom et le nom des 12 “Morts pour la France” pendant la seconde guerre mondiale suivi d’une autre sous la dénomination A.F.N.,

- à droite la liste des 5 F.F.I. tués le 10 juillet 1944 et le nom de l’unique victime liée au S.T.O. (le Service du Travail Obligatoire, c’est-à-dire la réquisition et le travail obligatoire en Allemagne de travailleurs français, qui débuta en juin 1942).

Sous la jeune femme est inscrit en relief et en lettres capitales dans un cartouche l’inscription principale et à droite juste sous les sabots est gravé la signature du sculpteur : “S. Alba”.

Le podium est entouré sur trois côtés par 5 obus de gros calibre reliés par un rang de chaîne en fer forgé, l’ensemble reposant sur un niveau d’assise. La base du podium est partiellement orné d’un faisceau de branchage en alliage cuivreux. Celui-ci met en valeur l’inscription.

Le monument est précédé par deux massifs végétaux formant allée, eux même bordés par une grille métallique qui comporte un décor avec des reproductions de motifs de Croix de guerre en partie supérieure et en partie basse un grillage doublé du côté externe d’imitations de rubans, avec double bandeau incurvé avec des nœuds. L’extrémité de cette allée côté place, elle aussi, fermée par un tronçon de grille métallique portant à peu près le même décor. Celle-ci porte en son centre un portillon de même aspect que le reste de la grille. Il est fermé par une serrure. Par rapport au niveau du sol de la place, un léger ressaut sert à la fois de support à la grille et de première marche pour aborder le monument. Quatre autres marches permettent ensuite d’atteindre, après être passé entre deux vases de type cratère (mais sans anses), la plate forme sablonneuse qui est délimitée par les massifs végétaux. La grille située à l’avant du monument est délimitée par deux piliers constitués de quatre niveaux de pierre de taille, surmontés d’ensembles sculptées visibles depuis la place publique. Ces ensembles sculptés font penser à des représentations de trophées militaires.

A gauche, un casque de type Adrian repose sur : un masque à gaz, qui de part la forme qu’il donnait avec sa cartouche filtrante avait été surnommé  “groin de cochon” par les “poilus”. Autour se trouvent deux grenades de type F1 avec leur tige percuteur caractéristique et une en forme en boule, pouvant correspondre à un modèle de grenade incendiaire et fumigène AB, une gourde, deux cartouchières, surmontées d’un pistolet à barillet présenté crosse en l’air, une musette, un fond de coupelle ébréché et des branchages portant des feuilles de chênes et des glands.

A droite une cuirasse tel qu’en portaient les régiments de cuirassiers au commencement de la première guerre mondiale. Le plastron et la dossière sont soigneusement représentés avec deux bretelles à extrémité en plaque à boutonnières, ainsi qu’à la base la ceinture de cuir.

Cette cuirasse est surmonté d’un casque de cavalerie lourde tout à fait similaire au  modèle 1872/74 des dragons avec sur le bandeau en relief la grenade, insigne correspond à cette arme, au-dessus sur le sommet du cimier la tête de Gorgone. La crinière repose du côté gauche, laisant ainsi visible à droite l’excroissance du porte plumet. On distingue même rentrant sous le casque les écailles de la jugulaire gauche.

Matériaux

Sculpture : calcaire

Economie

Prix

10.000 francs

Subvention commune

8.500 francs

Inscriptions présentes sur le monument

“PATRIE.A.NOS.MORTS”.

“S.(pour sculpteur) ALBA”.

Les morts

. colonne n° 1 :
1914 Gillard (Gillard Léon Augustin tué le 25 septembre 1914 à Cappy dans la Somme selon le site internet Mémoire des hommes)
L. Lebeau
M. Serveux Cal
C. Couturaud
A. Richeford
A. Boutaud
J. Plat
A. Rochereau
A. Chareron
L. Gravier
A. Augros
H. Michon
A. Lamoureux
C. Martineau
F. Mayaud
-
1915
H de Beauchamp Slt (le sous-Lieutenant Hubert Henri Marie Robert de Beauchamp appartenant au 125e Régiment d’Infanterie. Il fut tué le 19 janvier 1915 à Zonnebeke en Belgique (au nord de Lille), selon le site internet Mémoire des hommes)
G. Brillac St
G. Maury St
J. Teste
A. Rulaud
J. Rulaud
M. Dode
C. Blondeau
F. Joyeux
--
. colonne n° 2 :
A. Joly
A. Laboute
E. Audoux
G. Lemerle
A. Boutignon
L. Couturaud
-
1916
A. Loison
R. Aupetit
A. Aumerle
A. Audoux
F. Clément
J. Sarrasin
L. Laporte
F. Guillemain
A. Machelidon
J. Berthon
L. Alamichelle
C. Brisseau
F. Baillargeat Cal
P. Rabussier Ber
J. Roy
L. de Beauchamp Cap. (Louis Marie Maurice Georges, Robert de Beauchamp, Capitaine pilote, fut tué le 17 décembre 1916 au cours d’un combat aérien devant Damloup, commune au nord-est de Verdun, selon le site internet mémoire des hommes)
--
. colonne n° 3 :
1917
F. Auprêtre
E. Vaugelade
A. Bimbaud
E. Desplaces
D. Tricoche
F. Berneron
-
1918
P. Guillemain
A. Cevaud
J. Berneron
L. Camus
O. Blondeau
C. Testard
A. Testard St
A. Ferrandiere
A. Allouis ML
E. Brunet
P. Patrage
--
. colonne n° 4 :
F. Trompeau Adgt
E. Laporte
J. Lemerle
C. Berneron
J de Beauchamp Slt. (le sous-Lieutenant Jean Marie Michel Pierre de Beauchamp, qui après avoir été au 25e Dragons est passé à l’Aviation le 5 mars 1917 en qualité d’observateur, puis pilote le 11 avril 1918. Il fut élève pilote à Châteauroux, puis à Pau, Cazaux et à nouveau à Pau selon sa fiches Personnel de l’Aéronautique sur le site internet mémoire des hommes. Marie Michel Pierre Jean Robert de Beauchamp Sous-Lieutenant au 2eme Groupe d’Aviation fut tué le 25 juin 1918 à Oulchy-le-Château dans l’Aisne selon sa fiche sur le site internet mémoire des hommes)
--
. colonne n° 5 :
DISPARUS
P. Puydupin
A. Delagebeaudeuf
C. Bardaud
E. Matelot
H. Peignot
P. Portier
J. Martin
L. Martin
A. Forget
A. Berthelot
E. Bienvenu
A gauche de la stèle :
“1939-1945 C. Clément, E. Clément, A. Delille, P Carin, R. Jaroussat, R. Violet, A. Vandambosse, E. Ribot, M. Nauwelaerts, R Merlaud, L. Gerbaud, M. Bienvenu. A.F.N. J.M Berthon (Jean Marie Lucien Berthon, mort pour la France le 2 mars 1959 en Algérie selon le site internet mémoire des hommes)”.
A droite de la stèle :
“1939-1945 F.F.I. MORTS LE 10 JUILLET 1944 A. Brému, C. Delavaud, A. Lage, R. Morin, R. Gerbaud. S.T.O. M. Perrot”.

Sources / Bibliographies / Sites Internet

- Archives Départementales de l’Indre 2 O/094 art. 8.

- LACOUR (Lucien) - “Souvenir et commémoration. Les monuments aux morts (XIXe-XXe s.)” dans “Sculptures de l’Indre. Belles comme un rève de pierre”. Rencontre avec le Patrimoine religieux et Conseil Général de l’Indre 2011, p. 269-277.

http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?insee=36094&dpt=36&idsource=43275&table=bp07

http://monumentsauxmorts.fr/crbst_2559.html

Historique du monument

  • 1921
  • Délibérations Conseil municipal 05/06/1921
    Source : Didier Dubant

    - Le 5 juin 1921, après que M. Georges Pinaud, Maire de Lignac, ait abordé devant le Conseil Municipal la question de “l’érection d’un monument aux morts pour la France. ...

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    Délibérations Conseil municipal 05/06/1921

    - Le 5 juin 1921, après que M. Georges Pinaud, Maire de Lignac, ait abordé devant le Conseil Municipal la question de “l’érection d’un monument aux morts pour la France. Le Conseil après en avoir délibéré, vote la somme de 6.500 francs portée au budget additionnel et 2.000 francs au Budget primitif pour l’érection du monument aux Morts pour la France”.

  • Devis 05/08/1921
    Source : Didier Dubant

    Le 5 août 1921 est établi un “Devis descriptif et estimatif ” : “le présent devis a pour but l’érection sur la place publique de Lignac, d’un monument à la ...

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    Devis 05/08/1921

    Le 5 août 1921 est établi un “Devis descriptif et estimatif ” : “le présent devis a pour but l’érection sur la place publique de Lignac, d’un monument à la mémoire des morts de la commune, pendant la grande guerre 1914-1918. Pour perpétuer leur souvenir, la municipalité, fidèle interprête du sentiment  public, est empressée d’étudier les voies et moyens qui lui permettraient de faire élever un monument qui fut digne de leur glorieux sacrifice.

    Le projet à exécuter se compose essentiellement d’un piédestal de 1 mètre de hauteur constitué en maçonnerie de moellons têtues, provenant des carrières de la contrée et noyés dans un massif central en béton de ciment ; une colonne de 2m25 de hauteur, en pierre de Lavoux (département dela Vienne) ornementera ce piédestal, portant sculpté sur la face principale une figure allégorique du plus gracieux et imposant effet, avec différents attributs.

    Pour compléter cette belle œuvre, cinq gros obus reliés par des chaînes en fer forgé, feront comme une ceinture de guerre au monument.

    I Maçonneries générales du soubassement jusqu’au fût... ...(total) 2 m3 14.

    II Maçonneries des moellons têtues (moellons dont les faces de lit et de joints sont dressées au marteau têtu, la face apparente restant brute).

    Cordon de base... ...0 m3 449

    Trapeze au-dessus... ... 0 m3 312

    (Total) 167F05.

    III Maçonneries en béton de ciment...

    ... (total) 102F90.

    IV Pierre de Lavoux.

    Un seul bloc de 2m25 de hauteur, 1m20 de longueur et 0m70 de largeur, ébauché en carrière et rendu à pied d’œuvre cubant 2 m3 89 à 300 francs le m3... 867F00.

    V Grosse chaîne en fer forgé reliant les obus, d’une longueur pour l’ensemble de 4 mètres estimée... 300 francs.

    A Reporter 1.436F95

    Sculpture.

    . Modelage 3.000 francs.

    . Moulage 563F05.

    . Pierre 3.000 francs.

    . Gravure 2.000 francs.

    Total : 10.000F00.

    Travaux imprévus, entourage et embellissement de l’emplacement du monument 2.300 Francs.

    Fait à Lignac, le 5 août 1921

    G. Alba

    Statuaire

    Elève d’Injalbert” (probablement le sculpteur français Jean-Antoine Injalbert 1845 - 1933),

    Vue et Approuvé. Châteauroux 16 NOV 1921. Pour le Préfet Le Secrétaire Général”

     

  • Marché de gré à gré 05/08/1921
    Source : Didier Dubant

    - Egalement le 5 août 1921, est convenu entre “Pinaud Georges, Maire de la Commune de Lignac, demeurant à Lignac, dûment autorisé par une délibération du Conseil Municipal en date ...

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    Marché de gré à gré 05/08/1921

    - Egalement le 5 août 1921, est convenu entre “Pinaud Georges, Maire de la Commune de Lignac, demeurant à Lignac, dûment autorisé par une délibération du Conseil Municipal en date du 5 juin 1921, délibération approuvée par M. le Préfet ” et “M. Alba Gaston, demeurant à Paris 52 rue Vercingétorix (dans le XIVe arrondissement)” : “ce qui suit :

    M. Alba s’engage à exécuter dans le plus bref délai possible et avant le 30 novembre 1921 les travaux portés aux plans et devis d’un monument élevé par la commune de Lignac à la Mémoire des Morts pour la France. Ces plans et devis que M. Alba a vu et étudié, et, qu’il accepte, sont soumis à l’approbation de M. le Préfet.

    Ce monument et les travaux qu’il comporte se feront moyennant la somme de 10.000 francs qui sera payée par acompte et suivant l’importance des travaux exécutés, par le Receveur municipal de la commune.

    Le paiement pour solde ne sera fait qu’après la réception du Monument par la Commission municipale des travaux publics”.

  • Approbation Préfecture 12/11/1921
    Source : Didier Dubant

    - Le 12 novembre 1921, le Ministre de l’Intérieur transmet au nom du Président de la République, Alexandre Millerand (Président de la République Française du 23 septembre 1920 au 11 ...

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    Approbation Préfecture 12/11/1921

    - Le 12 novembre 1921, le Ministre de l’Intérieur transmet au nom du Président de la République, Alexandre Millerand (Président de la République Française du 23 septembre 1920 au 11 juin 1924) , un décret approuvant “la délibération en date du 5  juin 1921 par laquelle le Conseil Municipal de Lignac a décidé, à titre d’hommage public l’érection d’un monument à la gloire des enfants de la commune morts pour la France”.

    L’ajout à la Mairie d’une plaque à la Mémoire des Enfants de Lignac “Morts pour la France”, au cours de la Guerre 1914-1918.

  • Approbation Préfecture 16/11/1921
    Source : Didier Dubant

    Le 16 novembre 1921, le Secrétaire Général, approuve au nom du Préfet de l’Indre cet accord. Quant au calque intitulé “Commune de Lignac. Projet de Monument”, portant les représentations de ...

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    Approbation Préfecture 16/11/1921

    Le 16 novembre 1921, le Secrétaire Général, approuve au nom du Préfet de l’Indre cet accord. Quant au calque intitulé “Commune de Lignac. Projet de Monument”, portant les représentations de face avec en partie basse l’inscription “LA COMMUNE DE LIGNAC A SES MORTS GLORIEUX”, ainsi que de profil et en  plan du monument, signé “S. Alba Statuaire”, celui-ci à reçu le tampon “Vue et Approuvé Châteauroux 16 NOV 1921. Pour le Préfet Le Secrétaire Général” (cote 2 O/094 art. 8. des Archives Départementales de l’Indre). 

  • 1922
  • Inauguration 23/07/1922
  • 1934
  • Marché de gré à gré 15/02/1934
    Source : Didier Dubant

    - Le 15 février 1934, “entre les soussignés Monsieur Pinaud Georges, Maire de la commune de Lignac (Indre) y demeurant, agissant en cette qualité en vertu d’une délibération en date ...

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    Marché de gré à gré 15/02/1934

    - Le 15 février 1934, “entre les soussignés Monsieur Pinaud Georges, Maire de la commune de Lignac (Indre) y demeurant, agissant en cette qualité en vertu d’une délibération en date du 18 février 1934, approuvée le 29 mai 1934, d’une part et Monsieur Néret, sculpteur demeurant à Châteauroux, Indre, Rue des américains, n° 60 (actuellement rue des Etats-Unis) d’autre part.

    Il a été convenu ce qui suit :

    Monsieur Néret s’engage à effectuer la fourniture d’une plaque de Marmorite noire de 1m25/1m05 et de 14/16 d’épaisseur à apposer à la Mairie à la Mémoire des Enfants de Lignac “Morts pour la France”, au cours de la Guerre 1914-1918.

    Cette plaque en dehors de la fourniture comporte également sa décoration et la gravure du titre, 78 noms et prénoms avec dates, percée de quatre trous, les joints et bords polis, tous ornements et textes dorés, emballage et accessoires de pose, rendus à pied d’œuvre et conformément aux dispositions arrêtées avec l’architecte.

    Elle sera de bonne qualité parfaitement travaillée, les gravures très soignées et exécutées conformément aux règles de l’art.

    Le prix de cette fourniture est fixé à forfait à la somme de 2.300 francs payable, après la fourniture effectuée, à la Caisse de M. le Percepteur de Belâbre sur la production d’un certificat délivré par l‘architecte et visé par M. le Maire...”.

    Vue et approuvé par le Sous-Préfet du Blanc, le 29 mai 1934.

  • Marché de gré à gré 18/02/1934
    Source : Didier Dubant

    - Le 18 février 1934, “Monsieur le Maire présente au Conseil un projet de Marché de gré à gré passé avec M. Néret sculpteur domicilié à Châteauroux, Indre, rue des ...

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    Marché de gré à gré 18/02/1934

    - Le 18 février 1934, “Monsieur le Maire présente au Conseil un projet de Marché de gré à gré passé avec M. Néret sculpteur domicilié à Châteauroux, Indre, rue des américains, n° 60 (actuellement rue des Etats-Unis) pour fourniture d’une plaque de marmorite noire de 1m25/1m05 et de 14/16 d’épaisseur à apposer à la Mairie à la Mémoire des Enfants de Lignac “Morts pour la France”, au cours de la Guere 1914-1918.

    Cette plaque en dehors de la fourniture comporte également sa décoration et la gravure du titre 78 noms et prénoms avec dates, percée de quatre trous, les joints et bords polis tous ornements et textes dorés, emballage et accessoires de pose, rendus à pied d’oeuvre et conformément aux dispositions arrêtées avec l’architecte. Le prix de cette fourniture est fixé à forfait à la somme de 2.300 francs payable après la fourniture effectuée à la Caisse de M. le Percepteur de Belâbre sur la production d’un certificat délivré par l‘architecte et visé par M. le Maire... ...Le Conseil après en avoir délibéré approuve à l’unanimité le présent projet (dont) M. le Maire a donné lecture et l’autorise à soutenir cet engagement”.

    Vue et approuvé par le Sous-Préfet du Blanc, le 29 mai 1934.

  • Procès-verbal de Réception 04/06/1934
    Source : DUBANT Didier

    - Le 4 juin 1934, le Maire de lignac dresse le Procès-verbal de réception définitive : “Je soussigné Pinaud Georges, Maire de la Commune de Lignac, assisté ...

    Lire la suite
    Procès-verbal de Réception 04/06/1934

    - Le 4 juin 1934, le Maire de lignac dresse le Procès-verbal de réception définitive :

    “Je soussigné Pinaud Georges, Maire de la Commune de Lignac, assisté de Messieurs Lebrun Emile et Devoulon Baptiste, conseillers municipaux. Après avoir examiné les travaux déclarons que Monsieur Néret scultpeur à Châteauroux, ayant fourni dans les conditions mentionnées sur le traité de gré à gré en date du 15 février 1934, la plaque commémorative de marmorite noire, à apposer à la Mairie de Lignac, il y a lieu de lui payer, le solde de la dépense somme fixée d’après le certificat de paiement établi par Monsieur Grellaud, architecte au Blanc.

    En fois de quoi, j’ai délivré le présent certificat pour servir de procès–verbal de réception définitive”.

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Localisation

Place

Le monument se trouve en centre-bourg, sur un terrasse, sur le côté nord de la place Jean-Marie Berthon, non loin de l’ancien pesage. Le monument tourné vers le sud, n’est cependant pas très éloigné de la place Saint-Christophe, qui, située immédiatement au nord-ouest, regroupe l’église, la Mairie et la Poste.